Loisirs

  • BERCEUSE

    Aujourd'hui, je vous propose l'écoute d'une berceuse qui compte parmi les chansons qui m'ont touchée jusqu'au plus profond de moi...

    Elle me touche encore beaucoup. D'abord parce qu'elle me fait songer à un de mes frères, mort il y a 9 ans. Il était handicapé, et était passionné de musique. C'est lui qui m'avait fait découvrir Mannick. Ensuite, les paroles de cette berceuse continuent à rejoindre avec justesse ma sensibilité de femme.

    En cette période de l'Avent, elle s'adresse à tous ceux qui attendent l'heureux Avénement de Noël. Mais je la dédie en particulier à ceux qui attendent un heureux événement Clin d'œil

     

    Berceuse pour un petit enfant à naître

    Paroles et musique de Mannick, 1976

    Cliquer ->

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    REFRAIN:
    Reste au creux de moi, mon enfant, mon tout petit
    Reste au creux de moi, le voyage n'est pas fini

    Je sens que tu es là, enveloppé de nuit
    J'écoute sous mes doigts mon ventre qui frémit
    Je ne sais pas encore où cognera le fruit
    Ni le cri de mon corps, en m'arrachant ta vie

    Je suis ton horizon, ta bouche et ta chaleur
    Ma plus belle chanson, c'est le pas de ton coeur
    Et quand revient le soir, tu m'offres la douceur
    De tes sursauts bavards, et je t'apprends par coeur

    Tu glisses à travers moi jusqu'à l'orée du jour
    Où tu t'échapperas à force d'être lourd
    Tu es le prisonnier de mon toit de velours
    Et je ne peux manquer ton rendez- vous d'amour

     

  • DES HOMMES ET DES DIEUX

    Une mise en scène forte et sobre, une qualité d’interprétation exceptionnelle...

    Le film Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, inspiré de l'assassinat des moines cisterciens de Tribhirine en Algérie en 1996, par des terroristes islamistes, est sorti en salle le 8 septembre. Je suis allée le voir samedi dernier avec  Am., une de mes nièces. Am. n'est pas très branchée religion, et tout en étant à la recherche de réponses à ses nombreuses questions existentielles, elle est assez frileuse vis-à-vis du catholicisme. Elle a été très touchée par le film, sûrement autant que moi, si pas davantage. Peut-être le serez-vous déjà à travers l'extrait que vous découvrirez en cliquant sur la photo ci-dessous: ->

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    Un film qui n'a rien à voir avec un western mis à la sauce spirituelle, même si on y entend un extrait de l'air célèbre de "Il était une fois dans l'Ouest" au moment de l'enlèvement des moines!

    Un film sur la fidélité et l'engagement, qui célèbre l'homme et la vie à travers la mémoire des moines disparus.

    Un film qui, au delà de la religion, parle de nous et de notre humanité, et interpelle sur ce qui reste de nous après notre mort.

    Un film qui ne se concentre pas sur les hommes qui ont vécu le drame, mais qui dépeint la vie quotidienne de religieux qui sont des hommes à part entière: journées ponctuées par les prières, les chants, et différentes activités humanitaires, mais aussi envahies par le doute et la peur lorsque le danger menace. Des détails qui illustrent que chrétienté s'apparente avec humanité, que l'espérance s'enracine dans la réalité du présent, mais aussi que l'unité d'une communauté décuple les forces de chacun.
    Un film qui montre que les moines de cette histoire ne sont pas des héros, et ne se rêvent pas en martyrs. Ils avaient choisi de vivre! L'hypothèse de leur mort remet d'ailleurs en question le sens de certaines choses. Dans les derniers moments du film, ils partagent un repas festif qui témoigne de leur attachement aux plaisirs d'un monde qu'ils n'ont pas du tout envie de quitter.

    Je vous propose une dernière lecture:

     Le Testament spirituel de Christian de Chergé:

    "Quand un A-Dieu s'envisage..."


  • FORÊT NOIRE

    Freiburg im Breisgau, Sankt Peter, Donaueschingen, Triberg...

    Des lieux qui évoquent peut-être quelque chose à certains, et ne disent rien du tout à d'autres. Ils nous ont récemment enchantés, Guy, nos "enfants", ainsi que deux de nos amis. Nous avons quitté pour deux jours les Vosges françaises où nous étions en vacances, pour rejoindre la Forête Noire. Après un départ sous un ciel menaçant, et avoir cassé la croûte à l'abri de la voiture pendant qu'il pleuvait à seaux, nous avons eu la chance de visiter la région sous le soleil. Une splendeur! Les plus curieux trouverons de quoi alimenter leur intérêt en consultant des albums ou certains sites sur internet. Ceci dit, rien de tel que de se rendre compte sur place Clin d'œil.

    Quant à moi, plutôt que de vous raconter, je vous propose un diapo contenant les photos qui dévoilent une infime partie de ce que nous avons vu (cliquer sur la photo)

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  • DE NOIR ET DE BLANC

    Lieu touristique estival, Dinan propose actuellement une exposition thématique, « Le Temps retrouvé», de Robert Doisneau. Profitant d'être sur les lieux la semaine dernière, nous avons parcouru avec grand intérêt la balade proposée dans l'univers populaire de ce grand artiste...

    IMG_5588.jpg Doisneau, mort en 1994 à l’âge de 82 ans, était un des photographes français les plus populaires d’après guerre, et fut l’un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste francaise. Pourtant, on ne le connaît que par quelques photos célèbres. On se souvient tous de ses portraits noir et blanc du petit peuple, du « le Baiser de l’hôtel de ville », des clichés de la Libération de Paris, qui l'ont fait connaître dans le monde entier.

    Un lien vers sa biographie

     

    Quelques photos de l’artiste :

    En révélant une œuvre nettement plus complexe qu’il n’y paraît, la visite de l'exposition à Dinan m'a dévoilé le travail de l'artiste sous un angle nouveau, qui permet de s’apercevoir que le monde dans lequel vit le photographe existe vraiment. Doisneau voulait avant tout faire du réaliste. Il se levait à 4 heures du matin pour suivre les ouvriers aux halles, il accompagnait les gamins sur le chemin de l’école, et restait aux côtés des ménagères toute la journée. Avec beaucoup de sobriété, il laisse apparaître la vie telle qu'elle se vit, sans aucune nostalgie, mais une avec la volonté de rendre hommage à ces hommes et femmes et enfants qui l’entourent et qu’il connaît si bien. Pendant l'occupation, il témoigne à sa manière. Par exemple, Le Cheval tombé (1942) est considéré comme une métaphore de Paris écrasé sous la botte nazie.

    "Suggérer, c'est créer. Décrire, c'est détruire", disait-il. Photographier pour survivre était son but initial, et on peut dire que cette perspective fait sens avec cette magnifique exposition de 120 clichés parmi ses plus remarquables qui sont exposés à Dinan jusqu'au 30 septembre. Ne manquez pas de vous y arrêter si vous passez par là.

    Doisneau éprouvait le besoin de « fixer ce qui était en train de disparaître », de laisser « le souvenir de ce petit monde qu’il aimait tant ». Personne ne s'en plaindra...

     


     


  • TENDS LA MAIN

    "Tends la main", est le thème du Belgojam 2010 organisé par les F.S.E et les G.S.E , duquel vous aurez les détails en cliquant ici ->
    logo
    Tout en restant proches de certains d'entre eux, plus personne de chez nous n'est membre d'une fédération scoute. Ceci ne m'empêche pas d'y rester sensible, en souvenir de tout ce que nous avons vécu au sein des mouvements de jeunesse. Du bon et du moins bon, comme dans toutes les institutions humaines, mais avec un bilan positivement constructif.
    Prière

     

  • AZUR ET ASMAR

    Hier, sortie cinéma avec mon petit filleul de trois ans, sa grande sœur de cinq ans, et leurs parents. Nous sommes allés voir "Azur et Asmar". Ce qui était d’abord pour le plaisir des enfants est devenu un moment de délice pour les grands…
    Seul regret : depuis quelque temps, nous avons droit à un entracte à chaque séance. Cette mesure, d’intérêt commercial, ne me plaît pas. Je la trouve irrespectueuse envers le film, quelque peu massacré par la brusque interruption, et pour le spectateur, que l’on espèrera suffisamment pigeon pour consommer un petit « en cas » acheté sur place à un prix « maxi »…
    La minute de râlerie est terminée. Entrons dans une plus belle histoire

    Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement, suite à la décision du père d’Azur...

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    Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice, n'a de cesse de la retrouver, au-delà des mers, et ce en dépit de l’opposition paternelle. Les deux frères de lait ont grandi, et chacun aspire à partir à la recherche de la Fée. Rivalisant d'audace, ils partent à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles...
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    Bien sûr, ils sont entourés d’autres personnages, que je m’abstiendrai de vous décrire, préférant vous inviter à aller les découvrir sur grand écran.


    Joué et dessiné en 3D, le conte de Michel Ocelot permet aux petits et grands de se laisser envahir et de participer à une quête de bonheur et d'amitié entre deux êtres d’ origine différente, avec tout le cortège des particularités propres à chacun: yeux, peau, langue, culture,…

    À voir absolument! Les dessins regorgent de couleurs plus belles les unes que les autres.
    Je me suis retrouvée dans une intrigue qui me replongeait dans l’ambiance des contes de fées de mon enfance, notamment ceux de la Comtesse de Ségur. Le déroulement azurasmar01-4commence par le sort qui s’acharne contre le héros. Celui-ci passe par une série d’épreuves, puis s’établit dans une nouvelle vie dans laquelle invariablement : « Ils vécurent heureux ! ».

    Audace la plus évidente : le film contient de nombreuses répliques en arabe, non sous-titrées. Bien qu’elles soient compréhensibles par le contexte, les plus déconcertés sont les adultes, tandis que les enfants intègrent cette alternance linguistique sans sourciller.

    Autre caractéristique : le film est présenté sous l'angle de la symétrie. azurasmar01-1
    Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un simple souci esthétique. Par la suite, dans les personnages, des motifs ou des situations qui se répètent, qui se ressemblent ou qui s'opposent, j’ ai vu des subtilités porteuses de messages.
    Ceci est particulièrement vrai pour la façon dont évoluent les trois personnages principaux au cours du film. Chacun se retrouve, à une époque de sa vie, en état de «supériorité» et d'«infériorité» selon sa condition d'immigré ou d'indigène, chaque changement survenant après être passé de l’autre côté de la mer.

    Ce film, que j’ai trouvé très réussi sur tous les plans, m’a captivée, à tel point que je suis entrée à 100% dans l’histoire, et que j’ai failli applaudir en fin de séance.
    Je ne saurais trop recommander aux aînés de prendre la main de leurs chères têtes blondes, et de les emmener voir ce petit chef-d’œuvre….

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...