illusion

  • UN ART DE VIVRE...

     

    « Tous les hommes font la même erreur, de s’imaginer que le bonheur veut dire que tous les voeux se réalisent » (Léon Tolstoï)

     

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     Nourrir un trop grand espoir de voir les voeux se réaliser peut entraîner manque et frustration de ce que nous ne possédons pas et de ce que nous ne sommes pas. Pourtant, le bonheur n’est pas qu’une illusion. C’est un idéal qui sert d'émulation, un objectif qui nous invite à prendre en main notre propre existence.

    Le bonheur s'obtient lorsque l'on parvient à discipliner sa pensée et qu'on ne le cherche plus là où il n'est pas. Il est dans des plaisirs ponctuels que l'on peut vivre. 

    Le bonheur est un véritable art de vivre, une manière d'aborder l'a vie sans se laisser affecter outre mesure par les désagréments. C'est un équilibre à trouver, qui dépend de nous...

  • HORLOGE BIO-LOGIQUE

    Après les témoignages de sympathie que, ici ou ailleurs, vous avez été nombreux à me témoigner lors de mon anniversaire, l'heure est aux remerciements. Je les adresse avec un regard posé sur chacun en particulier...

    Votre présence fidèle et chaleureuse m'indique que je suis en bonne compagnie pour poursuivre la route. Merci, du fond du coeur!

    Guy et moi sommes rentrés hier en fin d'après-midi du voyage surprise qu'il me réservait. Pour l'instant, je dirai seulement qu'il n'aurait pas pu mieux choisir! Vous en saurez davantage dans quelques jours, lorsque tout sera terminé, car certaines ondes mystérieuses me font penser qu'il y a encore de la fête dans l'air. 

     Puisque "l’horloge biologique" marque l'heure d'un bilan, voici brièvement celui que m'inspire mon nouveau chiffre rond:

     

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    Tous les efforts déployés par ceux qui refusent leur âge pour remodeler l’extérieur ne sont qu’illusion, rien d’autre qu’un déguisement. Le vrai travail personnel consiste à s’accorder avec soi-même, à se laisser porter en douceur avec le temps. Pour ce faire chacun sa méthode.

    Mon choix? Surtout pas de scalpel, ni de régime, mais du confort, du "bien être", le partage, un style naturel, élégant, et en accord avec qui je me sens être. Autre méthode souveraine qui m'aide à bien vieillir: l’oubli de moi, plus facile à 60 ans, quand je n’ai plus rien à prouver aux autres et à moi-même.

    En cherchant à me donner plus et mieux, avec moins d’avidité, j'ai appris beaucoup sur l'amour, quel qu'il soit. Le recul, un détachement, une plus grande tolérance, donnent davantage de place à autrui et permettent à tous d’exister dans mon espace vital avec leurs différences. 

    Mon existence actuelle m'offre la possibilité de profiter pleinement des amis, bien sûr, mais aussi des connaissances en général, avec qui je partage les fruits de mon expérience. Et, surtout pour les plus jeunes, je m'efforce de transmettre un message qui soit un repère de stabilité, de continuité, dans l'espérance.

    Ma vie s’est fameusement embellie! Jamais je ne voudrais retourner en arrière...

  • MALGRÉ TOUT

    Dans Jean 21, 14-25, Jésus interroge Pierre par trois fois, avec la même question à chaque reprise. “M’aimes-tu?”
    Il radote, ou quoi? Pas vraiment. Il insiste pour entendre une réponse ferme, radicale et exclusive, et s’assurer de sa constance! L'amour du maître pour Simon se veut une relation exceptionnelle, plus forte que celle des autres: « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci (ne m’aiment)? ».

     

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    Jésus demande avec exigence à Pierre de confirmer sa foi parce qu’il ne lui réserve pas la plus petite part. Il est intéressant de constater qu'il n’est finalement interpellé que au sujet de l’amour, et pas sur le triple reniement, avant d'être appelé:

    “ Suis-moi ” (Jn 21, 19. 22). L'appel de Pierre par Jésus ouvre à l’espérance de soi, malgré soi, parce qu’il annonce clairement que Dieu ne choisit pas forcément des gens hyper-doués, ni parfaits, pour le servir, mais il les rend capables là où il les appelle. Pierre suivra Jésus...

    Tout se réduit d’ailleurs à la question de l’amour, dans la vie chrétienne.

    Mais pour le comprendre, combien de fois doit-on s’entendre questionner ? Ne nous faut-il pas parfois de l’insistance, avant d’être touché au vif par quelque chose ?

     « M’aimes-tu ? »
    Aujourd’hui encore, Jésus pose cette question à chaque chrétien. Comme pour Pierre, il ne demande pas l’impossible, et accepte nos maladresses, nos questions, nos aveuglements. Il nous demande une seule chose : aimer comme il nous a aimés, d’entendre son appel, d’oser confesser notre foi au milieu de nos frères qui cherchent des raisons de vivre et d’espérer.
    Ni plus, ni moins, que pour Pierre, Dieu ne se fait aucune illusion à notre sujet, et pourtant, il mise tout sur nous. Il nous entraîne dans le même pari : pas d’illusions sur nos proches ni sur l’humanité, mais miser sur eux, sur la confiance, sur la certitude qu’ils peuvent beaucoup plus que ce qu’ils sont, et que ce pari sur la confiance produit lui-même ce qu’il espère : elle nous fait devenir plus que ce que nous sommes. La confiance de Dieu. La confiance des autres. La confiance que nous offrons aux autres, à celui ou celle que nous aimons, à notre enfant. La confiance que nous offrons à Dieu.

    Ne jamais dévisager l’autre, mais toujours l’envisager !
    Si nous misons sur Dieu, il est possible de miser sur l’être humain. Malgré tout …

  • CIEL ET TERRE


    Après un We d'un contenu spirituel intense, vécu dans un amour réciproque paradisiaque, une éclipse momentanée hors des relations parfois compliquées, il est difficile de redescendre dans les réalités "normales"...

    En dépit des efforts soutenus pour prêter attention aux différentes interventions, projections, carrefours, l'heure du départ a sonné trop tôt au goût de quelques nostalgiques, parmi lesquelles je comptais. Nous aurions volontiers prolongé les moments de grâce de notre sain(t)e fatigue, nous imprégner plus intégralement de leur effet bienfaisant qui, nous le savions, allait rapidement s'estomper par la suite.

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    Ça n'a guère tardé. Comme d'hab...

    Revivre les mêmes écartèlements, les mêmes divergences, les mêmes incompréhensions, les mêmes oscillations, ça m'épuise! Ça me replonge surtout dans des contradictions qui oscillent entre le geste de paix et la hargne. Après un moment d'étourdissement causé par le choc des atmosphères, plutôt que me laisser submerger, je reprends heureusement les marques qui conviennent à la navigation au quotidien.

    Ne disais-je pas que ce que je retenais surtout des deux journées chez les Focolari était que la vie est une fête? Oui, mais sans omettre que toute réjouissance demande des mises en place, des réaménagements, des distributions de rôles, des essais et des erreurs..., des aspects moins attrayants, sauf si je les vis en conservant ma bonne humeur, songeant à ce que ça promet.

    L'essentiel est de me rappeler, en continuant à y croire fermement, que si je suis dans l'obscurité, il en sera comme dans les jours, comme dans les saisons, et que la lumière reviendra toujours.

    Par ailleurs, une trop grande clarté pemanente m'éblouirait. Elle finirait par m'éloigner des réalités de la vie, en provoquant des illusion d'esprit, comparables à l'arc en ciel et aux mirages. Comme dans la tranfiguration, mes yeux ne sont pas conditionnés pour supporter une lueur trop intense. Il est préférable que je la recoive par petites doses.

    Je redis:

    Avec toi, Seigneur, je ne me laisse pas obscurcir par ce que je vis, mais éclairer par ce que je crois: tu veux le meilleur pour moi, comme pour tous.
    Aussi: "Mon Dieu, que ta volonté soit fête" ...

  • RÊVE À RÉALISER

    LA PARABOLE DU RÊVE À RÉALISER


    Envie de passer à l'action, sans se décourager? Comme dans la parabole du rêve à réaliser...

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    Trois frères faisaient depuis longtemps un rêve au-dessus de leurs moyens : s'embarquer pour les espaces interplanétaires ! Leur père, qui était immensément riche et les aimait beaucoup, leur fit cadeau d'un vaisseau spatial…Ne riez pas : c'est une parabole, une histoire…

    Le premier dit que le vaisseau ne le conduirait jamais dans l'espace et que le cadeau du père n'était qu'une illusion. Le deuxième crut son père, mais il n'eut pas le courage de s'imposer l'entraînement nécessaire. Le troisième crut son père, s'imposa l'entraînement nécessaire et partit par les espaces infinis. Lequel de ces trois frères a réalisé son rêve, et grâce à qui ? Le troisième et grâce à son père !

    Cette belle histoire fait penser à un autre rêve… Les hommes faisaient depuis longtemps un rêve au-dessus de leurs moyens : le rêve d'un monde sans mort, sans guerre et sans souffrance où chacun vivrait pour toujours de réconciliation avec lui-même, d'amour pour les autres et d'harmonie avec l'univers tout entier. Dieu leur fit cadeau de son fils, capable de leur donner tout cela… Ne riez pas : ce n'est plus une histoire !

    Certains disent que ce Fils de Dieu ne mène nulle part et que son Évangile est une illusion. D'autres croient volontiers en Lui, mais ils n'ont pas le courage de faire de qu'Il exige. D'autres enfin croient en Lui, s'embarquent et veulent bouger. Avec Lui, ils savent que cela commence à bouger.

    À Noël, le Fils de Dieu invite à bouger !


    A. Klinkenberghttp://anothergaylight.over-blog.com

  • DESIR, PATIENCE



    Dimanche dernier à la messe, le prêtre a insisté sur deux mots dans son homélie, par rapport à l'Avent: "Désir, patience"...

    Dans la série de désirs qui m’habitent, certains vont en sens contraire. Je voudrais ceci, mais pas vraiment, ou bien j’en ai peur. Et puis, j’ai bien sûr des besoins précis! Sont-ils mimétiques, concurrentiels, ou spontanés, me permettant d'atteindre une forme de réconciliation, d'unité avec moi-même, et par conséquent avec le monde?

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    Si je visite mes désirs, une question se pose: Parmi eux, quel est le désir qui me fait véritablement vivre?

    Quel est celui qui m'aide à ne pas être passive, "copie" inéluctable des autres, mais consciente et volontaire de faire "un" avec ce que je trouve de meilleur en eux, tout en acceptant volontiers les différences qui font que chacun est unique? D'ailleurs, si rien de ce qui me distingue d'autrui n'existe plus, qui suis-je en réalité ?
    Il me faut descendre, partir en voyage intérieur à l’écoute du désir qui habite mon cœur, en profondeur, en secret. C'est là que je fais l’expérience d'une attente qui m’habite.

    "Dieu en faisant attendre, étend le désir.
    En faisant désirer, Il étend l' âme .
    En étendant l'âme, Il la rend capable de recevoir."
    Saint Augustin

    Au milieu de tous mes désirs, je prends conscience que c’est Dieu que j’attends, et lui qui m'attend patiemment depuis toujours, lui vers qui un désir plus fort que tous me porte.

    "(...) Pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur n'est pas en retard pour tenir sa promesse, comme le pensent certaines personnes ; c'est pour vous qu'il patiente : car il n'accepte pas d'en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de se convertir.(...) (2 Pi, 3, 8-14)

    À mon tour, j'accepte la durée, parce que je reconnais la nécessité d'une élaboration, d'une maturation qui passe par mon humanité.

    La patience me permet d'attendre paisiblement l'accomplissement des choses que j'espère et aussi de supporter les situations difficiles, la souffrance, l'épreuve, les positions instables, les personnes irritantes. Elle n'est pas la résignation, puisqu'elle tend vers le seul résultat qui soit fiable à mes yeux, et me permet de persévérer en acceptant ce qui est dans le présent, de continuer à prier, et à avancer.

    "Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut" (2 Pi 3,15)

    Le Seigneur m’attend. Un jour viendra! Je suis convaincue que ce n'est pas une illusion..

     

  • SUFFISANTE PROVIDENCE

     

    Voici donc, comme je le disais hier, la première année de ma pré-retraite qui se clôture...

    La meilleure façon de prédire l'avenir, c'est de le créer. (Peter Drucker)

    Les choses se déroulent telles que je le pensais, dans un laisser agir de la vie. Lorsque je prévois un programme, c'est pour me fixer un but et des échéances, mais en souplesse, en acceptant déjà de me conformer à un possible empêchement. S'il survient, c'est qu'il doit en être ainsi. Et je m'adapte. À la grâce de Dieu...

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    "(...) Ne dites donc pas avec anxiété: Que mangerons-nous? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Ce sont les païens qui se préoccupent de toutes ces choses. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Mais cherchez premièrement la justice et le royaume de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît. Ne vous souciez pas de demain; demain se souciera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine". (Mth 6.25-34 )

    Dès que je reconnais ma totale dépendance en Dieu Amour, je perçois qu'Il est en moi, opérant, gouvernant, faisant tout. Plus j'ai confiance en Lui, plus Il a soin de moi. Au vu des nombreux signes à travers lesquels Il se manifeste, ma Foi en ce Dieu qui me sauve, qui nous sauve, devient plus convaincue. Ce qui explique que mon seul grand désir est de voir vivre Jésus en moi, selon son bon plaisir, en tout et partout...

    Sans être dans l'illusion, je colle aux réalités de la terre, aimant ce monde où Jésus, vrai Dieu et vrai homme, est venu nous rejoindre par Amour, et où Il continue de s'incarner...