LE PRIX DU SACRIFICE

Un jour, dans les années trente, un employé des chemins de fer nommé John Griffin, qui s'occupait du fonctionnement d'un pont basculant sur le Mississipi, arriva à son travail accompagné de son jeune fils...

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Après avoir relevé le pont, il était en train de manger son déjeuner lorsqu'il entendit le sifflet du Memphis Express dans le lointain. Il se précipita vers la manette qui contrôlait les engrenages du mécanisme quand soudain son sang se glaça dans ses veines : son enfant venait de glisser dans le boîtier et l'une de ses jambes était prise par les engrenages. Il chercha désespérément un moyen de libérer l'enfant, mais en vain. Il n'avait plus assez de temps. Son fils était prisonnier de la machine et le train arrivait avec 400 passagers à bord.

Griffin savait ce qu'il devait faire: il enclencha le mécanisme qui abaissait le pont qui se mit en place juste avant l'arrivée du train.

Levant la tête, les yeux embués de larmes, il contempla les fenêtres des wagons qui défilaient devant lui. Il vit des hommes d'affaire en train de lire leurs journaux, des dames bien habillées en train de boire une tasse de café et des enfants en train de déguster des glaces. Personne ne jeta un coup d'œil vers l'extérieur, personne ne remarqua la petite salle de contrôle des machines et ses gigantesques engrenages. Le cœur déchiré Griffin ne put s'empêcher de crier : "Pour votre sécurité, j'ai sacrifié mon propre fils. Cela ne compte-t-il pas pour vous ?" Mais il n'y avait personne pour entendre les paroles de ce père accablé de douleur.

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Si nous pensons à la Croix sur laquelle Dieu sacrifia son propre fils pour chacun d'entre nous, Il nous pose la même question: "N'est-ce rien, pour vous tous qui passez par le chemin ?"

En ce Vendredi Saint, nous sommes invités, non pas à poser, mais à répondre, à la question de Ponce Pilate: "Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé le Christ ?" (Mat, 27:22).

Le seul "sacrifice" à faire de notre part est de l'accepter humblement comme notre Sauveur...

 

 

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