• JOYEUSE ENTRÉE

     

    Que faire, au milieu des gens qui doutent? Comment échapper à un climat quotidien inquiet qui, sans faire instinctivement partie de moi, me renvoie sans cesse à moi-même?
    Quels que soient les pronostics de chacun, optimistes, ou pessimistes, il n’y pas de certitudes, hormis d’être là, au présent, tous ensemble, qui aurions intérêt à nous tourner vers un même projet de société, animés par un même Amour, chacun à notre façon, dans nos différences qui s'entendent. 

    C'est dans cette réflexion que j'ai entamé le Carême. Une joyeuse entrée emplie d'espérance dans ce temps dit de pénitence. Une marche au cours de laquelle je me prépare à accueillir tout ce qu'il me sera demandé de vivre, agréable et désagréable, sans me rebeller, sans m'exalter, sans m'essouffler. Une démarche de conversion qui a débuté le Mercredi des Cendres pour me conduire au jour de Pâques. Une période de renouvellement spirituel qui me prépare à vivre dans la joie de la Résurrection.

    Careme.gif

    Cette année, c'est avec Isaïe que je suis entrée dans la quarantaine pré-pascale. En "58, 1-9a", il demande de ne pas jeûner pour paraître "bien" aux yeux des autres, ni avoir bonne opinion de soi, mais pour que le jeûne participe à transformer le monde en apportant plus de paix et de justice. Et en "58, 9b-14", il précise la manière de se comporter qui plaît à Dieu. Ceci remonte à environ 530 av J-C, lorsque les Juifs rentrent à Jérusalemn après leur exil à Babylone. Notre monde est encore comparable à la Cité d'alors, divisée et où éclatent de nombreux scandales. C'est pourquoi ce que dit le Prophète Isaïe à son peuple concernant le jeûne fait écho en moi et m'aide à méditer.

    La clarté de la Parole de Dieu entraîne dans de folles audaces. Sans calculer les efforts, on passe à travers l’obstacle de la foule et de la toiture pour secourir les infirmes, physiques ou spirituels. 

    Que signifie jeûner, pour moi? C'est me nourrir autrement pour me nourrir mieux. Ça consiste d’une certaine façon à tester mes propres motivations, à prendre de la distance par rapport à diverses choses qui gouvernent notre monde à l'excès et risqueraient d'intervenir négativement dans mon existence. Il s'agit de contrebalancer la morosité actuelle, réagir contre la désespérance, ne pas céder aux pressions qui voudraient faire croire que l’avenir sera forcément sombre. Lorsque je parviens à dépasser les difficultés de tous genres, même quand elles me bousculent fortement, pour rejoindre le cœur de Dieu, elles prennent une autre forme. La réalité de son Amour renouvelle mon regard sur la vie, il éclaire mon imagination, et me suggère comment le suivre et le rejoindre.

    "Faire mon carême" c’est donc refuser la tentation de ne voir autour de moi que ce qui fait peur à la majorité des gens, qui inquiète ou qui dérange. C’est sortir du pessimisme pour adopter une attitude positive envers moi-même, envers mes proches et la société en général. Jeûner, c'est me mettre au service de l'autre, du miséreux, de l'anxieux, du nécessiteux, mon frère en qui je rencontre Dieu Amour... C’est ainsi que comme chrétienne, je peux être un témoin de l’espérance qui m'anime, toute particulière, parce qu'elle me vient du Christ. 

     



     

     

  • CRÉATIVITÉ

    La créativité des gens me fascine toujours...

    Bien sûr, quand c'est pour embellir le monde! Et ce d'autant plus lorsque les moyens utilisés sont insolites.

    Comme dans le diapo suivant: 

    viewer.png

    Temple_Wat_Pa_.pdf

    Le tout n'est pas d'avoir de la bouteille! Encore faut-il être capable de s'en servir astucieusement Clin d'œil

     

     


  • PERSONA

    Selon Christian Bobinla seule langue natale des hommes «c’est celle des visages»...

    Or, qui dit mardi gras (c'est aujourd'hui) fait le lien avec les masques. Comment découvrir la personne qui se camoufle sous un masque? Quel mystère cache une telle approche? 

     

    Comédie-tragédie-Les-masques.jpg

    Où est la joie, et où la tristesse? Attention! Les apparences sont parfois trompeuses...

    Persona-Personnalité...

    Il est impossible de connaîte les autres 'en vrac', étant donné que chaque personne, individu-indivisible car corps constitué dès la naissance, demeure une énigme de par sa personnalité qui évolue au fil du temps et des circonstances. En latin, «persona» est un mot d’origine étrusque qui désigne le masque que portaient les acteurs du théâtre. Dans la vie, le masque est l'apparence que l'on se donne, qui cache l’être, mais montre aussi le rôle que l’on joue. La personne se définit donc par le jeu ou par le rôle, et sa personnalité se construit dans la relation ou le rapport aux autres..

    "Nous ne naissons pas hommes, nous le devenons par l'événement de la relation, dans la rencontre des autres, à travers le face-à-face des visages et l’élection à la responsabilité". "Au commencement est la relation"(Bachelard).

    Freud, dans les Essais de psychanalyse explique que nous pouvons avoir quatre types de figures en raison de cette interactivité des uns et des autres.

    - Nous pouvons premièrement être un objet de désir, le corps.

    - Deuxièmement nous pouvons être un adversaire par exemple dans une relation professionnelle.

    - Troisièmement nous pouvons être un associé.

    - Quatrièmement, nous pouvons être un modèle dans le cas où nous avons une fonction représentative. 

    Les groupes que nous fréquentons agissent sur notre personnalité comme des forces qui nous déportent hors de nous et nous recentrent. Nous jouons donc des rôles plus ou moins consciemment selon le milieu environnant. 

    Persona-Personnalisme...

    Le personnalisme est une pensée qui découle d’une réflexion sur le vécu. Elle ne prétend pas tout savoir, puisqu'elle se construit à hauteur d’homme. Elle a donc la saveur de la vie, et examine "ce qui se passe lorsque deux personnes se font face, dans le concret d"une relation nouée dans une véritable rencontre. Pourquoi, comment, un être devient-il véritablement quelqu'un dans la rencontre d'un autre être ? Le personnalisme échappe à toute 'systématisation définitive' "(Emmanuel Mounier).

    C'est pourquoi il importe de permettre à chacun d'exprimer qui il est, de l'aider à grandir (pour autant que l'aide soit acceptée!) en devenant la personne conforme à son moi profond, pour qui le masque n'est plus qu'un jeu innocent momentané, et pas une fuite définitive (et souvent désespérée!) de soi. 

    Voici un texte intéressant...

    Essaie d'entendre ce que je ne dis pas

    Ne te laisse pas tromper par ce que je laisse paraître, par les masques que je porte. Je laisse paraître plusieurs visages et très peu expriment ce que je suis. J’ai développé l’art de ne pas me laisser connaître mais, de grâce, ne te laisse pas tromper par ce que je laisse paraître. Je donne souvent l’impression d’être sécure, que tout va bien, que je n’ai besoin de personne. Mais ce n’est pas toujours le cas.

    Au fond, je suis souvent confus, j’ai peur et je me sens seul. Mais je sais très bien cacher ces sentiments. Je panique à l’idée que mes faiblesses et mes peurs pourraient paraître. C’est pour cela que je prends le masque de la nonchalance ou de la confiance en moi. Me sentant accepté lorsque je porte ces masques m’encourage à les garder parce que j’ai besoin de me sentir aimé.

    Mais je ne pourrais avouer ça à personne. Il y a trop de risques que je sois rejeté si on voyait mes faiblesses et mes peurs. J’ai peur de perdre ton respect ou que tu te moques de moi. Et ça je ne pourrais le supporter. Au fond de moi, j’ai souvent l’impression d’avoir peu de valeur personnelle et je ne voudrais pas que tu le saches, puisque alors je perdrais ton amitié, ton amour.

    Ainsi je joue un jeu qui ne me permet pas de vraiment me sentir aimé comme je suis. J’ai l’impression que c’est mon masque qu’on aime et j’ai peur de l’enlever pour découvrir que ce que je suis en réalité n’intéresse personne. Alors quand je joue mon jeu, essaie de ne pas te laisser tromper par moi. Essaie plutôt de bien m’écouter et d’entendre ce que je ne dis pas, ce que j’aimerais dire, mais que j’ai trop peur de dire à cause des conséquences que je crains.

    Je n’aime pas ce jeu que je joue avec toi et avec les autres. J’aimerais bien mieux être spontané, et d’être moi-même. Mais tu dois m’aider pour que je me laisse aller à être ainsi. Chaque fois que tu essaies de me comprendre et de me témoigner ton respect, je sens que tout mon être reprend vie.

    Je veux te dire combien j’ai besoin de toi pour que je puisse laisser sortir ce que je suis au fond de moi. Toi seul peut m’enlever mon masque, toi seul peut me libérer de la prison que je me suis construite moi-même. Alors ne m’ignore pas, même si ce n’est pas facile pour toi à cause de mon arrogance ou de mon indifférence apparente. Je sens depuis longtemps que j’ai peu de confiance en moi et mes résistances sont fortes. Quand tu t’approches de moi, je suis souvent porté à te repousser même si, au fond, j’ai un besoin pressant que tu me rejoignes intérieurement.

    Mais s’il est vrai que l’amour est plus fort que tout, alors j’ai espoir que tu vas réussir à faire tomber mes résistances. Il te faudra être à la fois ferme et doux, puisque je suis une personne très sensible et très craintive. Tu peux te demander qui je suis. Pourtant tu me connais bien puisque je suis tous ceux et celles que tu rencontres.

     Auteur inconnu

     


     

     

  • FIDÈLE NATURE

     

    "Chassez le naturel, il reviendra au galop", disait un dicton que l'on n'entend plus guère de nos jours. C'est pareil avec la nature...

    Heureusement pour les hommes, car il est dans leur nature d'être volontiers ingrats envers la nature. Fidèle, constante, pas rancunière, elle se rappelle à nous et revient effectivement au galop avec les moyens dont on la laisse encore disposer, notamment à travers le règne animal...

    album_large_4007996.jpg

    Cliquer sur la photo pour voir la naissance d'un bébé-girafon

    Émouvant! Tout simplement merveilleux...

    Et nous? Sommes-nous fidèles à la nature? Beaucoup? Passionnément? À la folie? Pas du tout? Dans l'ensemble, trop peu! Pourtant, la nature nous est seulement confiée, et nous n'avons aucun droit de propriété sur elle!

    Il semble que notre attitude de supériorité ne soit pas récente. Victor Hugo disait déjà: "C'est une bien triste chose, de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas".

     

     

  • D'UNE RIVE À L'AUTRE

    D'une rive à l'autre, tel est le chemin de la vie avant la mort, destiné à tous... 

    079.jpg

    Même si je suis encore en pleine forme, j'ai conscience de faire partie de la catégorie des personnes que la vulnérabilité guette avec l'avancée des ans. Et je suis de plus en plus confrontée à la fragilité, à travers mon entourage. Ceci m'amène régulièrement à un profond questionnement sur la manière de vivre. Dans toutes les étapes de sa vie, chacun a une tâche bien spécifique à accomplir, une manière  spécifique d'être, de servir, de se laisser servir, et d'aimer. Mon intime conviction est que des aînés, aussi fragilisés soient-ils, peuvent choisir de continuer à vivre pleinement leur vie, même si cela nécessite des aménagements pour s'adapter à leurs nouvelles réalités. 

    Selon les existentialistes athées, l'existence se solde nécessairement par un échec. Pour eux, nous errons dans un monde sans raison, à la recherche d'un impossible salut. Je refuse de me résoudre à cette manière de penser!

    En plongeant dans les Évangiles, je retiens un texte qui a été relu dernièrement, celui de la "tempête apaisée"(Mc, 4: 35-41)Avant de monter dans la barque avec ses disciples, Jésus dit: Passons sur l'autre rive! Ce récit est sans cesse réactualisé dans la vie courante! L'aventure de la vie, personnelle ou collective, se résume dans ce nécessaire et périlleux voyage sur eau incertaine.  

    Passer sur l'autre rive! Tout le sens de la vie chrétienne est dans le passage. Celui d'une rive à l'autre. Pour la plupart d'entre nous, c'est d'abord le temps de vouloir marcher sur les chemins de notre monde et fabriquer notre petite tranquillité, sans surtout chercher Dieu. Puis, un jour, de l'entendre nous appeler, et nous inviter à embarquer avec Lui, à affronter la tempête pour passer sur l'autre rive.

    Passer sur l'autre rive, c'est dépasser des échecs, parfois surmonter un handicap, accepter des séparations... Chacun, un jour ou l'autre de son existence, est confronté à une terrible tempête où tout semble chavirer! Qui n'a pas traversé une longue période de captivité, de solitude, de chômage, de maladie ou de déprime? Moments angoissants de turbulences au cours desquels nous avons l'impression que nous allons sombrer, couler, être engloutis, par les ennuis répétés, la fatalité ou la malchance. 

    Passer sur l'autre rive, est un périple qui se révèle parfois tragique, au cours duquel, comme les disciples du Christ, il nous arrive de reprocher à Dieu: "Je me noye! On dirait que cela t'indiffère! ". C'est vrai que, d'une certaine manière, la présence de Dieu est si discrète qu'Il paraît dormir et se désintéresser de ce qui nous arrive. Mais, franchement, avons-nous vraiment le courage et l'audace de le réveiller, avec une foi si grande que l'on ose crier notre détresse: Au secours, Seigneur! Je péris!, en insistant jusqu'à le hurler? 

    Partant d'une rive, nous savons qu'une autre rive nous attend. Pour l'atteindre, il faut apprendre à aller au-delà de nous-mêmes, se risquer en eau profonde, parfois changer de cap, adopter de nouvelles manières de voir et d'entendre, et garder confiance lorsque gronde la tempête. Dieu ne dort pas, Il veille!...

  • BONNE NOUVELLE

    Face aux infos, qui ne sont pas toujours réjouissantes, l'imagination des gens déborde. Tant qu'à faire, autant ne pas tomber dans la sinistrose...

    Il paraît que c'est pendant les périodes d'austérité que des talents d'humoristes se révèlent le plus. Pour autant qu'ils ne pratiquent pas de l'humour noir, leur dérision est dédramatisante et déridante. Elle fait office d'anti-dépresseur à bon compte! Par exemple...



      
    En un an (source Nielsen Panel): 
      
    Les assurances + 5.6 % 
      
    Le pain + 7 % 
      
    Les légumes + 11 % 
      
    L' essence +13 % 
      
    Les pâtes + 17 % 
      
    Le gaz + 20 % 
      
    Le gasoil + 20 % 
      
    Le fuel domestique + 21 % 
      
    Le forfait hospitalier + 26 %
     
      
     bonne nouvelle : 

    Le jeton de caddie restera à 1 Euro dans la plupart des grandes surfaces 

  • UN POUR TOUS

    Une société qui s’écroule, une économie qui régresse, toujours plus de contrôles politiques pour juguler le déclin, tel est est le tableau socio-économique actuellement vu par la majotité de nos concitoyens...

    1836496-2506611.jpeg

    Dans quelle comédie jouons-nous? Une qui est digne de Balzac! Notre société contient des pseudo-intellectuels à la recherche de statut, des politiciens en quête de pouvoir en usant d'arguments soi-disant altruistes, des patrons véreux qui cherchent à se protéger de leurs concurrents grâce à leurs amis politiciens, et au milieu, des personnes intègres qui ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe. La description que je viens de faire a un goût de déjà-vu, pour les plus âgés d'entre nous. Est-ce une raison pour réécrire l'histoire du passé?

    "Le gouvernement en appelle, plus que jamais, au sens des responsabilités et du devoir de chacun", a dit Elio Di Rupo en ce début 2012, alors que la nouvelle équipe en place lançait un vaste chantier de réformes socio-économiques et d'assainissement budgétaire. Bien que sociale, je ne suis pas de sensibilité politique socialiste, mais j'adhère pourtant à cet appel de notre Premier Ministre actuel.

    Les drames économiques me touchent beaucoup, j'estime toutefois que l'existence de l'homme ne se réduit pas à cette dimension. Mais mon idéalisme ne peut se concevoir qu'avec une certaine dose de réalisme. D'une façon générale, notre société manque de transcendance. Elle manque de projets rassembleurs et porteurs dans le temps. Or, on ne soude efficacement un peuple qu'en proposant des mesures qui mobilisent chacun dans un même but constructif, en partant des réalités incontournables et en hiérarchisant les besoins. 

    Encore faut-il, avant de se rallier aux autres dans des causes collectives, que l'on se redéfinisse personnellement pour se reconnaître capable de participer à la vie commune, et se sentir responsable du devenir de la société, quel que soit le statut que l'on a! Tout part de la conscience individuelle. On revient au personnalisme, une fois de plus...

     

    arbre_fraternite.jpeg

    L'objectif principal est de rompre le processus d'assistanat, d'irresponsables qui remettent toute la faute aux autres. Peu importe, que l'on appartienne à telle ou telle classe, chacun a sa part à apporter à la société, et en est un maillon. Il ne s'agit pas d'être « rentre dedans » en visant à supprimer les forts, mais à occuper sa juste place, (pas celle convoitée des autres), en tenant dignement un rôle spécifique, indispensable, et aussi important que n'importe quel autre. Et forcément, l'espace sera réparti plus équitablement entre tous, en dépit du désir des plus puissants de conserver leurs acquis.

    Une citoyenneté responsable implique en effet un engagement responsable de chacun pris en particulier. L’individu n’est pas au service de la société, il en est la pierre de construction. En cela, il a le droit fondamental de participer en âme et conscience au choix des règles qui répondront aux besoins de liberté, de justice et de paix pour tous. Nos limites nous ouvrent aux autres, à la solidarité et à la complémentarité des différentes approches.

    Envisager une action collective à partir de l’engagement individuel, c’est penser autrement le lien entre l’individu et le collectif pour prendre conscience que c’est en servant l’intérêt commun de manière désintéressée que l’on réalise pleinement sa dimension universelle...  

  • DIEU EXISTE-T-IL?

    Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question:

    - Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?

    dieu_existe.jpg

    Un étudiant croyant a bravement répondu:

    - Oui, Il l'a fait !

    Le professeur:

    - Dieu a tout créé?

    - Oui, monsieur, a répliqué l'étudiant.

    Le professeur :

    - Si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. L'étudiant était silencieux devant une telle réponse. Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants. Un autre étudiant chrétien a levé sa main et a dit:

    - Puis-je vous poser une question, professeur ? 

    - Bien sûr, a répondu le professeur. fier et content d'avoir réduit les 'croyants' au silence.

    L'étudiant a répliqué:

    - Professeur, le froid existe-t-il ? 

    Avec un air de dédain et de condescendance:

    - Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ? » a répliqué le professeur.

    Le jeune homme a répondu, « En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de la physique, ce que nous considérons comme le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu ( -460°F ) est l'absence totale de chaleur; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur.

    L'étudiant a continué. « Professeur, l'obscurité existe-t-elle ? » Le professeur a répondu, « Bien sûr qu'elle existe ! »

    L'étudiant a répondu, « Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas, non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer entièrement. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière. »

    Finalement, le jeune homme a demandé au professeur, « Monsieur, le mal existe-t-il ? »

    Maintenant incertain et illuminé par l'intervention du jeune croyant chrétien, le professeur a répondu, « Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal ! »

    L'étudiant a répondu, « le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière.». Le professeur s'est assis, glacé et à bout d'argument, réduit au silence...

     

    Le nom du jeune homme était : Albert Einstein

  • PAS RÂLEURS, MAIS ACTEURS!

    C'est drôle, comme, pour justifier que l'on est mal loti, et donc à plaindre, on veut systématiquement faire croire que le soleil brille davantage chez le voisin que chez soi! Convoitise? Bouc émissaire?

    re.png

    Cette réflexion m'est venue en lisant des réactions suite à un article de "la libre"Jeholet: Les gens en ont marre

    Certains commentaires à propos des enseignants deviennent insultants, à force d'être injustes! Qu'à cela ne tienne, les détracteurs peuvent se recycler dans l'enseignement, qui est en manque d'effectifs. Cette analyse me semble donc très raccourcie! Et profondément injuste!!! Le temps de travail de pas mal d'enseignants se prolonge très tard dans la journée, à domicile, ou en réunions de conseils de classe, rencontres avec les parents, etc..., et occupe souvent une partie de leur WE. Ils y vont régulièrement de leur poche (peu emplie par leur salaire) pour se procurer du matériel pédagogique, qui sert peut-être aux enfants des râleurs... 

    Il est grand temps de passer au programme action, et que chacun prenne sa part dans la société! Le bateau dans lequel nous sommes embarqués est en mauvaise position. On le sait, inutile de le ressasser. La question à se poser est: "Et maintenant, que fait-on? ". Compter les bons et mauvais points du passé nous ferait couler définitivement, même s'il est intéressant de souligner les erreurs pour ne pas les répéter.

    L'énergie humaine restante est précieuse et ne peut se diluer dans de vains procès. Elle doit servir à reconstruire une société dans laquelle chacun est acteur volontaire et motivé, quels que soient sa situation et son statut. Pour que chacun prenne sa juste place et se sente valorisé par sa participation, il est impératif de redémarrer avec un projet global de société qui définit la hiérarchie des valeurs. L'éducation me semble être dans le peloton de tête. L'enseignement en fait partie, et sa réforme ferait le bonheur de nombreux enseignants...