• À TRAVERS et DE TRAVERS...

    Un jour mon beau-père, venu passer la journée à la maison, me dit que j'ai de beaux cheveux...

    Ceci, il faut le préciser, se passe environ 20 ans après mon mariage, et ma coiffure est invariablement indisciplinée, grâce à ma chevelure toujours aussi naturellement "crollée". La réflexion de mon beau-père me surprend donc, et je me demande intérieurement quelle mouche vient de le piquer. Est-il en mal de trouver un compliment? Tout en lui répondant que c'est pareil depuis des années, je me ravise soudain: il vient de subir une intervention de la cataracte aux deux yeux et sa vision est forcément devenue beaucoup plus nette. Le voile du mystère était entièrement soulevé, c'est le cas de le dire... 

    Cette anecdote m'amène à une autre histoire qui a beaucoup circulé sur internet Toutefois je vous la propose, pensant que certains la découvriront seulement, tandis que d'autres la reliront volontiers:

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    Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier...

    Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait du linge sur un séchoir.

    Quel linge sale ! dit elle. Elle ne sait pas laver.

    Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive !

    Son mari regarda la scène mais garda le silence.

    C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge…..

    Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

    Regarde ! Elle a appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

    Le mari répondit : Non… Je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre fenêtre !

     

    Ainsi va la vie! 

    Tout dépend de la transparence de la fenêtre à travers laquelle les faits sont observés. Nous voyons la vie d'un regard qui n'est pas avec nos yeux de chair uniquement. La façon dont nous percevons notre environnement dépend de notre état d'esprit, qui agit comme un filtre. Avant de critiquer, il faut soit vérifier d’abord la qualité de notre regard, ou aussi tenir compte du handicap visuel de la personne qui regarde. Un regard peut tuer, un regard peut relever!

    Et si le chrétien proclame que "Christ est vivant", il ne doit pas seulement lever les yeux vers Dieu pour le contempler, mais aussi regarder la terre avec les yeux du Christ pour que sa vie devienne prière...

  • LUMIÈRE

    On dit souvent que certaines personnes rayonnent. Elles brillent de sérénité, d’une force intérieure et spirituelle, d’une merveilleuse joie de vivre... 

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    Les chrétiens vivent aujourd'hui dans l'allégresse de la lumière de Pâques. ALLÉLUIA! L'étoile reçoit sa lumière de l'astre solaire pour la refléter, et le soleil du chrétien, c’est le Christ ressuscité, le Vivant, qui roule toutes les pierres qui nous empêchent de vivre. Il nous invite à regarder plus loin que nos deuils, nos peurs. En vidant nos tombeaux, il ouvre nos coeurs! Son unique désir est de dynamiser nos vies par la force de son amour, de nous extirper de nos morts pour nous faire entrer dans une vie nouvelle, avec lui et avec les autres.

    La vie du Christ nous est donnée, débordante, dans le partage du pain et de la Parole, prête à rejaillir dans le monde, dans la rencontre authentique avec l'autre, à travers un sourire, un pardon, une bénédiction, donnés en son nom. 

     "Dans un monde qui souvent le méconnaît et, de fait, le refuse, vous êtes invités à vous approcher du Christ et à adhérer à lui toujours plus profondément. C’est un appel continuel à suivre le Christ et à lui être conformé. Ceci est d’une importance vitale dans notre monde si désorienté, « parce que, lorsque sa flamme [de la lumière de la foi, ndlr] s’éteint, toutes les autres lumières finissent par perdre leur vigueur » (Lumen fidei, 4)".(Extrait du message adressé le 22 août dernier par le Pape François au prieur général de l’Ordre des Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, à l’occasion de leur Chapitre général.)

    "Vous êtes la lumière du monde". Jésus exprime clairement que les hommes ne voient notre lumière qu'à travers notre conduite, nos actions, et nos paroles...

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  • RAMEAUX

    Le billet de ce jour des Rameaux est une méditation sous forme de poème, sur l’Évangile de l’entrée de Jésus à Jérusalem.

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    Les Rameaux de la Méduse

    Charles Cartigny 

     Écouter: -> ICI

    Jérusalem s’éveillait

    Pour fêter ce dimanche

    Les habitants se ruaient

    Dans les rues de chaux blanche.

    Jérusalem s’éveillait.

     

    Jérusalem s’amusait.

    On entendait des rires.

    Partout, les gens se joignaient

    A la mer de sourires

    Que Jérusalem s’offrait.

     

    Jérusalem chantait.

    La puissance de Dieu.

    S’enchantant des chants passés,

    Psaumes de leurs aïeux.

    Jérusalem dansait.

     

    Comme sa mère en l’attendant,

    Il choisit de monter un âne

    Et Jérusalem en chantant

    Vint l’accueillir comme la manne

    Qu’auraient leurs parents.

     

    On fit des rameaux de fortune

    Pour ce Jésus de Nazareth

    Et les gens montaient sur les dunes

    Pour voir arriver le prophète.

    Qu’avaient attendu leurs parents.

     

    Pleurant, chantant, tous s’approchaient.

    Pour toucher le manteau de toile

    De ce Jésus qu’on espérait

    Depuis l’Abraham aux étoiles

    Que nos pères ont toujours été.

     

    Voyant la foule autant l’aimer,

    Un étranger l’eut cru un roi

    Mais tous ces rameaux médusés

    Que couchaient les hommes en émoi

    N’étaient pas de nos royautés.

     

    Le saint Agneau gravit la ville

    Et tous en chœur, on l’acclamait.

    Mais lorsque le fruit de la vigne

    Et du labeur du boulanger

    Remontera sur la colline,

     

    Les rameaux seront oubliés.

    ***************************************

    La foule qui acclame Jésus va bientôt l'accabler. Les palmes deviendront armes!

    Jésus, abandonné par les hommes, fera preuve d'une force de caractère incroyable quand, monté à Jérusalem, il subira sa passion pour sauver toute l'humanité.

    Sans traverser les souffrances du Christ, tout chrétien sait combien il est éprouvant de ramer à contre-courant de la pensée du monde, d'essuyer l'indolence des croyants tièdes ou les sarcasmes et les rebuffades des farouches anti-Dieu. Raison de plus pour se laisser instruire par notre Sauveur, afin de rester fidèle à l'engagement du Baptême en résistant à la pression des non-croyants, sans les mépriser et en les aimant à la manière de Jésus..

     

     

  • TITRE SUGGESTIF

    Le titre d'un article paru dans "leVif " de ce lundi montre à quel point la manière d'introduire un sujet influe sur son interprétation... 

    Le Front national s'empare de onze mairies et va tenter d'y faire ses "preuves"

    Avant même d'entrer dans le vif du sujet, le choix du titre est tendancieux et invite implicitement à fustiger le FN. en suggérant que sa victoire lors des récentes élections a été obtenue à l'arraché, ce qui suppose une certaine violence.  

    Voici ma réaction, postée dans les commentaires: Même si je ne suis pas adepte du FN, je trouve que le titre de cet article est partial et injustement accusateur. Le FN ne s'empare de rien: les électeurs ont placé ce parti par choix volontaire là où il sort gagnant. Que ça plaise ou pas est une autre question, et surtout un autre débat! Pour ceux que ça dérange, plutôt que de crier "haro" sur les vainqueurs, il serait bon qu'ils insistent auprès des partis dits "démocratiques", afin qu'ils redeviennent "politiquement corrects" et réellement soucieux des citoyens, ce qui les rendrait à nouveau crédibles.

    Mon intention n'est pas de discuter politique, mais de rappeler la prudence à propos de ce qu'on en écrit. Dans le cas que je présente, le contenu de l'article est neutre, mais deux petits mots du titre, "s'empare", suffisent pour orienter le lecteur vers un parti-pris défavorable. Je ne suis pas spécialiste "presse-info", mais cet exemple tout frais me rappelle à la vigilance.

     

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    Alors que la société de l’information nous offre aujourd’hui les moyens techniques les plus performants pour communiquer, il y a de quoi douter de plus en plus des journalistes et de leur capacité (volonté?) à dire la vérité. Il faut bien admettre que la déformation de l’information, pour des mobiles économiques, "se doit" d'être clientéliste afin de faire face à la concurrence! À quelle presse peut-on encore se fier, alors qu'elle est maintenue dans une camisole qui la prive de sa liberté d'expression? 

    Les gens sont submergés d’informations et ont parfois du mal à trier le vrai du faux. Ils se fient souvent à l’opinion générale sans chercher à approfondir. À défaut de pouvoir disséquer tous les mécanismes utilisés pour le soumettre à une certaine pensée, le lecteur devrait pourtant avoir le souci de s'ouvrir à la vraie intelligence des médias en cultivant son esprit critique. Il importe qu'il se sente responsable de ce qu'il fait de l'information qu'il reçoit, qu'il la mette à distance pour faire la part entre fantasmes et influences réelles des médias.

    "La presse, lorsqu'elle est libre, peut être bonne ou mauvaise; mais assurément, sans la vérité elle ne sera jamais que mauvaise" (Camus)

    La réalité est parfois décevante par rapport au conte de fée qui nous était proposé, mais parfois aussi moins dramatique que le cauchemar qu'on nous annonçait. Le devoir premier du journaliste est de respecter LA vérité, de la rechercher, de la transmettre. Il peut l'interpréter, mais en annonçant clairement que c'est SA vérité. 

    Même si les nouvelles qu'il t'apporte sont mauvaises,

    ouvre ta maison au messager fidèle;

    mais celui qui te trompe, chasse-le.

    Proverbe syldave.