monde

  • 50 ANS PLUS TARD...

    Mon mari et moi avons récemment été invités aux 40 ans d'ordination de quelques prêtres. Dans leur témoignage, ils ont bien sûr évoqué le Concile Vatican II, ce qui m'a donné envie de replonger dedans...

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    On a largement parlé de Vatican II en 2012, puisque le 11 octobre précisément, on fêtait les 50 ans de son ouverture. Ce Concile s'inscrit dans l'histoire d'une Église où bouillonnaient des questions et des idées nouvelles, mais dans un certain climat de crispation sociale (Mai 68 suivra...) qui nécessitait de faire le point, ou de proposer une aggiornamento comme l'a fait Jean XXIII. Vatican II a marqué une étape dans l'histoire de l'Église, et entraîné après lui un changement significatif dans la compréhension et la gestion des rapports réciproques de l’Église et du monde. Après lui, l'Église a été présentée sous le signe de la communion : dimension verticale de relation à Dieu, dimension horizontale de relation entre les hommes mais en Dieu. 

    Une bouffée d'air frais a ainsi été apportée par quelqu'un de qui on ne s'y attendait pas, un vieil homme de 77 ans qui ouvrit les portes et les fenêtres de l’Église en disant: "Elle ne peut pas être un musée respectable; elle doit être la maison de tous, aérée et agréable à vivre". 

    Le Concile était animé par un grand élan missionnaire. Il y avait un immense désir de présenter le mystère chrétien comme une réponse aux aspirations des hommes de ce temps. Être fidèle à l’Église n'est pas s’accrocher à des aspects passés de son histoire, transitoires, qui perdent du sens avec les changements de la société. L'avantage des aspects de l’Église mis en lumière par Vatian II est qu'ils sont intemporels: un style œcuménique ouvert à un dialogue étendu, une mobilisation de la catholicité, une redécouverte de sa vocation missionnaire à annoncer la Bonne nouvelle au monde. 

    Mais ceux qui ont vécu comme moi cette période se souviennent que tout fut remis en question. Le plus visible fut un chamboulement dans la liturgie pour le bonheur des uns et la méfiance das autres, la "gauchisation" d'une partie du clergé, une crise de l'autorité (présente aussi hors de l'Église), une remise en cause des vérités traditionnelles, et ce même de la part de théologiens. Au nom de l'"esprit du Concile", on a assisté à des adaptations du message conciliaire au profit d'innovations fantaisistes, et à la tendance d'un nombre non négligeable de catholiques (y compris des prêtres et des religieux) à ne s'intéresser qu'aux problèmes temporels, sans plus se soucier de transcendance. Jusqu'à croire en Dieu de manière superficielle ou à vivre comme s'il n'existait pas. 

    L'encyclique "Fides et ratio" -> ICI dresse le constat que les philosophies modernes se sont concentrées sur la connaissance humaine, en se détournant de la question de Dieu et du sens ultime de l'existence humaine :« Par fausse modestie, on se contente de vérités partielles et provisoires, sans plus chercher à poser des questions radicales sur le sens et sur le fondement ultime de la vie humaine, personnelle et sociale. En somme, on a perdu l'espérance de pouvoir recevoir de la philosophie des réponses définitives à ces questions. » (§5)

    Or, séparé de Dieu, l'homme est réduit à sa seule dimension horizontale, ce qui est la cause fondamentale de la crise des valeurs que nous connaissons aujourd'hui. Si Dieu perd sa place, l'homme perd sa juste place dans ses relations et dans la création. Seule une civilisation de l’amour peut apporter une réponse à cette mort de Dieu dans l’histoire et la culture, disait déjà Paul VI.

    Pour revenir, 50 ans plus tard, dans l'esprit de Vatican II, il faut (re)mettre l'Évangile au coeur de sa vie et au coeur de ses engagements suivant la consigne évangélique : "Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu". L'Église doit être bien inscrite dans la vie de ce monde, y être mêlée pour pouvoir toucher les personnes auxquelles elle s’adresse. Cependant, elle ne doit pas entrer dans la logique d’un monde sans Dieu. Elle se trahirait en ne faisant pas une démarche de partenariat, de dialogue, de cheminement avec les hommes tels qu’ils sont, mais aussi en n’annonçant pas la Bonne Nouvelle

    Il n'y a pas d'Église s'il n'y a pas de communauté. Pour faire Église, nous devons être ensemble, pas simplement les uns à côté des autres, mais les uns avec les autres, pour être corps du Christ. Nous sommes frères parce que créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, tous capables de donner et de recevoir, pour mieux le féconder et pour contribuer, chacun à sa place, à faire advenir une Humanité nouvelle.

    Être chrétien, c'est prendre le message du Christ au sérieux. C'est mener un travail de transformation, une conversion des cœurs, mais aussi des relations, des systèmes politiques, économiques, sociaux, surtout lorsqu'ils sont injustes.

    « Nous vivrons comme des frères ou nous périrons comme des imbéciles », disait Martin Luther King...

  • QUELQUE LIGNES...

    Aujourd'hui, je vous partage juste quelques lignes sur lesquelles je me suis attardée hier...

    Comme les ordres des Anges diffèrent suivant les fonctions auxquelles ils sont assignés, ainsi les hommes ont cette différence en eux qu'ils sont dédiés à la connaissance des choses corporelles et chaque homme à son tour diffère des autres suivant la nature et le degré de la connaissance à laquelle il est destiné, suivant la partie et le moment de la création dont il est appelé à jamais à rester dans le regard de Dieu l'oblateur et le témoin.

    (P.Claudel- Art poétique-Traité de la Co-naissance au monde et de soi-même- Art 5, poésie 198)

     

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    L'homme croit volontiers qu'il n'y a pas d'autre mesure pour lui que la terre. Il en est d'autant plus convaincu lorsqu'il vit dans le confort technique et matériel. Et pourtant... La soif de toujours posséder plus, de se fondre dans un moule, non pas pour rejoindre les autres, mais pour devenir "comme les autres" que l'on envie, prouve à coup sûr l'insatisfaction, le désir mimétique, et l'impossibilité de se suffire à soi-même. 

    Or chaque homme a une vocation particulière, et le monde dépend de ce qu'il en fait...

  • JARDIN FLORISSANT

    Voici une dizaine de jours, je rentrais chez moi, après avoir participé à un congrès chez les Focolari, dont le thème central était "l'Amour du frère"...

    Le matin de ce même jour, loin des bruits du monde extérieur, les cardinaux de l’Église catholique avaient commencé leur conclave dans la prière et la méditation pour élire le nouveau successeur de l’apôtre Pierre.

    Moments intenses, programme riche, en cette période de carême qui est un temps de préparation pour la fête de Pâques. 

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    Pendant ce temps, dehors, alors que le printemps avait montré timidement le bout de son nez la semaine précédente, l'hiver lui brûlait la politesse en déversant des paquets de neige et en nous replongeant dans des températures atteignant jusqu'à -12°. Brrrr! Vivement que ça cesse! 

    Ainsi va la vie! Nous ne sommes pas les gardiens d'un musée contenant des objets inertes, où tout se déroule comme prévu, mais dans un jardin florissant où ça naît, ça vit, ça grandit, ça meurt, ça ressuscite. Patience, constance, espérance, sont les piliers auxquels s'appuyer pour dépasser la crainte de l'inconnu. Pourtant, notre espoir n’en reste pas moins limité de par notre dimension humaine. L'humilité, la fraternité, le souci des pauvres, sont des remèdes infaillibles pour se décentrer de soi et aller de l'avant. 

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    Chaque fois que je me rends à Rotselaar, je suis touchée par tous les petits détails qui sont signes d'amour de l'autre, notamment par la présence de fleurs un peu partout sur les lieux de passage. Dans l'auditoire où nous nous tenions pendant le Congrès, un vase contenant des branches de forsythia bourgeonnant était posé sur l'estrade. Et voici ma conclusion, à l'issue de ces quatre journées (qui coïncidait avec le départ du Conclave):

    Dans le vase posé sur l'estrade de l'auditoire, les branches de forsythia sont entièrement fleuries. Dehors, il neige. Je termine  pourtant ce congrès avec mon jardin intérieur abondamment enrichi d'une variété de fleurs glanées à travers les rencontres faites pendant ces quelques jours. L'hiver a repris les commandes à l'extérieur, mais en moi c'est l'Amour qui a gagné. Je rentre chez moi avec cette certitude que, même lorsque les événements du monde me refroidissent, un feu intérieur d'Amour brûle en moi. Je dois veiller à le garder bien allumé, afin d'inviter tous ceux que je croise à venir s'y réchauffer...

    1361922819597_ORIGINAL.jpgLe lendemain de mon retour à la maison, nous apprenions l'élection du nouveau Pape François. Sa devise, Miserando Atque Eligendo, qu'il avait déjà choisie lorsqu'il était archevêque, montre son intérêt pour le problème de la misère et est encourageante pour l'Église, mais aussi hors Église. Malgré toutes les "pourritures", il peut sortir des fleurs extraordinaires dans le monde!

    Jorge Mario Bergoglio, jusqu'ici archevêque de Buenos Aires, a eu une formation de chimiste avant d'entrer au Séminaire. Avec lui, soyons alchimistes pour Dieu. Une de ses premières interventions publiques a été de demander que l'on prie pour lui. Le premier engagement missionnaire de chacun de nous est en effet la prière. C'est ainsi que l'on prépare la route à l'Évangile, que les cœurs s'ouvrent au mystère de Dieu, et que nous cultivons les fleurs du paradis...

  • SEL & LUMIÈRE

    Samedi, nous sommes allés à un mariage. L'Évangile choisi par les jeunes mariés était Mt 5: 13-16 

    « Vous êtes le sel de la terre ! », « Vous êtes la lumière du monde ! ».

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    Aquarelle du Père Edouard Stevens, lorsqu'il était curé de Glabais en Belgique.  

    Le sel n’est pas fait pour rester dans la salière. Il doit être mêlé aux aliments, fondre, disparaître, pour communiquer son goût aux aliments dans lesquels il est incorporé. 

    La lumière révèle, réconforte. En dissipant l'obscurité, elle permet de voir les choses telles qu'elles sont.

    De même qu'un seul grain ne suffit pas pour assaisonner tout un plat, donner le goût à un pain, ni même à un bol de soupe, un chrétien isolé ne suffit pas à communiquer la saveur véritable de l'Amour de Dieu au monde. Il risque lui-même de perdre le goût de Dieu, puisqu'il est bien connu qu'« Un chrétien seul est un chrétien en danger ».

    « L’Evangile, c’est du sel, et vous, vous en avez fait du sucre », a dit un jour Paul Claudel.

    « … Que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est au cieux ». Le texte de samedi rappelle que pour être « Sel de la terre et lumière du monde », il faut se donner au gré de nos rencontres, de notre vie, rayonner de cette Lumière de Dieu, et être goûteux pour l’entourage. Matthieu dit clairement que, par leur vie, les disciples de Jésus sont lumière révélatrice de la présence de Dieu au cœur du monde. Comme des grains de sel, chacun de nous est « lancé » par Jésus, envoyé pour faire goûter l'Amour du Père. Non pas seul, mais « deux à deux », pour s’épauler, s’encourager, se prêter assistance. 

    « L'union fait la force », dit la devise de notre Belgique(!), mais le fait de se référer à Dieu donne une dimension encore plus forte à l'unité. Guy l'expérimente actuellement à travers les nombreux messages qui l'assurent de le confier dans les intentions de prières. Ce courant fraternel porte Guy et agit positivement sur son moral. Alors qu'il est d'un naturel anxieux, il reste assez serein, car il se sent protégé par Dieu à travers les témoignages qu'il reçoit. 

    Pour être « Sel de la terre et lumière du monde », il faut que, solidaires les uns des autres, nous soyons là où les hommes et les femmes travaillent, là où ils souffrent, là où ils essayent de construire l’avenir, là où ils vivent. Simplement, mais emplis de Dieu et eux-mêmes soutenus par la communauté, les gens les plus ordinaires peuvent apporter de la saveur à la vie et mettre de la lumière sur la route de chacun...

     
  • TERRE SAINTE

    À l'approche de la Semaine Sainte, je pense beaucoup à mon voyage en Terre Sainte à pareille époque, il y a trois ans déjà...

    Ce séjour a été bien sûr marqué par la rencontre de personnes, en commençant par celles qui m'hébergeaient, grâce à qui j'ai côtoyé des autochtones.

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    À travers ces gens, chrétiens ou appartenant à une autre religion, et parfois athées, j'ai rencontré Jésus vivant sur sa terre natale. Normal, en foulant le sol qu'il a lui-même parcouru! Le monde y est toujours ce qu'il était à son époque, très diversifié, parfois compliqué, certains à la recherche de ce qu'ils ne savent trop quoi, ou qui. Ce qui est vrai pour là-bas l'est aussi pour partout ailleurs, car Dieu ne fait pas le monde à la place des hommes. Mais il a aimé le monde, et lui a donné son Fils qui a vécu au milieu des hommes, aussi impuissant qu'eux. Et si Jésus, la tête au ciel, avait une proximité particulière avec son Père, il avait sûrement les pieds et le cœur sur la terre. 

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    Il a aimé son pays, les levers de soleil sur le lac de Tibériade, la chaleur de l’été. C’est dans cet amour que s’est enraciné son engagement au côté de son peuple et de tous les hommes. C’est parce qu’il était chez lui sur la terre, qu'il était pleinement cohérent d’y rester jusqu’au bout, non par héroïsme mais par fidélité. À partir du cercle des douze, puis des 70 (ou 72?) disciples, il a traversé le bloc résistant de la rigidité d'idées, du refus, du rejet, pour atteindre le cœur des hommes de toutes les nations.

    Toute terre, du monde entier, a pour vocation d'être Terre Sainte!...


  • CRÉATIVITÉ

    La créativité des gens me fascine toujours...

    Bien sûr, quand c'est pour embellir le monde! Et ce d'autant plus lorsque les moyens utilisés sont insolites.

    Comme dans le diapo suivant: 

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    Le tout n'est pas d'avoir de la bouteille! Encore faut-il être capable de s'en servir astucieusement Clin d'œil

     

     


  • DIEU EXISTE-T-IL?

    Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question:

    - Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?

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    Un étudiant croyant a bravement répondu:

    - Oui, Il l'a fait !

    Le professeur:

    - Dieu a tout créé?

    - Oui, monsieur, a répliqué l'étudiant.

    Le professeur :

    - Si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. L'étudiant était silencieux devant une telle réponse. Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants. Un autre étudiant chrétien a levé sa main et a dit:

    - Puis-je vous poser une question, professeur ? 

    - Bien sûr, a répondu le professeur. fier et content d'avoir réduit les 'croyants' au silence.

    L'étudiant a répliqué:

    - Professeur, le froid existe-t-il ? 

    Avec un air de dédain et de condescendance:

    - Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ? » a répliqué le professeur.

    Le jeune homme a répondu, « En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de la physique, ce que nous considérons comme le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu ( -460°F ) est l'absence totale de chaleur; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur.

    L'étudiant a continué. « Professeur, l'obscurité existe-t-elle ? » Le professeur a répondu, « Bien sûr qu'elle existe ! »

    L'étudiant a répondu, « Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas, non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer entièrement. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière. »

    Finalement, le jeune homme a demandé au professeur, « Monsieur, le mal existe-t-il ? »

    Maintenant incertain et illuminé par l'intervention du jeune croyant chrétien, le professeur a répondu, « Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal ! »

    L'étudiant a répondu, « le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière.». Le professeur s'est assis, glacé et à bout d'argument, réduit au silence...

     

    Le nom du jeune homme était : Albert Einstein

  • FRONTIÈRES

    Une chanson que j'aime. Parce que j'ose, encore et toujours, croire à une humanité capable de partager la même terre sans se faire la guerre...

     Frontières

    podcast
    Yannick Noah

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    Je vous parle d'un monde qui n'existe pas
    Un monde où les frontières ne diviseraient pas
    La moindre différence comme ultime richesse
    Sans barrière, sans bannière, inutiles forteresses

    Partager le même soleil
    S'éveiller sous le même arc-en-ciel
    Espérer la même lumière
    Redessiner d'autres frontières

    Je vous parle d'un monde qu'il nous faudra construire
    Que tant d'hommes avant nous ont rêvé de bâtir
    Infantile utopie ou combat d'une vie
    Les ténèbres ou l'amour, c'est à nous de choisir

    Partager le même soleil
    S'éveiller sous le même arc-en-ciel
    Espérer la même lumière
    Redessiner d'autres frontières

    Où sont les différences dans les coeurs des enfants
    De là-bas ou d'ailleurs, d'hier ou maintenant
    L'autre est de mon rang, de mon sang,c'est un frère
    Il n'y a,vu du ciel, aucune ligne sur la terre

    Partager le même soleil
    S'éveiller sous le même arc-en-ciel
    Espérer la même lumière
    Redessiner d'autres frontières

    Je vous parle d'un monde qui n'existe pas
    Un monde où les frontières ne diviseraient pas
    Infantile utopie ou combat d'une vie
    Redessiner d'autres frontières

  • CLÉS


    Prière des clés

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    Nous vivons, Seigneur,
    dans un monde fermé à double tour,
    verrouillé par des milliers, des millions de clés.
    Chacun a les siennes :
    celles de la maison et celles de la voiture,
    celles de son bureau et celles de son coffre.
    Et comme si ce n'était rien que tout cet attirail,
    nous cherchons sans cesse une autre clé :
    clé de la réussite ou clé du bonheur,
    clé du pouvoir ou clé des songes...

    Toi, Seigneur, qui as ouvert les yeux des aveugles et les oreilles des sourds,
    donne-nous aujourd'hui la seule clé qui nous manque :
    celle qui ne verrouille pas, mais libère ;
    celle qui ne renferme pas nos trésors périssables,
    mais livre passage à ton amour ;
    celle que tu as confiée aux mains fragiles de ton Église :
    la clé de ton Royaume.


    François Séjourné

  • CASCADE DE LUMIÈRES


    Les JMJ sont « une cascade de lumières » qui aide les jeunes à ne pas se sentir seuls dans la foi. Selon les estimations, de un million à un million et demi de personnes ont écouté Benoît XVI à Madrid...

       

    Benoît XVI s'est adressé aux jeunes venus du monde entier, et à la clôture, il les a envoyés dans leurs lieux de vie pour partager ce qu'ils ont reçu aux JMJ. Il s’est montré lucide :

    - « L’Église, demain, ne connaîtra pas une grande croissance. » Mais « les semailles de Dieu sont silencieuses et n’apparaissent pas dans les statistiques »

    - « La vérité n’est accessible que dans la liberté. On ne peut pas l’imposer. »

    Dimanche 21 août, avant de quitter Madrid, le pape a envoyé les jeunes en mission auprès de leurs proches. Il a exhorté les jeunes pèlerins présents aux JMJ à ne pas "vivre sa foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société". Il s'est adressé à eux en plusieurs langues.

    Salutation en français

    Chers jeunes de langue française, le Christ vous demande aujourd’hui d’être enracinés en Lui et de bâtir avec Lui votre vie sur le roc qu’il est Lui-même. Il vous envoie pour être des témoins courageux et sans complexes, authentiques et crédibles ! N’ayez pas peur d’être catholiques, d’en témoigner toujours autour de vous avec simplicité et sincérité ! Que l’Église trouve en vous et en votre jeunesse les missionnaires joyeux de la Bonne Nouvelle !

    Après ces journées inoubliables au cours desquelles les jeunes ont manifestés leur enthousiasme mais aussi leur ferveur, les prochaines JMJ sont annoncées. Elles se dérouleront à Rio de Janeiro au Brésil...

    Chaque JMJ marque le début d’une amitié avec Dieu et avec les autres, pour construire une responsabilité commune. L'édition 2011 est déjà finie, et pourtant tout commence avec les richesses de ce que ces milliers de jeunes ont pu expérimenter. Ils sont ceux que nous rencontrerons dans la vie courante, dans le travail, les études, ou divers engagements.

    Portons ces jeunes-adultes dans nos prières, afin qu'ils changent notre monde par leur Espérance, et qu'ensemble nous puissions donner un autre goût de fraternité à notre humanité...