désir

  • MODE- ET- RATION

    Vivre sans excès est un choix individuel et libérateur, dans la mesure où l'on rêve à la mesure du possible...

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    Bien entendu, ceci n'est vrai que si l'on peut régler ses désirs sans être réduit à des restrictions imposées par la pauvreté ou par l’idéologie inégalitaire.

    Il est frappant de voir à quel point certaines personnes deviennent aigries parce qu’elles n’ont pas atteint les objectifs qu’elles s’étaient fixés: scolaires, professionnels, familiaux, sociaux... Pourtant, ne pas vouloir toujours plus permet d’être heureux en ne ressentant pas de jalousie envers ceux qui possèdent davantage.

    La modération est la cerise sur le gâteau! Elle apaise nos ambitions, nos soifs affectives, notre besoin de valorisation. Elle inspire à accepter l’ordre des choses. Elle n'est pas résignation, mais décision. Sans se replier sur soi, on laisse sans amertume les autres s’agiter et les plus voraces prendre la place qu'ils convoitent. 

    Au fur-et-à mesure que l’on avance dans la vie, le fait de réajuster ses aspirations au regard de la réalité permet de se libérer du rôle que l'on s'était initialement imposé, ou voulu par les autres. On se détache de la pression sociale, on cesse d’être dans la comparaison. On arrête d’être dans l'effervescence, la course, de vouloir remplacer chaque désir satisfait par un nouveau désir. On organise ses priorités et on apprécie le bonheur de petites choses. Ça simplifie la vie et c’est reposant. On rêve petit, par choix, mais on rêve encore! 

    La modération est tout un travail sur soi, qui permet de vivre en "mode- et- ration". Ses "fans" cherchent à "parvenir", mais pas au sens mondain: en se sentant utiles, en goûtant un "vivre tranquille" en se donnant les moyens de jouir d’un bonheur accessible.

    Plus je vieillis, plus je prône la modération. Elle me semble être est la voie qui mène à une vie heureuse...

  • DÉSIRER-VEILLER

    Derniers jours de veille avant Noël...

    Je vous partage un désir que je fais mien aussi, celui de Judith Vézina, accompagnatrice de l'Évangélisation des profondeurs:

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    Veiller pour entendre les pas du Sauveur qui vient vers moi.

     

    Désirer une fête éclatante qui implose par le dedans et m'emporte dans sa joie.

     

    Revenir à l'essentiel pour être ramenée au «miracle» de la naissance de Dieu.

     

    Entrer simplement «en moi» pour être là quand l'Amour vient me visiter.

     

    Prier afin que mon coeur puisse L'accueillir dans tous ses recoins.

     

    Espérer tout, mais ne rien vouloir pour ne pas être encombrée.

     

    Bénir cette nostalgie profonde inscrite en mon être parce qu'elle me garde tournée vers l'Essentiel.

     

    Arrêter pour pouvoir distinguer, dans ce vide qui m'habite, cette soif d'absolu.

     

    Accepter de tout recevoir pour saisir la richesse véritable du plus pauvre.

     

    Consentir à me laisser labourer le coeur afin que ma terre asséchée s'ameublisse.

     

    Permettre au grain de blé de mourir en moi pour qu'il puisse re-naître et porter du fruit en abondance.

     

    Écouter Celui qui s'approche pauvrement de mon humanité blessée pour me communiquer l'amour de bienveillance de mon Père céleste.

     

    M'asseoir silencieusement en Sa Présence et Le laisser m'instruire sur mon identité.

     

    Ralentir pour ne pas me laisser conduire par mes désirs égoïstes et stériles.

     

    Aspirer à la joie parfaite et découvrir que j'y suis prédestinée depuis toujours.

     

    Découvrir dans l'incarnation de l'Enfant de la crèche que la promesse d'amour m'est adressée.

     

    Déposer en Lui ma misère humaine afin qu'Il puisse l'envelopper de sa miséricorde, seul lieu de repos pour mon âme.

     

    Répondre à son désir d'alliance avec moi, en Lui ouvrant les portes de ma terre intérieure.

     

    Descendre avec Lui dans mes «enfers» et Le laisser me ramener de mon exil par des chemins nouveaux qu'Il est le seul à connaître.

     

    Attendre en demeurant aux aguets et laisser grandir le désir de Sa venue en moi et autour de moi.

     

    Distinguer à travers toute l'agitation qui m'entoure son humble et contrastante arrivée dans l'humanité pour m'en imprégner le coeur.

     

    JÉSUS, te prendre la main pour faire route avec Toi, pour marcher avec Toi vers un plus être, vers le «je suis» de mon être. Me laisser conduire par Toi jusqu'à la résurrection, jusqu'à la vie nouvelle et entrer dans la joie du «fils retrouvé», la fête qui surpasse toutes les fêtes, car la fête de Noël, l'expérience du salut c'est en moi qu'elle peut s'actualiser !!!

     

    Voilà, ce que je désire le plus !

     

    Judith Vézina, accompagnatrice de l'Évangélisation des profondeur

    http://www.coopdonbosco.be/enaventtous/index.html

     







  • EN ATTENDANT

    Dans neuf jours, Noël sera déjà là. Les préparatifs battent leur plein...

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    Qu'attendons-nous de la période de réjouissances qui se profile à l'horizon et dont les préparatifs sapent souvent notre énergie avant même de commencer?

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    Pour moi, l’Avent est l’occasion de me consacrer à entrer dans une ambiance particulière. Je veille toujours à ce que la maison soit empreinte de l'esprit de lNoël qui s'annonce, et soit décorée en accord avec Celui que l'on attend. Noël annonce la venue du Christ, nous devons l’accueillir de façon digne. Cette période fournit une bouffée d’énergie pour se préparer à dire "oui" à tout ce que la vie nous apportera. IMG_0294.JPG

    L’Avent offre le moyen d’apprendre à patienter quatre semaines durant. Car, il faut bien admettre, il est parfois difficile de résister à l’envie de découvrir le cadeau qui nous est réservé, de dévoiler la surprise réservée aux autres, de dévorer à l’avance les gâteries que l'on prépare pour le jour "J". Mais, si on craque, le plaisir de l'étonnement est perdu!

    Ces quatre semaines sont une sorte de veille à vivre non pas comme une frustration, mais comme le temps d'un désir paisible et joyeux pendant lequel il est inutile de se laisser happer par le stress, et qui invite à se recentrer sur l'Essentiel...

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    Bonne fin de parcours à tous vers Noël!

  • DÉSIRER ET VOULOIR

    Il y a environ deux ans, un article m'avait tellement impressionnée que je m'en souviens encore...

    Un jeune garçon de 14 ans était arrêté pour avoir tué son père de 2 coups de masse dans la tête, après s'être vu interdir l'usage de sa console de jeux. Lire l'article ->ICI.

    Il y a quelques jours, je lisais un fait semblable dans "l'avenir.net": ->ICI

    Grave! Très grave! Pourtant, je parie que pareils drames sont survolés par la majorité des lecteurs comme de simples fait divers qui les concernent peu, ou pas du tout. À tort, car il s'agit d'un phénomène de société qui regarde tout le monde. Nous traversons une crise de l'autorité qui invite à redéfinir certains concepts de vie sociale et à replacer l'éducation au coeur des débats. 

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    Faire ce qu'on a envie de faire?

    Les défenseurs de la liberté qui prônent le "Faire ce qu'on a envie de faire, obtenir ce que l'on a envie de posséder", semblent ignorer qu'ils renient de la sorte ce qu'ils revendiquent et enseignent. Se soumettre à ce qu'on a envie de faire, d'obtenir, à un caprice, c'est obéir à un déterminisme. 

    Il est vrai que les progrès de la technique et de l'industrie permettent beaucoup aujourd'hui. Et promettent! À tel point qu'ils incitent à se refermer sur soi. L'individualisme est à nos portes, et avec lui, la quête d'un confort devenu l'indice du progrès d'une civilisation qui colle les êtres à leur moi-préfabriqué. Un telle prétendue qualité de vie confisque toute chance à l'homme de se créer. Il va sans dire que les enfants sont la cible privilégiée du système marchand d'aujourd'hui. Mais leur demander des efforts, mettre en exergue la valeur du travail, n'a de chance de réussite que par l'exemple des parents et éducateurs. Les jeunes sont le fruit de l'éducation qu'ils reçoivent, ils portent les valeurs qui leur sont transmises, et sont plus convaincus par les actes que par les discours. 

    Je peux désirer quelque chose tout en ne le voulant pas.

    L'éducation devrait aider à se servir de la raison et à différer le désir en prenant le temps d'y répondre posément. Le désir est de l'ordre de l'involontaire. La décision qui en résulte est une démarche consciente et volontaire. Il ne s'agit pas d'écraser le moi, mais encore moins l'idolâtrer, et il convient de tenir compte de certains paramètres: mon choix correspond-il à ma personnalité? Est-il conforme à ma moralité? Respecte-t-il mon intégrité? Celle d'autrui? Dans l'affirmative, c'est la libération. Sinon, c'est une forme d'aliénation.

    Le vouloir ne renie pas le désir, il lui emprunte ses forces et le pénètre de toutes les lumières de la réflexion (Lavelle)...  




  • LÉGAL, PAS FORCÉMENT MORAL

    Ce qui est légal n'est pas forcément moral. Il ne faut pas demander au législateur de se substituer à notre conscience! Ce billet prolonge le sujet abordé dans le post précédent...

     

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    Plutôt que de simplifier les choses, il me semble que le malaise augmente avec les problèmes éthiques liés aux diverses formes d’assistance médicale à la procréation. La science est précieuse pour l'homme, mais ce qui est techniquement faisable est-il à faire pour autant?

    Le progrès n'est réellement mis au service de la personne que lorsqu'il respecte des valeurs morales, et que l'on admet l’indication de sa finalité et de ses limites. Par exemple, si le désir d'enfant est naturel et louable, il ne justifie pas qu'il soit voulu comme "objet" de droit! Il n’y a pourtant rien de plus légitime, rétorquera-t-on. Oui, mais de quel ordre est ce sentiment? Une dimension essentielle de l’amour vrai est le désintéressement, il accueille l’enfant comme un don, il ne le sélectionne pas, il ne l’exige pas comme un droit.

    Est-ce que toute personne a le droit, à toute condition, d'avoir un enfant?

    À cette question, je réponds que l'enfant n'est pas un dû, mais un don, véritable témoignage de l'amour réciproque de ses parents, procréateurs ou adoptifs.

    Je pense que même dans les cas où la procréation est impossible, l'enfant n'est pas le seul lien qui puisse entretenir la qualité de relation entre deux conjoints, et si son absence demeure une épreuve douloureuse, elle peut être surmontée en faisant le deuil de la parenté biologique, en adoptant ou en cherchant un autre moyen de se donner avec joie à la vie...

     


  • MA VIE POUR LA TIENNE

    Le film "Ma vie pour la tienne", de Nick Cassavettes, date de 2009, mais je viens seulement de le découvrir...

    C'est une amie avocate qui me l'a conseillé, au cours d'une conversation que nous tenions à propos du bien -fondé des "bébés-médicaments". Les techniques actuelles permettent de mettre au monde un bébé génétiquement compatible avec un patient. Pour obtenir des cellules-souches compatibles, il faut préalablement sélectionner un embryon sain parmi d'autres, fécondés comme lui, mais qui sont supprimés. Dès sa naissance, ce bébé médicalement conçu pour permettre de soigner son ou ses aînés, devient donc donneur non consentant! J'avoue que ces "progrès" me font frémir! Sommes-nous entrés dans l'ère du "bébé-kit" livré après une soigneuse sélection génétique, suite à une "commande" bien spécifique? Comment ne pas craindre des dérives?

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    Tiré du livre "My sister’s keeper", de Jodie Picoult, le film "Ma vie pour la tienne" retrace l'histoire réelle d’une mère prête à tout pour sauver sa fille malade, au risque de porter atteinte à sa petite fille "donneuse".

    Existe-t-il un droit à la liberté de disposer du corps d'un enfant? Les situations les plus extrêmes peuvent-elles justifier le recours à n’importe quel moyen, comme la programmation d’enfants génétiquement compatibles? Enfant sauveur, enfant de quel désir?

     "Ma vie pour la tienne" est un drame poignant, un témoignage empli d'humanité que je vous invite à regarder. Cliquer-> ICI...



     

  • CHACUN SA PART

    À peine rentrée de Saint-Vith, je suis encore tellement emplie de ce que j'ai vécu ces derniers jours à la Mariapolis qu'il m'est impossible d'en extraire un résumé. Ce sera pour après. En attendant, voici un texte qui "colle" parfaitement à mon état d'esprit actuel...

    Dieu seul peut donner la foi,
    Mais tu peux donner ton témoignage.

    Dieu seul peut donner l'espérance,
    Mais tu peux rendre confiance à tes frères.

    Dieu seul peut donner l'amour,
    Mais tu peux apprendre à l'autre à aimer.

    Dieu seul peut donner la paix,
    Mais tu peux semer l'union.

    Dieu seul peut te donner la force,
    Mais tu peux soutenir un découragé.

    Dieu seul est le chemin,
    Mais tu peux l'indiquer aux autres.

    Dieu seul est la lumière,
    Mais tu peux la faire briller aux yeux de tous.

    Dieu seul est la vie,
    Mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre.

    Dieu seul peut faire ce qui paraît impossible,
    Mais tu pourras faire le possible.

    Dieu seul se suffit à lui-même,
    Mais il préfère compter sur toi...


    Une prière brésilienne

  • DE ELLE À ELLE

     

    Aujourd'hui, je reparle de M., que j'ai déjà présentée sur ce blog sous le nom de "La pèlerine de Compostelle" ...

    L'expérience de son pèlerinage a été très fructueuse, mais à son retour, elle n'a pas voulu de suite se réinsérer dans le monde "normal", estimant n'avoir pas encore accompli le travail personnel qui lui était nécessaire pour décider de son futur mode d'existence. Elle a vendu tous ses biens, donné son préavis (pour un emploi solide, intéressant, et lucratif), renoncé à son appartement, puis est repartie en direction du Népal et de l'Inde pour de nouvelles aventures.

    Son deuxième périple s'est avéré riche en découvertes, autres que pour Compostelle, et lui a ouvert la porte à des profondeurs encore inexplorées, par un chemin absolument inattendu dans ces circonstances.

    Une expression populaire dit que la vie est une loterie. Ceci suppose donc des lots. De sa seconde expédition, notre "pèlerine " a ramené le lot le plus imprévu, mais sans doute le plus extraordinaire de sa vie! Je ne vous fais pas trépigner davantage et vous la présente:->

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    Eh oui! De Compostelle, M. s'est risquée dans la maternelle! Elle vient d'avoir tout juste un an, et fait la joie de sa maman.

    Comme dans toutes les surprises de cette taille, il y a bien eu une ambivalence dans les sentiments de la future maman, passant des négatifs aux positifs. Elle a eu le courage de se poser des questions existentielles, ce qui est normal et rassurant, d'autant que le papa est au loin, et, bien que mis au courant de la situation, n'est actuellement pas candidat pour endosser une paternité. Garderai? Garderai pas? Le bébé non désiré, du moins pas dans de pareilles circonstances, a été finalement choisi en connaissance de cause, bien voulu, amoureusement attendu, et je vous assure qu'elle est entourée comme une reine depuis maintenant douze mois.

    Voici M.engagée engagée dans un troisième parcours initiatique pour une durée de longue haleine, sur une route qui lui réserve beaucoup d'inconnu, où je la sens épanouie, très à l'aise dans son nouveau rôle, consciente de la puissance de la relation maman-enfant, en harmonie avec la vie comme jamais.

    La voie maternelle convient décidément très bien à notre pèlerine...

  • BAISER CRÉATEUR

     

    Le ciel, disais-je dans un billet précédent, c’est la rencontre de notre Père, avec une confiance semblable à celle que Jésus lui portait. ..

    Mais c’est aussi un Dieu qui connaît nos fragilités et se réjouit du moindre signe de bonne volonté que nous manifestons pour répondre à son amour.

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    DELAUNE Etienne (~1518 - ~1590)

    Dernièrement, je suis allée à une conférence: "Dieu fait homme". Reprenant mes notes, je lis: "Dans les premiers versets de la Genèse, on voit que Dieu cherche un partenaire dans la ténèbre. Ne le trouvant pas dans la création inanimée, il embrasse la création".

    Le Seigneur Dieu modela l'homme avec de la poussière prise du sol. Il insuffla dans ses narines l'haleine de vie, et l'homme devint un être vivant (Gn, 2:7). Adam reçoit ainsi le premier baiser donné par Dieu. La vie de Dieu, l’amour de Dieu, fait qu’un corps qui retournera à la poussière inerte de la terre devient un être vivant, destiné à la Vie éternelle. Cependant, par le péché d’Adam, qui est la distance prise avec Dieu, l’homme a perdu le bon contact avec Dieu.

    Jésus (Ce Fils est lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle) est venu pour rétablir l’humanité dans sa relation avec Dieu => (1 Jn, 5:20). Comme Adam, il a reçu le baiser du Père, par le souffle de l'Esprit. Le souffle qui planait sur les eaux des origines => (Gn. 1, 2) est l’Esprit de Dieu par qui Jésus est conçu. La généalogie de Jésus souligne la continuité de l’histoire qui conduit au Sauveur « fils de David, fils d’Abraham »... Or, Jésus déclare qu'il est dans le Père et que le Père est en lui. Par la naissance de Jésus, parfait homme et parfait Dieu dans l’unité de sa personne, l’histoire de la création recommence, se résume et s’accomplit. Le récit biblique de la chute ne s'achève pas sur l'annonce d'un châtiment et sur une malédiction, mais sur une promesse de salut!

     filsprodigue

    Le fils progigue - ARCABAS

    "Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »
    Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains"(Mc, 10:15-16)
    .

    Le baiser représente le premier signe de la manifestation d’amour des parents envers un nouveau-né. En le couvrant de baisers, ses parents l'accueillent dans leur famille, et lui expriment qu'il est unique pour eux, sans conditions, même s’il a déjà des frères et sœurs, sans le comparer à eux.

    Le récit de ce dimanche, du fils prodigue (Lc 15 : 11-32), révèle l’amour infini, la puissance de vie manifestée par le père au retour du fils prodigue. :« Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa ». La joie débordante de ce père est le signe d'un amour purement gratuit, que nous sommes appelés à découvrir si nous nous reconnaissons ses enfants. 

    Quand Jésus m’embrasse, son baiser me transmet le même amour que celui qui lui est donné par le Père. Ce baiser n'est pas l'union de deux bouches, mais celle de deux souffles qui communient dans l'Esprit qui donne la Vie. 

    La parabole de ce jour montre que l'Évangile est une source inépuisable qui interpelle, tant pour la réflexion que pour l'agir. Le souffle de Dieu est prêt à pénétrer tous les coeurs, et n'attend qu'à être désiré, sans autre condition. C'est le Baiser de l'Amour qui pardonne, qui recrée.

    La miséricorde du père de l'enfant prodique s'adresse à nous aussi, tel que nous sommes, dans notre existence d'aujourd'hui, avec nos souffrances, nos péchés, nos joies, et c'est la meilleure nouvelle que nous puissions avoir...


     

  • NOUVEAU DÉPART

    La célébration d'un anniversaire, le début d'une nouvelle période, le passage d’une année à l’autre, sont des changements qui me rappellent que personne ne peut arrêter le temps. Mais il ne m’empêche pas de m’arrêter, pour parfois mieux recommencer, ou autrement, ainsi que c’est aujourd’hui le cas avec Vivance…

    Le mode « pause » m’a servi à poser un regard de foi sur les motivations qui me pousseraient à poursuivre ce blog. Et c’est la lecture d’un document de dix pages écrit par Mgr di Falco à l’occasion d’une réunion qui se tenait du 12 au 15 novembre au Vatican à propos des blogs chrétiens, qui a achevé de me convaincre à reprendre « du service » -> http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20091112/1266115_eeb9_ceem2009.pdf .

    enluminure-marie-6Le choix de la reprise d’activité au début de l’Avent n’est pas un hasard. Marie est le prototype de l'âme vierge qui vit en véritable osmose avec Dieu. À son exemple, je me sens plus que jamais invitée à accueillir le Verbe en mon coeur, et puisque rien n’est impossible à Dieu, ce modeste blog peut servir d'étable à son Enfant. Pour ce faire, mon temps qui passe doit se laisser habiter par l’Esprit, et je sens qu’il est indispensable d’espacer mes billets, afin de mieux lire les pages de mon livre de vie à la lumière de ce que Jésus m’apprend à les interpréter. Sur le chemin, il me laisse des signes de piste, souvent imprévisibles, qui guident mes pas, et cette conviction colore ma vie avec des tons d'espérance. L’essentiel de ce que je voudrais partager est ce que la vie m'enseigne au fil du temps, qui fait que je crois à la Bonne Nouvelle révélée par Jésus, et au Salut promis à toute l'humanité.

    Sans nier que l’exercice de l’écriture me soit agréable, mon désir est donc avant tout que les visiteurs qui s’attardent ici aient l’occasion d’y croiser un Dieu de miséricorde. Je voudrais que nous puissions goûter ensemble au message du Christ, non pas comme un simple texte à lire et à examiner, mais comme une rencontre à vivre à plusieurs avec le Dieu d’amour qui se communique et s’adresse à chacun d’entre nous « comme à un ami».

     

    En Avent tous, pour faire jaillir en nous le désir de Dieu!