désirs

  • UN ART DE VIVRE...

     

    « Tous les hommes font la même erreur, de s’imaginer que le bonheur veut dire que tous les voeux se réalisent » (Léon Tolstoï)

     

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     Nourrir un trop grand espoir de voir les voeux se réaliser peut entraîner manque et frustration de ce que nous ne possédons pas et de ce que nous ne sommes pas. Pourtant, le bonheur n’est pas qu’une illusion. C’est un idéal qui sert d'émulation, un objectif qui nous invite à prendre en main notre propre existence.

    Le bonheur s'obtient lorsque l'on parvient à discipliner sa pensée et qu'on ne le cherche plus là où il n'est pas. Il est dans des plaisirs ponctuels que l'on peut vivre. 

    Le bonheur est un véritable art de vivre, une manière d'aborder l'a vie sans se laisser affecter outre mesure par les désagréments. C'est un équilibre à trouver, qui dépend de nous...

  • DÉSIRS, SOUPIRS, SOURIRES

     « Mieux vaut souffrir d’avoir aimé que de souffrir de n’avoir jamais aimé » dit un proverbe anglais... 

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    La fête de la St-Valentin inspire les romantiques. Pendant quelques moments seulement, on se plaît à rêver. Souvent à l'impossible! Parce que dans la réalité, en amour, tout n'est pas toujours tout rose, et les sentiments oscillent régulièrement entre illusions- désillusions, espérance- découragement. Dans la majorité des cas, le temps des désirs oblige à franchir le "pont des soupirs" pour retrouver le temps des sourires...

    "On commence vraiment à aimer quand on cesse d'être amoureux"Eric Emmanuel Schmitt

    Il y a quelques jours, j'ai visionné un film superbe. Il m'a fait penser aux vieux couples comme le nôtre (qui ont passé les obstacles de leurs différences, de leurs impatiences, de leurs exigences), et à notre plus jeune fils qui dirige un choeur quasi composé de "cheveux blancs". Je vous recommande vivement de le regarder (cliquer sur l'affiche ci-dessous). Préparez vos mouchoirs! 

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    Moins on cherche à s'aimer dans l'autre, plus on l'aime pour lui-même. C'est ça le bonheur.

    Aimer, c’est être vulnérable. Qui que vous aimiez, votre coeur sera certainement déchiré et probablement brisé. Si vous voulez être sûr de conserver votre coeur intact, ne le donnez à personne, pas même à un animal. Emballez-le soigneusement dans des hobbies et des petits luxes. Évitez-lui toute attache. Enfermez-le en sécurité dans le cercueil de votre égoïsme; on y est tellement en sécurité! Pas de lumière, pas de mouvements, pas d’air. Là, au moins, votre coeur ne court pas le risque d’être brisé! Il deviendra même incassable, irrécupérable. Le choix est entre la tragédie – ou au moins le risque de tragédie – et la damnation. Le seul endroit, en dehors du ciel, où l’on est à l’abri des dangers et des perturbations que suscite l’amour, c’est l’enfer. Aussi nous approcherons-nous de Dieu, non pas en essayant d’éviter les souffrances inhérentes à toute forme d’amour, mais en acceptant ses tourments, en les offrant en retour à Dieu, après avoir jeté bas toute armure protectrice. Puisque nos coeurs doivent être brisés et puisque c’est Dieu qui choisit comment ils le seront, que sa volonté se réalise en nous!

    C. S. Lewis, The Four Loves (Londres: Collins, 1977).

  • JE SANS NOUS

    La pensée de beaucoup de nos contemporains devient: "J'en ai envie, j'y ai droit, je veux l'obtenir", négligeant ainsi  la notion du "nous"...

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    L’homme qui, pour être heureux, veut s’assurer qu’il aura perpétuellement les moyens d’obtenir la satisfaction de ses désirs, plonge au contraire dans l'anxiété. Passant de l'individualisme au matérialiste, il "doit" posséder, de suite bien sûr!, tous les biens possibles, qu’ils soient nécessaires ou non, afin de combler son égocentrisme. Il se soucie pour lui-même de son voisin, afin de savoir s’il possède autant de biens que ce dernier. Ce faisant, il construit son malheur! Cette description est certes une caricature, mais, mais... 

     

     

  • ARGENT DE POCHE

     Idéalement, donner de l'argent de poche à un enfant devrait être une façon de lui apprendre progressivement à avoir une juste relation avec l'argent...

    Cela permet aussi de lui transmettre des notions comme l'épargne, la gestion d'un budget, le don, le gaspillage, le choix. Si, au-delà de la dimension économique, on apprend à l'enfant à faire usage de ce qu'il possède en se souciant des autres, l'argent de poche est un bon moyen d'"autonomie responsable".

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    À partir du moment où mes fils ont su compter suffisamment (autour de 5 ans) nous avons commencé à leur octroyer de l'argent de poche. Ils disposaient d'abord d'un minuscule versement mensuel, qui a été majoré à chaque date anniversaire d'une somme convenue à l’avance. Cet argent était destiné à des achats adaptés à leur âge. Devenus adolescents, leur pécule devait leur servir à acheter eux-mêmes leurs vêtements, financer leurs sorties, acheter les cadeaux qu'ils offraient, et à des divers que nous ne prenions pas en charge, ainsi qu'il avait été convenu entre nous.

    Le montant fixé leur permettait de pallier à leurs besoins, mais sans extravagances. Nous partions de l'idée que: - De trop fortes sommes risquent d'habituer le jeune à trop d'exigence et à sous-estimer la valeur de l'argent (puis le sens de l'effort lorsqu'il sera en âge de travailler). - Trop peu risque aussi de ne pas lui permettre un réel apprentissage de la valeur de l'argent et de la gestion d'un budget, tant ses dépenses seront nécessairement réduites.

    Nous avons opté pour un ordre permanent mensuel, qui nous semblait avoir plus de vertus éducatives. Nos fils ont dû commencer par faire l'apprentissage de l'attente, ayant tout dépensé avant la fin du mois, puis ils ont commencé à gérer de manière à mieux répartir leurs dépenses. Car, ils le savaient, il n'était pas question de donner un euro (franc à l'époque) de plus. De même, au vu des dégâts que provoque la tendance de nombreux parents à combler immédiatement les désirs de leurs enfants, voire à les précéder, nous n'accordions pas de crédit: on ne dépense pas ce que l'on n'a pas! Il leur appartenait de gérer leur argent et d’économiser, si par chance il lui restait quelques pièces, ou, ô miracle, un ou des billets. Nous ne contrôlions cependant pas leurs comptes, préférant jouer la carte "confiance", et du respect, les extraits bancaires (dès 12 ans, ils ont eu un compte à vue personnel) étant leur propriété privée. Ils ont maintes fois fait de mauvais choix (selon nos critères), qu'ils ont dû assumer, puis en ont tiré des conclusions et adapté leurs dépenses en conséquence. Librement, j'insiste, ce qui veut dire que nous devions parfois ronger notre frein! Le montant de leur "pécule" n'a jamais été soumis au chantage: pas majoré en guise de récompense, ni raboté par mesure disciplinaire. Le choix de donner de l'argent de poche n'a bien sûr pas empêché que nous inculquions à nos enfants que "l'argent ne tombe pas du ciel". Leur papa et moi en étions d'ailleurs une belle preuve vivante!

    Chez nous, la notion de gratuité est sacrée lorsque l'on rend des services en famille ou à des proches, le "salaire" consistant au plaisir que l'on éprouve à faire plaisir. Pour des achats qui dépassaient les "revenus" de La. et Gi, le temps de cadeaux (anniversaires, Noël) réalisait certains de leurs souhaits. Ils ont aussi usé d'ingéniosité pour trouver des solutions peu ruineuses en réponse à leurs "besoins", puis ont cherché des jobs d'étudiants une fois qu'ils ont atteint l'âge requis. Ça leur a donné un aperçu des réalités du monde du travail, et motivés s'il le fallait, à persévérer dans les études.

    Tout en ne voulant pas être gestionnaires du "capital" de nos fils, il est bien entendu que nous intervenions pour les aider à devenir des consommateurs responsables, en réservant des moments agréables en famille, en privilégiant des loisirs simples et gratuits (promenade dans la nature, discussion autour de la table, jeux de société, lecture commune...), en les mettant en garde des mécanismes de la publicité du marketing nous incitant à consommer plus. Nous les encouragions ainsi à canaliser leurs envies, à réfléchir avant d’acheter, à faire preuve d’un certain courage face "aux autres" qui n'ont pas les mêmes codes de fonctionnement, sans être complexés. Avant tout, notre mode de vie se devait évidemment d'être cohérent avec notre discours! Le passage par le scoutislme leur a été très profitable, à travers des activités sollicitant la débrouillardise pour fabriquer soi-même à partir de matières premières rudimentaires, sans grand confort, dans le partage et la joie de vivre, et sans avoir le sentiment de manque.

    En conclusion, il n’est pas facile, dans la société actuelle, d’éduquer les jeunes à la frustration, mais c'est un excellent service à leur rendre pour qu'ils sachent borner leurs désirs et chercher le bonheur dans des valeurs plus nobles et à portée de tous, quels que soient les moyens. Je pense que c'est d'autant plus urgent que la crise économique actuelle remet en question l’hyperconsommation. Le nouveau consommateur va devoir chercher les prix bas, le retour vers la simplicité et le plaisir accessible, une attitude qui sera d'autant plus facile pour ceux qui y ont été préparés. L'ère du meilleur rapport avec le matérialisme a peut-être sonné? C'est ce que je souhaite...

    L'argent que l'on possède est l'instrument de la liberté, celui qu'on pourchasse est celui de la servitude (J.J. Rousseau, Confessions, 1782)


  • RENTRER CHEZ SOI

    « Il ne suffit pas de me dire : Seigneur, Seigneur ! pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. (Mt, 7:21)

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    Aux regard de Dieu, une action, si belle soit-elle aux yeux des homme, n'a de valeur que si on est en communion avec Lui, en accord avec sa parole. C'est Lui le rocher grâce auquel nous tenons debout. Il ne s'agit pas de le proclamer par de beaux discours, mais d'en témoigner par une manière d'être, sans honte de laisser transparaître nos convictions profondes...

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    "Tu veux devenir missionnaire ? C'est possible.
    Commence par rentrer chez toi. Tu portes des terres immenses à évangéliser.
    Tu te dis croyant ? Es-tu crédible ? Chacun de tes actes, chacune de tes pensées, tes désirs, tes paroles sont-ils ceux du Christ ?
    Tout t'échappe! Pour te donner, il faut d'abord t'appartenir. Il faut évangéliser ton âme et tu évangéliseras le monde. Deviens ce que tu veux donner: paix, joie, amour, attention aux autres. Vis ce que tu crois et tu le transmettras. Pour porter la lumière, il faut devenir feu."

    Pierre Dumoulin, prêtre

  • SEMBLABLEMENT AUTRES

    "Nous sommes presque tous pareils.  Il est simplement plus facile de définir nos différences que nos similitudes." (Linda Ellerbee)

    Tous pareils! À la fois semblables et autres. C'est ainsi que je découvre l'humanité. Sous une carapace différente se cachent les mêmes capacités, les mêmes désirs, la même force d'aimer et de créer un monde meilleur. Si on le veut...

    Cette chanson de Cabrel (cliquer sur l'image) conclut parfaitement le spectacle "Sans ailes et sans racines" auquel j'ai assisté mercredi soir:

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    D'un point de vue strictement scientifique, les études sur le Génome Humain ont permis d'en connaître davantage sur nous en l'espace de quelques années. D'une part, nous sommes génétiquement identiques à 99%, vous, moi, ceux d'ici, d'ailleurs et de partout, et de l'autre, nous sommes tous différents, nos gènes communs étant sujets à de légères variations d'expression individuelle. Voilà de quoi remettre en question la notion de race humaine…

    Un homme ne peut être plus homme que les autres, parce que la liberté est semblablement infinie en chacun.(Descarte)

  • LE MONDE À VENIR

    Personne ne peut vivre sans espérance, à ne pas confondre avec l'optimisme...

    Pour le Chrétien, la dernière phrase du Credo,  "J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir", est l'expression d'une foi qui est réponse à l'espérance inscrite au coeur de l'homme. 

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    J' espére parce que je suppose que la réalité est ouverte sur un avenir meilleur. C'est cette espérance qui me permet d'aller au-delà de certaines apparences. Elle me donne le courage d'agrémenter la monotonie, de continuer à croire que l'inégalité, l'injustice, le mal et la souffrance, dont je suis témoin, et qui me touchent beaucoup, n'auront pas le dernier mot.

    Mon espérance du monde à venir ne se fonde pas sur une utopie ou un rêve, ni sur la projection de mes désirs, et encore moins sur une quelconque spéculation spirituelle. Elle n'est pas non plus de l'optimisme au rabais, ni une question de principe. Ma foi repose sur quelque chose de concret, car même si je ne connais pas le détail de ce qui m'attend après ma mort, le Christ me le fait entrevoir. C'est en lui restant fidèle que je trouve la force, le courage, l'espérance, et que je prie de toute mon âme : "J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. Amen".

    Jésus, qui a ressuscité son ami Lazarre, dit par ailleurs aux porteurs d'ôter les liens qui le retiennent encore prisonnier.

    En ce jour des Morts, je ne suis pas attristée en pensant à ceux que j'aimais beaucoup, et qui sont morts. Je les crois autrement vivants auprès du Père céleste, et je continue à m'entretenir avec eux. La pensée d'aller les rejoindre un jour m'aide parfois à mieux vivre certaines choses ici-bas, et à ôter les liens que je peux...


  • DEVOIR OU DÉSIR?

    Hier, je lisais un article qui répondait grosso-modo à la question: "Et si nous remplacions le devoir par le plaisir ?"...

    imagesComme pour beaucoup de gens, une sorte de "parent intérieur" a continué à fonctionner en maître sur moi, même adulte, en persistant à me charger des obligations que l'on m'avait inculquées depuis ma naissance. L'éducation aidant, j'ai fonctionné longtemps sur le mode de " Je dois faire ceci; Il faut que je fasse cela ". Cette phrase excelle dans l'art du leitmotiv au point de maintenir une pression et de parfois ôter un peu de joie de vivre. Mais elle m'influence beaucoup moins aujourd'hui!...

    Parce que j'ai remplacé le devoir par la motivation.
    Lorsque je dis "Je dois", en réalité, personne ne m'oblige, sinon moi-même. Et si cette obligation me pèse, je peux décider de la vivre autrement, peut-être pas dans l'agir, mais dans la formulation. Au lieu de ruminer une phrase qui commence par  "Je dois… ", je peux penser : "J'ai envie de ….", ou "je décide de...".

    Je passe aussi au tamis les tâches que je m'impose sans raison valable. Pourquoi devrais-je me contraindre à des actes dont je n'ai pas réellement envie ?

    L'intérêt de ce changement est de chercher ma motivation profonde, qui puisse justifier le pourquoi de ce que je m'impose quelque chose. Lorsque je trouve, je décide soit de poursuivre selon mon intention première, soit je conclus que ça n'a aucun intérêt et je stoppe là, parce que, tout compte fait, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

    En remplaçant le devoir par le plaisir, je dispose de beaucoup plus d'énergie pour accomplir les tâches que je choisis.

    Si le devoir répond à mon désir, je me sens à la fois plus libre et plus heureuse...


     

  • AIDANT OU SAUVETEUR?

     

    Je poursuis la réflexion d'hier...

    Je ne peux changer personne, sinon moi!
    Ce que je deviens peut faire effet "boule de neige" et entraîner l'autre. Ou pas! C'est selon sa liberté, et son changement ne vient pas de mon envie. Seul son propre désir peut l'amener à se transformer. Je n'impose rien, puisque ma volonté n'est pas de le façonner s
    elon mon propre intérêt.

    "On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif"
    Autrement dit, je ne peux changer l'autre malgré lui, rien ne peut venir que de lui-mêmcolombe-maine.

    Croire que je peux changer l'autre est une arme à double tranchant. C'est certes admettre que j'ai un pouvoir sur lui, mais par conséquent, que l'autre a aussi un pouvoir potentiel sur moi. Si d'occuper, il en arrive à me préoccuper l'esprit, on en vient rapidement au fameux triangle de Karpman, dit aussi triangle infernal: victime- sauveur- persécuteur...

     
    Voici un questionnaire intéressant, trouvé sur le site "Psyho-textes":

    Êtes vous un sauveteur?


     - Vous arrive-t-il de venir en aide à des personnes qui ne vous ont pas clairement  exprimé qu'elles avaient besoin de vous ?

     - Vous sentez-vous coupable ou fautif lorsque quelqu'un de votre entourage éprouve des difficultés à se prendre en charge ?

     - Vous sentez-vous quelquefois en colère parce que vous êtes convaincu que cette personne irait beaucoup mieux si elle suivait vos directives ?

     - Vous arrive-t-il de vous sentir exploité dans votre travail et d'avoir l'impression que vous n'êtes pas apprécié malgré tout ce que vous faites pour aider les autres ?

    Si vous avez répondu: OUI, à une de ces questions, il est possible que vous adoptiez à l'occasion des comportements de sauveteur à l'égard de votre entourage. Ces comportements vous placent dans une situation inconfortable et risquent de vous mener à l'épuisement. Ils peuvent vous empêcher d'aider les personnes qui ont légitimement besoin d'aide et le demandent....

    Aidant n'est pas sauveteur!
    (...) Le sauveteur doit apprendre à distinguer le rôle d'aidant du gilet de sauveteur. En premier lieu, lorsque quelqu'un près de lui vit une difficulté, l'aidant doit prendre le temps de bien écouter le message qui lui est livré en intervenant le moins possible.  Quelquefois, écouter suffit mais si ce n'est pas le cas, écouter lui permettra d'évaluer s'il peut être utile ou non.

    Les besoins, les désirs et le bien-être de l'aidant ne devraient jamais souffrir ou alors le moins possible, du secours qu'il porte à autrui. Lorsque l'inconfort surgit c'est le meilleur signal d'alarme pour qu'il se rende compte qu'il se sacrifie au lieu d'aider et que le sauveteur se prépare à faire son apparition...

     

  • DÉSIR D'AMOUR


     Rêves, besoins, sensibilités, désirs. Désir d'amour!...

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    "Le suprême degré de la sagesse est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit." (William Faulkner)

    "Par tes chemins conduis-nous vers le lieu où nous tendons", demande une hymne ancienne de l’Église.

    Le danger qui nous guette est de ne vouloir se fier qu'à nous-mêmes et à notre réponse, alors que l’amour premier d’un Dieu qui nous connaît et nous aime passionnément ne peut pas se tromper à notre sujet. Si nous Lui faisons confiance, ce qui est nôtre viendra ensuite comme réponse à cet amour, sous la forme d’une "passion pour Lui, passion pour l’humanité".

    Maître Eckhart disait: "Quand vous priez, ne vous contentez pas de demander des choses particulières. Demandez tout, demandez Dieu!"

    Catherine de Sienne affirmait que "la chose identique chez Dieu et chaque homme est le désir."
    Et en Dieu, et en nous, le désir d'aimer est infini.
    Écoutant nos sensibilités, il nous appartient de trouver les bons moyens de nous laisser élever par elles. L’identité chrétienne ne se définit pas "a priori", elle est de l’ordre du devenir qui passe par le laisser venir. Laisser venir quoi? Il est utile d'entendre nos désirs, et d'y répondre en cherchant à satisfaire le désir de Dieu.

    Le carême est un temps de renouvellement.
    L'Amour n'est pas à confondre avec le besoin d'aimer et d'être aimé qu'il engendre. C'est un élan intérieur qui part d'un manque qui dure toujours, qui évolue, qui progresse. Il nous attire toujours ailleurs, dans l'affectif, dans le charnel, mais aussi dans le spirituel, qui est le plus passionnant et n'est jamais comblé...

    La connaissance de Dieu est avant tout un don, une grâce qu'Il nous donne.
    Nous? Nous n’avons qu’à désirer. Nous laisser toucher par l'Amour jusqu'à le désirer, le désirer encore, le désirer toujours. Désirer sans rien attendre de précis...
    En restant réceptifs à ce qui nous entoure, en nous dilatant aux autres et en faisant nôtre leur désir d'Amour, nous prenons conscience de nous-mêmes et de nos besoins fondamentaux.

    La curiosité nous entraîne-elle dans les livres ? Soyons curieux.

    Une idée nous étonne-elle ? Laissons-nous surprendre.

    Des conversations font-elles jaillir la lumière ? Laissons-nous illuminer.

    Un événement nous questionne-il ? Acceptons d'en chercher le sens.

    Le désir a besoin de se dire.
    Jésus a clairement exprimé sa soif de nous, en s'adressant à la Samaritaine, et sur la Croix. Ai-je bien conscience de ma soif de Lui? Qu'en est-il de mon désir de le connaître, au point de le désirer parce qu'il est le seul à pouvoir apaiser mes soifs essentielles, et de le lui exprimer clairement aussi?

     

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     "Les gens disent : Vous êtes formidable, vous aimez tout le monde. Mais ce n'est pas moi qui suis formidable, je bois à une source qui l'est, çà oui ! Et cette source, j'y bois par la prière.
    (Soeur Emmanuelle)

    Le Carême invite à reprendre conscience de nos besoins vitaux pour mieux re-connaître Dieu et faire alliance avec lui. Rien de moins...