croix

  • DEBOUT!

    La Transfiguration, qui se fête aujourd'hui, est la manifestation de l'Esprit-Saint qui illumine les yeux intérieurs des apôtres et leur révèle la divinité de Jésus...

     

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    Le souffle divin fait contempler ce que l'oeil ne voit pas, écouter ce que les oreilles n'entendent pas, comprendre ce qui parvient difficilement au coeur de l'homme, souvent trop accroché à sa condition terrestre.

    La Transfiguration annonce la victoire de la Lumière divine sur les ténèbres de ce monde. Elle nous révèle notre capacité de rayonner de Dieu comme Jésus, "Le Fils bien-aimé du Père", selon qu'on se laisse éclairer par l'Esprit-Saint. Elle nous rassure sur les épreuves à affronter: la Croix est inévitable, mais ouvre la porte du Ciel...

    « Relevez-vous et n'ayez pas peur ! » (Mth,17:9)

  • CREDO D'UN HOMME DE LETTRES (Lettre 4)

    747749.jpgAh ! Le monde n'a pas besoin de nous répéter, à nous, de descendre de notre croix ! O mon Dieu, ce mensonge, ce déguisement, cette imposture, cela est si évident, si flagrant, qu'il n'y a pas à le mettre en question. Ce qui demeure en question c'est ce que Vous seul savez et voyez : s'il subsiste pourtant au coeur même du mensonge, un atome de vérité, de sincérité : "Si vous aviez la foi gros comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne..." Je ne puis douter de votre grâce en moi ; c'est donc que cet atome, si infime qu'il soit, existe et irradie.

    Voilà le dernier retrait où se concentre ce que je crois (...). "Et si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur". Que de fois je l'aurai méditée et citée, cette parole de l'Epître johannique - parole qui m'est revenue un jour, comme réécrite de votre propre main pour mon usage unique. Ce fut dans une circonstance que j'ai déjà plusieurs fois rapportée. J'ai raconté souvent l'histoire du paroissien que m'avait demandé Colette. Je ne songerais pas à mettre cet incident étrange au rang des signes que vous m'avez donnés, s'il n'y avait ce qui concerne la parole de saint Jean. Je rapporterai donc brièvement cette histoire. Au cours d'un déjeuner, au plus noir de l'occupation, Colette, à brûle-pourpoint, me demanda de lui donner un livre de messe, mais non de lui en acheter un. Elle me décrivit celui qu'elle voulait, et que je ne pourrais trouver, croyait-elle, que chez moi : un de ces vieux paroissiens d'autrefois recouverts de basane noire, "comme il y en a dans les familles". Je lui promis d'en chercher un. Ce que je fis, mais je ne trouvai rien.

    Trois jours plus tard, je reçus d'elle une lettre étrange : elle me racontait que sa concierge lui avait remis le paroissien qu'elle m'avait décrit. Mais il ne venait pas de moi, comme elle l'avait d'abord cru. C'était une amie polonaise qui se trouvait hospitalisée dans une clinique de Paris pour une opération sans espoir et qui lui envoyait ce dernier souvenir. Colette lui téléphona à la Maison de santé et après l'avoir remerciée lui demanda : "Mais pourquoi ce paroissien ?" L'amie étrangère hésita et répondit : "Vous allez me croire folle, mais je vous ai vue en songe et vous me demandiez ce paroissien..." Collette me pressait de venir m'en assurer par moi-même. Je me rendis aussitôt rue de Montpensier. Oui, c'était bien le paroissien noir qu'elle m'avait décrit. Comme je le considérais avec attention, Colette me dit que l'étrangère avait tracé quelques mots sur la page de garde. Je lus et n'en crus pas mes yeux : c'était la parole de saint Jean : "Et si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur". Cette part du message me concernait, je le savais. Et encore maintenant je sais bien quelle est la réponse à la question posée par le titre de ce livre : Ce que je crois. Je crois que je suis aimé tel que j'ai été, tel que je suis, tel que mon propre coeur me voit, me juge et me condamne. C'est de cela qu'il est difficile de se persuader, et qui est vrai pour chaque fidèle en particulier. "Grandeur de l'âme humaine..." Si médiocres, si déchus, si bêtes que nous soyons, il y a un point de nous-même qui Vous attache à nous, et c'est l'attachement de Dieu qui Vous attendrit sur nous, et c'est la tendresse de Dieu - à la fois Fils de Dieu et Fils de l'Homme. Il n'y aurait pas d'idiots pour nous, ni de raseurs, si notre regard pénétrait en eux jusqu'à cette part divine, celle que Vous connaissez, où Vous résidez, s'il s'agit d'une âme en état de grâce, où Vous faites votre demeure. (Au moment où je corrige cette page, un doute me vient. Je me demande si la parole de saint Jean n'avait pas été écrite à la première page d'un opuscule de piété que Colette reçut à la même époque, d'une pauvre fille qu'elle n'avait jamais vue, qui souffrait pour elle, et elle le savait...)

    François Mauriac

     

  • LE PRIX DU SACRIFICE

    Un jour, dans les années trente, un employé des chemins de fer nommé John Griffin, qui s'occupait du fonctionnement d'un pont basculant sur le Mississipi, arriva à son travail accompagné de son jeune fils...

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    Après avoir relevé le pont, il était en train de manger son déjeuner lorsqu'il entendit le sifflet du Memphis Express dans le lointain. Il se précipita vers la manette qui contrôlait les engrenages du mécanisme quand soudain son sang se glaça dans ses veines : son enfant venait de glisser dans le boîtier et l'une de ses jambes était prise par les engrenages. Il chercha désespérément un moyen de libérer l'enfant, mais en vain. Il n'avait plus assez de temps. Son fils était prisonnier de la machine et le train arrivait avec 400 passagers à bord.

    Griffin savait ce qu'il devait faire: il enclencha le mécanisme qui abaissait le pont qui se mit en place juste avant l'arrivée du train.

    Levant la tête, les yeux embués de larmes, il contempla les fenêtres des wagons qui défilaient devant lui. Il vit des hommes d'affaire en train de lire leurs journaux, des dames bien habillées en train de boire une tasse de café et des enfants en train de déguster des glaces. Personne ne jeta un coup d'œil vers l'extérieur, personne ne remarqua la petite salle de contrôle des machines et ses gigantesques engrenages. Le cœur déchiré Griffin ne put s'empêcher de crier : "Pour votre sécurité, j'ai sacrifié mon propre fils. Cela ne compte-t-il pas pour vous ?" Mais il n'y avait personne pour entendre les paroles de ce père accablé de douleur.

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    Si nous pensons à la Croix sur laquelle Dieu sacrifia son propre fils pour chacun d'entre nous, Il nous pose la même question: "N'est-ce rien, pour vous tous qui passez par le chemin ?"

    En ce Vendredi Saint, nous sommes invités, non pas à poser, mais à répondre, à la question de Ponce Pilate: "Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé le Christ ?" (Mat, 27:22).

    Le seul "sacrifice" à faire de notre part est de l'accepter humblement comme notre Sauveur...

     

     

  • PROMESSE TENUE

    Un diapo -> ICIque m'a envoyé un ami, m'invite à vivre plus intensément la Pentecôte (que l'Église fête aujourd'hui) sous le signe de la Croix... 

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    Les Chrétiens aspirent à recevoir la grâce de la Pentecôte. Mais dans un réflexe bien humain, beaucoup voudraient éviter le passage par la Croix. Or, c'est à la Croix que se réalise l'unité entre les Églises. C'est elle aussi qui détruit l'inimitié entre tous les hommes, pour lesquels le Christ est mort. Paul l'exprime très bien dans Eph, 2:13-18: -> ICI

    podcast
    Pentecôte- P.U.S.H

    "Plus nous pénétrerons dans ces dispositions qu'avait le Cœur de Jésus en parcourant la voie douloureuse: amour envers son Père, charité envers les hommes, haine du péché, humilité et obéissance, plus nos âmes seront remplies de grâces et de lumières, parce que le Père éternel verra en nous une image plus parfaite de son divin Fils" (Extrait d'un chemin de Croix de Dom Columba Marmion, Le Christ dans ses mystères, Éd. de Maredsous, 1947).

    La Pentecôte fête une promesse tenue. Jésus ne nous laisse pas seuls. L'Esprit-Saint est nous est envoyé. Il vient nous aider à supporter les pesanteurs de la vie. N'ayons pas peur.

     Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi (Jn, 15:26)
                                  Joyeuse fête de Pentecôte à tous!


  • DÉPASSEMENT

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    Pâques après Pâques, nous fixons les yeux vers la Croix et cherchons à en pénétrer le Mystère. Notre faiblesse humaine ne peut recevoir toute sa force en une fois, et notre pauvreté ne peut accepter d'emblée toute sa richesse...

    Sur la Croix, il y a eu une personne en chair, en os. Comme moi. Comme tout humain. Mais sa particularité était d'être à la fois Dieu et homme, ce qui a fait de lui le Nouvel Adam, l'éclaireur de l'humanité nouvelle, répondant au désir de son Père, qu'il nous invite à appeler "Notre Père".
    Perdue par l'homme, la création renaît par le Christ, condamné par l'homme à la Croix, qui devient chemin de Résurrection. Jésus nous révèle l'inépuisable miséricorde de Dieu, son amour plus fort que le péché. 
    Avec le Christ, l'humanité entière est appelée à devenir réponse à ce qui est sa destinée de toute éternité.

    Pâques se fêtait hier, mais c'est chaque jour que nous devons permettre au Ressuscité d'apporter sa paix et sa consolation, par notre manière de semer l'Espérance à ceux que nous côtoyons. 

    spiritualité,fêtes,croix,pâques,avenir,richesse,réponse,espérance,courageDieu est l'espoir et l'avenir de l'homme. Quand quelqu'un n'a même plus envie de lutter, qu'il décide une bonne fois pour toutes d'avoir atteint ses limites, il arrive que le Christ, qui est l'au-delà de l'homme, l'appelle encore au dépassement de lui-même. Quand on pêche, il faut parfois jeter le filet de l'autre côté que celui qui est utilisé habituellement. Pour retrouver l'espérance, il arrive qu'il faille aussi prendre un autre chemin que celui auquel nous avions pensé. Face à une impasse, l'espérance c'est oser croire  que la voie n'est pas sans issue, que Dieu peut donner le courage de chercher un nouvel itinéraire, un chemin nouveau.

    "L'espérance porte beaucoup de noms. L'espérance ne se conjugue pas au singulier. C'est toujours d'espoirs qu'il s'agit, tout l'éventail des espoirs doit rester ouvert" 

    Hans Küng ).



    NB: La Calligraphie provient de "LES CALLI DE NATHI"


  • CONCRÈTEMENT


    Hier à la messe, chaque lecture m'a parlé, rappelant que la Foi doit transparaître dans le concret de la vie...
    espoir et vie

    Livre d'Isaïe 50,4-9:" Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus."

    Psaume 116(114),1-2.3-4.5-6.8-9: Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.

    Lettre de saint Jacques 2,14-18: "celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte"

    Evangile selon saint Marc 8,27-35: "Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera."


    Le poème qui suit fait parfaitement écho à ces lectures...

    Va mon frère…

    Va, mon frère, sur les routes de ce monde,
    Il y a des soleils à inventer
    Pour éclairer les nuits de ce temps,
    Il y a tant de gestes à faire
    Pour remettre l’homme debout.
    Va, mon frère, sur les routes de ce monde,
    Il y a des paroles d’Espérance à crier
    Pour redonner la vie,
    Il y a tant d’invitations à lancer
    Pour la fête de l’Amour.
    Va, mon frère, sur les routes de ce monde,
    Il a cet homme blessé qui implore
    Un simple instant de bonté,
    Il y a tant de regards de paumés,
    D’exclus, de pauvres, de fatigués de la vie
    Qui ont le regard de ton Dieu.
    Va, mon frère, sur les routes de ce monde,
    Tu ne vas quand même pas
    Rester assis là à te tourner les pouces !
    Il y a tant de choses à imaginer
    Pour redonner un peu de couleur
    À l’horizon de cette terre….
    Lus STEIN