• "COMME MIKE"

    Se déguiser, se travestir, changer d’habits pour être différent ou méconnaissable...

    Notre petit B. de 2 ans 1/2 raffole des jeux à “faire semblant”, avec ou sans déguisement.

    IMG_0404.JPGFin Janvier, tout en fouinant dans les rayons enfants d'une grande surface, j'ai déniché un déguisement de chevalier à un prix très intéressant. Sans avoir consulté les parents de B, j'ai pris le risque de l'acheter. J'ignorais si notre Bonhommet aurait envie de se déguiser pour le Carnaval, mais j'étais persuadée que dans l'affirmative, ce serait pour se rapprocher de "Mike le Chevalier", personnage qui le fascine en ce moment. Bingo! Je ne m'étais pas trompée. 

    La taille 4 ans ne correspondait pas, mais sa maman a ajusté le vêtement. Très créatrice et habile de ses doigts, elle a aussi fabriqué une épée et un bouclier. Il n'en fallait pas davantage à B. pour entrer complètement dans la peau de son héros.

    Notre petit-fils réagit comme la majorité des enfants: un costume dans lequel se glisser, des accessoires pour faire "plus vrai", et le voici lancé dans l'expérience merveilleuse d'être transformé en un "moi héroïque". À travers ce jeu symbolique, il se lance dans une aventure qui lui donne un instant l'illusion qu'il n'est plus sous la dépendance d'un adulte, qu'il est grand, fort, doté de pouvoirs exceptionnels. S'il a choisi un déguisement bien précis, c'est parce qu'il correspond à ses intérêts actuels, en lien direct avec sa personnalité qui se développe, et il aurait été maladroit d'essayer de le convaincre de choisir autre chose. Notre petit B. est bien conscient de "faire comme si...". Il comprend parfaitement que c'est bien lui qui est sous son déguisement, et pas "Mike le Chevalier". Ceux qui ne connaissent pas ce preux personnage le découvriront en suivant ce lien:-> http://youtu.be/3F9RZElak0A

    Se déguiser n’est pas qu'un simple jeu, cela permet aussi de mieux connaître l'enfant. D'où l'importance pour les éducateurs de l'accompagner dans ses découvertes, mais aussi de nourrir son imaginaire par des histoires, des lectures, des dessins animés, judicieusement triés, à partir desquels il puise les personnages à qui il va chercher à s'identifier. 

    Voici le moment venu d'ouvrir l'armoire où sommeillent les déguisements qu'ont portés nos fils, parmi lesquels beaucoup ont été confectionnés par mes soins. Ils sont "inactifs" depuis quelques années, mais ils ne tarderont plus à reprendre du service, et je m'en réjouis...

     

  • ÉCHEC ET CHANCE


    9782220054810.jpgL'an dernier, lors d'une rencontre "familles nouvelles"
    (un groupe du mouvement des Focolari), nous avons lu quelques passages d'un livre de Anselm Grün intitulé "L'échec, une chance"...

    Est-ce dire que l'aptitude au bonheur passe par l'aptitude au malheur? Oui et non... Ça signifie qu'il faut apprendre à rebondir sur ses 'échecs' pour saisir sa chance.

    Il est évident que si on a connu le bonheur avec un être cher, nous sommes malheureux lorsque cet être nous quitte, parce que justement nous avons connu le bonheur. Faut-il pour autant pousser la rationalisation jusqu'à conclure que pour ne pas être malheureux, je n'aimerai plus personne et ainsi je n'aurai plus de chagrin du tout ? La sage réponse est dans ce que dit Le Tao Te King :

    Le malheur marche au bras du bonheur, le bonheur est au pied du malheur ...

     

     

  • DÉSIRS, SOUPIRS, SOURIRES

     « Mieux vaut souffrir d’avoir aimé que de souffrir de n’avoir jamais aimé » dit un proverbe anglais... 

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    La fête de la St-Valentin inspire les romantiques. Pendant quelques moments seulement, on se plaît à rêver. Souvent à l'impossible! Parce que dans la réalité, en amour, tout n'est pas toujours tout rose, et les sentiments oscillent régulièrement entre illusions- désillusions, espérance- découragement. Dans la majorité des cas, le temps des désirs oblige à franchir le "pont des soupirs" pour retrouver le temps des sourires...

    "On commence vraiment à aimer quand on cesse d'être amoureux"Eric Emmanuel Schmitt

    Il y a quelques jours, j'ai visionné un film superbe. Il m'a fait penser aux vieux couples comme le nôtre (qui ont passé les obstacles de leurs différences, de leurs impatiences, de leurs exigences), et à notre plus jeune fils qui dirige un choeur quasi composé de "cheveux blancs". Je vous recommande vivement de le regarder (cliquer sur l'affiche ci-dessous). Préparez vos mouchoirs! 

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    Moins on cherche à s'aimer dans l'autre, plus on l'aime pour lui-même. C'est ça le bonheur.

    Aimer, c’est être vulnérable. Qui que vous aimiez, votre coeur sera certainement déchiré et probablement brisé. Si vous voulez être sûr de conserver votre coeur intact, ne le donnez à personne, pas même à un animal. Emballez-le soigneusement dans des hobbies et des petits luxes. Évitez-lui toute attache. Enfermez-le en sécurité dans le cercueil de votre égoïsme; on y est tellement en sécurité! Pas de lumière, pas de mouvements, pas d’air. Là, au moins, votre coeur ne court pas le risque d’être brisé! Il deviendra même incassable, irrécupérable. Le choix est entre la tragédie – ou au moins le risque de tragédie – et la damnation. Le seul endroit, en dehors du ciel, où l’on est à l’abri des dangers et des perturbations que suscite l’amour, c’est l’enfer. Aussi nous approcherons-nous de Dieu, non pas en essayant d’éviter les souffrances inhérentes à toute forme d’amour, mais en acceptant ses tourments, en les offrant en retour à Dieu, après avoir jeté bas toute armure protectrice. Puisque nos coeurs doivent être brisés et puisque c’est Dieu qui choisit comment ils le seront, que sa volonté se réalise en nous!

    C. S. Lewis, The Four Loves (Londres: Collins, 1977).

  • JE SANS NOUS

    La pensée de beaucoup de nos contemporains devient: "J'en ai envie, j'y ai droit, je veux l'obtenir", négligeant ainsi  la notion du "nous"...

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    L’homme qui, pour être heureux, veut s’assurer qu’il aura perpétuellement les moyens d’obtenir la satisfaction de ses désirs, plonge au contraire dans l'anxiété. Passant de l'individualisme au matérialiste, il "doit" posséder, de suite bien sûr!, tous les biens possibles, qu’ils soient nécessaires ou non, afin de combler son égocentrisme. Il se soucie pour lui-même de son voisin, afin de savoir s’il possède autant de biens que ce dernier. Ce faisant, il construit son malheur! Cette description est certes une caricature, mais, mais... 

     

     

  • PITIÉ?

    6198225_orig.jpgDernièrement​, suite à l'appel au jeûne et à la prière pour éclairer les consciences par rapport au projet d'élargissement de la loi de l'euthanasie, ​Mme Herremans a dénoncé​ ​une 'terrible pression' de l’​É​glise catholique, qui utilise "des armes qui ne sont pas celles du débat démocratique"...

    ​Tiens, tiens! Cette personne reconnaîtrait-elle l'efficacité de la prière au point de la redouter comme un ennemi? Elle a raison, du point de vue que: « Dieu est fidèle, il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces » (1 Co 10, 13). Et aussi : « Si deux d'entre vous, sur terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père » (Mt 18, 19)

    Voici le lien d'un message poignant envoyé à notre Roi de Belgique par une fillette québécoise de 4 ans. L'enfant est aidée par ses parents pour intervenir, et je ne sais pas s'ils sont ou non chrétiens, mais leur démarche est clairehttp://youtu.be/kuiTu3JrR9E

    Ma conviction est que tôt ou tard, les démarches spirituelles vaincront, quand bien même l'extension de la loi de l'euthanasie serait votée, car: « Par la prière, tout ce qui pourrait nous nuire est mis en fuite » écrit saint Augustin.

    Piété et pitié ne s'accordent pas forcément! Aujourd'hui, ​on veut tout peser, tout maîtriser​, mais ​la prière échappera toujours au contrôle des ​lois humaines. Dieu permettra peut-être que la loi s'élargisse, mais, fidèle et compatissant, il répondra à ceux qui l'implorent et à tous ceux qui plaident en faveur de la vie, en les aidant à ne pas recourir à cette loi lorsqu'ils seront confrontés à des situations pénibles. 

    Nous vivons un moment de crise qui touche différents secteurs de l’existence, non seulement celui de l’économie, de la finance, de la sécurité alimentaire, de l’environnement mais également celui du sens profond de la vie et des valeurs fondamentales qui l’animent. (...) Le caractère missionnaire de l’Église n’est pas un prosélytisme mais un témoignage de vie qui illumine le chemin, qui porte espérance et amour(...) (Pape François)

  • LUMIÈRE!

     

    Lumière! C'est le mot important de ce jour, pour ceux qui fêtent la Chandeleur...

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    Et Dieu dit : « Que la lumière soit ! » et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne. Dieu sépara la lumière de la ténèbre. Dieu appela la lumière « Jour » et la ténèbre, il l’appela « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour (Gn 1, 3-6).

    Lors de l’Incarnation, Jésus devient lumière: «Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie »Jn 8, 12).

    La Chandeleur est une nouvelle théophanie. Dieu est lumière et sa clarté guide le fidèle dans la nuit : « C’est toi qui allumes ma lampe. Le Seigneur mon Dieu illumine mes ténèbres » (Ps 18[17], 29).

    La lumière et la nuit / La vie et la mort. Un thème épineux en ces moments où l'on penche vers l'élargissement de la loi pour l'euthanasie...

    Le temps me manque pour prolonger ce billet, mais je vous invite à poursuivre la réflexion à ce sujet...