• VOYAGE EN ALPHÉIDE

    Cette année, ma semaine "FIFF"(28ème édition!) a débuté par un voyage en Alphéide...

    Plus précisément, il s'agissait de la projection du film "Alphée des étoiles". Le public a été invité à entrer pendant une heure trente dans les chaussures d'une ravissante fée qui, d'un coup de sa baguette magique, a rappelé des choses essentielles de la vie. 

    Dans la reproduction humaine, l'organisation des cellules peut se faire de manière inattendue. Il arrive qu'une aberration génétique survienne, et ce dans tous les types de familles. Ce phénomène de « la biologie, la vie, ou le grand je-ne-sais-quoi » est tombé sur la famille de Hugo Latulipe (documentariste et réalisateur) et de Laure Waridel. Leur petite fille est née avec le syndrome de Smith-Lemli-Opitz (SLO), dû à une anomalie de la synthèse du cholestérol. Il s'agit d'une maladie génétique rare qui compromet le développement neurologique et musculaire de la personne atteinte. 

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    Souffrance, désarroi, tristesse, culpabilité, angoisse, désir de mort ou d'abandon, colère, incompréhension, sentiment d'injustice, compassion, font partie des réactions fréquentes et compréhensibles. Coup de foudre pour l'enfant, courage, acceptation, font partie du possible aussi, et c'est ce programme qui a été suivi par les parents d'Alphée en quittant le Canada pour un an (qui est devenu deux ans) pour se retirer en Suisse, dans le village d'origine de LaurePour accepter son enfant tel qu'il est ou tel qu'il deviendra, pour le voir au-delà du handicap, pour découvrir tous les possibles et toutes les ressemblances, il faut prendre le temps de marcher avec lui, à son rythme, d'apprendre ses codes. Il en est sorti un film, Alphée des étoiles, un documentaire splendide, simple, authentique, qui bouscule nos peurs et replace certaines priorités de la vie, au-delà des différences. Une véritable ode à l’amour, souriante et emplie d'espérance dont voici un extrait >ICI

    À la sortie du cinéma, des réflexions me viennent à l'esprit:

    Chacun est confronté à sa propre expérience du monde. Il n'y a personne qui se réjouisse du handicap de son enfant. Il faut déjà être fort, pour réagir comme Le papa et la maman d'Alphée! Cependant, le plus gros problème de tels parents est de devoir affronter le regard des passants et de préparer une place à leur enfant dans une société souvent impitoyable pour les "anormaux", même si elle prône la tolérance.

    Il faut certes beaucoup d'amour pour assurer la prise en charge d'un enfant 'différent" à l'image de ce qu'ont fait les parents d'Alphée. Mais ceci suppose aussi de disposer de solides moyens financiers, qui manquent à beaucoup de gens. Comment peut-on, en tant que société, offrir à ces petits et à leur entourage la meilleure qualité de vie possible?

    "Les biens de la création doivent être mis en abondance à la disposition de tous, selon la règle de la justice, qui est inséparable de la charité" (Gaudium et Spes », § 69 ).

    « Quand les enfants sont perdants, la société est perdante aussi »

  • L'EXEMPLE "VIENT D'EN HAUT"

    L'enfance ne devrait pas être une course aux exploits, mais un temps d'apprentissage dans l'insouciance !...

    Les causes du stress chez l'enfant sont en grande partie les pressions et les exigences propres à la vie scolaire (et ce déjà en maternelle!), les standards de réussite et même un excès d'activités, sportives ou artistiques, à l’intérieur desquelles, plutôt que la détente escomptée, on retrouve encore des demandes exagérées de performance. Mais le stress de l'enfant est aussi dû à l'inquiétude des parents quant à la bonne évolution de leur progéniture, à travers laquelle ils se sentent eux-mêmes évalués!

    Il ne faut pas confondre apprentissage et développement, performances académiques et réussite. L'enfant doit surtout apprendre à bien se développer. Il doit se sentir accepté sans condition, se savoir soutenu, encouragé, reconnu dans ses habiletés créatrices, sa débrouillardise, plutôt que d'être centré sur la performance à tout prix. Le rôle des parents est de favoriser le sens des responsabilités de leur enfant, l'aider à devenir motivé, à penser par lui-même, et le préparer au monde réel. 

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    L'enfant apprend par imitation, et l'exemple "vient d'en haut", comme le dit très bien l'expression. Il ne perd rien des réaction de ses parents ou éducateurs face aux multiples situations de la vie...

    Voici la liste suggérée par une enseignante, elle-même maman, de ce qu'un enfant de 4 ans devrait savoir:

    Il devrait savoir qu'il est aimé, totalement et de manière inconditionnelle, tout le temps.

    Il devrait savoir qu'il est en sécurité et savoir comment se protéger en public, avec les autres et dans toutes sortes de situations. Il devrait savoir qu'il peut faire confiance à son instinct à propos des gens et qu'il n'est jamais obligé de faire quelque chose qui lui semble mal, peu importe qui le lui demande. Il devrait savoir quels sont ses droits, et que sa famille est prête à les défendre.

    Il devrait savoir comment rire, faire l'andouille, être irresponsable et utiliser son imagination. Il devrait savoir que ce n'est jamais un problème de peindre le ciel en orange et de mettre 6 pattes aux chats.

    Il devrait savoir quels sont ses propres centres d'intérêts et être encouragé à les suivre. S'il n'en a rien à faire d'apprendre à compter, ses parents devraient se rendre compte qu'il l'apprendra par mégarde bien assez tôt et le laisser se plonger dans les fusées, le dessin, les dinosaures et jouer dans la boue.

    Il devrait savoir que le monde est magique et que lui aussi. Il devrait savoir qu'il est sensationnel, brillant, créatif, compatissant et merveilleux. Il devrait savoir qu'il est tout aussi valable de passer la journée dehors à faire des bouquets de fleurs, des gâteaux de boue et des maisons de fées que de s'entraîner à déchiffrer. Non rayez ça - bien plus valable.

    Mais plus important, voici ce que les parents devraient savoir, insiste cette enseignante:

    Que chaque enfant apprend à marcher, parler et calculer à son rythme et que ça n'aura pas d'incidence sur comment il marche, parle ou calcule.

    Que le seul bon indicateur sur sa future réussite scolaire c'est le fait de lire à ses enfants. Pas de cartes de révision, pas de livres scolaires, pas de maternelles huppées, pas de jeux clignotants ou d'ordinateurs, mais papa ou maman prenant le temps chaque jour ou soir (ou les deux !) de s'asseoir et leur lire des livres merveilleux.

    Qu'être le plus intelligent ou le plus talentueux des enfants de sa classe n'a jamais eu un quelconque lien avec être le plus heureux. Nous voulons tellement donner à nos enfants des chances en plus que nous leur donnons des vies aussi surchargées et stressantes que les nôtres. L'une des plus grandes chances que nous pouvons donner à nos enfants est une enfance simple et insouciante.

    Que nos enfants méritent d'être entourés de livres, de nature, d'art et d'avoir la liberté de les explorer. La plupart d'entre nous pourrait se débarrasser de 90% des jouets de nos enfants et ils ne leur manqueraient pas, mais certaines choses sont importantes - des jeux de construction comme les Lego, des jeux créatifs comme tous types d'ustensiles artistiques (de bonne qualité), des instruments de musique (des vrais, et des multi-culturels), des déguisements et des livres, des livres et encore des livres (d'ailleurs la plupart de ces objets peut être achetée pour pas cher dans des boutiques d'occasion). Ils ont besoin d'avoir la liberté d'expérimenter les choses aussi : de jouer avec des poignées de haricots secs dans la chaise haute (sous surveillance ben sûr), de pétrir du pain et d'en mettre partout, d'utiliser de la peinture de la pâte à modeler et des paillettes sur la table de la cuisine pendant qu'on prépare le dîner, même si ça s'éparpille, d'avoir un coin dans la cour où c'est tout à fait autorisé de virer toute l'herbe et faire un trou dans la terre.

    Que nos enfants ont vraiment besoin de nous. Nous sommes devenus tellement forts pour dire qu'on a besoin de prendre soin de soi que certains d'entre nous le prennent comme une excuse pour laisser le reste du monde prendre soin de nos enfants. Oui nous avons tous besoin de prendre des bains tranquille, de temps avec nos amis, de pauses salutaires et d'une vie occasionnelle hors de la parentalité. Mais nous vivons à une époque où les magazines pour parents recommandent d'essayer de passer dix minutes par jour avec chaque enfant et de prévoir un samedi par mois comme moment en famille. Ce n'est pas normal! Nos enfants n'ont et de loin pas autant besoin de consoles, ordinateurs, activités extra scolaires, leçons de danse, groupes de jeu et d'entrainement de foot qu'ils ont besoin de NOUS. Ils ont besoin de pères qui s'asseyent et les écoutent raconter leur journée, de mères qui les rejoignent et font du bricolage avec eux, de parents qui prennent le temps de leur lire des histoires et de faire les idiots avec eux. Ils ont besoin que nous marchions avec eux sans se préoccuper des 160,9m/h de notre petit un soir de printemps. Ils méritent de nous aider à préparer le dîner même si ça prend deux fois plus de temps et demande deux fois plus de travail. Ils méritent de savoir qu'ils sont une priorité pour nous et que nous aimons vraiment être avec eux.

     
  • DIFFICILE, MAIS POSSIBLE...

    "Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps"

    Cette phrase est tirée d'une lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens (3,12-17), une des lectures de jeudi. Des messages bouleversants de simplicité, percutants, que vous pouvez lire en cliquant -> ICI

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    Des textes bien d'actualité, en cette période critique où des appels pressants pour la paix se font entendre à tous les points de la planète. C'est faux de penser que l'on n'a aucune influence dans les conflits qui se passent loin de chez nous. Pas besoin de se rendre sur place pour intervenir. Pour changer le monde, il suffit de vivre l'amour du prochain, autour de soi, au quotidien. Mais pas d'amour possible sans pardon. C'est là que le bât blesse souvent. Pourtant, la paix commence obligatoirement par soi. Difficile, mais possible! Comment faire?                  

    Le pardon n'est pas une simple démarche qui minimise le mal que l'on subit...

    Il n'est pas juste de dire "ce n'est rien, ce n'est pas grave", ou de continuer à fonctionner 'comme si de rien n'était'. Le silence et la dénégation ne sont jamais une  solution.
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    De par mon éducation, j'ai pourtant cru longtemps que "faire la paix" se résumait à "devoir" nier les blessures que l'on m'infligeait, à rentrer mes colères, à blanchir les fautes. Par la suite, j'ai compris que cette manière d'agir pouvait au contraire être un obstacle au vrai pardon libérateur. On ne peut pas pardonner en pratiquant l'amnésie pour faire l'économie de la vérité. Ceci implique l'honnêteté avec soi-même et avec sa propre histoire. Pardonner ne revient pas à innocenter un coupable qui doit répondre de ses actes, et le pardon n'est pas forcément la réconciliation, sauf si la démarche est réciproque.

    Dorénavant, voici comment je procède pour pardonner à quelqu'un: "Oui, tu m'as fait mal, et non, tu n'en avais pas le droit! Oui, je continuerai à penser que c'est injuste, mais je ne te traiterai pas pareillement. Oui, je suis blessée par toi, mais non, tu ne garderas pas le contrôle sur moi. Oui, je suis responsable du devenir de mes blessures, et je vais me protéger. Mais je renonce à te faire payer le prix réel de ma blessure, car je choisis de ne pas alimenter de sentiment de vengeance envers toi." 

    Je ne réussis cet exercice qu'en puisant ma force dans ma Foi, en confiant mes fragilités à Dieu. En lui demandant son aide pour changer mes pensées et mes sentiments, je peux modifer mes fonctionnements. Pardonner comme Jésus, c'est accorder le pardon avant que l'offenseur demande pardon ou réalise même le besoin d'être pardonné. Mon cœur ainsi préparé est apaisé et disposé à la grâce, même si la réconciliation n'est pas possible. Et je confie également ceux qui me font mal, à qui je ne souhaite pas de mal "parce qu'ils ne savent ce qu'ils font". 

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    Seule la justice de Dieu est juste. Lui seul connaît le coeur de chacun. Lui seul peut agir utilement en chacun...

    (...) Le pardon a donc une racine et une mesure divines. Mais cela n'exclut pas que l'on puisse aussi en saisir la valeur à la lumière de considérations fondées sur le bon sens humain. La première de ces considérations concerne l'expérience vécue intérieurement par tout être humain quand il commet le mal. Il se rend compte alors de sa fragilité et il désire que les autres soient indulgents avec lui. Pourquoi donc ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l'on agisse envers lui-même ? Tout être humain nourrit en lui-même l'espérance de pouvoir recommencer une période de sa vie, et de ne pas demeurer à jamais prisonnier de ses erreurs et de ses fautes. Il rêve de pouvoir à nouveau lever les yeux vers l'avenir, pour découvrir qu'il a encore la possibilité de faire confiance et de s'engager (J.P.II, extrait du message pour la journée mondiale de la paix -2002). 

     

  • CONFIANCE-ABANDON

    En triant mes archives, j'ai retrouvé une lettre envoyée en réponse à quelqu'un qui se demandait comment tenir bon dans le mariage.

    En ce jour où mon mari et moi fêtons nos 42 ans de mariage, je confirme ce que j'avais écrit il y a 9 ans...

     

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    Mariée depuis 33 ans, le chemin parcouru a été jalonné de beaux et mauvais jours. Comme dans toute vie, quelle que soit la situation. L'important est de se rappeler sans cesse le pourquoi de ce qu'on s'est choisis et de ne pas laisser étouffer ces raisons essentielles, plus fortes et plus belles que les petits travers qui ne manquent pas de se révéler au cours du temps.

    Un autre point important est de ne pas porter un regard accusateur sur l'autre, parce qu'il ne répond pas aux désirs personnels, qu'il n'est pas le personnage pré-fabriqué par nous. De l'imaginaire qu'on a créé, il y a la réalité à affronter, moment crucial au cours duquel tout risque de basculer si on ne s'y prépare pas. On ne peut pas changer l'autre. Souvent, mais on a du mal à l'admettre, il ne fait que nous renvoyer à notre "moi". Ce n'est qu'en travaillant sur soi qu'on est assuré de faire bouger les choses, par notre propre transformation. L'altérité prend alors place et laisse libre chaque membre du couple. 

    Ceci est valable pour tous, mais pour les couples chrétiens, la force de Dieu est une aide précieuse, car Il relie au-delà de ce qui divise. C'est le miracle de l'Amour qui prend progressivement la place de l'amour. C'est un apprentissage qui n'a jamais de fin, et qui rend palpitante l'aventure d'un mariage en quête de l'existence-Ciel. 

    Bonne route, dans la confiance et l'abandon d'un seul Verbe: AIMER 

    Marie

    PS: Pour compléter le partage de mon expérience, voici le titre de 2 livres qui m'ont bien aidée à une certaine époque: " le corps de l'esprit" de Xavier Lacroix, et "une seule chair", de Michel Laroche. 

  • S.O.S, URGENCE!

    Que qui veut la paix entende le message suivant...

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    « Qu’une chaîne d’engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ! »

    Le Mouvement des Focolari s’unit à la prière et au jeûne proposés par le pape François pour la Syrie le samedi 7 septembre.

    Le pape François affirme dans son vibrant appel que « ce n’est pas la culture de l’affrontement ni la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix ». 

    Il est touchant d’entendre l’écho qui nous en arrive de familles et de jeunes de la communauté des Focolari d’Alep : « Malgré tout, nous continuons à construire des ponts de fraternité et d’amour avec les autres (…), nous essayons de semer l’espérance dans l’humanité souffrante autour de nous, de remplir les cœurs tristes de la présence de Dieu. (…) Et nous prions pour la paix si gravement menacée dans le monde et au Moyen-Orient, pour que triomphe l’amour de Dieu dans le monde ».

    Ces jours-ci, Maria Voce, présidente du Mouvement des Focolari, se trouve à Amman en Jordanie, où elle rencontre la communauté des Focolari des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, une mosaïque de chrétiens d’Eglises différentes et une belle représentation de musulmans d’Algérie, du Maroc, de Turquie et de Jordanie. Une rencontre à l’enseigne du dialogue et de la paix.

    Depuis le mois de janvier 2013, les membres du Mouvement des Focolari se recueillent pour une brève prière quotidienne pour la paix, le Time-Out, tous les jours, à midi de tous les fuseaux horaires. Maria Voce en synthétise l’objectif : « Nous mettre devant Dieu et nous mettre à son service, pour qu’Il puisse nous utiliser comme instruments de paix dans nos pays respectifs ».

    Ce 7 septembre les membres du mouvement des Focolari se joignent aux veillées pour la paix organisées par les différents diocèses de Belgique, comme p. ex. à la Basilique de Koekelberg à 20h avec Mons. Kockerols. Pour les autres diocèses www.catho.be .