• PPPP

    Mon doigté fonctionne encore de manière satisfaisante, et je ne bégaie pas du clavier. Le titre de ce post s'explique par l'homélie que j'ai entendue à la messe dimanche dernier, qui s'est articulée autour de la lettre P...

    Simpliste, peut-être, mais très Parlante, en retenant essentiellement deux versets de l'évangile (Mt, 5: 38-48). Juste ce qu'il fallait pour être bien "mastiquée"...

    Eh bien ! moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, (Mt, 5: 44) - Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait (Mt, 5: 48).

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    Perfection, non pas performance, ni productivité, ni parfaitement, mais un idéal à viser. Si nous devons « être parfaits comme notre Père céleste est parfait » (Mt 5: 48), la perfection ne peut alors pas être simplement intellectuelle ou physique, ni uniquement humaine. Celle que nous devons rechercher est celle de Dieu, le triomphe de la charité en nous. Pour y arriver, nous devons nous soumettre à de nombreuses corrections. Nous voulons être aimés, nous voulons aimer, mais force nous est de reconnaître que dans notre vie de tous les jours, l’amour est souvent mis à mal. Les autres nous blessent et nous blessons les autres. Comment arriver à vivre réellement dans l’amour les uns avec les autres ? Le seul chemin est celui du pardon...

    Pardon, au vu de nos propres défaillances, il faut aussi pardonner les erreurs et fragilités des autres. Mais que faire, et comment, lorsque l'on se trouve face à quelqu'un qui refuse la réconciliation? Et puis, nous avons tous fait l’expérience qu’ayant pardonné, nous nous souvenons de l’injustice. Cela signifie-t-il que nous n’avons pas pardonné comme il se doit ? Pas nécessairement. Nous pouvons encore porter les cicatrices de blessures passées, et elles peuvent faire surface de temps à autre. Pardonner veut dire aimer l’autre au delà de ce qu’il a pu nous faire. Ce n’est pas simplement dire «  je n’ai plus mal » ou encore « ce n'est pas grave ! ». C’est rétablir pleinement une relation abîmée avec la cicatrice même de la blessure passée ! Le pardon n’a rien à voir avec le refoulement, l’oubli forcé. Il est assimilation de la blessure et acception de vivre au delà de cette blessure !

    Pardonner c’est refuser l'emprisonnement de l’autre et de moi-même dans la faute ! C’est prendre le chemin de la guérison et de la libération pour l’offensé comme pour l’offenseur. De nombreux pardons sont nécessaires! Ce n’est pas un chemin facile. Humainement, dans certains cas, vu la gravité et la profondeur des atteintes cela s’avère même impossible. Mais Dieu est là! Avec Lui tout devient possible...

    Paraclet. Il nous est envoyé lorsque nous le demandons. L’homme pardonne difficilement de par ses propres forces, mais l’Esprit -Saint lui permet de pardonner. Car le pardon est avant tout grâce de Dieu, il ne dépend pas de nos pauvres forces humaines. Il faut donc nous appuyer sur la grâce de Dieu, dans une démarche dans le sacrement de réconciliation et par la prière, en demandant au Seigneur de nous bénir, ainsi que cette personne qui nous a tant fait mal et en demandant pour chacun la grâce de la conversion. Il est impressionnant de voir comment Dieu vient combler bien au delà de notre demande...

    Persévérance. Le départ étant pris, la persévérance serait donc un élément normal du cheminement chrétien? C'est difficile de tenir bon, parfois au-dessus de nos forces, parce que nous sommes partagés entre l'envie de baisser les bras, nos révoltes arrogantes, et nos désirs de réussir encore plus et encore mieux. Heureusement, l'Esprit -Saint qui habite en nous est source de discernement, et donne la force de continuer à vouloir être témoin de l'Évangile dans notre vie quotidienne. Ce que nous ne pouvons pas, Lui le peut en nous et à travers nous ! Et on revient à la case départ, mais dans un autre état d'esprit...

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    Perfection, grâce aux étapes précédentes, par le fait de résister dans la joie de la réconciliation, en acceptant de ne jamais atteindre la perfection préalablement visée, par le fait de nos fragilités. Quand finalement la charité nous envahit, nous pouvons partager ce que nous avons reçu. C’est-à-dire que, ayant reçu le pardon de Dieu et subi les transformations qu’il a produites en nous, nous pouvons alors aimer et pardonner d’une façon divine. Voilà la perfection. Ce perfectionnement n’est pas notre propre ouvrage, c’est l’œuvre de Dieu, mais accomplie seulement avec notre consentement.

    En recevant l’Esprit-Saint, le chrétien devient « Parfait » dans le sens « une nature qui tend vers la perfection »...

  • CONFÉRENCES

    Thomas d'Ansembourg est un auteur que j'ai découvert il y a quelques années. Son discours confirme ce que ma propre expérience m'a appris, et que j'aime pourtant réentendre de la part de quelqu'un d'extérieur...

    Ancien avocat et conseiller juridique dans une entreprise internationale, aujourd'hui consultant et psychothérapeute en CNV (Communication Non Violente), il anime des stages, des conférences, des ateliers, et est également auteur de plusieurs livres, dont le célèbre: "Cessez d'être gentil, soyez vrai"...

    thomas-d-ansembourg1.jpgIl sera présent ce jeudi 24 février (demain) à Brogne (région namuroise), et à LLN le 14 mars. Ma place est réservée pour la première soirée, à laquelle deux amies m'accompagneront, et j'ai déjà projeté de me rendre à la seconde. Détail des deux conférences:

    Le 24 février à 20h

    L'ASBL "Abbaye de Brogne" organise une exposition sur le thème de l'espace et une conférence animée par Thomas d'Ansembourg sur le thème de : "L'Homme, la terre et le cosmos"

    Saint -Gérard (Mettet) à l'Abbaye de Brogne

    info : www.brogne.eu

    Le 14 mars à 20h

    Univers Santé organise une conférence animée par Thomas d'Ansembourg sur le thème "Etre heureux n'est pas nécessairement confortable"

    Studio 11 (Agora)

    Louvain-la-Neuve

    Entrée : 7€ et étudiants 3€

    info : www.univers-santé.be

    Voici trois extraits d'un audio-livre "Cessez d'être gentil, soyez vrai":


    podcast
    Relation vraie


    podcast
    Pas juger ni interpréter


    podcast
    Prendre conscience de ses besoins

  • SPITANT, À LA BELGE

    Certains de nos amis français comparent l'ambiance de notre famille à celle de la BD « Boule et Bill »...  

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    Dès qu’ils franchissent notre sol belge, ils se sentent dépaysés par l’habitat, par certains usages, mais surtout par le langage. D’où vient ce regard que nous offrons de nous aux pays voisins ?...

     Être Belge, comme parler belge, c'est tout un programme. C’est un état d’esprit, un humour, un décalage un peu surréaliste, une aptitude à la dérision et à l’autodérision. C'est une particularité qui fait de nous des gens amusants et agréables, avec qui il fait bon vivre. Une spécificité dont les gens de mon pays sont fiers, et qu’ils revendiquent sans doute encore davantage en ces temps de morosité politique.
    Nadine Monfils, belge et auteur de polars, qui habite en France, déclarait dans une interview: « La belgitude reste toujours présente chez moi, surtout depuis que je vis à Paris. Et j’adore le bruxellois. Mon mari est français et quand je lui dis : « passe-moi la ramassette » ou « n’oublie pas les vidanges », il ne comprend pas. En France, je passe pour une exotique… Alors qu’il a été question de nous rattacher à la France, on a vraiment besoin de garder notre identité belge. Nous sommes des originaux dans un monde de plus en plus aseptisé. On a une vraie poésie du coeur, du langage, et ça, il ne faut surtout pas le perdre ! ».

    podcast
    La belle Gigue- André Bialik

    Personnellement, tout en veillant à m’exprimer de manière à être comprise, j’utilise encore, et ce même en France, couramment et sciemment des belgicismes. J'estime qu'ils ont la saveur de notre « atypie », ont un cachet d'authenticité, font partie de notre carte d'identité culturelle. Et lorsque l’on me reprend en disant « ce n’est pas français, ça ! », je l’admets volontiers. Plutôt que d’être confuse, de me confondre en excuses, et de me « corriger », je réponds : « non, c’est Belge ! ». Autrement dit : « J'utilise notre langue commune, enrichie des nuances de nos différences ».

    Pour que le parler belge reste une langue vibrante, il faut qu’elle reste vivante, et ce n’est pas grâce à moi qu’elle mourra ! Ça, au moins, je le sais, même si j’ignore comment va évoluer notre pays.
    Car en ce moment, on est occupés à écrire une drôle d'histoire en Belgique. Dans beaucoup de pays, ça aurait excité les gens, soulevé les foules, et provoqué une guerre civile. Chez nous, malgré une apparente indolence, on ne croit pas à toutes les carabistouilles, mais il y a des réactions, et même des actions quand il le faut. C'est spitant à la belge, par des manifestations gentilles, drôles, mais assez percutantes pour faire passer des messages bien déterminés. Une des dernières en date, La révolution des frites, vient d'être organisée par les éudiants, Wallons-Flamands confondus. Ils me rassurent. Avec eux, je veux continuer à espérer. Pour eux, je dois persévérer!

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    Cliquer sur l'affiche pour voir la vidéo qui correspond

    Tous aux baraques, pour que la frite gagne, et que notre pays ne s'effrite pas. On est Belges, « une fois » pour toutes! Non, mais …

     

  • LES HOMMES...

    On a demandé au Dalaï-Lama: "Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?"

    Il a répondu: "Les hommes...

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    Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent, ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu."

  • ENVIE D'ÊTRE AIMÉ

    qui-a-envie-d-etre-aime-1-1.jpgVoici un film que je ne raterai sûrement pas s'il passe en Belgique, dont le sujet est tiré du livre "Catholique anonyme" de Thierry Bizot, adapté et réalisé par la femme de l'auteur. Il est en salle en France depuis le 09 février: 

     Présentation:
    A 40 ans, Antoine, marié, deux enfants, brillant avocat, semble avoir réussi sa vie. Mais un jour, il va faire une rencontre inattendue, irrationnelle, bouleversante... un peu honteuse aussi. Antoine rencontre Dieu et il ne s'y attendait pas, mais alors pas du tout... Son entourage va diversement réagir face à la Foi d'Antoine. (evene.fr)

    Le cinéma, la musique, les expositions sont-ils à même de réveiller et révéler les aspirations profondes des français (et autres!)? Pour découvrir une vidéo de "kto" où des gens concernés témoignent, cliquer -> ICI.

    Pour visionner la bande-annonce du flim, cliquer sur l'affiche.

  • BOUFFÉE D'AMOUR

    Puisque le quatorze février, jour de la "Saint Valentin, est dédié aux amoureux, voici "en entrée" le slow sur lequel Guy "s'est déclaré" à moi...


    podcastMonia, de Ivan Cévic

     L'amour sacralisé. À quelles fins? Pour assouvir quelles faims? Une aubaine pour les commerçants et les restaurateurs? Un "marronnier" pour les journalistes en mal d'inspiration? Une date vénérée par beaucoup, y compris ceux qui ne croient ni en Dieu ni aux Saints. Mais encore? 

    Une journée qui fait revivre un sentiment empreint de force, de sensualité, de timidité, de tendresse. Quelques heures qui se découpent hors du temps font la part belle à la fragilité et à l'abandon. Une bouffée de vie qui permet au couple que nous formons, que nous avons formé, que nous aurions aimé former, que nous voudrions former, de vivre intensément, d'être l'icône d'un sentiment amoureux. Une icône dit beaucoup plus que ce que l'on voit... Une vision intemporelle, qui semble presque inaccessible, relevant davantage du spirituel que du possible. L'amour, est-ce "tomber amoureux"? C'est l'épreuve la plus difficile qui soit, qui se "veut", qui se bâtit sans plan pré-établi, sinon celui de vouloir toujours apprendre à aimer. Ceci demande de se mettre à nu et d'accepter sa vulnérabilité.

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    "Je t'aime"! Plus qu'un sentiment ou qu'une émotion, il s'agit d'une vision. Un "je te vois", profondément, comme une beauté qui surpasse tout. Il se joue quelque chose de physique et de métaphysique, dans un mystère qui va vers le spirituel, mais où le charnel reste bien présent. C'est à ce moment que se forme une unité qui est une sorte de promesse. Par la suite, comment maintenir cette unité, et répondre ainsi à la promesse, comment rester fidèle à cet instant du déclic amoureux tout en vivant dans une humaine fragilité?

    Le monde n'est qu'un égoût sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : "J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui." (Perdican dans "On ne badine pas avec l'amour, - A de Musset, acte 2, scène 5)

    En allant vers le Créateur, la créature m'est donnée dans sa plénitude. Personnellement, j'ai connu ce que j'appelle une "révélation" avec Guy il y a un peu plus de quarante ans. Ce moment inopiné m'a fait "voir" en un instant la dimension de sa richesse intérieure, qui n'était autre que la présence de l'Amour de Dieu. En mémoire de ce moment unique et indélébile, rassurant dans un "maintenant et à jamais", j'ai tenu bon dans les moments difficiles de notre couple. Éclairant les heures troubles de notre temporalité, une fraction d'éternité a été percutente au point d'orienter l'histoire de notre vie! J'y fais mention dans le livret de nos 30 ans de mariage, "Amour cherche existence Ciel", dont voici un extrait:

    Nous sommes différents, ça ne fait aucun doute. Nous conservons nos particularités dominantes, puisqu’elles constituent nos empreintes de personnalité, qui font que nous sommes uniques dans la multitude de l’humanité. Ce n’est ni un bien ni un mal. C’est une normalité. Ça n’exclut pas une vérité extraordinaire: notre regard, un jour, il y a plus de trente ans, s’est croisé, et quelque chose de plus fort que nous a signifié que nous pouvions nous accorder de façon durable. Mon intuition s’est basée sur la bonté, la gentillesse, la tendresse, la bonne volonté de Guy. Bref, je lui reconnaissais les qualités d’un brave homme, honnête et aimant, riche de resources profondes sous sa carcasse encore mal équarrie. Et lui, pour ses motifs, m’a choisie…

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    Se marier devant Dieu symbolise une alliance d’amour entre Dieu et les hommes. Le couple chrétien trouve son achèvement définitif en Jésus et est appelé à témoigner de l'Amour de Dieu pour les hommes.

    "Il se trouve que tu me noues plus haut que moi-même, Seigneur (...) Il se trouve qu'en toi seul se confondent dans leur unité, sans litige, l'amour et les conditions de l'amour"  (Citadelle, St Exupéry)


    Ceci dit, dans la mesure où un cadeau est un signe de quelque chose de plus profond que de l'amour, de l'affection, ou de l'appréciation, il n'est pas à dédaigner en ce jour de "La Saint-Valentin". Je trouve charmant et positif de chercher à avoir une attention qui demande à prendre du temps pour la personne que l'on aime. Une carte, des fleurs, des pralines, un repas en tête-à-tête, ...ces gestes matériells n'ont pas le pouvoir de rendre heureux, mais ils rendent le quotidien plus doux. Nous ne vivons pas seulement de pain, mais de pain aussi. Pour ceux qui choisissent d'observer la fête de ce 14 février, il n'y a pas de raison qu'elle ne puisse être une occasion de célébrer l'amour dans toutes des dimensions humaines qui font partie du don de Dieu ...

    Bonne fête aux amoureux!

  • DIEUCAPANT

     

    Mon mari apprécie beaucoup le message chrétien de Guy Gilbert. J'y suis très sensible aussi, même si un vocabulaire "plus châtié" me conviendrait mieux...

    Il n'empêche que l'essentiel est le contenu, et pas l'emballage. Et puis, il est vrai que par son côté rugueux, son discours est plus décapant. Rien de tel pour faire peau neuve. On y va pour un peeling?

    p-re-guy-gilbert-priant.jpgJe vous laisse en sa compagnie, dans une interview sur Twizz radio publiée il y a quelque temps sur "lalibre.be", et que Guy m'a partagée à l'époque: ->
    http://videos.lalibre.be/video/iLyROoafZlqf.html

  • BELLE LEÇON

    Le bonheur, voilà le mot clé, la raison de vivre de tout être humain, et pourtant l'indéfinissable...

    - Pourquoi travailles-tu ?
    - Pour gagner de l'argent ?
    - Pourquoi veux-tu gagner de l'argent ?
    - Pour acheter ce dont nous avons besoin, ce qui nous plaît, partir en vacances... bien vivre quoi !
    - Pourquoi veux-tu tout cela ?
    - Mais... parce qu'on en est heureux !
    - Pourquoi veux-tu être heureux ?

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    "Que votre vie ne soit pas menée par l'amour de l'argent : contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu lui-même a dit : Jamais je ne te lâcherai, jamais je ne t'abandonnerai"(Hébreux, 13:5).

     Le lien ci-dessous donne accès à une vidéo qui permet de découvrir un des rares peuples aborigènes n'ayant encore pratiquement pas eu de contacts avec notre civilisation. Des Français leur font visionner un film sur notre monde, et demandent ce qu'ils en pensent. Leurs réactions sont une leçon d'humilité pour notre planète et notre humanité. Comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux qui le voudraient ni là où on le penserait!

    http://www.chezmaya.com/pps/leconcivilisation.html 

    Après avoir vu la vidéo, je suppose que vous avez observé comme moi comme la musique n'a pas de frontière. Elle touche directement la sensibilité des auditeurs par-dessus les langues qui les séparent. Qu'une même oeuvre puisse susciter des émotions différentes chez les personnes qui l'écoutent n'y change rien. Chacun ressent la musique selon ses propres sentiments sans que sa raison intervienne, sans même qu'il connaisse une seule note.

    Un autre constat, c'est que là où il y a peu de besoins, il y a forcément peu de manques. Tel est sans doute le secret du bonheur de ces gens simples. Le meilleur de ce que je souhaite à ce peuple est d'avoir le courage et la force de résister aux assauts des "civilisés" pour rester intact dans ce qu'il est!

    Quant à nous, nous vivons à l'époque de tous les dangers, où l'on a la capacité d'assurer le bien-être à l'humanité, mais aussi de la détruire. Les progrès fulgurants de la science nous ont mis en mains une puissance formidable, mais pas le mode d'emploi pour le bien général, et le plaisir est souvent confondu avec le bonheur. À force de confondre, on finit par se morfondre. La plupart des gens ne se rendent pas compte qu'ils gagneraient à vivre dans plus de dépouillement. À la différence du bonheur, le plaisir décroît au fur et à mesure qu'on le satisfait. Après avoir cru mourir de soif dans le Sahara, Saint-Exupéry parle de l'eau comme d'un "bonheur infiniment simple". Les gorgées qui le ramenaient à la vie valaient tous les champagnes du monde. Dans nos pays riches, on ignore ce "trésor" de la faim et de la soif.

     Si aujourd'hui on s'interroge sur l'avenir, tout se mêle, tout s'embrouille, tout se contredit. Nous sommes passés de la religion de Dieu à la religion de l'individu, sur lequel se fonde notre mode social actuel. On dévie, et on "dévit"!  Toutefois, il n'en reste pas moins que l'évolution met le sort de l'homme entre ses mains, et il semble qu'il en prend de plus en plus conscience. C'est de là que tout peut découler, le meilleur comme le pire.  
    Il reste à souhaiter que la voie de l'intelligence et de la sagesse prévaudra, et que sa force de persuasion poussera les hommes vers un avenir meilleur en leur épargnant des souffrances inutiles. 

    Peut-être en s'inspirant de l'exemple d'un peuple moins "civilisé", mais surtout moins dénaturé...


     

  • MUSICALE & AMICALE

    Samedi dernier, Guy et moi avons passé une soirée musicale de grande qualité au théâtre de Namur, avec l'Orchestre philharmonique de Liège Wallonie Bruxelles (directeur général : Jean-Pierre Rousseau,) sous la baguette de Jean-Pierre Haeck (Né à Verviers en 1968, a étudié au Conservatoire de Liège: trombone, tuba, percussions, direction d’orchestre).
    Pour célébrer son 50e anniversaire, l’OPL a commandé des oeuvres à huit compositeurs belges...

    Au programme:

    phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpg  Fafchamps: Né à bruxelles en 1960, compositeur et pianiste de formation classique, Jean-Luc Fafchamps est le fondateur de l'association Musica Libera, pour la diffusion des musiques actuelles, et du collectif d'interprétation «Le Bureau des Pianistes», il est actuellement pianiste au sein de l'ensemble Ictus et enseigne l'analyse musicale au Conservatoire de Mons.

    "Lettre soufie : L(âm)" (une création,  commande de l'OPL). Musique surprenante, qui ne m'est pas familière, et dans laquelle je me suis d'abord sentie en décalage. Au bout d'un moment, j'ai été emportée dans un jeu de rencontres entre rythmes, pulsions, sensations. Le tout d'une finesse et d'une souplesse qui donnait une légèreté aérienne qui m'a ôté toute résistance.

    Lalo: Le Concerto pour violoncelle en ré majeur (enregistré avec l’OPL et Jean-Pierre Haeck il y a dix ans.) avec un soliste remarquable: David Cohen. Né à Tournai en 1980, il a étudié le violoncelle au Conservatoire de Bruxelles, à la Yehudi Menuhin School de Londres et à la Guildhall School of Music and Drama de Londres. À 11 ans, il entamait une carrière internationale de soliste...

    Un jeu à couper le souffle! Ce concerto nous a d'autant plus sensibilisés qu'il nous faisait faire un saut dans le passé, à l'époque où notre fils Gi, violoncelliste, a appris cet air dont voici un extrait ->

    podcast

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    Un lien pour l'écouter dans un autre registre: ->

    http://www.theatredenamur.be/saison20102011/event.php?id=601

    Après l'entracte, L'orchestre a interprété une autre oeuvre de Lalo, son unique symphonie, créée en 1886, la Symphonie en sol mineur.

    Cette soirée musicale a aussi été amicale. Après avoir répondu à une question-concours, j'ai obtenu deux places pour le concert. J'avais joué tout en sachant que Guy et moi avions déjà nos entrées, comprises dans notre abonnement annuel. Le sort m'a porté chance, ce qui a fait des heureuses, deux amies amatrices de musique classique. Elles ont été enchantées de cette aubaine, ont été conquises par les prestations, ce qui nous a apporté une note de bonheur supplémentaire.

    Des moments comme nous les aimons, qui réunissent, qui unissent, qui tissent...


  • SEULS

    À la mi-janvier, mon mari et moi sommes allés au théâtre, voir une pièce qui ne nous a pas laissés indifférents...

    Nous avions déjà eu l'occasion d'apprécier l'auteur de cette oeuvre avec la pièce "Incendies", que je suis ensuite retournée voir en version film lors du Fiff en début octobre, à ne pas manquer pas, si vous avez encore l'occasion d'aller le voir!

    Seuls, de Wajdi Mouawad

    Seuls, de Wajdi Mouawad

    "Nous sommes seuls, chacun de nous. Et chacun est également multiple, des « je » multiples qui cohabitent en chacun, qui se cherchent et ne se rencontrent pas : ces âmes solitaires qui errent en moi. Je est irrémédiablement seuls.

    Harwan est l’étudiant d’une trentaine d’année qui cherche une conclusion à sa thèse sur « le cadre comme espace identitaire dans les solos de Robert Lepage ». Il est aussi l’amoureux qui a été repoussé, le jeune homme qui hésite devant son avenir, le fils qui s’émancipe et ne s’émancipe pas d’un père sacrifié, le frère qui partage avec sa soeur l’absence d’une mère… Mais Harwan est également celui qu’il n’est plus, un enfant né au Liban, un enfant qui parlait l’arabe, un enfant qui mettait en place des stratégies pour compter les étoiles dans le ciel, un enfant qui aimait les couleurs. Cet enfant qui a connu la guerre et puis l’exil.

    Que s’est-il passé ?(...)

    C’est à la quête de cette part de soi qui s’est perdue sur le chemin de l’exil que nous convie Wajdi Mouawad.(...)

    Un magistral spectacle du vivant."

    Source, pour l'article complet : Seuls, de Wajdi Mouawad