• CHAQUE PAYS, CHAQUE MODE...

    Quand nous allons en vacances à l'étranger, certains gestes peuvent heurter les autochtones, qui se sentent méprisés par le non respect de certaines coutumes ancrées dans leur culture...  

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    Il est essentiel de respecter les personnes qui accueillent, en ne se conduisant pas comme des nouveaux "colons", forts de leurs "savoirs" et de leurs "avoirs"...

    À titre indicatif, voici quelques pistes concernant les gestes à ne pas faire à l'étranger, d'après un article paru sur <planet.fr>

    1. Au Vietnam

    Tout est dans la modestie et la discrétion. Abstenez-vous de parler fort et de montrer votre énervement, sinon vous passerez pour quelqu'un de grossier. Ne touchez pas non plus la tête des enfants.
    A noter : Une tenue correcte est préférable pour les femmes. Porter un short est synonyme d'indécence.

    Cliquer sur chaque pays pour lire la suite:

     

  • NAGUÈRE A CHANGÉ

    Naguère, quand vous passiez un soir d'été dans un village, vous trouviez les gens assis sur le pas de leur porte à discuter, plaisanter, jouer, rire, ou polémiquer...

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    En écoutant l'éloge de mon frère pour Papa à la fin de la cérémonie de funérailles, j'ai fait un retour au temps jadis. Enfin n'exagérons pas. Je suis seulement remontée aux années 1950-1960. Vous vous souvenez, ceux qui ont connu cette époque? Chaque patelin avait sa fanfare, sa troupe de théâtre, sa société de gymnastique, ses anciens combattants qui racontaient leur(s) guerre(s), ..., son histoire, ses traditions, sa kermesse, sa procession, son amitié ou son hostilité avec la bourgade voisine. En un mot, le village vivait! Et aujourd'hui?

    Quand vous traversez des villages le soir, même en été, ils semblent presque déserts. Parce que le loisir favori de beaucoup de gens est de rester fixés devant le poste de télévision. Pas tous, heureusement, et je reconnais que c'est une aubaine pour les gens à mobilité réduite.

    Il est manifeste que nous vivons une époque de transition, dans un monde où les personnes sont reliées entre elles comme jamais jusqu'ici. Pourtant, on dénombre un pourcentage non négligeable de mendicité, de chômeurs, d'exclus, de désespérés. Est-ce à dire que l'on "dévit" au point d'avoir perdu le sens critique, et de se leurrer en croyant que l'on communique parfaitement? Je ne le pense pas. Il faut faire confiance en l'homme. Mais passer de la réflexion à la réaction demande du temps!

    Par-dessus le marché, parmi tous les changements de société, "Dieu, c'est périmé" affirment certains. Il me semble que c'est trop raccourcir la vérité, et qu'en réalité, on se détourne non pas de Dieu, mais de la fausse représentation qui nous en a été faite.

    Naguère a sans doute beaucoup changé, en meilleur et en pis. Ce qui ne change pas, c'est Dieu, notre Sauveur, qui persévère à nous aimer. Je refuse de croire que l'humanité puisse l'abandonner complètement.

    Les techniques, la culture, évoluent, mais le genre humain reste fondamentalement le même, et malgré les dires de beaucoup, la plupart des hommes sont à mon sens des croyants qui s'ignorent...


  • ALLERS-RETOURS

     

    Des allers. Des retours...

    Le monde est ainsi fait que des contraires se rencontrent, s’entremêlent, se racontent. Son histoire se récite à deux voix tout au long d’un parcours à deux voies. Nous naissons, grandissons, vieillissons, et mourons, mystérieux, comme porteurs d'un secret inconnu de nous-mêmes et que notre existence, à la fois, dévoile et cache.

    Parfois, les choses se placent si étroitement les unes à côté des autres que l’on ne peut passer outre, ni poursuivre son chemin sans se poser de questions. Elles amènent, non à comprendre, mais à percevoir, le sens premier de l'être, et invitent à pénétrer au plus profond de l'homme pour approcher une vérité difficilement accessible à la raison.

    Slide0001.jpgPapa s'est envolé au Ciel avant que Ba ait le temps d'atterrir. Le décès de l’un et la naissance de l’autre sont communs dans l’Histoire, et pourtant ils ont été uniques pour moi. Ces événements qui nous ont récemment touchés me rappellent que la mort et la naissance sont deux sœurs jumelles étroitement liées. Jamais encore, je n'avais ressenti aussi intensément combien les deux extrémités de la vie sont soudées jusqu'à les confondre !

    Le "hasard" fait que que Ba est né à l'aube d'une journée qui s'est clôturée par une messe célébrée pour les défunts du mois de mai, à la clinique où Papa est décédé. Comme pour insister, c’était la veille de la Pentecôte, qui tombait à la date de la St Guy, et cette année, de la Fête des Pères en Belgique! Gi était concerné pour la première fois par le statut de papa, et, le regard attendri tourné vers mon petit-fils, j’ai souhaité bonne fête à Papa par-delà le visible. Ceci n'est pas une histoire triste. C'est celle du monde, de la Création, de l'Humanité qui n'est que passage sur terre. Naissance, rencontre avec l’autre, séparation, deuil, sont des expériences éternelles et vécues par tout un chacun. La vie, l’amour, la mort, taraudent l’être humain pendant toute son existence…

    La vie, ce sont des êtres inachevés avec leurs histoires, des corps animés, fragiles, souples ou forts, qui devraient décider d'avancer ensemble dans la même direction. On est né, on vit, on ne se connaît peut-être pas, mais on partage le même espace, le monde, la même attente, la mort. Chacun sa marche, son rythme, ses démarches, qui expriment pourtant l'affirmation profonde que l'on n'est rien sans l'autre.

    L’amour, c’est un nouveau monde, ou plutôt la découverte d’un autre monde, en soi, dans les autres, à travers les corps, les émotions, les sentiments.

    La mort, ce sont quelques larmes, une séparation corporelle qui vient signer la fin de l’existence terrestre. C’est aussi la nostalgie, le souvenir, et la trace remémorée du bonheur vécu qui, pour moi, n’est heureusement pas perdu…

    Un cri, un sourire, des pleurs, des rires, des soupirs, des silences. Après le décès de celui que nous continuerons à chérir, la vie reprend à travers le corps frêle d'un bébé devant qui la famille est contemplative. Entre Ciel et terre, les corps s'entremêlent, s'imbriquent, et se complètent. Le sommet, c’est lorsque l’on atteint un Amour qui relie tout le vécu dans une dimension sacrée, où la vie et la mort expriment un même élan vers l'Éternité…

  • BIENVENUE

    Apprenant la naissance de Ba., une amie m'a envoyé un superbe poème dont elle est l'auteur. Je me fais une joie de vous le partager...

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     BIENVENUE SUR LA TERRE


    Qu'il vienne d'une étoile ou d'un champ de lumière

    Un bébé est toujours un morceau de soleil

    Venu illuminer son petit coin de Terre

    Et offrir en naissant un îlot de merveilles...

     

    En lui rêve déjà un jardin de tendresse

    Où s'endort en chantant la mémoire du temps...

    Il sera l'avenir dans un flot de caresses.

    Un petit prince en plus au monde des enfants...

     

    Il dort sans trop penser aux fabuleux trésors

    Cachés dans les greniers mystérieux du futur

    Et qu'il découvrira au souffle des aurores...

     

    Puis sur tous les chemins qu'il fera à son tour,

    Il cueillera les fruits de sa propre aventure,

    Voyageur d'une vie aux miroirs du destin...

     

    Claire Denis-Bastin

  • QUAND LEURS YEUX S'OUVRIRONT...

    Je ne crois pas tellement à la parole, je crois beaucoup plus à l’expérience, à l’exemple, disait Anne Philippe...

    Voici un court texte du même auteur, qui complète parfaitement mon sujet de vendredi en mettant l'accent sur le fait que les enfants sont de fameux maîtres pour les parents:

    Quand leurs yeux s’ouvriront...
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    Qui des parents ou des enfants enseignent le plus à l’autre? Sans doute les adultes cherchent-ils plus consciemment à inculquer les valeurs qu’ils tiennent pour justes, et les enfants ignorent-ils les leçons qu’ils donnent. Tels des miroirs ils reflètent longtemps, même quand ils croient s’insurger contre ce qu’ils leur a été donné. Ils sont de sévères maîtres à vivre, l’exemple les influence davantage que les discours. Ils obligent à prolonger la pensée en action. Mais ils ont soif d’absolu. Ne nous réjouissons pas quand leur amour, pour un temps confiant et aveugle nous idéalise. Et souhaitons plutôt qu’ils continuent à nous aimer quand leurs yeux s’ouvrent, et leur laissent voir qui nous sommes.

         Anne Philippe

     

                                                          

  • DE PÈRE EN FILS

    "De père en fils"...

    Une formule toute faite qui exprime bien l'éternelle idée d'une transmission de génération en génération. Celle d'un patronyme, bien sûr, mais aussi une ressemblance physique, parfois un patrimoine, la passion d'un métier, d'un art. Ou tout simplement apprendre à marcher sur la route de l'existence en aimant la Vie.

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    Ci-dessus, les premiers mocassins de Gi, offerts par une cousine du Canada, et ceux qu'elle a apportés pour Ba. en venant en Belgique en début d'année. Je les avais placés côte à côte juste pour marquer symboliquement la continuité à travers les âges. Puis, le contraste entre les usagés du papa et les neufs de son fils m'a fait songer plus largement à la vie, qui est en quelque sorte un voyage initiatique au cours duquel les plus jeunes rencontrent (ou devraient rencontrer) des "maîtres". Une relation de confiance doit s'installer entre eux à travers un dialogue complice, l'aîné transmettant au cadet son héritage de sagesse et d'humanité en partageant ce qu'il a appris du sens de l'existence, sa prise de conscience de ce qui est essentiel, de l’amour...

    En qualité de "Mamilou", je voudrais apprendre à mon petit-fils qu'il est important de flâner et s'arrêter là où l'on se sent rejoint "au cœur de soi". Pas du tout en lui faisant croire que je possède la bonne technique ou la meilleure formule. De toutes façons ce qui convient à l'un ne convient pas forcément à l'autre. Il s'agira seulement de lui faire goûter à prendre le temps de regarder, d'écouter, dans un "ici et maintenant", d'éveiller en lui la capacité à accueillir et à se laisser toucher par Celui qui désirera lui parler.

    J'aimerais qu'il sache que vivre, c'est voyager dans le monde à la recherche de la vérité...

     

     


     

     

     

  • BAPTISTE


    Baptiste a montré le bout de son petit nez samedi 11 juin à 1H du matin...

    Cliquer sur la porte, et une vidéo paraîtra ->

    a9q647x5ww9.gifInutile de dire que cet adorable bébé de 51 cm et 3kgs 360 fait le bonheur de Gi (notre fils cadet) et Va, ses parents, ainsi que la grande joie de ses grands-parents, mais aussi des deux familles et des nombreux amis.

    La vidéo que je vous propose montre le climat de fête qui règne pour accueillir ce nouveau-né. Mais vous vous doutez qu'un tas de réflexions germent déjà dans ma petite tête. À commencer par me dire que, décidément, on est bien inégaux dès la naissance. Si des fées généreuses se sont penchées sur le berceau de mon petit-fils, d'autres bébés débutent déjà de manière douloureuse dans la vie sans avoir démérité...

    Pour l'heure, sans éluder le sujet précédent, je me délecte du cadeau que la vie nous fait. Cette naissance fait partie des banalités du monde, mais pour nous, Baptiste est un cadeau inestimable qui illumine notre existence. Je suis une "Mamilou" comblée et déjà disponible pour du dépannage éventuel. Quant à Papi Guy, il plane littéralement. Nous sommes prêts à lui transmettre "notre meilleur".

    Toute famille reçoit une mission : celle de « garder, de révéler et de communiquer l’amour » (JP II, exhortation Familiaris Consortio, n°17).

     


     

     

     

     

     

     

     

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  • SOUFFLE

    Pour les chrétiens, la Pentecôte est l'incroyable découverte d'une force nouvelle, celle de l'Esprit de Dieu, donnée au baptême...

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    Une Église est surtout vivante si elle a le courage d'être faible en pouvoir, mais forte d'amour et d'espérance. Elle accueille la vie du monde, ses souffrances et ses espérances, ses questions et ses convictions, ses faiblesses et ses richesses, n'est pas un lieu sanctuaire aseptisé, ni une tour d'ivoire isolée. Tout chrétien "confirmé" est membre de l’Église, que le Christ a aimée et continue d’aimer en lui donnant l’Esprit Saint. Il reçoit l'audace de témoigner simplement de ce qui l'anime, en cherchant à rester en unité avec l'Église qui, malgré l’image qu’en donnent les médias, ne se réduit pas à sa hiérarchie, mais est d’abord le rassemblement de tous les Baptisés.

    Laissons souffler le vent de folie de la Pentecôte sur nos vies, laissons Dieu parler à chacun dans sa propre langue. L'Esprit-Saint fortifie, console, inspire, vivifie, et est le meilleur des guides spirituels! Il nous rassure et nous transmet une foi vivante. Vivre de et par Lui, c’est être pleinement confiant en son action qui nous permet de fonctionner dans une relation aux autres basée sur l’amour mutuel et le don de soi. Demandons-lui de nous apprendre à parler à chacun dans son propre langage...

     

  • VOYAGE...

    Voyager, c’est m’aventurer quelque part sans trop savoir où ça va mener, c’est prendre un chemin sans connaître les détails, sinon la direction. Le fait de me soumettre au hasard est source d’émerveillement, de rencontres qui peuvent être magiques...

    Guy et moi sommes rentrés dimanche soir, après une escapade de dix jours qui a commencé chez une amie, sous le soleil, en région parisienne, et a continué auprès d’autres amis dans la Drôme, sous un ciel boudeur et même pluvieux. Heureusement, la météo n’était pas l’élément déterminant pour nous garantir un beau séjour ! Ciquer sur la photo ->

    famille,voyages,loisirs,amitié,rencontres,partagesPour moi, un voyage est avant tout le fait de marquer une coupure significative, et ce d’autant plus après des secousses comme celles que nous avons eues les jours précédant notre départ. Pour voyager « à l’aise », je me laisse porter par l’instantanéité et m’engouffre sans crainte dans les imprévus. Mon envie est de découvrir et de partager grâce aux rencontres que je peux faire. Il est touchant de voir à quel point les gens sont accueillants et généreux, et il est encore plus rassurant de se dire, comme ça a été le cas cette fois-ci, que l’on pourra revenir chez ces personnes, ou qu’on les recevra chez soi.

    Le caractère dominant d'un voyage résulte donc d’abord de l'état d'esprit dans lequel je l'effectue, et il n’y a pas forcément besoin d’aller loin. Ce ne sont pas vraiment les destinations en soi qui importent le plus, car ma façon de voir les choses peut être transposée aux évènements que je vis au quotidien. J’aime aussi me dépayser dans le sens de quitter mes habitudes, sans forcément devoir quitter mon pays. Consciente que ce que je vis peut être fugace et unique, je le vis en essayant d’en profiter au maximum, en accueillant les occasions qui se présentent autour de moi pour franchir des passerelles culturelles et humaines. J’en ai fait l’expérience lors du « Fiff » de l’année dernière, où j’ai eu l’impression d’être en vacances dans ma ville pendant une semaine.

    Voyager, c’est aller au rythme de mes pas à la rencontre de l’autre, c'est partager des petites choses qui font l'essentiel de la vie. Et vivre, c’est en quelque sorte voyager à travers le temps, les générations, en croisant des gens de tous les âges...

  • LÉGAL, PAS FORCÉMENT MORAL

    Ce qui est légal n'est pas forcément moral. Il ne faut pas demander au législateur de se substituer à notre conscience! Ce billet prolonge le sujet abordé dans le post précédent...

     

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    Plutôt que de simplifier les choses, il me semble que le malaise augmente avec les problèmes éthiques liés aux diverses formes d’assistance médicale à la procréation. La science est précieuse pour l'homme, mais ce qui est techniquement faisable est-il à faire pour autant?

    Le progrès n'est réellement mis au service de la personne que lorsqu'il respecte des valeurs morales, et que l'on admet l’indication de sa finalité et de ses limites. Par exemple, si le désir d'enfant est naturel et louable, il ne justifie pas qu'il soit voulu comme "objet" de droit! Il n’y a pourtant rien de plus légitime, rétorquera-t-on. Oui, mais de quel ordre est ce sentiment? Une dimension essentielle de l’amour vrai est le désintéressement, il accueille l’enfant comme un don, il ne le sélectionne pas, il ne l’exige pas comme un droit.

    Est-ce que toute personne a le droit, à toute condition, d'avoir un enfant?

    À cette question, je réponds que l'enfant n'est pas un dû, mais un don, véritable témoignage de l'amour réciproque de ses parents, procréateurs ou adoptifs.

    Je pense que même dans les cas où la procréation est impossible, l'enfant n'est pas le seul lien qui puisse entretenir la qualité de relation entre deux conjoints, et si son absence demeure une épreuve douloureuse, elle peut être surmontée en faisant le deuil de la parenté biologique, en adoptant ou en cherchant un autre moyen de se donner avec joie à la vie...