sagesse

  • MODE- ET- RATION

    Vivre sans excès est un choix individuel et libérateur, dans la mesure où l'on rêve à la mesure du possible...

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    Bien entendu, ceci n'est vrai que si l'on peut régler ses désirs sans être réduit à des restrictions imposées par la pauvreté ou par l’idéologie inégalitaire.

    Il est frappant de voir à quel point certaines personnes deviennent aigries parce qu’elles n’ont pas atteint les objectifs qu’elles s’étaient fixés: scolaires, professionnels, familiaux, sociaux... Pourtant, ne pas vouloir toujours plus permet d’être heureux en ne ressentant pas de jalousie envers ceux qui possèdent davantage.

    La modération est la cerise sur le gâteau! Elle apaise nos ambitions, nos soifs affectives, notre besoin de valorisation. Elle inspire à accepter l’ordre des choses. Elle n'est pas résignation, mais décision. Sans se replier sur soi, on laisse sans amertume les autres s’agiter et les plus voraces prendre la place qu'ils convoitent. 

    Au fur-et-à mesure que l’on avance dans la vie, le fait de réajuster ses aspirations au regard de la réalité permet de se libérer du rôle que l'on s'était initialement imposé, ou voulu par les autres. On se détache de la pression sociale, on cesse d’être dans la comparaison. On arrête d’être dans l'effervescence, la course, de vouloir remplacer chaque désir satisfait par un nouveau désir. On organise ses priorités et on apprécie le bonheur de petites choses. Ça simplifie la vie et c’est reposant. On rêve petit, par choix, mais on rêve encore! 

    La modération est tout un travail sur soi, qui permet de vivre en "mode- et- ration". Ses "fans" cherchent à "parvenir", mais pas au sens mondain: en se sentant utiles, en goûtant un "vivre tranquille" en se donnant les moyens de jouir d’un bonheur accessible.

    Plus je vieillis, plus je prône la modération. Elle me semble être est la voie qui mène à une vie heureuse...

  • DANS MON QUARTIER...

    "Tout va de plus en plus mal, la situation du monde se dégrade", se plaignent les gens. Que faut-il faire pour que ça change?...

    À cette question, je réponds : "Mettre son énergie là où on est certain de pouvoir agir, dans l'entourage le plus direct". Effectivement la possibilité de faire du bien est souvent à la portée de notre main, en commençant par chez soi, la famille, les amis, le travail, et dans son quartier. 

    Ce disant, il me revient en tête un chant des "Petites soeurs de Charles de Foucauld", que j'ai appris en 6ème primaire (j'avais 11 ans), porteur d'un message qui ne m'a plus quittée depuis lors : "Dans mon quartier il y a beaucoup de gens, dans mon quartier il y a beaucoup de gens à aimer !".-> ICI

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    Dans mon quartier, au cours des allées et venues du quotidien, il n'est pas rare de rencontrer des voisins. S'il y a des commérages je les ignore, ayant clairement signifié que je n'entrais pas dans ce programme, lorsque nous avons emménagé en 1977. Au fil des années, des liens de proximité se sont pourtant tissés, certains d'amitié même. Les voisins sont devenus des présences précieuses, qui humanisent l'environnement par la qualité des relations et qui sont une force pour traverser les difficultés de la vie qui surviennent tôt ou tard chez chacun. Car si on ne va pas nécessairement l'un chez l'autre, nous sommes là quand il s'agit d'aider.

    Quelques exemples:

    -Parfois, des légumes déposés par un voisin nous attendent sur le seuil de notre porte.

    -Lorsqu'ils partent en vacances, nos voisins immédiats insistent pour que nous récoltions durant leur absence ce qui est à maturité dans leur potager.

    -À l'époque de l'opération cardiaque de mon mari, le fils d'autres voisins est venu spontanément tondre quelques fois notre pelouse.  

    -Pendant quelques mois, sachant que ça la soulageait beaucoup, nous avons programmé dans notre agenda les séances de cure que subissait une voisine, afin de rester disponibles pour la véhiculer.  

    -L'odeur des galettes qui cuisent fait saliver un voisin d'en face. Régulièrement, je lui en réserve quelques-unes... 

    - Dernièrement, je m'apprêtais à faire du nettoyage dans la maison lorsqu'un bruit provenant de l'extérieur attire mon attention. Un voisin venait pulvériser nos mauvaises herbes avec de l'anti-herbes avant que la pluie qui s'annonçait ne tombe. Ce voyant, je sors pour le remercier. Un autre voisin s'est joint à nous, nous avons papoté à trois pendant quelques minutes, puis avons poursuivi la conversation à deux. Généralement, je reste sur des sujets neutres, pour ne mettre personne mal à l'aise, mais cette fois, c'est l'avortement qui a été abordé par mon interlocuteur (qui connaît mes convictions et voulait mon avis), ainsi que les manipulations génétiques! La conversation s'est prolongée... Mon nettoyage a été annulé, mais j'avais le coeur en fête après cet entretien qui avait pris une tournure inattendue.

    - L'an dernier, mon mari a installé un nouveau chalet de jardin dans le fond de notre propriété. Avec de l'aide, bien sûr: un ami et nos fils sont venus à la rescousse. Puis, spontanément, un voisin est venu renforcer l'équipe! Avec beaucoup d'efficacité et de nouveaux partages...

    Tant que les gens ne s'interrogent pas, ils n’ont pas besoin de réponses. Et le vrai témoignage ce n’est pas simplement le discours, c’est le témoignage de la vie. Ce qui pose question, c’est de voir quelqu’un qui interpelle en vivant autrement, en faisant d'autres choix que la plupart des gens, tout en restant accessible pour eux. Ce ne sont pas nos arguments les plus forts, ni le point de vue que nous voudrions imposer au nom de l’intelligence et de la sagesse, qui font réfléchir quelqu'un. Si nous permettons au Christ d'habiter en nous, Il agit sur notre manière de vivre qui permet aux autres de se poser des questions.

    La Bible dit : "La sagesse est en face de l'homme intelligent, mais les yeux du sot sont au bout de la terre" (Proverbes 17. 24).

    Il y a quelques temps, après avoir parlé du premier don, à savoir la sagesse, le Pape François s'est penché sur le second, l'intelligence, intimement lié à la Foi. Être intelligent consiste à faire face aujourd'hui à ce que l'on a devant soi, ce qui est de notre responsabilité. À l'opposé, être sot c'est penser que si l'on était ailleurs, dans d'autres situations, "au bout de la terre", on pourrait alors faire le bien. Ou encore c'est prétexter qu'autrefois la vie était plus facile, ou qu'elle le sera demain, pour finalement ne rien faire. Mais on n'a pas le choix! C'est ici et maintenant que l'on peut faire le bien... 

    Le bien comme le mal se décident au-dedans du coeur de chacun. C'est de là que peut venir la force de faire le bien autour de soi...dans son quartier !

     

     

  • TENDRESSE

    Chaque geste révèle notre joie ou notre tristesse, notre amour ou notre haine, notre pleine conscience ou notre torpeur.

    Thich Naht Hanh

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    Parmi les voeux de Nouvel an, j'ai reçu un montage sous forme de petit livre à feuilleter, dont la couverture indiquait:     

    "La tendresse de Dieu se manifeste dans les signes.

    Meilleurs voeux.

    Très Saint Père"

    Chaque page contient une pensée du Pape François. Elles sont toutes emplies d'espérance et de sagesse. À découvrir en cliquant sur l'image ci-dessous:

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    Sous une autre forme, Bourvil exprimait la tendresse dans une chanson dont les paroles n'ont pris aucune ride:

    La tendresse

    Bourvil

     10 La tendresse 1.m4a

     

     

  • AVANT L' ACTION

    « J'ai prié et l'intelligence m'a été donnée, j'ai invoqué et l'Esprit de Sagesse m'est venu. (...) mais avec elle me sont venus tous les biens. (...) ceux qui l'acquièrent s'attirent l'amitié de Dieu » (Sagesse 7, 7-14).

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    Quel que soit le lieu, dans la vie quotidienne, dans la vie familiale ou anciennement dans la vie professionnelle, j'ai acquis l'habitude de commencer chaque journée en faisant le planning de ce que je compte faire. Toutefois, si décider fait partie de ma vie et me rassure, en quelque sorte, je me pose régulièrement une question: « Est-ce que j'associe le Seigneur à mes activités ? Ne souhaite-t-il pas que je l’invite à me rejoindre? ».

    La prière m’aide à discerner la volonté de Dieu dans ma vie. Avant certaines démarches, il m’arrive fréquemment de Le consulter. Quand bien même ce serait une futilité aux yeux des gens, je suis en tous les cas convaincue que Dieu est intéressé. Quand je la lui demande, il me donne la sagesse, et le reste m’est donné par surcroît…

    Quelle est la volonté de Dieu ? Pour le savoir, je dois prendre un petit peu de temps pour l'écouter...

  • URGENCE

    Celui qui a eu l'intelligence de semer la joie dans son coeur, celui-là n'a pas perdu un seul de ses jours dans le chagrin

    Puisque tu ignores ce que te réserve demain, efforce-toi d'être heureux aujourd'hui

    Omar Khayyam

    Ces vers de ce poète persan rappellent la sagesse de l'épanouissement quotidien, en opposition à l'angoisse du lendemain. Et la meilleure manière de vivre heureux est en voyant tout le bien qui peut se vivre dans un "ici et maintenant". En cherchant bien, il y a moyen de trouver.

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    podcast

    C'est bon la vie (Nana Mouskouri)

    On dit qu’il faut prendre son mal en patience.

    Et si on prenait notre bien en urgence? 

    Ludovic Soliman

    Ce qui fait obstacle au bonheur, ce ne sont pas les événements difficiles, mais la manière de les aborder et de leur céder de la place en nous. Le vrai bonheur est indépendant du bien-être matériel ou d'une vie sans soucis. C'est un don de Dieu qui permet de dépasser les épreuves. Il a pour soutien la Foi, et l'Espérance. 

    Jeudi dernier, c'était la fête de la Visitation, qui rappelle que Élisabeth, remplie de l'Esprit-Saint, déclare sa cousine "pleine de grâce". En réponse Marie récite le Magnificat, qui célèbre les merveilles opérées par Dieu en elle. 

    podcast

    Magnificat (Frère Johannès)

    Le vrai bonheur, c'est quand on parvient à exulter, comme la Vierge Marie, d'une joie toute tendre, toute simple, la joie d'un coeur ouvert au projet de Dieu.

    À la suite de Marie et d'Élisabeth, osons croire que Dieu peut faire merveille dans nos vies...

     

  • À TRAVERS TOUT

    La définition de cet enfant, décrivant les saints des vitraux de son église, me plaît beaucoup :

    "Ce sont celles et ceux qui se laissent traverser de la lumière venant de Dieu pour rendre l'Église plus belle et plus lumineuse..."

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    podcast

    Christ est lumière. (Moines de l'abbaye de Belloc)

  • PARADOXES

    Des réflexions emplies de bon sens, à écouter sans se lasser! D'autant plus avec le savoureux accent canadien...

    Cliquer sur l'image:->

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    podcast
    À la santé d'hier (Joe Dassin)

                                           


     

     

  • DEVISE À RÉANIMER!

    Après le « non » de la NVA à la note du formateur, la situation est plus que jamais bloquée en Belgique...

     

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    Terroriste, saboteur, manipulateur, despote, sont les termes qui conviennent parfaitement au personnage que Bart De Wever affiche publiquement. Quant au pourquoi tant de personnes se laissent tomber dans le piège, c'est sans doute dû au phénomène de troupeau!!! Dommage, car nous gaspillons les richesses respectives de nos communautés, plutôt que de les exploiter au profit de projets communs dont les bénéfices rapporteraient à tous! Il ne s'agit pas d'entrer dans un rapport de forces, ni de démolir quand on n'a pas de quoi reconstruire! La voix de la sagesse aura-t-elle le dernier mot, plutôt que celle de l'idéologie?

    'L'union fait la force' est une devise agonisante, mais elle peut revivre!

    Ce dimanche, j'entends dans l'Évangile: « Le coeur de ce peuple s'est épaissi, ils sont devenus durs d'oreille. » (Mt, 13 :15, en référence à Isaïe 6: 9 - 10). Plus les gens s'enferment dans leurs propres certitudes, plus ils deviennent imperméables à la Parole de Dieu. Je n'ai aucun mandat politique, mais mon choix est clair: éviter de me laisser endoctriner par des pensées trop radicales et destructrices, ouvrir mes oreilles pour bien écouter, entendre, laisser la Parole me modérer, m' instruire et me conseiller...

  • DE PÈRE EN FILS

    "De père en fils"...

    Une formule toute faite qui exprime bien l'éternelle idée d'une transmission de génération en génération. Celle d'un patronyme, bien sûr, mais aussi une ressemblance physique, parfois un patrimoine, la passion d'un métier, d'un art. Ou tout simplement apprendre à marcher sur la route de l'existence en aimant la Vie.

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    Ci-dessus, les premiers mocassins de Gi, offerts par une cousine du Canada, et ceux qu'elle a apportés pour Ba. en venant en Belgique en début d'année. Je les avais placés côte à côte juste pour marquer symboliquement la continuité à travers les âges. Puis, le contraste entre les usagés du papa et les neufs de son fils m'a fait songer plus largement à la vie, qui est en quelque sorte un voyage initiatique au cours duquel les plus jeunes rencontrent (ou devraient rencontrer) des "maîtres". Une relation de confiance doit s'installer entre eux à travers un dialogue complice, l'aîné transmettant au cadet son héritage de sagesse et d'humanité en partageant ce qu'il a appris du sens de l'existence, sa prise de conscience de ce qui est essentiel, de l’amour...

    En qualité de "Mamilou", je voudrais apprendre à mon petit-fils qu'il est important de flâner et s'arrêter là où l'on se sent rejoint "au cœur de soi". Pas du tout en lui faisant croire que je possède la bonne technique ou la meilleure formule. De toutes façons ce qui convient à l'un ne convient pas forcément à l'autre. Il s'agira seulement de lui faire goûter à prendre le temps de regarder, d'écouter, dans un "ici et maintenant", d'éveiller en lui la capacité à accueillir et à se laisser toucher par Celui qui désirera lui parler.

    J'aimerais qu'il sache que vivre, c'est voyager dans le monde à la recherche de la vérité...

     

     


     

     

     

  • L'HOMME, LA TERRE, LE COSMOS

    Jeudi dernier, comme annoncé, j'ai assisté à la conférence de Thomas d'Ansembourg à l'Abbaye de Brogne, organisée dans le cadre d'une exposition sur l'espace. Le thème était : l'homme, la terre et le cosmos...

    mother_earth.jpgPouvons-nous envisager de modifier notre façon de traiter la nature et les ressources naturelles sans changer notre façon de traiter notre nature et nos ressources personnelles ?
    Pouvons-nous apprendre à respecter et harmoniser la vie extérieure - l’autre, la terre, les échanges et choses "à faire"-, sans apprendre à respecter et harmoniser notre vie intérieure - l’être, la conscience, l’appartenance à la vie- ?

    Il est étonnant de voir l'harmonie qui règne dans l'univers, en contraste avec notre capacité, les humains, d'être coincés dans nos enfer-mements. Plutôt que de sentir notre vie de plus en plus expansive et joyeuse, nous sommes souvent dans le monde de manière contractée et malheureuse. Nous sommes en enfer si nous restons accrochés à ce que nous étions, en ne voyant pas tout ce que nous pourrions devenir. Or, depuis le Bing-Bang, tout est en jubilation!

    Lorsque l'on fait ce que l'on a toujours fait, on obtient ce que l'on a toujours obtenu. Cependant, on ne peut pas s’impliquer dignement dans la société, avec conscience et responsabilité, sans avoir une vie intérieure, une capacité de recul, de remise en question et d’inspiration.  Ai-je tendance à m'acrrocher à mon petit piquet de certitudes en prétendant que j'ai raison? Pour oser faire des choses nouvelles, je vais cesser de résister pour exister, en exerçant une liberté sans résistance aux événements. Ça doit repasser par l'intérieur en transformant mon logiciel, en ôtant les petites couches d'égo.

    "Soyez vous-mêmes le changement que vous rêvez de voir dans le monde" (Gandhi).

    Est-ce que je fais partie du problème que je déplore en l'entretenant, ou bien de la solution en jardinant ma part de terrain? La beauté de l'humain est qu'il est doté d'une conscience qui peut transformer sa façon d'être. Nous sommes un être infini coincé dans un corps fini. Je ne contemple pas l'infini seulement avec mes émotions, mon mental, mais parce que je m'y reconnais par l'intérieur: je suis de cet ordre-là. À la naissance, le premier contact au monde fait ressentir un manque de reconnaissance et d'appartenance. Par la suite, on cherche par l'extérieur ce que l'on a cru perdre de l'intérieur.  

    On se questionne. "J'appartiens à quoi? Quel est le sens de ma vie?"

    Par rapport au temps...

    La première communication à notre incarnation est le temps. Il est la partie infinie de notre vie. Est-il notre ennemi ou notre ami? Qui a pris soin de pactiser avec lui, et de penser: "Sans lui, je ne peux rien faire. Il est mon ami. Je l'intègre et l'associe à moi". Que faire, si la relation avec le temps est violente? Un enfant ne s'appelle pas "Dépêche-toi!". On est sur terre pour vivre ensemble des choses agréables. L'humain a une vie intime qui tend de plus en plus au bonheur, à une paix intérieure "transportable". Le bonheur est un état dépendant des circonstances que nous jugeons agréables, tandis que la paix, c'est se déplacer de manière féconde dans notre univers intérieur.

    Nous sommes sur terre pour partager nos plénitudes dans une grande jubilation. On a le sentiment d'avoir une immense force de vie en nous, dont nous avons difficile de faire usage. Lorsque nous sommes dans notre égo, nous pouvons trouver une énergie colossale, mais qui nous épuise, et peut même se retourner contre nous finalement. Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de vitalité dans un être humain qu’il va pour autant en faire un usage heureux pour son entourage. Si ça coince, c'est qu'il y a erreur. À défaut de trouver les clés de la vie intérieure, on entre dans des systèmes compensatoires, le burn-out, la dépression, la surconsommation, les médicaments, la drogue, l'alcool... On est là pour rigoler, dans le sens jubiler! La réconciliation intérieure est un travail citoyen, car l'univers autour de soi y gagne. La recherche d'unité intérieure pour rejoindre l'unité extérieure est la clé d'un comportement social. Il ne doit pas y avoir de cloisonnement entre l'élan créateur de notre univers intérieur et le monde, le cosmos.

    Par rapport à l'éducation...

    L'éducation nous met souvent hors de nous, et on doit apprendre "à ne rien faire", à contempler. S'il y a conditionnement, il peut y avoir déconditionnement. On est parfois "rabâchés" par des clichés, mais on n'est pas obligés de rester dans de fausses croyances, qui sont des sortes de prophésies dans la mesure où elles "créent ce que je crains". Là où diverses croyances spirituelle se rejoignent, c'est dans la confiance dans la vie. Et ceux qui sont dans cette pensée ont en effet une bellle vie.

    Je ne sais ni où, ni vers où je vais, mais je sais qu'un changement est nécessaire, et je m'ouvre, je laisse un vide, je suis disponible pour accueillir. Pour que ça fonctionne, il faut me débarrasser des entraves qui m'emprisonnent. Une masse de gens est assise sur un trésor caché. On entre alors dans un mécanisme de violence compensatoire, qui est source de tragédies familiales. Quand tout un peuple est concerné, ce sont des émeutes qui surviennent. On observe donc que les émotions dont on ne s'occupe pas s'occupent de nous par la mise en place de mécanismes accaparants qui créent des situations tragiques pour l'univers! Si nous ne changeons pas notre manière de gérer l'humain, ça peut devenir grave! L'enjeu n'est pas matériel, mais spirituel. Il est dépendant du bien être ou du mal être intérieur.

    Sur le plan de la culture, notre rapport au vivant, à la matière, a aussi été vécu dès les premières découvertes scientifiques importantes, comme un rapport à des choses hors de nous, inertes, séparées les unes des autres, fonctionnant dans un grand engrenage, comme l’horloge classique à l’époque de Newton. Mais sans connexions, il n’y a pas d’appartenance, pas de sens, le monde tourne à vide. Il en résulte que nous voyons la nature comme un objet, dont on peut abuser. Si nous voulons apprendre à respecter davantage "la nature", il faut d’abord apprendre à respecter "notre nature intime". Et ça exige donc d’apprendre à connaître l'"intériorité", l’accès aux ressources qui sont au-dedans de nous.

    Quelle est notre générosité profonde et comment allons-nous la déployer pour notre propre bien-être et, par contagion, pour celui de nos proches et de notre communauté ? Quel est le sens de l’apparition de l’humain et de moi-même, dans ma propre vie, au sein de ce grand cosmos ? Y a-t-il une dimension de transcendance ? La vie ne va-t-elle pas au-delà de mes petites circonstances de vie ? Est-ce que je participe à quelque chose de beaucoup plus grand que moi ? En se connaissant soi-même, on peut retrouver une sensation profonde d’appartenance à l’univers et donc, du sens à sa vie, ce qui n'est pas rien dans cette sociéte où tant de gens souffrent de solitude.

    Par rapport à la physique quantique...

    Nous sommes dans un univers interconnecté où tout tient ensemble. Entre les choses se trouve un océan de champs vibratoire, des informations qui relient le tout. On ne sait plus très bien si ce que l'on observe est est une onde ou de la matière. C'est variable, tantôt l'un, tantôt l'autre. Ce qui nous distingue du règne animal, c'est la conscience de celà. Nous sommes reliés par un champs de conscience. Et la conscience demande un recul, une capacité à se distinguer des circonstances environnantes pour pouvoir se remettre en question, ajuster son attitude, vérifier ses priorités. Notre compréhension peut changer notre appartenance au monde. Peu importe le vocabulaire qui risquerait de nous diviser, ce qui nous rassemble c’est que la ressource existe dans le cœur de chacun. Ce n'est pas ce que je vis ou que je fais qui a de l'importance, mais ma manière de me promener avec un certain champs de conscience. Nous pourrions nous laisser inspirer par l'univers pour devenir une caisse de résonnance qui émet plus de vibrations. Il ne s’agit pas juste d’un état de recueillement ou de béatitude sans relation avec la vie concrète, mais de l'intériorité transformante. Le travail sur notre propre pacification et la reliance au monde nous rend personnellement heureux, mais a en outre un effet immédiat sur nos communautés. Il faut retrouver un regard respectueux, émerveillé, enchanteur, sur le vivant. Aujourd'hui, beaucoup de gens cherchent -et c'est nouveau- quelque chose qui leur parle, un sens. Il y a une ouverture, un décloisonnement. Nous parvenons à un changement du monde qui s'appellerait "Noémique", où la richesse ne serait plus matérielle, et aurait trait à la connaissance de l'Être. Nos envies et nos désirs ne sont pas nécessairement nos besoins. 

    L'homme est au centre de la création, et est à respecter. La terre est sacrée. Notre petite vie fait partie d'un tout: l'univers. Notre intériorité individuelle sert le développement collectif. Il y a donc vraiment, une implication citoyenne à travailler sur soi.

    "Qui peut dire que le parfum de l'aubépine est indifférent aux étoiles?" (Victor Hugo)

    Pour plus dinformations, voici le lien du site de  Thomas d'Ansembourg:  http://www.thomasdansembourg.com/fr/index.html

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    Écouter Anne Vanderlove: cliquer sur la photo

     Ma conclusion personnelle...

    La vocation de tout humain est de célébrer la beauté et la fécondité de toute la vie sur la Terre. C’est à la portée de chacun d’entre nous, y compris ceux qui sont plus limités. La vérité dernière du monde n’est pas la haine et le mal, mais l’amour. La grâce divine n’exerce pas un pouvoir de contrôle ni de domination, mais un pouvoir de fertilité. Dieu ne vient pas de l’extérieur pour recréer un monde qu’il a confié à notre entière liberté. Nos efforts, nos engagements écologiques, nos luttes pour la justice, notre travail en faveur de la paix, nos actes d’amour, nos échecs, nos moments de prière silencieuse, nos souffrances, interviennent dans cette recréation! Ils jouent un grand rôle dans le monde, et sont des lieux d'espérance dans lesquels l'Esprit-Saint de communion est à l'oeuvre, nous reliant à tous les humains et à toute la création.

    Ce que nous faisons rejoint la Vie, Dieu, où tout s'accomplit...