• SAINTE (s) FAMILLE(s)

    Le thème de notre dernière rencontre "Familles nouvelles" a été inspiré d'une homélie dont le lien est ci-dessous...

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    Je vous invite vivement à la lire parce qu'elle contient un message d'espérance pour chaque famille, aussi atypique soit-elle... 

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  • UN "RIEN"QUI CHANGE TOUT

    Hier, je me suis rendue à l'Acinapolis avec B., mon petit-fils de 3ans 1/2, qui assistait pour la première fois à une séance de cinéma...
    Son enthousiasme pour découvrir cet univers ne m'a pas étonnée, étant donné qu'il raffole des dessins animés. Le choix de ses parents s'est arrêté sur "Les pingouins de Madagascar", et nous sommes partis pour la séance de 17H. Tout était bien réglé, sauf que...
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    Je n'avais pas prévu que notre petit bonhomme serait fortement impressionné par la méduse! L'ayant pris sur mes genoux pour le rassurer, j'ai tenté au mieux de dédramatiser, mais malgré mes efforts, la peur dominait. Pour éviter la crise de panique, j'ai choisi de quitter la salle. 
    Toutefois, je craignais que l'enfant imprime ce souvenir désagréable dans sa mémoire et associe définitivement le cinéma avec une expérience négative. Je me suis rendue auprès d'un monsieur qui tenait la permanence au guichet et lui ai exposé le problème, demandant s'il était possible de rejoindre un autre film, même entamé, qui corrigerait un mauvais ressenti.
    Il n'y a pas eu besoin d'insister! Avec beaucoup de délicatesse, cette personne a demandé à B. de quoi il avait eu peur, puis a cherché où nous diriger, et nous a conduits vers Paddington, au moment de l'entracte. Passant par les "bonbons", il en a proposé quelques au petit, qui ne s'est évidemment pas fait prier pour accepter... 
    100561.jpgNous avons suivi la deuxième partie du film sans difficulté, et c'est avec un petit garçon réjoui que j'allais rentrer à la maison! Toutefois, avant de regagner ma voiture, j'aurais aimé remercier une fois encore notre "sauveur", et lui annoncer que sa démarche était fructueuse, mais je ne l'ai plus revu à notre sortie. Je ne connais pas l'identité de ce monsieur, mais j'ai contacté par courrier une"big-boss" que je connais, qui pourra peut-être le repérer d'après le jour et l'heure et lui transmettre le message.
    Mais aussi, je félicitais l'équipe de direction d'encore permettre qu'un esprit humain ait sa place dans leur établissement. Un plus qui ne coûte rien, mais qui change la qualité des relations et est porteur de la meilleure publicité que l'on puisse leur faire. 
    Quant à moi, ce sera encore plus volontiers que j'irai à l'Acinapolis... 

  • LA BONNE ÉTOILE

    C'est dans la nuit la plus sombre que l'Étoile de l'Épiphanie est bien visible...

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    Cette fête de lumière vise à nous faire découvrir le mystère de notre propre personne! Délicate opération, avec un coeur facilement agité, qui se trouble pour des riens en ne sachant plus quelle étoile choisir, qui cherche l'amour en sachant si peu aimer, qui nous fait ruminer et passer des nuits sans dormir! Il nous embrouille dans la recherche de notre "bonne Étoile" au point que l'on risque d'y renoncer en croyant ne jamais la découvrir, ou ne pas la mériter.

    Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne les voyons pas, car l'homme ne croit plus guère aux trésors. C'est ainsi que, même visible dans la crèche, Dieu reste invisible, inconnaissable, et seule la foi permet de l'atteindre.

    C'est en trouvant Dieu en soi, et en se trouvant en Lui, que l'on se connaît mieux soi-même. Notre corps, pourtant source de bien de souffrances, est le lieu où la clarté de Dieu peut devenir visible ici-bas. 

    La véritable humanité se réalise lorsque la chair, devenant un lieu de l’Épiphanie, fait rayonner la lumière de Dieu.

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    Dieu se manifeste en chacun d'entre nous. Comme l'explique bien cette histoire d'un écrivain anonyme, que j'ai trouvée dans Zénit:

    « Il était une fois un moine appelé Épiphane. Un jour il découvrit un don qu’il ne pensait pas posséder : il savait écrire de belles icônes. Il voulait absolument peindre le visage de Jésus. Mais où trouver un modèle qui exprime, à la fois, la souffrance et la joie, la mort et la résurrection, la divinité et l’humanité ?

    Épiphane se mit alors en voyage. Il parcourut la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, examinant chaque visage. Rien : le visage qui pouvait représenter le Christ n’existait pas. Fatigué, il s’endormit en répétant les paroles du psaume : « Je cherche ton visage, Seigneur, montre-moi ton visage! ». Il fit un rêve.

    Un Ange lui apparut, il le ramena auprès des personnes rencontrées et pour chaque personne il lui indiqua un détail qui rendait ce visage semblable à celui de Jésus : la joie d’un amoureux, l’innocence d’un enfant, la force d’un paysan, la souffrance d’un malade, la peur d’un condamné, la tendresse d’une mère, la consternation d’un orphelin, l’espoir d’un jeune, la joie d’un clown, la miséricorde d’un confesseur, le mystère du visage bandé d'un lépreux... Et alors, Épiphane comprit et retourna dans son couvent. Il se mit au travail et l’icône fut prête en peu de temps. Il la présenta à son abbé. Celui-ci fut surpris: elle était merveilleuse. Il voulut savoir qui était le modèle dont il s’était servi parce qu’il désirait le montrer aux autres artistes du monastère. Le moine répondit « personne, père, ne m’a servi de modèle, parce que personne n’est comme le Christ mais le Christ est semblable à tous. Tu ne trouves pas le Christ dans le visage d’un seul homme, mais tu trouves des fragments du visage du Christ en chaque homme. »