• RIEN FAIRE

    - Je n’ai rien fait aujourd’hui !
    - Quoi, n’avez-vous pas vécu ?
    (Montaigne)

    "Exister est un fait, vivre est un art.

    Tout le chemin de la vie c'est passer de l'ignorance à la connaissance,

    de la peur à l'amour."

    (Frédéric Lenoir, du « Monde des religions »
    et de France Culture
    )

     

    Vivre, c'est se laisser "être".

    Vivre, c'est accepter de ne rien faire de remarquable pour se laisser "devenir".

    Rare est la personne qui ne nourrit jamais le sentiment de devenir "quelqu'un ". La société, la famille, l'école, le travail, les institutions, nous apprennent comment "savoir-mieux-faire", de manière à être extérieurement plus performants. Si l'être humain vit uniquement dans cette dimension-là, il peut basculer complètement dans le non-sens.

    Être un personnage social dont l'identité est superficielle, ça ne dit pas comment gérer les contradictions intérieures, les désirs, les peurs, ça ne permet pas de résister aux chocs multiples que peut apporter la vie. Il est possible de rencontrer des personnes avec qui parler des sujets qui interpellent, elles peuvent aider à se poser des questions, mais souvent sans apporter les réponses qui sont spécifiques à chacun. On ne les trouve qu’en étant soi-même en cheminement.

    La quête de soi se découvre doucement... en une non-quête! À force d'observer de manière plus juste et profonde nos réactions à travers les événements de la vie, on s'aperçoit que l'on fonctionne avec un "faux-moi" que l'on s'est construit pour gader contenance face aux autres, mais aussi pour appréhender l'absolu, Dieu. On parvient à corriger cette illusion dans le calme et la sérénité, notamment par la méditation, dans un "rien faire" qui permet la présence du vrai soi en soi.

    « Quand Dieu est, vous n'êtes plus. »
    (Maître Eckhart)
     
    Il n'y a pas grand chose à faire pour "devenir", juste à dissiper les brumes de l'égo qui veut se prendre pour Dieu, au moins l'égaler, si pas le dépasser...
  • À TRAVERS TOUT

    La définition de cet enfant, décrivant les saints des vitraux de son église, me plaît beaucoup :

    "Ce sont celles et ceux qui se laissent traverser de la lumière venant de Dieu pour rendre l'Église plus belle et plus lumineuse..."

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    podcast

    Christ est lumière. (Moines de l'abbaye de Belloc)

  • QUI SUIS-JE?

    Qui suis-je? Je suis la somme de mes expériences et de mes rencontres, tout ce que j'ai osé être et faire dans ma vie...

    Qui suis-je? Qui que je sois, je suis une créature de Dieu, conçue d'une étrange et merveilleuse manière, faisant partie d'un plan précis.

    Qui suis-je? Un être libre d'oser construire ma vie en l'orientant de manière à être en relation avec mon Créateur, basée sur la découverte de la joie, de la paix et du bonheur...

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    Qui suis-je ? 

    Qui suis-je ?
    Qui suis-je ? Souvent ils me disent
    que de ma cellule je sors
    détendu, ferme et serein,
    tel un gentilhomme de son château.

    Qui suis-je ? Souvent ils me disent
    qu'avec mes gardiens je parle
    aussi librement, amicalement et franchement
    que si j'avais, moi, à leur donner des ordres.

    Qui suis-je ? Ils me disent aussi
    que je supporte les jours de l'épreuve,
    impassible, souriant et fier,
    comme quelqu'un qui est habitué à vaincre.

    Suis-je vraiment celui qu'ils disent ?
    Ou seulement cet homme que moi seul connais ?
    Inquiet, malade de nostalgie, pareil à un oiseau en cage,
    Cherchant mon souffle comme si quelqu'un m'étranglait,
    avide de couleurs, de fleurs, de chants d'oiseaux,
    assoiffé d'une bonne parole, de proximité humaine, tremblant de colère au spectacle de l'arbitraire et de l'humiliation la plus mesquine,
    agité par l'attente de grandes choses,
    craignant et ne pouvant rien faire pour des amis terriblement loin,
    trop fatigué et vide pour prier, pour penser, pour entreprendre,
    las et prêt de tout abandonner ?

    Qui suis-je ? Celui-ci ou celui-là ?
    Suis-je aujourd'hui celui-ci et demain un autre ?
    Suis-je les deux à la fois ? Un hypocrite devant les hommes
    et devant moi un faible, piteux et méprisable ?
    Ou bien ce qui est en moi ressemble-t-il à l'armée vaincue,
    qui fuit en désordre devant la victoire déjà remportée ?

    Qui suis-je ? Ce questionnement solitaire me tourne en dérision.
    Qui que je sois, Toi, tu me connais : je suis tien, ô Dieu !

    (Dietrich Bonhoeffer)

  • MURMURE INTÉRIEUR

    Au départ, une jeune-fille quelconque, ou plutôt, telle que la plupart de celles de son âge...

    Beaucoup de désirs, qui vont en tous sens, puis soudain, à travers la transcendance, elle découvre tout ce qu'elle cherchait à l'extérieur. Le murmure de sa source intérieure..

    Cliquer :-> Etty Hillesum - L'amour comme seule solution

    Au final, une jeune-fille exceptionnelle, sans doute telle que la plupart de celles de son âge, mais qui trouve sa source en Dieu. Son retour à soi n’est pas un retour sur soi, elle va vers plus grand qu’elle. Telle une ermite au milieu du monde, le coeur de sa joie est sa foi...

    "Elle fait l'expérience de la plénitude du vide et cela la conduit au détachement et au lâcher-prise de tout ce qui relève du monde sensible. Elle accepte tous les paradoxes de l'existence, le bien comme le mal et toutes les souffrances de son existence. Etty a l'impression de tout porter en elle, la création, les êtres humains, Dieu et tous les siècles. Elle se donne pour mission de trouver un abri pour Dieu dans le plus de coeur possible".(Extrait d'une étude de Alexandra Pleshoyano)

    Une jeune, Juive-Hollandaise, déportée, qui meurt à 29 ans dans une grande lucidité d'esprit: "Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons d’abord corrigé en nous. L’unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs.”

    Voici les derniers mots qu’elle griffonna avant d’être embarquée dans une bétaillère, sur une carte qui fut retrouvée par des paysans: "J’ouvre la Bible au hasard et trouve ceci : le Seigneur est ma chambre haute.”
     

     

  • DÉCILLEMENT

    Une famille que l'on croit être un lieu de tendresse et de promesses peut brusquement se révéler un lieu de discordes et de désillusion...

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    Caïn & Abel (Louvre)

    Il est plaisant de garder en soi des personnes que l’on a aimées. En repensant au passé familial, j'aime laisser vagabonder mon esprit. Telle évocation, tel terme chargé du passé, m’entraînent dans les méandres de ma mémoire. Les souvenirs se bousculent, les images surgissent, les mélodies d’autrefois se font entendre, les anciennes odeurs flattent mes narines. Remontant de loin, tantôt avec la précision des événements les plus marquants, tantôt avec le vague qui caractérise les images logées dans le coin des moments plus fugaces, je me complais à revisualiser des complicités d'hier, notamment avec un de mes frères. Malheureusement, en ce qui le concerne, des parasites viennent actuellement me narguer en m'imposant de voir une autre réalité, celle d'un personnage que je découvre avec stupéfaction à travers les différentes démarches entreprises suite au décès de notre Papa.

     Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites.

    (Le Sapeur Camembert)

    Son actuelle attitude méprisante et supérieure envers nous tous, les six autres frères et soeurs, provoque une déception à la mesure de mes illusions. Nos joyeux éclats de rires d'antan sont maintenant brisés, devenus éclats d'obus qui me fracassent le coeur.

    Pour moi, lorsque, devant l'évidence, est venu le moment repoussé, mais inévitable, du "décillement", j'ai d'abord ressenti un grand vide, un moment de solitude, comme quand quelqu'un de cher me quitte. En vain, je continue à patauger dans ce que ne comprends toujours pas, pas plus que les autres concernés, que nous ne comprendrons peut-être jamais, qui est de l'ordre de l'absurdité la plus complète. 

    Une fois la relation rompue, il faut du temps pour la rétablir. Comment récréer des occasions pour réparer petit à petit les dégâts? Il est trop tôt pour l'envisager, mais je choisis de refuser de cataloguer définitivement mon frère, et de l'espérer capable de changer, redevenant celui avec qui je rirai à nouveau, plus joyeusement que jamais...


     

     

     

  • AUX VIVANTS

    En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux.
    (Marc-Aurèle)


    Pourtant, la vie est une perpétuelle énigme, ce qui explique que nous butons sur des non-sens, des sens giratoires, des sens interdits, des voies sans issue, qui restreignent parfois, souvent, notre liberté...

    Mon dernier billet évoquait les combattants de la Première Guerre Mondiale. Tragique elle aussi, la seconde Guerre a plongé des millions d'humains dans l'horreur. Revenus de l'enfer des camps de concentration, certains ont témoigné, comme Charlotte Delbo, auteur du poème qui suit. En mémoire des souffrances passées, elle nous invite à la vie, à la danse, à la vigilance, tant que la liberté nous est donnée. Une invitation à user de bon sens pour ne pas trahir la vie!liberté,souffrances,guerre,témoignage,vie,vigilance

    Vous qui passez 
    bien habillés de tous vos muscles 
    un vêtement qui vous va bien 
    qui vous va mal 
    qui vous va à peu près 
    vous qui passez 
    animés d’une vie tumultueuse aux artères 
    et bien collée au squelette 
    d’un pas alerte sportif lourdaud 
    rieurs renfrognés, vous êtes beaux 
    si quelconques 
    si quelconquement tout le monde 
    tellement beaux d’être quelconques 
    diversement 
    avec cette vie qui vous empêche 
    de sentir votre buste qui suit la jambe 
    votre main au chapeau
    votre main sur le coeur...
    la rotule qui roule doucement au genou 
    comment vous pardonner d’être vivants... 

    Vous qui passez 
    bien habillés de tous vos muscles 
    comment vous pardonner 
    ils sont morts tous 
    Vous passez et vous buvez aux terrasses 
    vous êtes heureux elle vous aime 
    mauvaise humeur souci d’argent 
    comment comment 
    vous pardonner d’être vivants 
    comment comment 
    vous ferez-vous pardonner 
    par ceux-là qui sont morts 
    pour que vous passiez
    bien habillés de tous vos muscles...
    que vous buviez aux terrasses 
    que vous soyez plus jeunes chaque printemps 
    je vous en supplie 
    faites quelque chose 
    apprenez un pas 
    une danse 
    quelque chose qui vous justifie 
    qui vous donne le droit 
    d’être habillé de votre peau de votre poil 
    apprenez à marcher et à rire , 
    parce que ce serait trop bête 
    à la fin 
    que tant soient morts 
    et que vous viviez 
    sans rien faire de votre vie. 


    Je reviens...
    d’au-delà de la connaissance 
    il faut maintenant désapprendre 
    je vois bien qu’autrement 
    je ne pourrais plus vivre. 

     
    Et puis 
    mieux vaut ne pas y croire 
    à ces histoires 
    de revenants 
    plus jamais vous ne dormirez 
    si jamais vous les croyez 
    ces spectres revenants 
    ces revenants 
    qui reviennent 
    sans pouvoir même 
    expliquer comment.

     

    Charlotte Delbo (1913-1985),

    rescapée d'Auschwitz et de Ravensbrück



  • 11/11/11

    11/11/11...

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    Le 11 novembre est devenu un jour de mémoire de l'Armistice de 1918 qui mit fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918)...

    Désormais, ce jour est l'occasion de questionner et comprendre l'histoire, en évoquant des épisodes de la Grande Guerre, mais aussi de rendre hommage aux combattants, afin que les sacrifices et les souffrances de toute une génération ne sombrent pas dans l'oubli.

    Il est important de faire de la jeunesse l'héritière des valeurs qui ont été défendues pour leur liberté.

    Le 11 Novembre 1966 à 11H, naissait l'opération 11.11.11 

    Depuis 45 ans, une grande récolte est faite à cette date pour financer des programmes et projets de développements, menés au Nord et au Sud par des ONG membres du CDND-11_11_11 et leurs partenaires locaux.

    Un jour choisi pour rappeler qu’il n’y a pas de paix sans développement et inversement.

     Depuis cette année le 11/11 devient mémorable pour notre famille 

    Hier, notre "petit B.", né le 11 juin à O1H11, a reçu le Baptême. Pure coïncidence en ce qui concerne les "1", mais démarche très significative pour ce qui est du sacrement!

    Le Baptême n'est pas un engagement des parents à la place de l'enfant. Hier, Gi. & Va., le parrain, la marraine, la famille, l'entourage proche, se sont engagés à donner la chance à B. de l'initier à la vie chrétienne. Et toute la communauté chrétienne se joint à cette démarche. Si tel est son désir, B., une fois devenu grand, fera le choix personnel de suivre le Christ pour construire une société plus juste et fraternelle.  En attendant, nous tâcherons d'apprendre à ce nouveau petit combattant du monde à reconnaître les bonnes armes et à les utiliser pour le bien de tous!

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    Couverture du carnet du Baptême

    Un Baptême qui se prépare renvoie forcément chaque baptisé à son propre Baptême, et à ses engagements. Les témoins du mariage ont été associés à la fête, et le prêtre qui a baptisé B. est celui qui a aussi célébré le mariage de notre fils et belle-fille il y a deux ans. Son message essentiel: "Croire que les promesses de Dieu sont données en germes, et qu'il revient à chacun de piocher, désempierrer, sarcler, bêcher... entretenir le terrain, parce que les fruits verront le jour. On ne sait ni la date, ni l'heure... '.

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    Pour marquer la continuité de la vie spirituelle dans notre vie, la Vierge sculptée par le grand-père paternel de Va., qui avait été posée sur l'autel pendant la cérémonie du mariage de "nos enfants", et bénie ce jour-là, veille depuis lors sur leur maisonnée. Elle était présente avec nous à l'Église pour le Baptême.  

    IMG_8269.JPGL'Église est là où des personnes aiment Dieu ensemble, font la fête ensemble, vivent un christianisme ouvert, une fraternité enracinée dans l'Évangile, spontanée, pétillante de joie, porteuse d'espérance et d'Amour...







  • ORTHOREXIE

    Temps modernes, maladies modernes. Une des dernières en date est l'orhorexie, ou obsession du manger sain à tout prix...

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    Cette phobie s'apparente à l'anorexie mentale ou encore à la boulimie, et répond à l'inquiétude d'une potentielle "dangerosité" des aliments, même ceux qui sont bons pour la santé. 

    En fait, le trouble alimentaire dont il est question cache une préoccupation "morale" de perfection, qui conduit à des interdits menaçants. Rien d'épanouissant, rien de nourrissant humainement! Bon nombre de gens ne peuvent plus s’empêcher d’essayer de décrypter les étiquettes alimentaires en faisant leurs courses. Une sorte de peur ambiante est née, et on en viendrait presque à ne plus savoir quels sont les aliments bons pour notre santé. Il est vrai que, à force de chercher à suivre à tout prix (Il y a une fameuse exploitation dans ce domaine!) au pied de la lettre les conseils (divergents selon les modes!) de la diététique, on ne sait plus trop à quel râtelier s'alimenter. 

    Il n’existe pratiquement pas, dans nos sociétés, de rituels sociaux qui ne soient pas accompagnés d’une dégustation. Par conséquent, l'évolution des systèmes de valeurs, comme la réduction de l’importance de la vie de groupe au profit de l’individualisme, ou la baisse des influences religieuses et morales, entraîne un bouleversement des pratiques alimentaires. Ceci crée un climat déstabilisant "corrigé" par des attitudes qui deviennent nouvelles habitudes, et parfois rectitudes. 

    La peur du "mal manger" que l'on connaît aujourd’hui est induite par l’intolérance du risque, que l’on appelle le principe de précaution. Cette hantise est renforcée par le fait que nous vivons une époque paradoxale. Le mangeur contemporain est censé être un individu rationnel, parfaitement informé et complètement maître de lui-même. Il est bombardé de tous côtés par des promesses de bien-être et de minceur, de beauté et de santé, interpellé par une cacophonie d’allégations nutritionnelles, culpabilisé par les mises en garde et les prescriptions sanitaires, inquiété par les cris d’alarme et les accusations, alléché ici, tenté là, dégoûté ailleurs. L’offre alimentaire est devenue abondante et variée. Se cantonner dans l’accumulation d’informations fait tomber dans le piège d’une complexité croissante, source d’angoisses supplémentaires et on a finalement de plus en plus de mal à composer notre assiette. Le mieux est l’ennemi du bien, comme le dit le vieil adage. 

    Lorsque j'étais à l'école d'infirmières, pour les personnes ne souffrant pas de pathologie nécessitant un régime particulier, notre vieux prof de diététique donnait comme consigne ce qui est devenu mon crédo culinaire depuis lors: Une alimentation diversifiée! Il disait: "Le seul régime correct et durable à long terme est de manger de tout, en quantité raisonnable. Il s'agit en fait de prendre des habitudes qui n'entraînent pas de dénutrition, de carences, ni de frustration, et qui peuvent s'appliquer en toutes circonstances, chez soi ou ailleurs". 

    Le plus important est de se poser la question du "pourquoi mange-t-on?". Car si la science nous dit (et les avis sont contradictoires!) ce qu’il faut manger pour vivre, elle néglige trop que, pour bien vivre, il faut bien manger, que cela se partage avec les autres, et qu'il faut y consacrer du temps. Veiller à un bon équilibre diététique, oui, mais sans rigidité, en conservant le plaisir de manger, en partageant agréablement la table avec d'autres sans se préoccuper outre mesure de la composition chimique des divers ingrédients. Il appartient à chacun de nous de définir ses propres critères de mode de vie, et ceci vaut en matière d'alimentation plus encore qu'en tout autre domaine...

  • SPLENDEUR!

    La Chine est un coin du monde que je connais très peu. Une vidéo m'a récemment fait découvrir un coin de cet immense pays. De merveilleux paysages devant desquels on ne peut que s'extasier...

    Pour faire un plongeon au coeur des beautés du Lexiaguo (qui signifie: lieu de toutes les couleurs), situé dans la province du Yunnan, cliquer sur la photo:  

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    Comme dans un rêve, tant c'est beau...

     

     

  • BONNE FÊTE, PAPA!

    Ce jour de la "Saint-Hubert" me fait plus particulièrement penser à papa, qui était très fier de porter le prénom d'un Saint auquel il se sentait associé par la Foi, mais aussi par la souche ardennaise...

    Il nous en a tellement parlé, nous l'a tant chanté, que saint Hubert reste en moi comme un proche parent, sentant bon l'odeur des forêts que papa chérissait tant. Dans mon studio, je n'ai pas affiché de photo de papa, mais une statuette placée près de ma lampe de bureau suffit à me l'évoquer:

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    En écoutant un chant dédié à Saint-Hubert, le tableau est complet:  

    podcast

    La Saint-Hubert (Chorale Jean Pesneaud)

    Comme chaque année, ce 3 novembre est aussi l'occasion pour la ville de Saint-Hubert de fêter son saint patron, canonisé à cette même date en 743. Parlons un peu de lui..

    Mort en 727, exhumé en 743, on découvre une dépouille intacte ! Une constatation qui va contribuer à un surcroît de notoriété et de dévotion chez les fidèles. L'évêque Walcaud en 825, décide le transfert du corps à Andage pour soutenir l'action pastorale des clercs. Le bourg Andage portera d'ailleurs le nom de Saint-Hubert à partir de ce moment.

    Dès le 9e siècle, de grands pèlerinages s'organisent à Saint-Hubert. On évoque le saint pour les maladies et spécifiquement celle de la rage avec la pratique de la « taille ». On faisait encore état de cette pratique à la fin du 19e siècle (4 700 guérisons entre le 1er janvier 1845 au 12 octobre 1860). L'anneau auquel on attachait les enragés se trouve toujours face à l'autel de Saint-Hubert. Guérisseur de la rage, patron des chasseurs, des forestiers, des bouchers, etc., Saint-Hubert est le protecteur de la nature.