• ERGOTAGE!

    Simple querelle de clochers, diront certains en découvrant un article paru dans Catho.be ce 30 août. Bêtise et grande ignorance, certainement...

    À en crouler de rire, si ce n'était que je trouve lamentable la mauvaise foi manifeste qui anime ces ergoteurs. Pour mieux rugir, peut-être? Lisez plutôt...

    Quand le communautaire s'empare du religieux

    coq

    C'est le journal Sudpresse qui a levé le lièvre. Un village de Flandre occidentale, Roesbrugge-Haringe, a décidé de remplacer le coq qui surplombe son clocher par un lion.
    Ceci n'est pas une fable !

    "Nombreux sont les habitants qui sont fiers d'être flamands et le lion est le symbole de notre identité flamande", expose Pol Recour, le président de l'ASBL qui s'occupe de l'église Saint-Martin. "Pourquoi devrions-nous accepter plus longtemps de laisser un coq au sommet de notre tour, le symbole des francophones ?".
    Il ajoute même : "le lion est le roi des animaux. Un coq n'est finalement qu'une poule au masculin...".
    En attendant, il a déjà passé commande à un sculpteur..."

    Ctb/Sudpresse/at

    « Les chrétiens aux lions » clamait la foule il y a près de 2000 ans. Aujourd'hui, une paroisse revendique: « le lion aux chrétiens »! Mais ça ne cloue pas le bec du coq, qui continue a chanter partout ailleurs...

    podcast

    Le coq est mort. (Marcel Zaragoza)

     Un peu d'histoire, pour remettre "l'église au milieu du village"!

    Dans la tradition chrétienne occidentale, un coq est placé au sommet du clocher des églises. Cette tradition très ancienne et très symbolique est propre à l'Occident chrétien. On ne trouve pas de coq sur les églises d'Orient, ni dans le sud de l'Italie. Il semble difficile d'en dater l'origine. Seuls des textes fournissent quelques indices, comme celui d'un certain Walstan, auteur du Xe siècle, qui parle du coq placé au sommet de l'église de Winchester en Angleterre.

    Le coq est placé à l'endroit le plus haut du village, et cette symbolique est omniprésente dans nos églises. Pourquoi cette pratique? Le choix des explications est vaste, parmi les symboles du coq dans l’emblématique chrétienne et les allusions poétiques ou mystiques des premiers chantres et orateurs du christianisme. Ce qui semble le plus évident entre tous, est que le coq ainsi perché reçoit le premier rayon de lumière au lever du soleil…. On voit aussi dans les textes que le coq est placé au-dessus de la croix du clocher et que son rôle de girouette a également une signification symbolique. D'autre part le coq est l'emblème de Saint-Pierre, en rappel au texte de la passion.

    Le coq possède encore bon nombre d'autres significations symboliques, liées à autre chose que la religion. Aujourd'hui, certains évoquent le coq Wallon pour le mettre en compétition avec celui de leur église. À quoi rime ce combat de coqs, puisque les coqs existent sur les clochers dans de nombreux autres pays qu'en Belgique?... 

  • TRAVAIL EN ÉQUIPE

    Voici une courte histoire qui n'est pas de mon cru. Un des messages circulaires qui tombent un jour dans ma boîte, provenant de je ne sais trop où...

    Il était une fois, quatre personnes qui s’appelaient
    TOUT LE MONDE, QUELQU’UN, CHACUN, et PERSONNE, chacune nommée par un pronom indéfini

    travail-en-equipeCe jour là, il y avait un important travail à réaliser.
    On a demandé à TOUT LE MONDE de le faire.
    TOUT LE MONDE était persuadé que QUELQU’UN le ferait.
    CHACUN aurait pu le faire mais c’est PERSONNE qui le fit.
    QUELQU’UN se fâcha parce que c’était le travail de TOUT LE MONDE.
    TOUT LE MONDE pensa que CHACUN pourrait le faire,
    Mais PERSONNE réalisa que TOUT LE MONDE ne pouvait pas le faire.
    En fin de compte, TOUT LE MONDE fît des reproches à QUELQU’UN
    Parce que PERSONNE avait fait ce que CHACUN aurait pu faire…

    MORALITÉ : Il faut parfois savoir dire : MOI JE LE FAIS !

  • MARCEL ET MARTINE

    Nombreux sont ceux de qui l'enfance a été alimentée par la série des Martine

    "Martine"est un personnage créé par Gilbert Delahaye et Marcel Marlier - Léaucourt création - Copyright Casterman       

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    J'aimais ces aventures qui m'offraient un monde rassurant tout en s'inspirant d'un univers proche de mon quotidien. Pour bien rencontrer les enfants de chaque génération, Martine a d'ailleurs progressivement changé au fil des années, de manière à s'adapter à chaque époque.

    Des deux papas de Martine, Gilbert Delahaye (+ en 1997), le scémariste, l'a imaginée, tandis que Marcel Marlier, (que j'ai eu l'occasion de rencontrer en privé et de qui je conserve un excellent souvenir), l'illustrateur, a donné un visage à cette sympathique héroïne. Le premier album, Martine à la ferme, est sorti en 1954.

    Marcel Marlier est mort le 21 janvier de cette année. On ne l'oublie pas pour autant! Une expo qui lui est consacrée s'ouvre prochainement à Waterloo

    - Adresse: aux Écuries, Chaussée de Bruxelles, 308, à Waterloo.

    - Dates: du 28 août au 02 octobre 2011

    - Jours et heures: du mardi au dimanche, de 14 à 18 heures

                                               - Entrée: gratuite


    Pour en savoir plus: -> ICI

  • CASCADE DE LUMIÈRES


    Les JMJ sont « une cascade de lumières » qui aide les jeunes à ne pas se sentir seuls dans la foi. Selon les estimations, de un million à un million et demi de personnes ont écouté Benoît XVI à Madrid...

       

    Benoît XVI s'est adressé aux jeunes venus du monde entier, et à la clôture, il les a envoyés dans leurs lieux de vie pour partager ce qu'ils ont reçu aux JMJ. Il s’est montré lucide :

    - « L’Église, demain, ne connaîtra pas une grande croissance. » Mais « les semailles de Dieu sont silencieuses et n’apparaissent pas dans les statistiques »

    - « La vérité n’est accessible que dans la liberté. On ne peut pas l’imposer. »

    Dimanche 21 août, avant de quitter Madrid, le pape a envoyé les jeunes en mission auprès de leurs proches. Il a exhorté les jeunes pèlerins présents aux JMJ à ne pas "vivre sa foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société". Il s'est adressé à eux en plusieurs langues.

    Salutation en français

    Chers jeunes de langue française, le Christ vous demande aujourd’hui d’être enracinés en Lui et de bâtir avec Lui votre vie sur le roc qu’il est Lui-même. Il vous envoie pour être des témoins courageux et sans complexes, authentiques et crédibles ! N’ayez pas peur d’être catholiques, d’en témoigner toujours autour de vous avec simplicité et sincérité ! Que l’Église trouve en vous et en votre jeunesse les missionnaires joyeux de la Bonne Nouvelle !

    Après ces journées inoubliables au cours desquelles les jeunes ont manifestés leur enthousiasme mais aussi leur ferveur, les prochaines JMJ sont annoncées. Elles se dérouleront à Rio de Janeiro au Brésil...

    Chaque JMJ marque le début d’une amitié avec Dieu et avec les autres, pour construire une responsabilité commune. L'édition 2011 est déjà finie, et pourtant tout commence avec les richesses de ce que ces milliers de jeunes ont pu expérimenter. Ils sont ceux que nous rencontrerons dans la vie courante, dans le travail, les études, ou divers engagements.

    Portons ces jeunes-adultes dans nos prières, afin qu'ils changent notre monde par leur Espérance, et qu'ensemble nous puissions donner un autre goût de fraternité à notre humanité... 

     

     

  • TOUT VA TRÈS BIEN!

    Si l'on en croit l'expression, «un malheur n'arrive jamais seul», ou «jamais deux sans trois»...

    Tout le monde connaît ces moments où des événements s'enchaînent, des rencontres, des contrariétés, ou même parfois des bonnes nouvelles, qui nous donnent l'impression que cela est régi par une «loi des séries», appelée aussi sérialité. Ceci existe dans tous les domaines de la vie, nous les vivons ou les constatons autour de nous. C'est pourquoi l'homme, pour survivre, doit apprendre à décoder son environnement, à classer et mesurer les choses qu'il voit. En bref, la durée des événements et la fréquence avec laquelle ils se produisent servent de normes hors desquelles ce qui survient prend de l'importance, devenant a-normal.

     Nous venons de vivre ce qu’on appelle cette loi des séries. Ou du moins une de ces périodes où l'on a l’impression que le sort s’acharne contre soi au point que l'on se demande ce qui va encore nous tomber dessus. Rien de grave, mais des petits soucis qui, à force de s’accumuler, donnent la sensation que l'addition devient lourde. Pour vous résumer les faits...famille,fêtes,loisirs,services,disponibilité,amlheurs,amitié

     Mon mari a pris congé la semaine dernière, destinée à du tri et du rangement chez nous, mais aussi pour prêter main- forte à nos fils. L'opération "maison propre" s'est limitée au stade des intentions, suite à des contretemps qui se sont enchaînés chez notre aîné et Jé.!

     - Le dimanche, nous attendons un ami pour le dîner, ainsi que tous nos enfants. À peine suis-je sortie de la messe de 10H30, après laquelle je compte apporter les dernières touches pour l'apéro et le repas, que Guy m'appelle par GSM, me demandant d'aller chercher La et Jé, de qui la voiture est en panne, pour ensuite partir accueillir l'ami avec eux à la gare. Tant pis pour mes préparatifs!

    - Le lundi, après quatre heures d'inspection du véhicule au garage, et donc quatre heures d'attente sur place pour La et Jé, tout semble rentré dans l'ordre.

    - Le mardi, l'auto refuse à nouveau de démarrer. Retour à la case départ, mais le diagnostic nécessite de garder la voiture sur place de un à plusieurs jours. Par malchance, il n'y en a aucune de remplacement avant la fin de semaine.

     - Le mercredi, nous servons de chauffeurs à Jé, qui doit se rendre dans leur habitation précédente (ils viennent de déménager), actuellement inoccupée. Elle avait été nettoyée de fond en comble par la dame d'ouvrage 15 jours auparavant, or en arrivant, nous découvrons le sol du rez-de-chaussée entièrement maculé d'une espèce d'eau sale qui a séché! Le fautif est un égoût, qui a débordé. Bien plus tard que convenu, nous quittons une maison nettoyée par nos soins, avec les moyens du bord, puisque ce n'était pas prévisible. Mais c'est propre. Pas pour longtemps...

    - Rebelote le lendemain! À 21H, un appel téléphonique nous apprend que tout le living est inondé. Juste au moment où je servais une tasse de café à Ch., une amie qui venait d'arriver. Il n'y a pas à tergiverser. On retourne sur les lieux (à 50 KM de chez nous), munis de seaux, torchons, raclettes, produits d'entretien, et d'un furet. Guy passe prendre un ami plombier, qu'il a appelé, et qui a accepté de venir en renfort. Je pars avec Ch. qui, pourtant très fatiguée, tient absolument à nous accompagner, et nous faisons un détour pour embarquer La et Jé (pour rappel, non motorisés). Arrivés sur place, le constat est rapide: le petit furet ne sera d'aucune efficacité. La situation, plus sérieuse que la veille, nécessite les grandes manoeuvres de vidange par camion-citerne. Il arrive vers 23h30, et le débouchage dure environ trois quarts d'heure. Vers 1H du matin, le nettoyage complet du sol, des plinthes et autres surfaces souillées par des projections, est terminé. Il est un peu plus de deux heures du matin lorsque l'on s'installe pour un repos bien mérité. Ouf? Non!

     - Le vendredi matin, histoire de varier, ça se passe cette fois dans la nouvelle maison de La et Jé. Une clef casse dans une serrure. Guy est appelé à la rescousse. Il a fallu changer le barillet. Après en avoir acheté un, bien sûr...

     À chaque fois, on s'est dit qu'un événement désagréable vécu seul peut donner la sensation de catastrophe, alors que partagé à plusieurs, il peut devenir agrément. Croyez-moi, nous n'avons pas perdu notre humour quand d'autres auraient pleuré. Et puis, le principal dans tout ça, c'est qu'il ne s'agit que d'ennuis d'ordre matériel, une excellente occasion de mettre en pratique la maxime qui recommande de "faire contre mauvaise fortune bon coeur".
    Il n'empêche qu'on avait beau dire "il y a pire", nous avions tout de même hâte que ça s'arrête! Car, tandis que nous participions à chaque "opération sauvetage", les préparatifs pour la fête d'anniversaire pour Gi. n'avançaient guère. Le jour "J" se rapprochait. Vendredi, il fallait monter la tonnelle, préparer des tartes, les gâteaux, nettoyer et arranger les chaises et les tables, et prévoir le nécessaire pour le long WE du 15 août.

    Une chanson m'est venue en tête à plusieurs reprises au cours de cette fameuse semaine: "Tout va très bien, Madame la marquise", de Ventura, bien connue de tous, et que voici: 
    podcast

    S'il est vrai que l'amitié n'a pas de prix, et que nous avons bien de la chance d'être entourés comme nous le sommes fleur, ce qui me soutient le plus dans des situations difficiles, est cette parole:

    « Ne vous inquiétez pas du lendemain ; à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6,34).

    Jésus nous exhorte à nous dégager des soucis d'ici-bas pour nous attacher seulement à notre Père. Ce ne sont pas des paroles en l'air. Ça marche!!!..

    Il fera beau demain...

    PS:- Le samedi de la "semaine noire", tout était rentré dans l'ordre juste à temps pour accueillir nos amis de France, et pour fêter l'anniversaire de Gi dans la bonne humeur... et dans les bonnes odeurs!

    - Guy a repris le boulot, pas très reposé, mais heureux! Aura-t-il l'occasion de "se la couler douce" lors des prochains congés??? 

    - La et Jé ont récupéré leur voiture. Nous croisons les doigts avec eux pour qu'elle ne fasse plus de caprices.

    - En conclusion: tout va très bien...



     

  • LENDEMAIN

    Le cap des trente ans de Gi a été enveloppé de suspens, selon notre tradition familiale. Deux samedis en suivant, s'il-vous-plaît! Une fois chez les parents de Va, et la seconde fois chez nous...

    Gi. se doutait évidemment que quelque chose se tramait, puisqu'il ne peut en être autrement chez nous, et que c'est pareil dans sa belle- famille. Mais quoi? Où? Comment? Quand? Avec qui? Le secret a été bien gardé, malgré quelques petites fuites de la part de personnes moins habilitées dans l'exercice des surprises. Et puis, ce n'était pas l'essentiel...

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    Fort heureusement, nous avions fait l'achat d'une tonnelle de jardin en mai, "au cas que", en prévision des événements à fêter en comité élargi. Bien nous en a pris! Avec le temps plutôt automnal dont nous avons "bénéficié", l'investissement est déjà compensé à ce jour.

    Enveloppé de suspens, mais bien mieux encore! Gi est passé dans sa troisième décennie en étant porté par beaucoup de monde grâce à qui l'âge importe peu. Il continue sa route en se sachant entouré de beaucoup d'affection sincère. Il fait partie d'une équipe sur laquelle il pourra compter lorsqu'il aura besoin d'aide, tant sur le plan pratique que moral. Et c'est précieux!

    IMG_7925.jpg

    La fête est finie. Bien qu'éteintes, les bougies conservent un certain éclat, grâce aux couleurs flamboyantes des fleurs qui ont gardé leur tonus. Mais ce qui importe, et je pense ne pas me tromper, c'est que le coeur de notre fils contient la réserve suffisante de chaleur pour aborder vaillammant les étapes de vie qui l'attendent ..

  • AVE MARIA

     

     assumption1.jpgCe jour de fête de l'Assomption est tout indiqué pour écouter des chants à Marie.

     

    Voici un Ave Maria de Luigi Cherubini, interprété par Ghada Ghanem: ->


    podcast

    Et un autre, de Pietro Paolo Bensini- A Sei Voci, Bernard Fabre Garrus  : ->

    podcast

     

    Pour moi, cette fête de la Vierge est associée à mon enfance, à ma famille, à la procession en l'honneur de ND de l'Assomption, patronne de notre paroisse, à travers les rues du village, à laquelle mon père ne manquait pas de participer chaque année en portant le dais.

    Assomption,

    Tant de souvenirs,

    Tant de sourires,

    Tant d'Ave à redire…

    Cette fête est l'occasion de se rappeler que vénérer Marie n'est pas seulement l'affaire d'un jour, mais que c'est essayer de l'imiter au quotidien, elle qui a tenu bon dans son oui à Dieu jusqu'au bout...


     

     


     

     

     





  • NOUS Y SOMMES

    Jusqu'à ce que l'homme puisse reproduire un brin d'herbe, la Nature peut rire de ses prétendues connaissances scientifiques
    Thomas Edison
    Cette pensée est tombée sous mes yeux alors que je venais de recevoir un message avec le texte suivant, qui donne à réfléchir:

    Nous y sommes

    (Fred Vargas)


    Nous y voilà, nous y sommes.
    Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

    Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. 

    Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés. 

    On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés.
    Franchement on a bien profité. 

    Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
    Certes.
    Mais nous y sommes.
    À la Troisième Révolution. 

    Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
    « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
    Oui. 

    On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
    Sauvez-moi ou crevez avec moi

    Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
    D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
    Peine perdue. 

    Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
    Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
    S'efforcer.
    Réfléchir, même. 

    Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
    Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
    Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
    Pas d'échappatoire, allons-y. 

    Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
    À condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retourn de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être. À ce prix, nous réussirons la troisième révolution.

    À ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.


    Fred Vargas
    Archéologue et écrivain

     


  • LUNDI 10 AOÛT 1981...

    Le lundi 10 août 1981 fait partie des archives pour ceux à qui ça n’évoque rien, mais pour moi c’est encore aujourd’hui...

    Avant d'aller plus loin, je dédicace la chanson "Trente ans", de Yves Duteil, au héros de ce jour:


    podcast

     

    Ce fameux jour-là naissait Gi, notre fils cadet. Depuis lors, il est un trésor pour lequel je bénis la Vie, inscrit pour toujours « mon petit» dans mon cœur de maman. Ce qui n'empêche pas que, à trente ans, le voici devenu un homme indépendant, apte à se prendre en main, à se diriger par lui-même, devenu son propre éducateur. Quelqu'un que je vois évoluer en étant capable de puiser dans son meilleur pour le meilleur de tous

    Il y a trente ans, Gi faisait son entrée dans le monde, et en ce jour anniversaire, je rends grâce au Créateur à qui je le confie, Lui qui le connaît bien mieux que moi...





     

     


     

     

     

     

     

     

     

     


  • QUELS QU'ILS SOIENT...

     

    Voici un texte court et tout simple, que j'ai trouvé sur le site des soeurs Clarisses de Malonne...

    Quelle que soit votre vie,