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  • MORT, OÙ EST TA VICTOIRE ?

     

    Pâques, une espérance pour tous (extrait de texte).

    Par Enzo Bianchi.

     

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    (...) Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, tu n'es plus

    le dernier mot pour les hommes, mais tu es devenue un passage, l'heure de

    l'exode de la vie terrestre à la vie éternelle, de ce monde au

    règne de Dieu... Voilà ce qui devrait être le chant du

    chrétien en ce jour de Pâques, la fête des fêtes.

    Parce que Christ est ressuscité, prémices de nous tous. Parce que

    la vie règne définitivement et qu'en toute créature a

    commencé un processus secret mais réel de rédemption, de

    transfiguration.

    La mort est une dominante qui pèse sur tous les hommes, une

    véritable puissance efficace : non seulement parce qu'elle inspire la

    peur et l'angoisse, contredisant la vie des hommes, mais aussi parce que,

    à cause d'elle, les hommes deviennent mauvais, et pèchent. Le

    péché est toujours égoïsme, qui contredit la

    communion avec les hommes et avec Dieu. Et c'est précisément la

    présence de la mort qui déchaîne ce besoin de « se

    » sauver, voire de vivre sans les autres ou contre les autres. La mort

    n'est pas seulement « le salaire du péché » (Rm 6,

    23) ; elle est aussi instigation au péché... Si les hommes sont

    poussés à pécher, c'est à cause de l'angoisse de la

    mort, de cette peur qui rend les hommes esclaves pour leur vie tout

    entière (cf. Hé 2, 14-15). En raison de l'angoisse et de la peur,

    le désir de vie des hommes devient haine, méconnaissance de

    l'autre, concurrence, rivalité, violence. L'angoisse peut tout

    défigurer, même l'amour. La mort apparaît ainsi active et

    présente, non seulement au moment où la vie physique du corps

    humain s'éteint, mais aussi auparavant : elle est une puissance qui

    réalise des incursions dans la sphère de l'existence et porte

    atteinte à la plénitude des relations et de la vie. Telle est la

    mort contre laquelle Jésus a lutté jusqu'à remporter la

    victoire (...).

     

    « On ne meurt pas chacun pour soi, 

    mais les uns pour les autres, 

    ou même les uns à la place des autres,

    qui sait ? »

     Georges Bernanos,

    Dialogue des carmélites

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  • AMOUREUX OU AIMANTS?

    Comme chaque année, ce 14 février, dit "la St Valentin", est le jour des amoureux, terme auquel je préfère "aimants"...

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    Il y a une différence fondamentale entre "aimer" et "être amoureux". Si j'en parle aujourd'hui, ce n'est pas pour être rabat-joie, mais parce que j'assiste à trop d'échecs dans les couples! Être amoureux, c'est ressentir, c'est une émotion, subir un état qui ne dure pas. C'est inéluctable! Beaucoup de personnes font fausse route en l'ignorant, et nombreuses sont les unions qui éclatent pour cette confusion. On observe souvent que le sentiment de n'être plus amoureux, puisqu'on ne ressent plus le "grand frisson", s'accompagne d'envie de séparation, voire de rupture. Au risque, mais on s'en rend malheureusement compte trop tard, d'entrer dans un cercle infernal d'éternelle recherche des premiers émois avec un "autre produit", ailleurs, où avec le temps la relation s'étiolera à nouveau, et il faudra recommencer. Lorsque le lien avec autrui doit être jouissance, on entre dans une sorte d'addiction. Dommage pour les impatients, parce que ça les prive de la plus belle part! Pour qui sait attendre vient alors la place d'Aimer, qui révèle combien il est passionnant de s'émanciper ensemble. Même si ce n'est pas de tout repos...

    "Le couple, c'est la grande chance du travail" (Christiane Singer)

    Aimer, c'est vouloir, c'est décider. IL est ridicule de chercher l'impossible, croyant vivre la symbiose avec l'autre. Un amour appelé à durer n'est pas du domaine du sensible. Il intègre bien sûr encore le coeur, mais aussi la raison. C'est réfléchi, volontaire et progressif. L'Amour vrai a besoin de temps. Il doit mûrir. C'est un travail de jardinier responsable, qui ne redoute pas les peines et les difficultés qu'il va rencontrer parce qu'il ne pense qu'à la belle récolte qui suivra... Parmi les quelques personnes que l'on pourrait aimer, on s'engage avec une (eh oui, choisir, c'est obligatoirement renoncer) avec qui on entre dans la gratuité de la rencontre. On ne choisit plus son partenaire pour remplir son propre besoin d'aimer, mais pour ce qu'il est et que l'on veut son bonheur.

    "Tel que tu es, je t'aime. Sans illusion, sans projections". Ce n'est pas un sentiment, mais un acte posé consciemment. Il n'est ni rêvé, ni idéalisé, et il tire vers le haut (l'inverse de "tomber" amoureux). Il paraît que la lune de miel aveugle disparaît après 3 ans. En ouvrant alors les yeux, on s'aperçoit que les besoins des deux ne coïncident pas vraiment. Si on renonce à l'illusion du "grand amour" passionné, la relation vraie avec l'autre peut commencer dans la richesse des différences assumées et acceptées, parce que comprises comme des occasions de se laisser surprendre par le partenaire, qui reste intéressant et attirant. 

    Dimanche dernier, un ami chez qui nous étions nous a rapporté la réponse d'un papa à ses enfants qui l'interrogeaient au sujet de son couple: "C'est seulement quand j'ai cessé d'être amoureux que j'ai pu commencer à aimer". 

    "Apprends à me connaître, découvre qui je suis, comme moi je vais apprendre à te connaître", dit la Rose au Petit Prince.

    Bonne fête à tous les "Aimants"!Sourire

     

  • LE NOËL DU RICHE HONTEUX

    Joyeux Noël! Jésus est venu pour tous...

    Je vous laisse en compagnie d'un beau conte de circonstance...

     

    LE NOËL DU RICHE HONTEUX

    (D'après Marie Noël)

    Écouter ->ICI

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    Et ses frères le prirent en haine(Genèse, 37-4).

     La veille de Noël, cette année-là, la vieille Mère Rachel se prépara comme tous les ans à conduire ses fils à la Crèche. Elle appela Simon qui travaillait la terre, Lazare l’ouvrier forgeron et André qui allait encore à l’école. C’étaient ses trois plus jeunes fils, ceux qu’elle préférait parce qu’elle les avait eus dans son vieil âge.

    Elle avait encore un autre fils, Joseph, qui lui était né d’un premier lit et qui était âgé lui-même, il marchait mal et ne voyait plus bien clair. C'était un homme qui avait beaucoup travaillé, beaucoup épargné, et il était riche. Il avait reconstruit et entretenu de ses deniers la maison de famille et aidé Mère Rachel à élever ses frères. Aussi ses frères ne l’aimaient pas car ils trouvaient injuste qu’il eût de quoi leur faire du bien en abondance et eux pas de quoi se passer de lui. Ils le tenaient à l’écart et, quand ils le croisaient en chemin, aussitôt l’un raillait et disait à l’autre : « Voici notre Bourgeois qui vient... » Et lui vivait modestement, silencieusement, dans son logis, sans oser faire grande dépense,  comme  un  homme  un  peu  honteux  qui  ne  sait  comment se  faire pardonner l’inimitié de ses proches.

    Mais en cette veille de Noël, Mère Rachel frappa à sa porte:

    - Joseph, dit-elle, je pars tout à l’heure adorer Jésus avec mes fils. Mais la route est longue jusqu’à Bethléem et je n’ai pas assez de vivres. Toi, tu as des provisions. Fais en sorte qu’elles nous servent.

    - Va, Mère Rachel, répondit Joseph. Tout ce qui est à moi est à toi. Voici mes clefs, celle du grenier, celle du cellier, celle de la cave. Prends tout ce qu’il te faut et même plus. Mes frères ne doivent manquer de rien en ce voyage de grande fête. 

    Mère Rachel prit les provisions et s’en fut. Mais aussitôt elle revint :

    - Le manteau de ton frère Simon est tout troué et il aura froid en route. Toi, tu en as plusieurs. Donne-moi un vêtement pour lui.

    - Va, Mère Rachel, répondit Joseph, prends mon manteau du dimanche. Ce sera une grande joie pour mon manteau d'aller à Bethléem sur les épaules de mon frère. 

    Mère Rachel prit le manteau et, peu après, revint encore :

    - Les souliers de ton frère Lazare ont de mauvaises semelles. Ils ne pourront pas faire tout le chemin. Toi, tu en as de rechange et tu ferais aussi bien de m’en donner une paire pour lui. II est jeune, plus fort que toi et s’en emparerait sans peine pour peu qu’il en ait l’idée.

    - Va, Mère Rachel, dit Joseph, prends mes souliers du dimanche. Ce sera une grande joie pour mes souliers d’aller à Bethléem avec les pieds de mon frère.  

    Mère Rachel s’en fut avec les souliers, et le bruit du départ s’éleva dans la cour. Alors Joseph parut timidement sur le seuil.

    - Mère Rachel, dit-il, ne m’emmèneras-tu pas avec vous pour adorer Jésus ? 

    Mais aussitôt les frères s’indignèrent :

    - Jésus n’a pas besoin de riche... Jésus n’est pas venu pour les riches... Jésus a maudit les riches... 

    - D’ailleurs, dit Mère Rachel, tu es trop vieux pour nous suivre. Tu marches mal, tu n’avances pas. Tu nous retarderais. 

    Alors Joseph retira de son doigt son anneau d’or :

    - Tiens, frère André, dit-il, toi qui es jeune, prends mon anneau. Tu le remettras en cadeau de fête à notre Petit Seigneur.

    - Non, répondit André. Pauvre je suis et ne porterai à Jésus que des cadeaux de pauvre, les seuls qu’il aime. Ton or ne vaut rien devant Lui.

    - C’est vrai, dit humblement Joseph. Garde l’anneau pour toi. Et à Jésus porte mon cœur pour qu’il me fasse miséricorde.

    - Son cœur !... Il a un cœur !... Bourgeois a un cœur !... un cœur de riche !... le cœur de Bourgeois !... Fameux! »

    Les frères riaient. Et l’homme riche baissa la tête parce qu’il était rejeté de la grâce de Noël.

    - Allons ! » dit Mère Rachel.

    Et elle partit avec ses fils, tous ses fils sauf celui-là. Quand ils arrivèrent à Bethléem, ce fut une grande fête dans l'étable. Mère Marie et Mère Rachel étaient si contentes de se revoir ! C’est qu’elles se connaissaient de longue date. Et tous les ans Mère Rachel refaisait le même chemin pour admirer de même avec de grandes louanges le Fils de Mère Marie, et Mère Marie s’informait avec amitié de tous les fils de Mère Rachel.

    - Les voici, dit la vieille Mère. Celui qui a la faucille, c’est Simon ; celui qui a le marteau, c’est Lazare ; celui qui n’a qu’un livre, c’est André. N’est-ce pas qu’ils sont jeunes et forts, pleins de beau courage ? Ah ! certes, nous ferons quelque chose de bon avec ces trois garçons-Ià  !

    - Il manque quelqu’un, dit Mère Marie.

    - Personne, dit André.

    - Bourgeois, dit Lazare.

    - C’est Joseph, expliqua Simon.

    - Je ne sais pas qui est Bourgeois dit Mère Marie, mais je connais Joseph. D’ici haut où je demeure je ne connais les hommes que par leur nom d’homme. Mais pourquoi Joseph n’est-il pas venu ? N’est-il pas une âme de bonne volonté ?

    - C’est un riche, dit Simon.

    - Un patron, dit Lazare.

    - Ton Fils a dit :  "Malheur aux riches !" lança André.

    - Il commence à avoir les jambes raides, dit Mère Rachel, il n’aurait pas pu marcher à notre pas. Et je ne voulais pas arriver en retard. 

    Mère Marie se détourna pour aller prendre son Enfant dans la Crèche.

    - Ah ! petite bouche, murmura-t-elle, jusqu’à présent tu n’as guère parlé qu’à des sourds et tu parleras, j’en ai peur, à bien des sourds encore. 

    Puis elle l’assit sur ses genoux pour qu’il reçût selon l’usage les adorations et les offrandes.

    - Venez, adorez-Le, dit Mère Rachel.

    Et les trois fils se prosternèrent.

    - Je t’adore, Jésus, dit Simon, Salut, ô Dieu des pauvres ! je suis le pauvre que tu aimes et je t’offre avec ma faucille ma peine des quatre saisons. 

    L’Enfant regardait, mais ne sourit pas.

    - Il n’a pas envie de ta faucille, dit Mère Marie, donne-Lui plutôt ton manteau.

    - Je t’adore, Jésus, dit Lazare. Salut, Christ ouvrier! Je suis ouvrier comme toi et je t’offre avec mon marteau ma fatigue de toute la semaine. 

    L’Enfant écoutait sans sourire.

    -  Il ne veut pas de ton manteau, dit Mère Marie, donne-Lui plutôt tes souliers.-

    - Je t’adore, Jésus, dit André. Salut, Roi des temps nouveaux ! Je suis celui qui détruira en ton nom la cité injuste pour établir dans le monde ton royaume qui n’y est pas et je t’offre avec mon livre ma colère fervente de toutes les nuits. 

    Mais l’Enfant détourna la tête,

    - Il a peur de ton livre, dit Mère Marie, donne-Lui plutôt ton anneau. 

    Les trois fils se relevèrent.

    Aux pieds de l’Enfant, dans l’étable, le manteau, les souliers, l’anneau luisaient d’une grande lueur et le Petit Seigneur riait, tendant les mains à leur lumière, comme un enfant qu’amuse la belle flamme du feu.

    Et Mère Marie dit doucement : 

    - Je te remercie, Mère Rachel, et je remercie tes fils d’avoir apporté au mien des présents de tel amour. Car en vérité il y a plus d’amour dans un seul de ces vêtements du dimanche que dans la sueur de toute une vie quand le fiel du cœur y est mêlé.

    Adieu, Simon, Lazare, André. Souvenez-vous. Que sert au pauvre d’être pauvre s'il vient à perdre l’amour? À l’an prochain, Mère Rachel. Retournez à la maison.

    Allez dire à Joseph:« Celui qui a été béni à la Crèche, c’est celui qui n’est pas venu ».

     

     

     

     

  • TU DORS, TU VIENS, TU VAS...

    Le 02 Novembre est le jour choisi par l'Église pour fêter les Morts...

    Pas besoin d'emprunter une tête d'enterrement, il s'agit d'une fête joyeuse qui rappelle que le peuple des Baptisés c'est "sur la terre et au ciel". En célébrant les Morts, l'Église encourage à maintenir l'unité, la communion, entre les vivants et les morts. C'est une démarche d'espérance placée dans la certitude qu'il y a une Vie après la vie, ce qui donne du sens à notre passage sur terre. Le Ciel éternise tout ce que nous vivons, et comment nous le vivons, ici-bas et ...

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  • MARIE MÈRE MYSTÈRE

    Bonne fête de l'Assomption, et plus spécialement encore à ceux dont le patronyme s'apparente à Marie...

    Mais que signifie cette fête? L'Assomption de Marie commémore l'ascension corporelle de la Vierge au Ciel, élevée corps et âme dans la gloire de Dieu. Le terme "Dormition" insiste sur la douceur de la mort vécue par Marie, sans souffrir, parce que dans un état de paix spirituelle.

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    Marie, que l'on croit bien connaître parce qu'elle représente la maternité, reste pourtant un mystère jusqu'à sa mort. Mystère de la maternité divine et en même temps, maternité de chacun de nous en nous associant étroitement à Jésus, fils de Dieu fait chair qui fait de nous, fils d'hommes, ses frères par adoption filiale reçue à travers Marie.

    Quand se produisit l'Assomption? Mystère! Concernant l'âge que pouvait bien avoir Marie à son Assomption, les avis sont très partagés, et les théologiens ont difficile à avancer une date précise, les circonstances de la mort de la Vierge Marie n'étant pas décrites dans la Bible.

    Ce qui est formel, c'est que le "Oui" de Marie fait d'elle la collaboratrice du dessein de Dieu sur notre humanité. Elle est la créature qui, par sa chair, a été la plus proche du coeur de Dieu-Trinité, et par qui l'histoire du salut du monde a été possible. Comme pour nous tous, le jour de la mort de la Vierge a été le moment du bilan de sa vie. Pour elle, c'est le couronnement d'une destinée unique. 

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    Marie est la parfaite Icône d'un monde à venir. Elle nous indique comment réaliser notre vocation de créatures "à la ressemblance de Dieu"...

  • PORTES OUVERTES

    La Pentecôte (après-demain) est une sorte d'opération "portes ouvertes"...

    L'Esprit-Saint nous est envoyé pour nous donner la force de quitter nos sécurités et de vivre dans le monde en vrais témoins de l'Évangile. Il nous pénètre pour nous faire sortir de nous-mêmes. Il vient nous libérer de ce qui est enfermement, de nos peurs, en ouvrant la porte vers la lumière et la joie de croire. Il fait naître la confiance et l’espérance, afin que nous soyons porteurs d'Amour quoi qu’il en coûte, des témoins engagés pour construire une société plus juste et plus fraternelle.  

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    Être Église, être Peuple de Dieu, selon le grand dessein d’amour du Père, cela signifie être le ferment de Dieu dans notre humanité, cela signifie annoncer et apporter le salut de Dieu dans notre monde, qui est souvent égaré, qui a besoin d’avoir des réponses qui encouragent, qui donnent de l’espérance, qui donnent une nouvelle vigueur sur le chemin. Que l’Église soit un lieu de miséricorde et d’espérance de Dieu, où chacun puisse se sentir écouté, aimé, pardonné, encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. Et pour faire sentir l’autre écouté, aimé, pardonné, encouragé, l’Église doit garder les portes ouvertes, afin que tous puissent entrer. Et nous devons sortir de ces portes et annoncer l’Évangile. (Pape François) 

  • LE BUT DE LA VIE EST "EN HAUT"

     L'Ascension c'est quoi ? 

    - Un long week-end, un pont, un jour férié. C'est vrai, pour certains seulement. Mais encore?

    - C'est une escalade vers un sommet. Lequel?

    - Une ascension nécessite des efforts, et devrait procurer un grand bonheur à ceux qui atteignent leur but. Pourtant, que de "parvenus" sont encore déçus par la vie! Parce qu'ils se sont trompés de direction...

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    L'Ascension est une fête religieuse, toujours un jeudi, les chrétiens fêtent le retour de Jésus "aux cieux" auprès de son Père. Avant de quitter ce monde, pendant  les 40 jours qui ont succédé à Pâques, le Christ ressuscité est apparu à ses amis. Il n'est plus physiquement au milieu de nous, mais on peut continuer à vivre avec lui parce qu'il est avec nous, toujours et partout, dans une relation comme celle qu'il entretenait avec son Père ici-bas. 

    Extraits d’un Sermon de Saint Augustin, Évêque d’Hippone, pour l’Ascension (source->ICI)

    En transportant la nature humaine dans les cieux, il a montré que le ciel peut s’ouvrir aux croyants. Aujourd'hui notre Seigneur Jésus Christ monte au ciel ; que notre cœur y monte avec lui.

    Écoutons ce que nous dit l'Apôtre : "Vous êtes ressuscités, avec le ChristRecherchez donc les réalités d'en haut : c'est là qu'est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre". De même que lui est monté, mais sans s'éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu'il nous a promis ne s'est pas encore réalisé dans notre corps.
     
    Ascension du Seigneur dans une 
    mandorle d'Anges.
    Il a déjà été élevé au-dessus des cieux ; cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres. Il a rendu témoignage à cette vérité lorsqu'il a crié du haut du ciel : "Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?" Et il avait dit aussi : "J'avais faim, et vous avez donné à manger".

    Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi, sur la terre, de telle sorte que par la foi, l'espérance, la charité, grâce auxquelles nous nous relions à lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel ? Lui, alors qu'il est là-bas, est aussi avec nous ; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour ; et nous, si nous ne pouvons pas le faire comme lui par la divinité, nous le pouvons cependant par l'amour, mais en lui.
     
    Lui ne s'est pas éloigné du ciel lorsqu'il en est descendu pour venir vers nous ; et il ne s'est pas éloigné de nous lorsqu'il est monté pour revenir au ciel. Il était là-haut, tout en étant ici-bas ; lui-même en témoigne : "Nul n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme, qui est au ciel". ~
     
    Il a parlé ainsi en raison de l'unité qui existe entre lui et nous : il est notre tête, et nous sommes son corps. Cela ne s'applique à personne sinon à lui, parce que nous sommes lui, en tant qu'il est Fils de l'homme à cause de nous, et que nous sommes fils de Dieu à cause de lui.
     
    C'est bien pourquoi saint Paul affirme : "Notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, bien qu'étant plusieurs, ne forment qu'un seul corps. De même en est-il pour le Christ". Il ne dit pas : le Christ est ainsi en lui-même, mais il dit : "De même en est-il pour le Christ" à l'égard de son corps. Le Christ, c'est donc beaucoup de membres en un seul corps.
     
    Il est descendu du ciel par miséricorde, et lui seul y est monté, mais par la grâce nous aussi sommes montés en sa personne. De ce fait, le Christ seul est descendu, et le Christ seul est monté ; non que la dignité de la tête se répande indifféremment dans le corps, mais l'unité du corps ne lui permet pas de se séparer de la tête.
     

     

  • LUMIÈRE

    On dit souvent que certaines personnes rayonnent. Elles brillent de sérénité, d’une force intérieure et spirituelle, d’une merveilleuse joie de vivre... 

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    Les chrétiens vivent aujourd'hui dans l'allégresse de la lumière de Pâques. ALLÉLUIA! L'étoile reçoit sa lumière de l'astre solaire pour la refléter, et le soleil du chrétien, c’est le Christ ressuscité, le Vivant, qui roule toutes les pierres qui nous empêchent de vivre. Il nous invite à regarder plus loin que nos deuils, nos peurs. En vidant nos tombeaux, il ouvre nos coeurs! Son unique désir est de dynamiser nos vies par la force de son amour, de nous extirper de nos morts pour nous faire entrer dans une vie nouvelle, avec lui et avec les autres.

    La vie du Christ nous est donnée, débordante, dans le partage du pain et de la Parole, prête à rejaillir dans le monde, dans la rencontre authentique avec l'autre, à travers un sourire, un pardon, une bénédiction, donnés en son nom. 

     "Dans un monde qui souvent le méconnaît et, de fait, le refuse, vous êtes invités à vous approcher du Christ et à adhérer à lui toujours plus profondément. C’est un appel continuel à suivre le Christ et à lui être conformé. Ceci est d’une importance vitale dans notre monde si désorienté, « parce que, lorsque sa flamme [de la lumière de la foi, ndlr] s’éteint, toutes les autres lumières finissent par perdre leur vigueur » (Lumen fidei, 4)".(Extrait du message adressé le 22 août dernier par le Pape François au prieur général de l’Ordre des Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, à l’occasion de leur Chapitre général.)

    "Vous êtes la lumière du monde". Jésus exprime clairement que les hommes ne voient notre lumière qu'à travers notre conduite, nos actions, et nos paroles...

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  • RAMEAUX

    Le billet de ce jour des Rameaux est une méditation sous forme de poème, sur l’Évangile de l’entrée de Jésus à Jérusalem.

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    Les Rameaux de la Méduse

    Charles Cartigny 

     Écouter: -> ICI

    Jérusalem s’éveillait

    Pour fêter ce dimanche

    Les habitants se ruaient

    Dans les rues de chaux blanche.

    Jérusalem s’éveillait.

     

    Jérusalem s’amusait.

    On entendait des rires.

    Partout, les gens se joignaient

    A la mer de sourires

    Que Jérusalem s’offrait.

     

    Jérusalem chantait.

    La puissance de Dieu.

    S’enchantant des chants passés,

    Psaumes de leurs aïeux.

    Jérusalem dansait.

     

    Comme sa mère en l’attendant,

    Il choisit de monter un âne

    Et Jérusalem en chantant

    Vint l’accueillir comme la manne

    Qu’auraient leurs parents.

     

    On fit des rameaux de fortune

    Pour ce Jésus de Nazareth

    Et les gens montaient sur les dunes

    Pour voir arriver le prophète.

    Qu’avaient attendu leurs parents.

     

    Pleurant, chantant, tous s’approchaient.

    Pour toucher le manteau de toile

    De ce Jésus qu’on espérait

    Depuis l’Abraham aux étoiles

    Que nos pères ont toujours été.

     

    Voyant la foule autant l’aimer,

    Un étranger l’eut cru un roi

    Mais tous ces rameaux médusés

    Que couchaient les hommes en émoi

    N’étaient pas de nos royautés.

     

    Le saint Agneau gravit la ville

    Et tous en chœur, on l’acclamait.

    Mais lorsque le fruit de la vigne

    Et du labeur du boulanger

    Remontera sur la colline,

     

    Les rameaux seront oubliés.

    ***************************************

    La foule qui acclame Jésus va bientôt l'accabler. Les palmes deviendront armes!

    Jésus, abandonné par les hommes, fera preuve d'une force de caractère incroyable quand, monté à Jérusalem, il subira sa passion pour sauver toute l'humanité.

    Sans traverser les souffrances du Christ, tout chrétien sait combien il est éprouvant de ramer à contre-courant de la pensée du monde, d'essuyer l'indolence des croyants tièdes ou les sarcasmes et les rebuffades des farouches anti-Dieu. Raison de plus pour se laisser instruire par notre Sauveur, afin de rester fidèle à l'engagement du Baptême en résistant à la pression des non-croyants, sans les mépriser et en les aimant à la manière de Jésus..

     

     

  • UN "OUI" D'ESPÉRANCE

    Ce jour de fête de l'Annonciation nous invite à emboîter le pas au "oui " de Marie ...

     Chant : Marie, Tendresse dans Nos Vies 

    Cliquer sur l'image pour entre dans la vidéo:BarocciNativite.jpg

     

    Merci à toi, Marie, pour ce  "Oui " d'espérance !