Général

  • T'AIMER SANS ME PERDRE

    Nouvel anniversaire pour notre couple: 43 ans de mariage aujourd'hui...

    Cet été, nous avons assisté à 4 mariages. Autant d'occasions pour revivre le jour où nous nous sommes dit "oui" pour la vie. 43 ans de vie commune ont amplement eu le temps de balayer toutes nos illusions, toutes vaines attentes. Placées dans l'Espérance, ces années nous ont apporté bien mieux: des certitudes qui font que nous sommes en pleine confiance de ce que la vie nous apporte, même si c'est difficile à vivre. Parce que l'expérience nous a prouvé que, quoi qu'il survienne, nous ne manquons jamais de ce qui nous est nécessaire. Notre bien le plus précieux est de pas douter que Dieu veille sur nous!  

    photo_2002T1.jpg

    Le texte qui suit a été lu lors d'un des mariages auxquels nous avons été invités. Il est extrait d'un livre de Jacques Salomé "apprivoiser la tendresse"

    Il s'agit du prolongement d'un poème de VIRGINIA SATIR)

       

    T'AIMER SANS ME PERDRE

       

      Je veux pouvoir t'aimer

      sans m'agripper

      t'apprécier sans te juger

      te rejoindre sans t'envahir

      t'inviter sans insistance

      te laisser sans culpabilité

      te critiquer sans te blâmer

      t'aider sans te diminuer

       

               oui

       

      tout cela et plus encore dans le respect de nos différences

      et l'amplification de nos possibles

             

               oui

       

      mais ce faisant

      je prends le risque de mes imprudences

      de toutes mes peurs anciennes

      et le risque de tes réticences

      je prends le risque de mes contradictions

      et le risque de tes déceptions

      je prends le risque de mes démesures

      et le risque de tes blessures

      je prends le risque de te donner

      plus que tu ne désires

      et celui de recevoir moins que je ne voudrais

       

               à moins que celà ne soit l'inverse!

       

      je prends le risque du silence

      celui de la parole,

      de la distance

      et celui des gestes proches

      je prends le risque de l'absence

      et aussi celui du manque

      oui je prends même le risque de te fuir

      à (trop) ou à (mal) t'aimer.

       

      Mais je ne prends pas le risque

      de garder des fleurs fanées

      de refuser des fleurs demandées

      d'abîmer les fleurs reçues

       

      et surtout

      je ne prends pas le risque

      de me renier

      en reniant la vie

      qui me contient.

       

      Je peux ainsi rester moi, relié à toi

      et peut-être reliée à moi...

      pour tant et tant de partages à vivre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • CHANGEMENT HORAIRE

    Le basculement de l'heure d'été à l'heure d'hiver se fait le dernier dimanche du mois d'octobre à 2h00. A noter que durant « l'heure hivernale », nous perdons une des deux heures de décalage de l' « heure d'été » par rapport à l'heure solaire. Nous voici donc à GMT+1.

    cartehorloge4AU_

    Voici qu'expire la plus longue nuit de l'année. Une heure de plus de dodo pour les uns, une de plus d'action pour les autres, desquels je fais partie.
    En effet, peu importe mon heure de coucher, mon mécanisme semble plutôt programmé selon le nombre d'heures de sommeil, qui peut n'être que de quatre heures, pour ne dépasser qu'exceptionnellement les six heures. Huit heures de nuit représentent pour moi la toute grasse matinée et arrive une fois toutes les 10 lunes!
    Le décalage horaire n'a donc pas beaucoup d'incidence pour moi.
    Mais au fait, pourquoi cette disposition, vieille seulement de 31 ans?

    Suite au choc pétrolier de 1974, le changement horaire a été décidé dans quelques pays européens en 1975, et appliqué dès 1976.
    L'objectif était d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage le soir. Il a été constaté que des heures d'ensoleillement étaient « gaspillées ».
    Le décalage horaire a pour effet de déplacer une heure de lumière le matin et le soir. Les 3 du matin d'hier sont devenues 2h aujourd'hui, et ce pour six mois.

    t-Bizous_22_10_05_023_heure

    Ce changement d'heure est normalisé dans toute l'Union Européenne depuis 1996.
    Il a plusieurs conséquences. Le gain d' ensoleillement, qui a probablement permis des économies, est assombri par un biorythme contrarié chez certaines personnes, au point d' altèrer (passagèrement, heureusement!) leurs fonctions biologiques (sommeil, appétit, humeur…). Certains secteurs sont davantage touchés par des problèmes d'adaptation divers (hôpitaux, système informatique etc...)

    PS: Je connais quelques retardataires chroniques qui, pour une fois, seront peut-être en avance aujourd'hui!? ... On peut rêver ;-))

  • PERLES ... RARES?

    Rire est un bon remède. Aussi, voici une rangée des dernières perles de nos assureurs, que beaucoup ont peut-être reçues par message circulaire. Dans le doute, je vous en transmets une partie. Il y a déjà de quoi faire un beau collier!
    L'orthographe, le vocabulaire et la grammaire sont d'origine, paraît-il...

    Attachez vos ceintures. Prêts?

    baigne


    perles_2Il faut dire à ma décharge que le poteau que j'ai buté était caché par l'invisibilité du brouillard.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Ma voiture gênant la circulation, un portugais m'a aidé à la mettre sur le trottoir, ainsi que ma femme qui rentrait de son travail.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je désire que ma voiture soit utilisable accidentellement par mes enfants majeurs considérés comme novices.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    En qualité du plus mauvais client de votre agence (neuf accrochages en 1 an), je vous demande d'avoir le plaisir de résilier mon assurance auto avant la date d'échéance.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    J'ai été victime d'un accident du travail alors que je faisais la sieste sous un pommier.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    J'ai bien reçu la fiche de mon épouse, je ne manquerai pas de vous renvoyer cette dernière dûment remplie par mes soins.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'ai dépassé m'a suivie, c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcé par la choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Circonstances de l'accident : est passé à travers une porte vitrée lors de l'opération "portes ouvertes" de l'entreprise.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    En avançant, j'ai cassé le feu arrière de la voiture qui me précédait. J'ai donc reculé, mais en reculant j'ai cabossé le pare-chocs de la voiture qui me suivait.
    C'est alors que je suis sorti pour remplir les constats, mais en sortant j'ai renversé un cycliste avec ma portière. C'est tout ce que j'ai à déclarer aujourd'hui.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Vous savez que mon taxi est transformé en corbillard et que je n'y transporte que des morts. Mes clients ne risquant plus rien, est-il bien nécessaire que vous me fassiez payer une prime pour le cas ou ils seraient victimes d'un accident?----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Depuis ma chute, je ne peux plus me déplacer. Veuillez m'indiquer la marche à suivre.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    J'ai heurté brutalement l'arrière de la voiture qui me précédait. Mais grâce à mon casque, ma blessure au poignet est sans gravité?----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Chacun des conducteurs conduisait sa voiture.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Vous m'écrivez que le vol n'existe pas entre époux. On voit que vous ne connaissez pas ma femme.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Le camion s'est sauvé précipitamment sans montrer ses papiers.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je suis étonné que vous me refusiez de payer cet accident sous prétexte que je ne portais pas mes lunettes comme indiqué sur mon permis. Je vous assure que ce n'est pas ma faute si j'ai renversé ce cycliste : je ne l'avais pas vu.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je vous témoigne mon grand mécontentement vous mettez tellement de temps à me rembourser mes accidents que c'est toujours avec celui d'avant que je paye les dégâts de celui d'après, alors n'est-ce pas que ce n'est pas sérieux de votre part.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Le cycliste zigzaguait sur la route, tantôt à gauche, tantôt à droite, avant que je puisse le télescoper.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    En repoussant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce dernier.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Puisque vous me demandez un témoignage précis, je vous dirai qu'a mon avis c'est le monsieur qui a tort, puisque la dame a raison.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Vous me dites que Mlle X réclame des dommages-intérêts sous prétexte qu'elle a été légèrement défigurée après l'accident. Sans être mauvaise langue, il faut bien avouer que même avant l'accident, cette malheureuse n'avait jamais éveillé la jalousie de ses concitoyennes.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Malgré ma fracture au poignet, j'ai pris mon courage a deux mains.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je ne suis pas responsable du refus de priorité puisque je n'avais pas vu venir la voiture, vous pensez bien que si je l'avais vue je me serais arrêté.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Depuis son accident, ma femme est encore pire qu'avant. J'espère que vous en tiendrezcompte.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Ils m'ont trouvé 2,10 grammes d'alcool dans le sang et ils vont me condamner. Sur 6 à 8 litres de sang qu'on a dans le corps vous avouerez que c'est pas tellement (personnellement j'aurais cru que j'en aurais eu plus).----------------------------------------------------------------------------perles_2

    A votre avis, est-il préférable d'acheter un chien méchant qui risquera de mordre les gens mais protégera votre maison contre les voleurs ou de garder mon vieux toutou. Je vous pose la question parce que de toutes façons c'est vous qui paierez les pots cassés, soit en indemnisant les blessés, soit en remboursant les objets volés.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je n'avais pas vu la voiture arriver et quand je l'ai vue je n'ai plus rien vu.----------------------------------------------------------------------------

  • L'AIGLE DES BASSES-COURS

    L’aigle des basses-cours


    Un homme trouva un oeuf d’aigle et le plaça dans un poulailler. pouletL’aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux.

    Se prenant pour un poulet, l’aigle ne cessa d’imiter le comportement des gallinacés qui l’entouraient. Il grattait la terre afin d’y trouver des vers et des insectes. Il gloussait et caquetait. Il battait des ailes ne s’élevant qu’à quelques centimètres du sol.

    Les années passèrent et l’aigle devint très vieux. Un jour il aperçut, volant dans le ciel sans nuages, un magnifique oiseau. Avec une grâce majestueuse, ce dernier se laissait porter par les courants, agitant à peine ses puissantes ailes dorées.

    Le vieil aigle le regardait, émerveillé : Quel est cet oiseau ? demanda-t-il. C’est l’aigle, le roi des oiseaux, lui répondit un de ses compagnons. Il appartient au ciel. Nous, nous appartenons à la terre, nous sommes des poulets.

    C’est ainsi que l’aigle, dans la certitude qu’il avait d’appartenir à la basse-cour, vécut et mourut en poulet.

    Anthony de Mello

  • CORPS, PUIS ESPRIT...

    theo-fond_v100

    Hier, c'était le corps, et ce soir c'est au tour de l'esprit...

    Depuis quelque années, je suis élève libre au cours du mardi soir donné au Séminaire. Les matières sont enseignées par de professeurs de qualité. J'ai ainsi la possibilité d'aborder des branches diverses de manière plus active que par un apprentissage en autodidacte, avec des sources fiables.

    Je n'ai jamais été très scolaire, et n'envisage pas de le devenir. Autant j'apprécie m'instruire, autant les examens me rebutent. Aussi ai-je passé ceux du premier cours, traitant des épîtres pauliniennes, juste pour me prouver que j' étais encore capable de fournir l'effort. Les résulltats obtenus ont été très honorables, après quoi j'ai estimé que j'arrêtais les frais.

    Christ-SCsmall

    Durant le premier semestre de cette année scolaire 2006-2007, le sujet est l'introduction à la théologie.
    Le professeur est très clair, a des pointes d'humour, son timbre de voix est agréable, avec un débit de paroles qui permet la prise de notes. Je sens que je vais me passionner.

    Voici quelques questions qui seront abordées lors de nos soirées:

    Certains passages de la Bible sont étonnants (droit d’avoir des esclaves, interdiction de travailler le samedi...).
    Ces passages sont-il dépassés ? Si oui, doit-on trier le donné biblique ? Comment interpréter les textes de l’Ecriture ?
    De même, certaines affirmations des papes et des conciles semblent se contredire ! Comment s’y retrouver ? Qui a raison ? Comment interpréter ? D’après quels critères ?
    Finalement, qu’est-ce que la théologie ? Y a-t-il diverses théologies ? Y a-t-il plusieurs méthodes théologiques ? Lesquelles ? Est-ce nécessaire ? Est-ce heureux ?
    Est-ce normal que des évêques ou des théologiens ne soient pas toujours d’accord entre eux ? Qui sont Irénée, Origène, Thomas d’Aquin et Luther ?
    De quoi parlent les conciles de Trente, de Vatican I et de Vatican II ?
    Et la Tradition de l’Église... est-ce une chance ou un poids ?
    Et les dogmes... ne sont-ils pas une entrave à la liberté ?
    Et les laïcs... jouent-ils un rôle dans l’élaboration du contenu de la foi et de la morale ?
    De quoi parle-t-on quand on évoque le magistère de l’Église ? Le pape a-t-il tous les pouvoirs ?

  • UNE, DEUX!...

    Non, je n'ai pas l’obsession des calculs. J’ai tout simplement décidé de reprendre des séances de remise en forme. Ce soir commençait le premier cours, combinant l’aérobic et le stretching.

    Je craignais tomber au milieu de snobs maniérés, mais il n’en est rien du tout. Ouf ! Il est certain que dans l’affirmative, j’aurais mis les jambes à mon cou, mais pour me sauver. L’ambiance cool, bien que le rythme soit tonique, m’a mise très à l’aise. Aucun regard moqueur ne m’a été adressé, même lorsque je n’étais pas performante.

    Après une journée de travail au cours de laquelle j’ai pas mal trotté, j’ai en effet déclaré forfait pendant plusieurs exercices, spécialement ceux qui demandaient de l’endurance. Par contre, pour une reprise, je m’en suis plutôt bien tirée dans les abdos et les fessiers.

    Une, deux… Aïe, les muscles! Ouïe, une crampe! Et ce Coeur qui bat la chamade, va-t-il se calmer? Décidément, alors que j’ai tant pratiqué de sport, il y a du pain sur la planche. Demain, je sentirai des courbatures, c’est quasiment assuré, mais ce sera pour la bonne cause.

    La situation est sérieuse, mais pas désespérée. Avec un peu d’entraînement, je récupérerai rapidement la forme. Une , deux…

  • SEMER POUR S'AIMER

    Un jeune homme entre en rêve dans un magasin. Derrière le comptoir se tient un ange.
    Le jeune homme lui demande : « Que vendez-vous »?
    L'ange répond : « Tout ce que vous désirez ».
    Alors le jeune homme commence à énumérer : « Si vous vendez tout ce que je désire, alors j'aimerais bien : la fin des guerres dans le monde, la fin des bidonvilles en Amérique latine, l'intégration dans la société de tous les marginaux, du travail pour tous les chômeurs, plus d'amour, d'humanité et de communautaire dans l'Église »…
    L'ange lui coupe la parole : « Excusez-moi, monsieur, vous m'avez mal compris. Ici nous ne vendons pas de fruits, nous ne vendons que les graines.
    »


    Pendant longtemps, je me sentais sociale ET d’Église. Estimant que la « Vérité » était du ressort des spécialistes, des érudits, des "pros" de la religion, je questionnais beaucoup, pensais tout bas bien plus que ce que je n'affichais dehors. Me cataloguant d'ignare, j’appréhendais de faire rire de moi par ce qui serait forcément perçu comme des ânerie.
    La parabole de Zachée a servi de fil conducteur à la retraite suivie lorsque j’étais enceinte de mon plus jeune fils. Elle m’a fait comprendre que Jésus s’invitait chez moi à l’instant même, dans l’ état qui était le mien, avec mes défauts .
    À cette époque, j’étais une « chercheuse de Dieu » tellement rétrécie dans ma perception, que je ne faisais rien d’autre pour l’Église que d'observer, de pratiquer, voire de critiquer, sans m'y investir davantage. J’étais engagée dans la vie, avec un esprit chrétien, mais en séparant les affaires humaines avec le spirituel. Dieu d’un côté, et moi de l’autre, chacun sa spécialité! Je choisissais d’aimer à ma manière, ne donnant pas le droit à Dieu de me diriger. Tout au plus, Il pouvait me conseiller. Bien pratique,mais peu productif à long terme! Bien sûr, je m’en suis rendue compte par la suite, Il était actif en moi, mais en silence, pour ne pas me contrarier.

    À partir de Zachée, j’ai voulu laisser vivre Dieu en moi en l’intégrant vraiment, en vivant Lui en moi toujours et en tous lieux. J’ai compris que je ne devais pas être une consommatrice d’un travail fini, revendiquant à l'occasion de meilleurs services, mais que j’avais ma part à assurer aussi bien dans l’Église qu’ailleurs. Mais aussi, que je devais devenir d’Église dans les ailleurs que je fréquentais.

    En fait, le Seigneur ne me demande pas de faire quoi que ce soit. Il me demande simplement de mourir. Il ne me demande pas de le servir. Il me demande de me semer moi-même, tout comme Il l'a fait.
    Dieu me fournit les graines, assure leur vitalité, tandis que j’entretiens la terre. Le fruit de mes entrailles, lui-même porteur de semences, est le reflet de son action en moi.

    Ceci me conduit à Marie, la Mère de Jésus. Car qui mieux qu'elle peut recevoir la Parole de Dieu et la méditer dans son coeur? C’est pourquoi je demande si souvent à la Vierge d'intercéder auprès de son Fils. Par elle et avec elle, je peux participer au règne de Dieu sur terre comme au Ciel!

    Semer pour s’aimer! Mon seul but est de propager de l’espoir avec des graines d’Amour, celles de Dieu !..

    Il faut oser ne semer que par et pour l' Amour, en prenant le risque de ne rien récolter pour soi.

    Il n'y a pas d’amour sans aventure, mais il n'y a pas d'amour sans fruit...

  •  ÉCONOMIE DE COMMUNION

    Voici le début d’un article écrit en 2004, qui parle de l’Économie de Communion, projet mis en route dans le cadre de « Humanité nouvelle »...




    Économie de Communion ? Quelle drôle d’expression ! Economie et communion sont deux mots qui cohabitent mal ensemble dans la pensée contemporaine. D’ailleurs pourquoi vouloir les marier ?
    L’économie c’est le monde du travail, de la création de richesse, de l’échange de biens, le domaine régi par l’argent et le profit, un domaine où l’efficacité est la norme ultime.
    La communion, dans le fond, on se demande ce que c’est, on imagine des rapports harmonieux entre les personnes d’un groupe. On pense à une certaine unité entres des personnes, mais d’une unité ouverte aux tiers qui sont dans le besoin, en tout cas un idéal pour l’au-delà, quelque chose qui n’a pas sa place dans le monde économique sérieux et rationnel fait de clients, fournisseurs, de capitaux et d’investissements et dont la seule ligne qui compte c’est celle du bas.

    Eh bien voilà 13 ans que des entrepreneurs d’un nouveau type ont l’audace de croire que l’on peut vivre la « communion » de façon pratique et concrète au sein d’une entreprise.
    Pratiquemment tout cela a commencé en 1991 au Brésil, par une intuition de Chiara Lubich. Devant la pauvreté des membres du mouvement qui vit depuis ses origines, en 1943, un partage des biens, Chiara leur a proposé de créer des entreprises dont le profit serait partagé en trois tiers. Un premier est réinvestit dans l’entreprise, un deuxième est utilisé à la formation d’homme nouveau à la culture du don, et un troisième est donné aux pauvres (du mouvement).
    Bien évidemment cela n’a de sens que si en même temps il y a un respect des salariés, des clients, des fournisseurs et aussi de l’environnement.

    En 2004 déjà 800 entreprises essayent de vivre dans cet esprit et 300 donnent pour un total de 300000$. Une goutte d’eau dans la mer des entreprises, diront certains. Certes mais ce qui importe c’est de montrer qu’il est possible d’envisager la vie économique d’une autre façon.

    Loin du débat idéologique sur les profits indus des entreprises, l’économie de communion pose comme principe que les profits nécessaires ont pour fonction de faire grandir la communion, c’est-à-dire en fait le bien commun. Le bien commun de l’entreprise, mais aussi du monde qui entoure l’entreprise, le client, le fournisseur, l’environnement et le pauvre. En effet comme nous le faisait remarquer un professeur d’économie de l’université de Bologne, l’économie de communion manifeste concrètement que le profit n’est pas un but mais un moyen.

    A quoi peut donc servir la création infinie de richesse qui sous-tend la pensée économique moderne ? Luc Ferry dans son livre le « Nouvel ordre écologique » écrit : « …nous pressentons bien que l’homme n’est pas sur terre pour procéder à l’achat de voiture et de téléviseurs toujours plus performants ».C’est bien la question : toujours plus riche mais pourquoi faire ?(…) suite de l’article

    Cet article n'est pas exhaustif. il y en a eu beaucoup d'autres par la suitre, dans diverses revues. Les exemples ne manquent pas, et en attendent d'autres...

  • MISÉRICORDE

    (…) les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

    Cet extrait de l’Évangile de ce jour (Mt 9, 9-13) me ramène à un commentaire qui m’a dernièrement été fait, qui me laissait supposer que je m’égare « de la bonne voie ». J'ai longuement réfléchi, questionné, prié, avant de réagir. Je le fais via ce post.


    Je reviens inlassablement à l’unique commandement, qui englobe tous les autres : Aimer : mon prochain comme je m’aime, et comme je suis aimée par Jésus. Ce qui fait de moi un être de relation.

    Si je désire que mes rapports aux autres soient le reflet de l’Amour de Dieu, je commence par me laisser toucher par Lui, pour être fortifiée et conserver précieusement en mémoire cette force qui m’a été donnée.
    Dans l’Église, comme dans toute structure, chacun a une place, et chacun doit rester à sa place. Je me sens d'Église, là où je vis, auprès des gens que je côtoie. Je n'ai aucun titre particulier et n'en revendique aucun.
    M’adressant au peuple, parce que placée sur le devant de la scène, je resterais dans les généralités et selon les règles de base, nécessaires pour une cohérence, plus strictes que mon discours en privé, mais que je n’ai pour ma part pas trop de difficulté à intégrer.
    Me trouvant derrière les coulisses, je me permets plus de « tolérance », par une approche plus personnalisée.
    Il ne me semble pas que ces positions s’opposent. Je crois qu’elles doivent se compléter, mais en intervenant en des lieux et à des périodes différentes.
    Ce qui suppose que les différents partenaires se concertent en Amour pour bien s’accorder entre eux, par Amour pour ceux à qui porter cet Amour.


    Pour aimer, je me mets au service de celui ou celle que je rencontre, selon son besoin et sa capacité de me recevoir.
    Pour aimer j’entre en relation avec l'autre, je l'accueille, je l'écoute... dans le meilleur et dans le pire.

    Seule la miséricorde de Dieu est capable d’irriguer les déserts de l'âme et de faire refleurir l'espérance.
    Je prie beaucoup, et confie les âmes assoiffées, afin que Dieu les protège. Par moi-même, je ne peux pas grand chose, sinon les rassurer, les toucher là où je sais que je ne les blesserai pas et ne les effaroucherai pas. Si on me questionne, j’explique où puiser l'eau de la Vie.
    Pour aimer par-dessus les différences, mes incompréhensions, mes questions, mes impatiences, mes doutes, mes certitudes, je dois passer par un travail d’abandon, afin de me laisser porter par Dieu et éviter d'imposer ce que je suis.

    Que faire devant celui qui refuse de s’abreuver à l’eau de vie ?
    User de méthodes directives, le prendre de haut et le traiter de mécréant ? Il ne se rebellera que plus !
    Jésus enseigne les foules, répond aux interpellations, se réfère à la loi. Mais lorsqu’il agit en particulier, il adopte une autre manière. En excellent pédagogue, il commence par toucher la personne, par l’intéresser, par attendre qu’elle soit désireuse de plus, avant de lui donner des conseils ou des directives.

    Alors comment faire boire, tout en respectant la liberté ? Faut-il seulement faire boire avant que l’envie ne se manifeste?

    Je ne vois qu’une seule réponse, qui consiste à boire moi-même ! Non pas pour donner le bon exemple ou faire la morale, mais parce j’ai vraiment soif, vraiment, perpétuellement soif, d’une soif toujours plus intense répondant au besoin que les autres me révèlent.
    Par les autres, vis-à-vis de qui je me sens démunie, grâce à qui je me découvre donc une très grande soif de Dieu, je bois avec joie et volupté, de plus en plus longuement, restant attentive à ceux qui boivent peu ou pas de cette eau.
    Un jour peut-être, l’un ou l’autre se demandera s’il ne ferait pas bien de goûter de cette eau qui semble si fraîche, pris d’envie parce que je lui aurai partagé ma joie profonde à en boire.


    Et je conclus par un passage des notes prises lors du congrès de la semaine dernière :

    Nous devons être des lettres vivantes.
    Pour arriver à l'aimer, il faut apprendre de l'autre.
    Dieu veut sauver le monde, même si le monde ne le veut pas. Il parle avec l'étoffe dans laquelle il nous a créés, chacun étant différent. Nous sommes tous beaux, chacun étant un morceau du corps infini.
    La culture du don met en acte la fraternité. Elle est le chemin à suivre pour réaliser la justice et l'égalité. La liberté et la créativité de chacun sont mises à contribution.

    Tous croient en l'autre et à ses valeurs. "Fais aux autres ce que tu aimerais qu'ils te fassent".

    Dieu nous pousse. Croyons-y!

  • HYMNE À LA CHARITÉ

    La deuxième lecture de ce jour est l’hymne à la charité, de St Paul, que presque tout le monde connaît. Première lettre de saint Paul aux Corinthiens12,31.13,1-13.

    « Parmi les dons de Dieu,vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres.
    Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
    Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
    Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
    La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
    La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité. »




    Pendant le congrès à Budapest, au cours des enseignements ou des témoignages, l’hymne à la charité m’est venu en tête plus d’une fois, devenant plus limpide et plus criant de vérité. C’était ma seule conclusion possible au contenu que je recevais..

    Il n’y a pas d’autre chemin que l’amour pour connaître Celui qui est Amour ! St Jean va droit au but: « Qui n’aime pas n’a pas découvert Dieu, puisque Dieu est amour. » (1 Jn 4/7). C’est aussi simple que cela !

    Bien souvent, je constate que l’on déplore les manques de la vie, bien réels, mais que l’on oublie l’essentiel de la réponse, qui consiste à retourner personnellement s’abreuver à la source de l’Amour. On complique en cherchant midi à quatorze heures, alors qu’il suffit d’apprendre à aimer, sans se poser d’autre question, « comme Il nous aime », et le reste vient par surcroît.

    Je n’ai rien à programmer, aucun projet incontournable, sinon celui de vivre simplement ce qui m’ est donné, selon la manière que Dieu n’ indique, afin que ça devienne vraiment son œuvre. Son Esprit pousse à un dialogue authentique, car il me fait saisir la part de vérité qui est en l’autre. Les différences ne sont alors plus des limites, mais bien des richesses.

    Les défis de l’Évangile sont à vivre au quotidien, à travers des oeuvres de miséricorde. En chercant à vivre selon le seul commandement qui est : « Aimez-vous les uns les autres », je participe à la plus grande des révolutions, celle de l’Évangile dans le monde.

    Il ne suffit pas de me purifier spirituellement, je dois porter cette spiritualité dans le monde. Ma seule « voix » c’est de répandre l’amour dans ma vie, avec l’intention de la sanctifier, en choisissant radicalement d’aimer.
    En comprenant la valeur de l’amour, je ressens un besoin d’unité et de paix. Je ne brûle plus que du désir de répandre autour de moi ce qui peut inspirer de la beauté, celle qui sent bon le parfum de l’Amour Dieu.

    Grâce à de nombreux témoignages, je sais que par le monde, nous sommes des quantités à penser pareillement. Des millions de petits feux d’amour, qui enclencheront des millions d’autre feux semblables, seront un jour capables d’embraser l’humanité entière. C’est le seul message que je trouve utile de clamer, c’est celui que les jeunes qui observent ont besoin d’entendre…

    Il faut d’abord privilégier la relation. Je dois d’abord emplir d’amour le cœur de l’autre.
    Rien ne change, mais tout change ! Seule la force de l’Amour est capable de combattre le mal qui ronge le cœur des hommes!

    C’est l’amour contenu dans mes actions qui rend possible la présence de Jésus. Quand je lui en laisse l'occasion, Il devient visible à travers elles.

    Je voudrais avoir 1000 voix et 1000 cœurs pour parvenir à tous, dit Chiara. Je la comprends sans peine. Je ressens tant d’appel d’amour en chaque personne que je croise!
    Je n'ai qu'un coeur, je n'ai qu'une voix, mais je les ai, et qu'en fais-je?...

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...