• PÂQUES EST ARRIVÉ

    Pâques est la plus grande fête des Chrétiens. Pourtant, par sensiblerie beaucoup de gens mettent Noël en première place...  

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    podcast

    Pâques est arrivé

    Anny & J-Marc Versini

     

    À Pâques...

    Il n'y a pas de sapin, mais des oeufs, symboles de vie.

    Il n'y a pas de guirlandes, mais la foi de Noël ne se comprend qu'à la lumière de la Résurrection.

    Il n'y a pas nouveau-né à contempler dans une crèche, mais une croix vide, car tout se passe secrètement dans le coeur de chacun.

    À Noël, un Sauveur nous est né, Dieu s'est incarné dans nos vies. À Pâques, le Christ a vaincu la mort et nous offre la Vie.

    À Pâques, Dieu place l'humanité sous le signe de sa Vie et de sa présence, mais comme le disait Jean-Paul II, le seul problème qui existe toujours et partout est le problème de notre présence auprès du Christ res­suscité, le problème de notre permanence dans la vie du Christ, de notre intimité avec la vérité authentique de ses paroles et avec la puissance de son amour. 

    Le Ressuscité entre dans notre vie à travers les moments de joie intense et les moments de tristesse, semant l'espérance en toutes situations, même celles qui nous semblent être des voies sans issue. Soyons chacun ce que nous sommes, et soyons-le bien, en vérité, sans honte, humblement, en fidèles serviteurs de l'Amour. Jésus est toujours là, avec nous, pour pleurer, pour nous relever, pour nous rappeler que Pâques, c’est dans la vie! On ne ressuscite pas seulement après la mort biologique, mais aujourd’hui. Le Christ ressuscité nous communique son souffle de vie et nous permet de traverser les épreuves de l'existence dans la joie de l'espérance. 

    "Si l'espérance t'a fait marcher plus lloin que ta peur, tu auras les yeux levés.

    Alors, tu pourras tenir jusqu'au soleil de Dieu" (Hymne de la liturgie des heures)

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    Joyeuse fête de Pâques! 

  • LE PRIX DU SACRIFICE

    Un jour, dans les années trente, un employé des chemins de fer nommé John Griffin, qui s'occupait du fonctionnement d'un pont basculant sur le Mississipi, arriva à son travail accompagné de son jeune fils...

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    Après avoir relevé le pont, il était en train de manger son déjeuner lorsqu'il entendit le sifflet du Memphis Express dans le lointain. Il se précipita vers la manette qui contrôlait les engrenages du mécanisme quand soudain son sang se glaça dans ses veines : son enfant venait de glisser dans le boîtier et l'une de ses jambes était prise par les engrenages. Il chercha désespérément un moyen de libérer l'enfant, mais en vain. Il n'avait plus assez de temps. Son fils était prisonnier de la machine et le train arrivait avec 400 passagers à bord.

    Griffin savait ce qu'il devait faire: il enclencha le mécanisme qui abaissait le pont qui se mit en place juste avant l'arrivée du train.

    Levant la tête, les yeux embués de larmes, il contempla les fenêtres des wagons qui défilaient devant lui. Il vit des hommes d'affaire en train de lire leurs journaux, des dames bien habillées en train de boire une tasse de café et des enfants en train de déguster des glaces. Personne ne jeta un coup d'œil vers l'extérieur, personne ne remarqua la petite salle de contrôle des machines et ses gigantesques engrenages. Le cœur déchiré Griffin ne put s'empêcher de crier : "Pour votre sécurité, j'ai sacrifié mon propre fils. Cela ne compte-t-il pas pour vous ?" Mais il n'y avait personne pour entendre les paroles de ce père accablé de douleur.

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    Si nous pensons à la Croix sur laquelle Dieu sacrifia son propre fils pour chacun d'entre nous, Il nous pose la même question: "N'est-ce rien, pour vous tous qui passez par le chemin ?"

    En ce Vendredi Saint, nous sommes invités, non pas à poser, mais à répondre, à la question de Ponce Pilate: "Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé le Christ ?" (Mat, 27:22).

    Le seul "sacrifice" à faire de notre part est de l'accepter humblement comme notre Sauveur...

     

     

  • JARDIN FLORISSANT

    Voici une dizaine de jours, je rentrais chez moi, après avoir participé à un congrès chez les Focolari, dont le thème central était "l'Amour du frère"...

    Le matin de ce même jour, loin des bruits du monde extérieur, les cardinaux de l’Église catholique avaient commencé leur conclave dans la prière et la méditation pour élire le nouveau successeur de l’apôtre Pierre.

    Moments intenses, programme riche, en cette période de carême qui est un temps de préparation pour la fête de Pâques. 

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    Pendant ce temps, dehors, alors que le printemps avait montré timidement le bout de son nez la semaine précédente, l'hiver lui brûlait la politesse en déversant des paquets de neige et en nous replongeant dans des températures atteignant jusqu'à -12°. Brrrr! Vivement que ça cesse! 

    Ainsi va la vie! Nous ne sommes pas les gardiens d'un musée contenant des objets inertes, où tout se déroule comme prévu, mais dans un jardin florissant où ça naît, ça vit, ça grandit, ça meurt, ça ressuscite. Patience, constance, espérance, sont les piliers auxquels s'appuyer pour dépasser la crainte de l'inconnu. Pourtant, notre espoir n’en reste pas moins limité de par notre dimension humaine. L'humilité, la fraternité, le souci des pauvres, sont des remèdes infaillibles pour se décentrer de soi et aller de l'avant. 

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    Chaque fois que je me rends à Rotselaar, je suis touchée par tous les petits détails qui sont signes d'amour de l'autre, notamment par la présence de fleurs un peu partout sur les lieux de passage. Dans l'auditoire où nous nous tenions pendant le Congrès, un vase contenant des branches de forsythia bourgeonnant était posé sur l'estrade. Et voici ma conclusion, à l'issue de ces quatre journées (qui coïncidait avec le départ du Conclave):

    Dans le vase posé sur l'estrade de l'auditoire, les branches de forsythia sont entièrement fleuries. Dehors, il neige. Je termine  pourtant ce congrès avec mon jardin intérieur abondamment enrichi d'une variété de fleurs glanées à travers les rencontres faites pendant ces quelques jours. L'hiver a repris les commandes à l'extérieur, mais en moi c'est l'Amour qui a gagné. Je rentre chez moi avec cette certitude que, même lorsque les événements du monde me refroidissent, un feu intérieur d'Amour brûle en moi. Je dois veiller à le garder bien allumé, afin d'inviter tous ceux que je croise à venir s'y réchauffer...

    1361922819597_ORIGINAL.jpgLe lendemain de mon retour à la maison, nous apprenions l'élection du nouveau Pape François. Sa devise, Miserando Atque Eligendo, qu'il avait déjà choisie lorsqu'il était archevêque, montre son intérêt pour le problème de la misère et est encourageante pour l'Église, mais aussi hors Église. Malgré toutes les "pourritures", il peut sortir des fleurs extraordinaires dans le monde!

    Jorge Mario Bergoglio, jusqu'ici archevêque de Buenos Aires, a eu une formation de chimiste avant d'entrer au Séminaire. Avec lui, soyons alchimistes pour Dieu. Une de ses premières interventions publiques a été de demander que l'on prie pour lui. Le premier engagement missionnaire de chacun de nous est en effet la prière. C'est ainsi que l'on prépare la route à l'Évangile, que les cœurs s'ouvrent au mystère de Dieu, et que nous cultivons les fleurs du paradis...

  • MISÉRICORDE

    En Mars, la parole de vie des Focolari est extraite de l'Évangile de dimanche: 
    « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre ». 
    (Jn, 8:7)... 

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    La miséricorde de Dieu nous remet debout. C'est ce qui se passe lors de la Confession, qui n'est pas un sacrement de punition, mais de réconciliation. Cependant, malgré ça, nous demeurons fragiles, parce que humains. Que faire, pour reprendre un nouveau départ et rendre ainsi le sacerment valide ? Éprouver de la contrition, ce repentir qui permet d'expérimenter que la miséricorde de Dieu est un Amour tout particulier. Jésus ne veut pas que nous vivions enfermés dans la culpabilité, ce qui revient à décider de ce qui est le bien et le mal à la place de Dieu. Son Amour construit. Il nous fait confiance, il nous donne une vraie valeur. Dieu pardonne sans demander de jusification de nos fautes, et pour lui, nos erreurs ne sont pas graves. Bien sûr, il doit y avoir réparation, en rapport avec la faute. Jésus ne conteste pas le rappel de la loi, il demande qui sera le premier à jeter la pierre, celle qui tue, et appelle chacun de nous à faire la vérité dans sa propre vie. C’est une démarche de conversion. La foi, c’est la confiance dans le gardien qui nous libère de notre prison intérieure, nous ouvre la porte, et nous montre le nouveau chemin à suivre. 

    La contrition me fait comprendre les limites de mon amour, et la nécessité de le fortifier. Il est nécessaire que je pardonne à mon tour à mes frères, sans quoi Dieu ne me pardonnera plus. Par contre, si Dieu oublie, pourquoi devrais-je encore y penser ? Comment pardonner, oublier, et voir le nouveau possible en celui qui défaille ? Cela exige que j'aie plus de ferveur, plus de détermination, plus de miséricorde pour les autres. Mon regard renouvelé peut les aider à se remettre debout.

    Il faut, selon une de mes citations favorites « Envisager l'autre, pas le dévisager », ou aussi « espérer l'autre, pas le désespérer »

     

  • PAS GRENOUILLE

    Je ne suis pas la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf

    Peu m'importe la place qu'occupent les autres, pour autant que je me sente valorisée là où j'assure un service. Par exemple...

    Lea-Grenouille-et-le-Boeuf-.jpgInfirmière, à mi-temps par choix, j'ai eu une carrière "plane", sans espoir de promotion quelconque. Ma manière d'être a compté davantage que l'importance d'un poste que j'aurais occupé. Lorsque je retourne à la clinique, 5 ans 1/2 après l'avoir quittée, l'accueil que j'y reçois démontre toute l'estime et tout le respect que l'on m'accordait, sincères et durables, parce que basés sur des relations vraies. C'est en ça que je place tout mon pouvoir, qui n'a rien à voir avec des fonctions, des hiérarchies, des revendications d'être "pareille". Je n'ai pas à le revendiquer, puisque c'est mon "être"...

    Mon secret? Renoncer au pouvoir sur ma propre vie. Ne prétendant pas (plus) savoir ce que les choses doivent être pour que je sois heureuse, j'autorise la Vie à me surprendre. Ne vivant pas (plus) en fonction d'un objectif trop concret, je quitte la prison de mes illusions. Je me sens libre d'ouvrir largement les portes de mon âme pour mieux laisser enter Dieu dans ma vie, qui se manifeste sous la forme de l'imprévisible...

    Dieu habite où on le fait entrer (Martin Buber)

    Je ne suis pas non plus une grenouille de bénitier...

    Je vis ma foi comme une aventure faite d'une suite d'expériences qui me plongent, non pas dans le bénitier, mais dans la lumière de Dieu...

  • MERCI, LA VIE!

    Enfin un air de printemps venu balayer un hiver qui commençait à me peser. Je respire...

    Deux belles journées ont réussi à me faire oublier l'hiver, qui m'a paru interminable. Les oiseaux me font partager leur joie de vivre un nouveau printemps. Leur chant devient une musique qui m'apaise intérieurement et m'invite à la jubilation. Tous mes sens sont en éveil, et je capte la moindre particule ravigorante. Un souffle purificateur pénètre tout mon être, et de mon cœur s'échappe une louange qui s'élève vers le Créateur. Merci, la Vie!

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    La nature est comme un grand livre ouvert où la beauté de Dieu se révèle dans toute sa splendeur. Je passe parole à Saint François, qui l'a si bien exprimé ...

                                        VIDÉO - ORATORIO DE FRANCOIS AUX OISEAUX

     

     

     

  • DERNIÈRE LIGNE DROITE

    Voici venu le mois de Mars, et avec lui, il y aura pour tous ...

    Le retour météorologique du printemps

    L'élection d'un nouveau Pape

    Pâques

    Chez nous, il y a aussi...

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    Dernière ligne droite pour mon mari, du point de vue professionnel. Il reprend le travail à mi-temps aujourd'hui, après un arrêt de presque 7 mois. Absence plus longue que prévu, mais le médecin-conseil a joué la carte "prudence". Il était d'ailleurs surpris par l'insistance de G. pour réintégrer son service, étant donné l'approche de la retraite.

    Pour dire vrai, la décision de mon époux ne s'est pas prise sans dilemme, car quelques mois à la maison ont suffi à l'enraciner dans de nouvelles habitudes qui sont loin de lui déplaire. Et finalement, à quoi bon rompre ce nouveau rythme? Simplement pour tirer la révérence avec élégance à une longue et belle carrière, bien remplie, et souvent mouvementée. Il est important pour lui d'avoir le sentiment d'avoir accompli sa mission jusqu'au bout avant d'entamer l'étape suivante.

    G. a quitté la maison ce matin dans un état d'esprit mitigé, avec un peu de plomb dans les pieds, mais aussi en étant heureux de retrouver ses collègues. Et puis, tel que je le connais, il lui suffira de replonger dans certains dossiers pour rallumer le feu sacré qui l'a toujours caractérisé pour traiter les "affaires" qui lui sont confiées!

    Dans 4 mois c'est certain, ce sera la retraite, bien méritée. Mais l'homme d'action ne quittera pas radicalement un rôle qui lui a collé très fort à la peau. Je gage qu'il captivera encore son public avec le récit des nombreuses aventures vécues au cours de sa vie de "super-flic", comme l'avait surnommé un journaliste...