• FÊTE RÉUSSIE

    Il en parlait souvent, et jamais on ne voyait arriver l'événement. Cette fois, c'était incontournable...

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    Ce 20 juin, mon mari a atteint 65 ans, l'âge canonique qui a sonné définitivement le glas d'une carrière passionnante et bien remplie! Ceci ne s'est pas fêté comme un enterrement douloureux, mais plutôt comme une heureuse naissance. Celle d'un programme de vie encore à découvrir, qui contient des options fort intéressantes et encourageantes pour l'a-venir de G. qui redoute toujours l'inconnu. Il en a heureusement fait l'expérience au cours des mois de convalescence qui ont suivi son opétation cardiaque de l'an dernier, et il accueille ses 65 ans comme une précieuse offrande qui lui sourit.

    Pour le fêter à cette occasion, je voulais une formule à la fois simple et originale, qui soit "la surprise" à laquelle G. ne s'attendrait pas. "Qui cherche trouve", a fait une fois encore ses preuves: à force de fouiner, j'ai déniché un "spectacle-tupperware"! De quoi s'agit-il? Pour plus d'infos, lire -> ICI 

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    Bien que séduite par ce concept, j'ai pensé que le coût serait trop élevé pour mon budget. Toutefois, avant de conclure, j'ai pris contact pour pousser la curiosité plus loin. Après avoir pris connaissance des conditions et fait un rapide calcul, j'ai décidé de me lancer dans cette aventure. Non sans hésitation, j'ai finalement opté "Jacques Prévert". Pour le reste, je faisais confiance à mon intuition, sur base d'échanges de mails et de communications téléphoniques. Et je n'ai pas été déçue!

    G.a été tenu à l'écart des derniers préparatifs, et l'effet de surprise a bien réussi. À son retour, il a été intrigué à la vue d'un inconnu qui le saluait et l'invitait à le suivre dans notre pavillon de jardin, où tous les invités étaient déjà installés. Puis, il a tout compris lorsque le spectacle a commencé.

    L'expression du visage de G. m'a rapidement informée que j'avais tapé dans le mille. Je sentais que le comédien-amateur et le fervent de littérature se réveillaient en lui, et qu'il participait pleinement  au spectacle. Par la suite, je n'ai eu que des échos positifs de la part de nos convives. 

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    Nourrir les esprits, c'est bien, ravitailler les ventres creux aussi. Le buffet était simple, mais copieux, tout fait-maison, y compris les gâteaux. 

    Le temps a été infect pendant toute la soirée, mais n'a pas eu raison de notre bonne humeur. La soirée s'est passée dans une joyeuse ambiance, amicale et chaleureuse. Il ne fallait rien de plus pour faire de G. un homme heureux...

  • ANNIVERSAIRE DÉCISIF

    Ce 20 juin est à épingler dans l'histoire de mon mari, et par extension, celle de la famille...

    Car aujourd'hui, il a 65 ans, ce qui veut dire l'âge qui marque enfin le départ à la "pension". Les festivités sont prévues pour samedi, avec les amis et une partie de la famille. Mais chutt! Je ne dévoilerai rien de plus maintenant. Peu à peu, les choses se mettent en place pour le WE. Entre du nettoyage, peindre des châssis, préparer des lits, faire les courses, cuire des cakes, des savoies, de la viande, je trie, je plie... Les serviettes sont prêtes à l'emploi. En voici un échantillon:

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    Tant pis pour la météo chagrine, on a bien l'intention de s'amuser. Je vous raconterai. Puis on remettra ça le vendredi suivant, avec les collègues. Là, on promet du soleil et 23°. J'ose y croire...

  • DEUX LOUPS EN L'HOMME

     

    Notre "petit loup" vient de souffler sur ses deux bougies...

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    Ce n'est plus un bébé, et ce n'est pas encore un grand garçon. Dans l'entre-deux où il se situe, beaucoup de choses vont s'éveiller en lui, qui dépendront de son tempérament, ses sensibilités, ses capacités, mais aussi de son entourage. Chaque fois que je vois un petit atteindre cette phase de sa vie, je pense "il ne faut surtout pas l'abîmer!".

    Je ne sais pas ce qui se jouera pour B., mais en ce qui me concerne, je compte bien imiter un vieil indien:

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    Pour que B. sache "de quel pain se nourrir", il s'agit de l'encourager à prendre de bonnes habitudes par la répétition automatique de certains gestes. On en est aux "Bonjour", "au-revoir", "merci", pardon", "SVP", au rangement des jouets, les premières démarches "sociales". Peu à peu viendront les autres. Il ne s'agit bien sûr pas de dressage, et il est très important que cet apprentissage soit sous-tendu par beaucoup d'amour, (ce qui est le cas pour notre petit-fils). 

    Pour les parents, il s'agit d'un travail de longue durée et de patience duquel je constate avec soulagement que notre fils et notre belle-fille n'essayent pas de se soustraire. Ils veillent à rester constants dans leurs consignes pour guider leur petit bonhomme sur le chemin de la vie, en associant adroitement douceur et fermeté.

    Ce choix éducatif n'est certes pas de tout repos, mais il promet une fameuse économie d'énergie pour plus tard. Du moins, c'est ce que nous avons expérimenté avec nos fils. Qui vivra verra... 

  • 50 ANS PLUS TARD...

    Mon mari et moi avons récemment été invités aux 40 ans d'ordination de quelques prêtres. Dans leur témoignage, ils ont bien sûr évoqué le Concile Vatican II, ce qui m'a donné envie de replonger dedans...

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    On a largement parlé de Vatican II en 2012, puisque le 11 octobre précisément, on fêtait les 50 ans de son ouverture. Ce Concile s'inscrit dans l'histoire d'une Église où bouillonnaient des questions et des idées nouvelles, mais dans un certain climat de crispation sociale (Mai 68 suivra...) qui nécessitait de faire le point, ou de proposer une aggiornamento comme l'a fait Jean XXIII. Vatican II a marqué une étape dans l'histoire de l'Église, et entraîné après lui un changement significatif dans la compréhension et la gestion des rapports réciproques de l’Église et du monde. Après lui, l'Église a été présentée sous le signe de la communion : dimension verticale de relation à Dieu, dimension horizontale de relation entre les hommes mais en Dieu. 

    Une bouffée d'air frais a ainsi été apportée par quelqu'un de qui on ne s'y attendait pas, un vieil homme de 77 ans qui ouvrit les portes et les fenêtres de l’Église en disant: "Elle ne peut pas être un musée respectable; elle doit être la maison de tous, aérée et agréable à vivre". 

    Le Concile était animé par un grand élan missionnaire. Il y avait un immense désir de présenter le mystère chrétien comme une réponse aux aspirations des hommes de ce temps. Être fidèle à l’Église n'est pas s’accrocher à des aspects passés de son histoire, transitoires, qui perdent du sens avec les changements de la société. L'avantage des aspects de l’Église mis en lumière par Vatian II est qu'ils sont intemporels: un style œcuménique ouvert à un dialogue étendu, une mobilisation de la catholicité, une redécouverte de sa vocation missionnaire à annoncer la Bonne nouvelle au monde. 

    Mais ceux qui ont vécu comme moi cette période se souviennent que tout fut remis en question. Le plus visible fut un chamboulement dans la liturgie pour le bonheur des uns et la méfiance das autres, la "gauchisation" d'une partie du clergé, une crise de l'autorité (présente aussi hors de l'Église), une remise en cause des vérités traditionnelles, et ce même de la part de théologiens. Au nom de l'"esprit du Concile", on a assisté à des adaptations du message conciliaire au profit d'innovations fantaisistes, et à la tendance d'un nombre non négligeable de catholiques (y compris des prêtres et des religieux) à ne s'intéresser qu'aux problèmes temporels, sans plus se soucier de transcendance. Jusqu'à croire en Dieu de manière superficielle ou à vivre comme s'il n'existait pas. 

    L'encyclique "Fides et ratio" -> ICI dresse le constat que les philosophies modernes se sont concentrées sur la connaissance humaine, en se détournant de la question de Dieu et du sens ultime de l'existence humaine :« Par fausse modestie, on se contente de vérités partielles et provisoires, sans plus chercher à poser des questions radicales sur le sens et sur le fondement ultime de la vie humaine, personnelle et sociale. En somme, on a perdu l'espérance de pouvoir recevoir de la philosophie des réponses définitives à ces questions. » (§5)

    Or, séparé de Dieu, l'homme est réduit à sa seule dimension horizontale, ce qui est la cause fondamentale de la crise des valeurs que nous connaissons aujourd'hui. Si Dieu perd sa place, l'homme perd sa juste place dans ses relations et dans la création. Seule une civilisation de l’amour peut apporter une réponse à cette mort de Dieu dans l’histoire et la culture, disait déjà Paul VI.

    Pour revenir, 50 ans plus tard, dans l'esprit de Vatican II, il faut (re)mettre l'Évangile au coeur de sa vie et au coeur de ses engagements suivant la consigne évangélique : "Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu". L'Église doit être bien inscrite dans la vie de ce monde, y être mêlée pour pouvoir toucher les personnes auxquelles elle s’adresse. Cependant, elle ne doit pas entrer dans la logique d’un monde sans Dieu. Elle se trahirait en ne faisant pas une démarche de partenariat, de dialogue, de cheminement avec les hommes tels qu’ils sont, mais aussi en n’annonçant pas la Bonne Nouvelle

    Il n'y a pas d'Église s'il n'y a pas de communauté. Pour faire Église, nous devons être ensemble, pas simplement les uns à côté des autres, mais les uns avec les autres, pour être corps du Christ. Nous sommes frères parce que créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, tous capables de donner et de recevoir, pour mieux le féconder et pour contribuer, chacun à sa place, à faire advenir une Humanité nouvelle.

    Être chrétien, c'est prendre le message du Christ au sérieux. C'est mener un travail de transformation, une conversion des cœurs, mais aussi des relations, des systèmes politiques, économiques, sociaux, surtout lorsqu'ils sont injustes.

    « Nous vivrons comme des frères ou nous périrons comme des imbéciles », disait Martin Luther King...

  • QUELQUE LIGNES...

    Aujourd'hui, je vous partage juste quelques lignes sur lesquelles je me suis attardée hier...

    Comme les ordres des Anges diffèrent suivant les fonctions auxquelles ils sont assignés, ainsi les hommes ont cette différence en eux qu'ils sont dédiés à la connaissance des choses corporelles et chaque homme à son tour diffère des autres suivant la nature et le degré de la connaissance à laquelle il est destiné, suivant la partie et le moment de la création dont il est appelé à jamais à rester dans le regard de Dieu l'oblateur et le témoin.

    (P.Claudel- Art poétique-Traité de la Co-naissance au monde et de soi-même- Art 5, poésie 198)

     

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    L'homme croit volontiers qu'il n'y a pas d'autre mesure pour lui que la terre. Il en est d'autant plus convaincu lorsqu'il vit dans le confort technique et matériel. Et pourtant... La soif de toujours posséder plus, de se fondre dans un moule, non pas pour rejoindre les autres, mais pour devenir "comme les autres" que l'on envie, prouve à coup sûr l'insatisfaction, le désir mimétique, et l'impossibilité de se suffire à soi-même. 

    Or chaque homme a une vocation particulière, et le monde dépend de ce qu'il en fait...

  • MORALE NORMALE

    Le pape François a récemment appelé l’Eglise à tenir ses “portes ouvertes” et ne pas agir comme un "poste de douane"…

    Pour lire, cliquer -> L'Église n'est pas... un poste de douane !

     
    Pour lire d'autres consignes, cliquer -> http://leglisenestpas.tumblr.com/
     
    La popularité du Saint Père fluctue avec les émotions et la sensiblerie des gens. Dès que son discours devient plus ferme, il dérange, et des commentaires ne tardent pas à lui devenir hostiles! Réactions inappropriéees lorsqu'elles proviennent de ceux qui, se proclamant non chrétiens, ne sont pas concernés et devraient rester indifférents. Quant aux protestations des catholiques, qui reflètent divers courants de pensées au sein de l'institution, elles appellent à un vrai dialogue, pour trouver l'unité dans les différences, afin que le : "Voyez comme ils s'aiment" ait du sens . Ceci n'est possible qu'en marchant ensemble, chacun à son pas, en communion avec le chef de file, le Christ, Dieu fait homme qui a délégué Pierre et tous ses successeurs pour le représenter sur terre.
     
    Le rôle du chef de l'Église n'est pas de pratiquer le clientélisme, mais de rappeler les principes de la morale chrétienne, qui s'inspire du message d'Amour de Jésus. Ce faisant, il n'impose rien à personne, et ne menace pas ceux qui ne suivent pas les conseils. Le Pape François s'inscrit dans la même logique qu'un professeur de maths ou de français, qui ne change pas les règles des matières enseignées, pour se "normaliser" selon les fantaisies de ses élèves, sous prétexte de ne pas les contrarier. 
    Le rôle du chrétien n'est pas de faire la loi dans l'Église- celle de chacun donnerait l'anarchie!-, mais de demander à l'Esprit-Saint d'aider le Pape à trouver la pédagogie qui tient compte des réalités de ce monde sans s'éloigner de Dieu...