• TERRE SAINTE

    À l'approche de la Semaine Sainte, je pense beaucoup à mon voyage en Terre Sainte à pareille époque, il y a trois ans déjà...

    Ce séjour a été bien sûr marqué par la rencontre de personnes, en commençant par celles qui m'hébergeaient, grâce à qui j'ai côtoyé des autochtones.

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    À travers ces gens, chrétiens ou appartenant à une autre religion, et parfois athées, j'ai rencontré Jésus vivant sur sa terre natale. Normal, en foulant le sol qu'il a lui-même parcouru! Le monde y est toujours ce qu'il était à son époque, très diversifié, parfois compliqué, certains à la recherche de ce qu'ils ne savent trop quoi, ou qui. Ce qui est vrai pour là-bas l'est aussi pour partout ailleurs, car Dieu ne fait pas le monde à la place des hommes. Mais il a aimé le monde, et lui a donné son Fils qui a vécu au milieu des hommes, aussi impuissant qu'eux. Et si Jésus, la tête au ciel, avait une proximité particulière avec son Père, il avait sûrement les pieds et le cœur sur la terre. 

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    Il a aimé son pays, les levers de soleil sur le lac de Tibériade, la chaleur de l’été. C’est dans cet amour que s’est enraciné son engagement au côté de son peuple et de tous les hommes. C’est parce qu’il était chez lui sur la terre, qu'il était pleinement cohérent d’y rester jusqu’au bout, non par héroïsme mais par fidélité. À partir du cercle des douze, puis des 70 (ou 72?) disciples, il a traversé le bloc résistant de la rigidité d'idées, du refus, du rejet, pour atteindre le cœur des hommes de toutes les nations.

    Toute terre, du monde entier, a pour vocation d'être Terre Sainte!...


  • COGITATIONS

    Vendredi dernier, mes cogitations ont été au-delà de ce que j'ai écrit dans le billet précédent. Face offerte à la légère brise qui me caressait le visage, mon petit-fils a tout-à-coup envahi ma pensée...

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    L'an dernier à pareille époque, il était encore un petit être dont je ne savais pas imaginer le visage, mais il était bien remuant dans le ventre de sa maman. En l'attendant, je me suis surprise à parler en silence à ce bébé qui n'était pas encore de ce monde, et qui pourtant vivait, qui n'était pas de moi, mais que je sentais un peu en moi, et que je palpais secrètement de mots tendres. Je nourrissais l'intense bonheur que nous ne tarderions plus à nous connaître, et anticipant davantage encore, je nous voyais déjà jouer ensemble dans notre jardin fleuri, ses petits pieds roses se posant sur les herbes vert tendre. 

    Vendredi dernier, le retour de cet élan d'amour est parvenu à me plonger dans un bien-être silencieux, ensoleillé et calme, traversant le paysage d'une actualité pas toujours rassurante, dramatique avec l'accident survenu à Sierre le mardi. Il m'a plu de rester intérieurement blottie à l'abri, aussi longtemps que j'ai pu éviter les flèches qui me sortiraient de ma bulle en la faisant éclater dans un fracassant retour aux réalités. 

    Depuis mon retour à la maison, dans un délicieux brouillard qui trouble agréablement mon regard à ce souvenir, à gestes mesurés, j'ai repris mes travaux simples et nécessaires. Et je continue à penser à B., qui a maintenant 9 mois, et vit son premier printemps. Comme il s'est saoûlé du lait maternel, le voici prêt à grandir en dévorant sa part de temps sur la terre. Je sens sa ferme détermination à respirer notre air à pleins poumons. Quels que soient ses douleurs à venir, ses chagrins, ses égarements, il n'a faim et soif que de vie. Et d'Amour, sans lequel on meurt.

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    Pendant que tu seras ici-bas, tu vivras, petit B., c'est promis! Dieu t'a donné des yeux, et t'a confié à nous. Nous t'aimerons fort, afin de te faire découvrir la belle lumière de tes jours, de la contempler, et d'être toujours capable de la détecter malgré les ombres menaçantes que tu rencontreras.

    Je parle de tout ça en ce 25 mars parce que c'est habituellement le jour de l'Annonciation (déplacée au 26 cette année, le 25 étant un dimanche), fête associée à l'attente dans la Foi et l'espérance. Selon la promesse de l'Ange, Dieu commence sa vie humaine en Marie, par l'oeuvre de l'Esprit-Saint! Elle est la mère de tous les croyants, en qui Dieu veut établir sa demeure. 

    Voici une superbe méditation de Jean-Paul II à ce sujet:

    (...) Marie de Nazareth, la première, a reçu de Dieu un message de salut ; la première, elle lui a répondu par la foi. Comme elle, tout chrétien est l’homme de ce message de salut et l’homme de cette foi.

    L’événement qui s’est produit à Nazareth ouvre la voie nouvelle dans laquelle Dieu conduit toute l’humanité.

    Ce que signifie l’Annonciation, c’est, en un sens, la synthèse de tous les mystères que Dieu a voulus à la plénitude des temps, lorsqu’il entre dans l’histoire de l’homme selon le dessein éternel de son amour.

    La Vierge de Nazareth, nous la voyons au seuil du Temps nouveau, qui est le Temps définitif, en un sens, le dernier Temps. En elle, par elle, le Dieu de l’Alliance désire aller plus loin que ce qui avait été jusqu’alors “l’alliance”, la “foi”, la “religion”. Cette perspective peut émerveiller, mais elle peut aussi provoquer la crainte. C’est pourquoi les premières paroles de l’Annonciation disent: “Sois sans crainte, Marie”. Les paroles qui suivent sont présentes à notre mémoire. La Vierge Marie deviendra la Mère du Fils qu’elle appellera Jésus. Il sera Fils du Très-Haut, Fils de Dieu. En lui s’accompliront toutes les promesses messianiques de l’Ancienne Alliance, celles qui se rattachent à l’héritage du patriarche Jacob et au roi David. En ce Fils, c’est le Royaume de Dieu lui-même qui se réalisera, ce Règne qui “n’aura pas de fin”.

    Jean Paul II

    Annecy - 7 octobre 1986

     

     

     

     

     
  • NOUVEAU PRINTEMPS

    Voici que je reviens de quelques jours passés en France avec Guy...

    À l'exception de dimanche, qui a été pluvieux, nous avons eu du beau temps pour accompagner nos sorties. Sans exagérer, je peux dire qu'il faisait vraiment printanier. Vendredi, le soleil était si joueur dans les ombres mouvantes, l'air était si doux, si parfumé, qu'à peine étais-je dehors, mes poumons se sont remplis d'une force nouvelle. Au bout d'un temps, regardant les oiseaux voleter dans les airs, j'aperçois un arbre étrange. Alors que la plupart de ses semblables sont encore maigrichons, il est empli de fleurs énormes, de toutes les couleurs. Comme dans un conte de fées! 

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    Bien sûr, c'est du faux, mais ça ne m'empêche pas de m'extasier pour du vrai. À voir comment les oiseaux semblent se réjouir, je me mets à rêver. Je me dis qu'ils ont pourtant assisté à des spectacles peu réjouissants, du haut de leur perchoir. Peut-être ont-ils dû livrer bataille pour se protéger. Mais ils ont sans doute eu le bon réflexe de fuir très haut, loin, jusqu'à ce que la paix les rassure à nouveau. Puis, les voici revenus à leur festin de printemps, sans peur, sans souci, sans rancune. Il est bien difficile aux hommes d'atteindre un pareil détachement. Devant un bonheur simple offert à toutes choses, à tous les êtres, nous continuons à penser à ce qui assombrit notre décor, et à nous y accrocher. Le regret du passé, la peur de l'avenir, nous égarent sans cesse. Nous négligeons la vie, alors que nous avons tellement soif d'elle! Et pendant ce temps, elle nous attend, infiniment patiente.

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    Un nouveau printemps-  G. Bécaud

    C'est aujourd'hui le printemps. Laissons-le rejoindre la fragilité de nos coeurs et traverser avec nous les turbulences du monde.

    C'est aujourd'hui le printemps. Il fait beau. Je me laisse bouleverser par la lumière qui fait scintiller tout ce qui m'entoure, et me prépare à accoucher de ce qui bouillonne en moi. 

    C'est aujourd'hui le printemps, et je voudrais qu'il soit signe de délivrance pour le monde, qu'il redise à chacun que c'est ici que la grâce de Dieu nous veut au paradis...


  • SENTEURS D'HIER

    Une multitude de jeux pour tous âges, des cris d'enfants comme à la récréation, escortés par des "grands"qui se sentent redevenir petits...

    C'est dans cette ambiance étrange que j'ai emmené mon filleul de 8 ans il y a trois semaines, lors d'une journée "sortie ensemble "faisant partie de son cadeau de Noël. Cette fois, je lui avais réservé une visite au Musée du Jouet de Bruxelles, avec bien sûr l'intention de lui faire découvrir ce qui a occupé les loisirs des générations qui l'ont précédé: Cliquer sur la photo ->


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    Ce musée à la bonne odeur d'antan est un espace "bon enfant" où roulent les billes, tournent les toupies et glissent les boules. On y trouve des jeux d'adresse, de duel, de stratégie, d'imagination, faisant partie des amusements d'autrefois. Ils laissent perplexes les plus jeunes, et allument des étincelles nostalgiques dans les regards des plus âgés: celui qui retrouve avec émerveillement sa DS télécommandée de jadis derrière une vitrine, celle qui, comme moi, reste pensive devant des bébés- poupées qui lui rappellent ses premiers émois maternels.  

    N'attendez plus pour aller passer un temps magique là-bas. Vous serez surpris de voir combien ceux de la génération "presse-boutons" peuvent encore manifester d'enthousiasme en découvrant les jouets mécaniques d'hier. Naïfs et rudimentaires au premier abord, je me demande s'ils ne sont pas plus créatifs que ce que l'on propose actuellement. Vous aurez aussi le plaisir de sentir se réveiller votre âme d'enfant. Pour compléter ces moments d'innocence, la troupe "Les Coeurs de Bois' propose un spectacle de marionnettes certains jours, de septembre à fin avril (au Parc Royal durant les beaux jours).

    Pour plus de détails pratiques, voici le lien: <http://www.museedujouet.eu/index.php/jouet/

    Pour terminer, je vous propose un diapo qui fait plonger dans un décor qui plaira à beaucoup de monde...

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  • JE PLUMERAI?

    Dans le dernier numéro "En Marche" de la Mut. Chrétienne, un titre m'a d'abord intriguée: "Faire le ménage, source de bien-être"...

    Je l'ai lu avec intérêt, sans doute parce qu'il colle bien à moi, qui suis adepte de l’épure, de la symétrie et de l’essentiel dans l'aménagement des espaces que j'occupe. 

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    Je suis ensuite retournée à des notes concernant l'ordre, que j'ai écrites il y a quelques années...

    Derrière la question de l’ordre et du désordre se cachent beaucoup de peurs.

    Consommer, posséder, ça rassure. Et plus le besoin d'être rassuré est grand, plus la tendance au remplissage augmente, pour compenser l'angoisse du manque, de la solitude. Le désordre représente en effet une compagnie pour quelqu’un qui aime s’entourer. Pour le désordonné, le véritable problème n'est donc pas le désordre en soi, c'est l'angoisse du vide ressenti lorsque l'on range.

    Qu'y a-t-il de plus inquiétant, un bureau parfaitement rangé ou avec plein de «bazar» ? Quel est le juste équilibre entre l’ordre, le goût de la propreté et la maniaquerie ? Ça se discute. Il n'y a pas un modèle de rangement mais un lieu de vie dans lequel les occupants doivent se sentir bien. Dans une vie commune, l’ordre garde toute son utilité, lorsqu’il ne tombe pas dans un excès de formalisme touchant au moindre détail. Il faut la souplesse d'accepter que l’ordre du groupe ne soit pas forcément celui que nous aurions préconisé. Par contre, quand l’organisation est une fois pour toutes décidée entre les personnes, il est évident que chacun est tenu de la respecter, et ne crée pas le désordre.

    Où suis-je, là-dedans? Je fais en sorte que ma manière de "voir" ne devienne pas un enfer pour les autres. Quant au nettoyage, j'essaye de m'accorder à ces sages conseils:

    Une épaisseur de poussière protège le bois en dessous. 
    Une maison devient une demeure quand vous pouvez écrire "Je t’aime" sur les meubles.

    Mais j'avoue ne pas parvenir à ce stade! Sans être hyper-maniaque, j'ai besoin de me sentir au "propre" et de passer là où des traces "suspectes" me narguent. Il n'empêche que, partant du principe que la vie est courte, je prolonge rarement le temps consacré au "sport -plumeau", et classe volontiers des détails dans le "non utile" pour me réserver à des activités plus épanouissantes! Entre autres en entretenant les contacts, dans le réel ou le virtuel Clin d'œil, en confectionnant des douceurs culinaires certainement plus appréciées que mes nettoyages Langue tirée. Tout compte fait, ce qui prime par-dessus tout, c'est exercer le muscle Amour du coeur, quelle que soit l'occupation à laquelle je consacre mon temps...

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    Tout ceci me remet une chanson en tête, avec laquelle je vous quitte : 

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    Alouette "Les Z'imbert & Moreau"

     

  • NOUVEAU VISAGE

     

    Nous traversons tous des moments au cours desquels nous éprouvons une profonde envie de changer de "look", de resplendir de beauté...

    Nous cherchons volontiers les moyens déployés par l'esthétique et la cosmétique pour « réparer ou camoufler l'irréparable outrage des ans ». À plus forte raison devrait-on s'attacher à trouver comment rénover notre visage intérieur.

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    Est-il possible de devenir un être rayonnant, avoir un nouveau visage, devenir vraiment ce que l'on n'a encore jamais réussi à être, guérir de ses laideurs, êre clair avec soi ? Être revêtu de gloire, Jésus l'a été, un soir, sur la montagne. Son rayonnement n'est pas dû au port d'un masque ou à l'effet d'un savant maquillage.

    C'est Lui qui, lors de la Transfiguration, révèle la face cachée de notre être, l'« image à la ressemblance de Dieu ». Irradié par la lumière divine, il nous montre notre visage authentique, au-delà de tout ce qui brouille l'empreinte de de Dieu dans notre vie avec nos représentationsau point de le rendre méconnaissable. Mais cette lumière nous éblouit, elle fait peur, et nous persistons à faire de la figuration, restant prisonniers de nos masques, et maquillant notre moi profond. Dieu, ou plutôt ce à quoi on le réduit, fait souvent office de « joker » que nous sortons de notre jeu de cartes, un alibi de poids bien utile dans nos causes, même lorsqu'elles s'opposent à la Vie!

    Le Carême n'est pas un temps pour s'adresser des reproches, ni s'auto-flageller. C'est un temps qui appelle à la lucidité sur soi, pendant lequel nous sommes invités à progresser dans la connaissance de Jésus. Nous pouvons sans crainte faire tomber les masques du Carnaval, et laisser fleurir la joie profonde de découvrir ce que Jésus éveille en nous.

    Le Carême, ce sont quarante jours pour « se refaire une beauté » du cœur. Le soleil d'Amour de Dieu qui brille sur le visage de Jésus est l'objet de notre espérance ! Il nous aide à regarder le monde avec un regard transfiguré, qui voit au-delà des apparences...

     

  • JETS DE PIERRES

    Ma première lecture de "Citadelle", de St-Exupéryremonte à une douzaine d'années...

    Ce livre m'a été précieux pour traverser une période perturbée de ma vie et de temps à autre, j'en relis volontiers quelques extraits. Tels que ces quelques "jets de pierres", qui correspondent bien au temps de Carême: 

    "Nous sommes ensemble passage pour Dieu, qui emprunte un instant notre génération et l'use".

    "Je veux que tu te réjouisses de franchir le seuil qui va quelque part, et réserves ta joie pour l'instant où tu briseras ta chrysalide".

    "Il n'est point de don que tu n'aies pas préparé. La visite ne vient pas s'il n'est pas de maison pour la recevoir".

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    "Car de votre fraternité que sauriez-vous attendre si elle n’est point fraternité dans l’arbre dont vous êtes les éléments, lequel vous domine et vous vient de l’extérieur, car je dis cèdre la contrainte de la rocaille, laquelle n’est point fruit de la rocaille mais de la graine. Comment sauriez-vous devenir cèdre si chacun choisit l’arbre à bâtir ou ne prétend point servir un arbre ou même s’oppose à la montée d’un arbre qu’il dénommera tyrannie, et convoite la même place, il faut bien que l’on vous départage et que vous serviez l’arbre, plutôt que de prétendre vous en faire servir. C’est pourquoi j’ai jeté ma graine et vous soumets à son pouvoir. Et je me connais comme injuste si justice est égalité. Car je crée des lignes de force et des tensions et des figures. Mais grâce à moi qui vous ai changés en branchages vous vous nourrirez de soleil."

    "Car s’est défait le nœud divin qui noue les choses. Mais je te désire fidèle à toi-même, sachant que tu vas revenir. Je ne te demande point de comprendre ni de ressentir dans chaque instant, sachant trop que l’amour même le plus ivre est fait de traversées de tant de déserts intérieurs".

    "Quand ta ferveur s’éteint tu fais durer l’empire avec tes gendarmes. Mais si les gendarmes seuls le peuvent sauver c’est que l’empire est déjà mort. Car ma contrainte c’est celle du pouvoir du cèdre qui noue dans ses nœuds les sucs de la terre, non la stérile extermination des ronces et des sucs, lesquels certes s’offraient aux ronces mais se fussent aussi offerts au cèdre".

    "Celui qui emprisonne et exécute c’est aussi qu’il rejette les fautes sur autrui. Donc qu’il est faible. Car plus te voilà fort plus tu prends les fautes à ta charge. Elles te deviennent enseignements pour ta victoire".

    "D'ennemi concilié en ennemi concilié — mais d'ennemi nouveau en ennemi nouveau — je m'achemine moi aussi le long de la pente que je gravis, vers le calme en Dieu — sachant qu'il ne s'agit point, pour le navire, de se faire indulgent aux assauts de la mer, ni pour la mer de se faire douce au navire, car, des premiers, ils sombreront, et des seconds, ils s'abâtardiront en bateaux plats pour laveuses de linge — mais sachant qu'il importe de ne point fléchir, ni pactiser par faux amour, au cours d'une guerre sans merci qui est condition de la paix, abandonnant sur le chemin des morts qui sont condition de la vie, acceptant des renoncements qui sont condition de la fête, des paralysies de chrysalides qui sont condition des ailes".

    "Car il se trouve que tu me noues en plus haut que moi-même, Seigneur, selon ta volonté, et que je ne connaîtrai point la paix ni l'amour hors de Toi, car en Toi seul celui-là qui régnait au nord de mon empire, lequel j'aimais, et moi-même, serons conciliés, parce qu'accomplis, car en toi seul tel que j'ai dû châtier malgré mon estime, et moi-même, serons conciliés parce qu'accomplis, car il se trouve qu'en Toi seul se confondent enfin dans leur unité sans litige l'amour, Seigneur, et les conditions de l'amour."