PLAISIR

La plupart des gens tendent par-dessus tout au plaisir. Nous sommes en effet créés pour le bonheur, et le plaisir y contribue...

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Tous les plaisirs ne rendent pourtant pas heureux, car si certains sont bons, d'autres deviennent ravageurs pour soi ou pour les autres à qui on fait subir ses caprices. Quels sont les plaisirs que j'accueille dans ma vie, en moi, sont-ils humanisants ou hypertrophiants? Pour être libérateur, le plaisir demande la culture du don de soi pour ne pas rester au stade de l'égoïsme. Le bonheur provient de l'équilibre judicieux entre les plaisirs immédiats et le bien-être durable. Ceci suppose d'évaluer les situations, de se connaître, d'avoir la capacité à se projeter, à anticiper les événements. Je travaille mon jardin pour la satisfaction de la récolte qui suivra et le plaisir d'en faire profiter les autres. Même si mon blog est beaucoup moins alimenté qu'au début de sa création, je continue à y publier des articles pour apporter quelque chose qui intéressera ceux qui le lisent encore...

Un "moi" suprême est en chacun de nous, en paix. Tout serait simple si la nature humaine était en tandem avec la nature spirituelle. Mais elles sont fréquemment en rivalité, et c'est en nous détournant de l'égo que nous parvenons à la communion au divin. Il ne s'agit pas d'anéantir notre esprit, mais de trouver un moyen, un lieu, où être en paix avec lui. Il est capital de ne pas idolâtrer le plaisir au point de se fourvoyer dans la spirale de faux-plaisirs auxquels nous sommes constamment invités d'adhérer par des publicités, sous prétexte de profiter "à fond" de la vie, alors qu'ils mènent hors d'elle! Le plaisir comme don de Dieu s'éduque. Il est le couronnement d'un désir qui apprend à partager pour se mettre au rythme de l'autre, un désir qui va jusqu'à l'abandon, la "démaîtrise", la vulnérabilité, l'humilité, l'Amour. Le plaisir "juste" nous dit quelque chose de la plénitude que nous sommes appelés à vivre dans l'Éternité et en même temps de la finitude de nos expériences terrestres... 

Ce temps de Carême devrait servir à rejoindre Dieu. Ce qui Lui plaît, c'est que l'homme vive, qu'il habite cette vie qui lui est donnée, à travers son corps qui est l'expression de sa personne et le lieu du don de soi et à partir duquel on ressent ou on ne ressent pas le plaisir. 

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