• J'AURAIS VOULU...

    L'approche du jour dit "des Morts"me sensibilise plus particulièrement cette année, étant donné les décès qui nous ont touchés de près ces derniers mois...

    Et le poème qui suit est de circonstance. Il m'a été envoyé par Claire Denis, auteur de "BIENVENUE"édité sur ce blog en date du 21 Juin dernier... 

    J’aurais voulu, Maman…

     J’aurais voulu, Maman, que tu me voies vieillir

    Tout en te riant bien de ce Temps en délire

    Qui galope et s’étire…

    Tu m’aurais fait sourire

    En disant que mes rides

    N’étaient que des caresses

    Dessinées par le vent,

    Des sillons de tendresse

    Venus de l’océan…

    Tu aurais à coup sûr

    Transformé mes soupirs

    En gros éclats de vivre,

    Tissé des fils de joie

    De mon grand désarroi,

    De mes larmes parfois

    Essuyé la colère…

    On aurait dû vieillir comme des sœurs complices

    Inventant des bêtises

    Pour taquiner le Temps.

    Tu aurais peint mes cheveux blancs

    Des couleurs du printemps

    Pour maquiller l’hiver…

    J’aurais voulu, Maman, voir plein d’autres soleils

    Avec toi, qui chantais et adorais la vie,

    Mais c’est toujours pareil

    Puisqu’un jour, c’est fini… !

    Quelquefois cependant je vais te retrouver

    Là-bas, un peu plus loin, sur ta drôle d’étoile…

    Il y a comme un souffle

    D’amour sur mes cheveux

    Et parfois quand je souffre

    Je peux voir dans tes yeux

    L’histoire qui continue…

    N’empêche qu’un beau jour, Maman, j’aurais voulu

    Te parler des bonheurs que j’ai souvent vécus

    Te dire que sans toi

    Ce n’était plus pareil…

    A beaucoup de moments

    Pourtant, tu me manquais…

    J’aurais voulu, Maman, mais je vieillis sans toi

    Et je vis mes soleils sans même que tu le voies,

    Peignant les jours moins beaux de ta philosophie

    Mais sans y arriver vraiment

    Comme toi…

    J’aurais voulu, Maman, mais je ne le peux pas…

    Claire Denis-Bastin (25.06.2011)

    Le temps de la Toussaint et du Jour des Morts est l'occasion de m'interroger sur le rapport que j'entretiens avec ma propre mort et celle de mes proches. Mais le souvenir de tous "nos disparus" me revient aussi à l'esprit, et celui des parents qui nous ont récemment quittés est évidemment plus vif. En pensant à la qualité de relation nous avons eue, j'ai le sentiment de n'être pas parvenue à la parfaite communication avec eux du temps de leur vivant. Parce que rien, ni personne, n'est jamais parfait. C'est ainsi! Il n'y a rien à regretter, juste tâcher d'en tenir compte pour vivre le mieux possible avec ceux qui restent encore ici-bas, en se rencontrant à travers l'essentiel, l'impérissable, caché au plus profond de chacun.

    "Certes, je ne suis qu'un. Mais je suis un. Je ne peux pas tout faire. Mais je peux faire quelque chose. Et le fait de ne pas pouvoir tout faire ne m'autorise pas à refuser de faire ce que je peux faire." (Edward Everett)


     

     

  • LES GOZETTIS

    Les habitants de notre village sont appelés "Les Gozettis". Le surnom provient de la"gosette", succulente pâtisserie qui ressemble à un chausson fourré aux fruits ou à la crème... 

    Les "Gozettis" pour le plaisir de la bouche, c'est aussi pour le plaisir des yeux et des oreilles, grâce à une troupe de théâtre du même nom qui propose chaque automne un spectacle soigné au public. Les bénéfices réalisés durant les six représentations sont reversés à des associations. Cette année, il s'agit de "Je veux voir Miussov", personnage de qui mon mari tiendra le rôle. J'irai donc voir Miussov Clin d'œil

     

    Cliquer sur la photo pour lire l'article de presse qui présente la pièce:->

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    Vous avez envie de vous inscrire par internet? Entrez dans l'affiche...

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  • LA ROUE TOURNE

    M., 67 ans, et mari de Fr., ma soeur aînée, vient de mourir dimanche, et son enterrement aura lieu jeudi...

    832471.jpgUne partie de notre programme est à remettre en question, mais chacun fait en sorte de s'adapter de manière à entourer Fr. dans ces moments difficiles.

    La roue de la vie qui tourne symbolise l'avancement perpétuel, celui du temps au cours duquel les choses évoluent, changent. Les vicissitudes de la vie font passer de la réussite à l'échec, ou inversement. 

    La roue tourne! L’expression suggère un mouvement aux conséquences imprévisibles face auxquelles l'humain n'a pas le choix. Ce mouvement répond au principe d’une certaine Justice (immanente-divine) puisqu’il nous échappe. En bien comme en mal, il sert ou dessert le riche comme le pauvre. Il est impossible de se soustraire au « destin changeant », et nous n'y échappons pas dans notre famille...




  • UN CERTAIN SOLEIL

    Dans "Prions en Église" de vendredi, j'ai lu un commentaire qui continue à me parler...

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    Sous le soleil de Dieu

    Il me semble que beaucoup se précipitent trop vite sur une lecture, une révision de vie ou un point de méditation. Ils ont hâte de réfléchir, de « méditer », mais ils méditent loin de Dieu ! Ce genre de rendez-vous avec soi-même, ou avec les idées d’un pieux auteur, et même avec les « idées » de l’Evangile, n’est pas mauvais, loin de là ! Mais ce n’est pas l’oraison, ce n’est pas un rendez-vous d’amour directement avec Dieu. Penser sur Dieu et rester loin de Dieu est fréquent. Mais alors, qu’on ne demande pas à ce travail de réflexion la transformation profonde que seule l’oraison peut opérer. Elle est l’exposition directe de notre être profond au soleil de Dieu.
    Il arrivera que tel jour on aura énormément de peine à se mettre en présence de Dieu. Ne pas hésiter à prolonger cet effort. Si, au contraire, on éprouve un grand attrait à rester ainsi sous le soleil de Dieu sans faire autre chose, il faut suivre l’attrait. De toute façon, quelle que soit la manière dont nous occupons nos trente minutes pour Dieu, tout est moyen, sauf un seul acte qui est le but : se maintenir en présence de Dieu pour laisser Dieu nous travailler.


    Père André Sève, assomptionniste.

     

  • PARADOXES

    Des réflexions emplies de bon sens, à écouter sans se lasser! D'autant plus avec le savoureux accent canadien...

    Cliquer sur l'image:->

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    podcast
    À la santé d'hier (Joe Dassin)

                                           


     

     

  • DOLANNES MELODIE

     

    Notre fils aîné a 36 ans aujourd'hui. En souvenir d'alors, je vous propose d'écouter Jean-Claude Borelly avec Dolannes Melodie... (cliquer sur la photo)

    283218_1_f.jpgGuy et moi l'écoutions souvent lorsque j'étais enceinte de L. Sur un 45 tours (aujourd'hui inutilisable), puisque les CD n'existaient pas à l'époque. Ce morceau avait un effet relaxant sur notre petit chéri, qui reconnaissait sans doute la mélodie enregistrée "in utéro". Le moyen de l'apaiser était de se promener de long en large en le berçant dans les bras, comme avec tous les bébés, mais Dolannes Mélodie avait un effet magique sur lui, quasi instantané. Seul hic, et de taille, le morceau durait peu de temps, et, sans télécommande, si nous voulions échapper à un nouveau retentissement de sirène, il fallait des réflexes rapides pour remettre la musique en route! 

    J'ai entamé cette journée anniversaire avec ce souvenir, qui en entraîne beaucoup d'autres encore. Trente-six années emplies d'un bonheur que rien n'est jamais venu assombrir, surtout pas les passages plus compliqués, que j'ai toujours considérés faisant partie de la normalité de la vie. En touchant mes cordes sensibles, ils m'ont appris à reconnaître les gestes et les paroles capables de rassurer 'Mon Grand'. Au fil du temps, mon âme a composé une musique quelquefois plaintive, mais le plus souvent joyeuse. L'avantage de cette mélodie intérieure est qu'elle est ininterrompue et indestructible. Le chant de l'âme ne se raye pas, ne se périme pas, ne s'oublie pas...

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  • QUIZ PHOTOS

    Déçu 

    Êtes-vous de bons observateurs?

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    Le quiz ci-dessous permettra de vous évaluer...

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    Je me suis risquée au jeu, et mon score était assez lamentableDéçu! Bravo à tous ceux qui auront reconnu la plupart des lieux où les photos ont été prises Sourire...

     

  • JOURS HEUREUX

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    Mon détachement à propos de l'ambiance lors de la fête de nos 40 ans de mariage était bien inspiré... 

    "Par contre, nous n'avons presque rien prévu comme animation, estimant que les personnes présentes créeront l'ambiance. Tout va dépendre de l'humeur de nos convives et de leur imagination. Mais nous leur faisons confiance, et sommes très optimistes..." , annonçais-je dans un post, peu avant le jour "J".

    À Gi, qui me demandait ce que nous attendions de sa part et de celle de son frère, j'avais répondu: "Faites comme vous le sentez, avec ce que vous êtes...". Connaissant bien sûr les prouesses dont ils sont capables, même avec le peu de temps dont ils disposaient pour s'organiser. De fait, ma confiance a été largement récompensée! Ils se sont investis dans la mise en place, pendant toute la soirée, et le lendemain, avec beaucoup d'enthousiasme et d'efficacité.

    Grâce au talent de notre belle-fille, la salle a superbement été décorée de montages floraux qui ont suscité l'admiration de tous. Ordinairement très discret et peu bavard, notre beau-fils est sorti de sa coquille, se montrant empressé, veillant à ce que personne ne manque de rien. Nos fils ont si bien réglé tous les détails pratiques auxquels ils nous savent attentifs que nous n'avons eu à nous préoccuper de rien (nous avions assuré tous les achats et préparations culnaires auparavant). Des invités se sont spontanément mis aux trois barbecues, d'autres ont assuré le service de table et la vaisselle. Le tout s'est synchronisé "comme sur des roulettes", aussi bien que si les rôles avaient été soigneusement distribués à l'avance!

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    Guy et moi avons pu nous consacrer pleinement à nos convives, et l'ambiance a d'emblée été conviviale. Avec la précieuse participation du Trimarrant, faut-il rappeler. Mais aussi un interlude ludique, un questionnaire concocté par notre "quatuor", empli de gentils clins-d'oeil, auquel les personnes qui nous connaissaient de longue date pouvaient répondre à notre place presque sans se tromper. Il était d'ailleurs prévu qu'en cas de désaccord entre nous, l'avis du pubic serait demandé! Cette précaution s'est avérée inutile Sourire.

    Le jeu s'est déroulé en plusieurs étapes: 

    1- Un "dos-à-dos"

    2- Un "face-à-face"

    3- Un "côte-à-côte"

    4- Un "main dans la main"

    Pour conclure, nos enfants nous soumettaient une énigme supposée nous donner la piste concernant leur cadeau: un WE en gîte à nous 7 (Petit Ba fait maintenant partie des convois!). Après quelques jours, nous avons enfin compris dans quelle région, mais nous nous sommes abandonnés concernant le lieu précis et les détails, que nous avons découverts en arrivant sur place. Une fois de plus notre confiance a été bien placée.

    Nous sommes partis vendredi dernier par un temps franchement automnal. Mais qu'importe, puisque nous étions emplis du bonheur d'être bien ensemble. On s'est de suite sentis à l'aise dans le gîte, spacieux, confortable, et agréablement aménagé. Cette fois encore, les rôles habituels ont été inversés. Les repas avaient été préparés par le soin "des jeunes"(principalement Va), qui avaient aussi amené tout le nécessaire pour les divers besoins. Seul oubli: le relax de Ba., ce qui n'a pas posé de problème. Il y a eu assez de bras pour l'accueillir, et il ne s'en est pas plaint Clin d'œil. Le samedi, empruntant une route peu fréquentée, nous avons fait une promenade d'une dizaine de Km en pleine nature, et les parapluies n'ont guère servi. Le dimanche, nous avons parcouru les piétonniers de la dite "plus petite ville du monde". Selon une tradition familiale incontournable, les deux soirées ont en partie été consacrées à des jeux de société.  

    Guy et moi avons été soignés comme des coqs en pâte, et un tas de petites attentions prouvent combien nos fils et beaux-enfants nous connaissent. Après des moments d'une pareille intensité, on se redit qu'il n'y a pas de plus beaux cadeaux que ceux du coeur, et on se sent légers parce que la relève est bien assurée. Merci, "les enfants"! Vous êtes vraiment formidables...  

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     Cliquer sur la photo pour avoir un aperçu de notre WE 

    Chaque instant est immortel quand on apprécie les merveilleuses touches colorées des fleurs qui parsèment notre chemin. Guy et moi savons que l'existence n'est pas toujours simple, que les tristesses et la douleur auront encore leur part, mais l'amour est là, qui fait que nous continuons d'avancer ensemble, bien entourés et confiants. Nos enfants ont appris l'art d'organiser, mais ils possèdent surtout l'art d'aimer. Nous vieillissons, mais l'amour ne prend pas de rides dans le coeur de notre vie. 

    À mon mari, à nos enfants, je ne trouve rien de mieux à dire qu'un : "Je vous aime!". De pauvres mots pour exprimer toute ma tendresse, ma reconnaissance, et mon amour...

  • RAISONS

     

    Personne ne croit sans raisons, et seule la raison nous permet de connaître ces raisons...

    Ne pas connaître ces raisons, c’est courir le risque de croire un peu n’importe quoi en se laissant pousser par l’air du temps, un jour à gauche, un jour à droite, selon son humeur et son sentiment. "(...) On risque de virer au sentimentalisme avec l’éphémère de ses états trop humains ".[1].

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    Seul le croyant qui fait usage de sa raison pourra parler de son Dieu aux hommes et expliquer le sens que sa foi donne à son existence. Pour cela, il n'y a pas d'autre moyen que de recourir à la raison commune à tous les hommes. 

    En tant que religion de la Révélation à prétention universelle, le christianisme a, plus que toutes les autres religions, besoin de la raison. Raison pour laquelle je me suis inscrite au cours d'introduction à la philosophie ce trimestre-ci. 

    Notre langage humain possède cette mystérieuse capacité surabondante de « dire » l’Autre absolument, qui permet à l’Absolument Autre de s’y dire. Et ça me passionne...



    [1] Claude Bruaire, La force de l’esprit, Paris, DDB, 1986, p. 90. 

  • FRONTIÈRES

    Une chanson que j'aime. Parce que j'ose, encore et toujours, croire à une humanité capable de partager la même terre sans se faire la guerre...

     Frontières

    podcast
    Yannick Noah

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    Je vous parle d'un monde qui n'existe pas
    Un monde où les frontières ne diviseraient pas
    La moindre différence comme ultime richesse
    Sans barrière, sans bannière, inutiles forteresses

    Partager le même soleil
    S'éveiller sous le même arc-en-ciel
    Espérer la même lumière
    Redessiner d'autres frontières

    Je vous parle d'un monde qu'il nous faudra construire
    Que tant d'hommes avant nous ont rêvé de bâtir
    Infantile utopie ou combat d'une vie
    Les ténèbres ou l'amour, c'est à nous de choisir

    Partager le même soleil
    S'éveiller sous le même arc-en-ciel
    Espérer la même lumière
    Redessiner d'autres frontières

    Où sont les différences dans les coeurs des enfants
    De là-bas ou d'ailleurs, d'hier ou maintenant
    L'autre est de mon rang, de mon sang,c'est un frère
    Il n'y a,vu du ciel, aucune ligne sur la terre

    Partager le même soleil
    S'éveiller sous le même arc-en-ciel
    Espérer la même lumière
    Redessiner d'autres frontières

    Je vous parle d'un monde qui n'existe pas
    Un monde où les frontières ne diviseraient pas
    Infantile utopie ou combat d'une vie
    Redessiner d'autres frontières