• BENOÎT & DANY- BD ET CINÉ

    Autant vous le déclarer de suite, je suis allée voir le film "rien à déclarer" hier. Pas en fraude, et en bonne compagnie. Guy a exceptionnellement daigné passer la frontière entre notre domicile et une salle de cinéma... 

    En bref: Le 1er janvier 1993, à la suite du passage à l'Europe, la convention de Schengen promulgue l'ouverture des frontières. Ennemis depuis toujours, deux douaniers (Dany Boon et Benoît Poelvoord), l'un belge et l'autre français, se voient contraints d'inaugurer la première brigade volante mixte franco-belge... Suite à l'écran! 

    Nous avons passé un moment agréable, parsemé de rires et de sourires, sans torture mentale, ni noeud serré à la gorge, avec des gens simples, dans une vie simple colorée de gags "bon enfant" qui, en étant parfois musclés, gentîment moqueurs par rapport à des réactions nationalistes, sentent bon l'humour mêlé de tendresse. Sur cet "aveu", je refuse toute autre révélation. Par contre, je vous livre l'auteur "des faits" dans une vidéo de "Culturebox" qui plante le décor du tournage...


    Ne rien dévoiler de plus invite bien sûr à aller voir le film, mais ceux qui ne feront pas le déplacement peuvent vivre les aventures des douaniers Benoît et Dany en se procurant la BD, sortie ce 19 janvier, et publiée par les éditions Delcourt dans la collection Solidarité. 

    Un album intéressant, populaire, mais qui gagnera sans doute à être lu par ceux qui auront bien vu le film, histoire d’entendre les répliques en les lisant. L’adaptation en BD de Bienvenue chez les Ch’tis était un exercice plutôt réussi(...). Dès lors, quoi de plus logique d’attendre la bande dessinée Rien à déclarer (...)  Exercice encore plus périlleux que l’opus précédent, car ils ont sans doute dû s’appuyer sur un film en cours de montage. Le résultat est à la hauteur de l’équipe : très professionnel et bien réalisé.(...)

    CLD

    Pour l'article en entier: <http://www.actuabd.com>

     

  • COMMENT ???

    De l’amour plutôt que de la peur? Oui, parce que plus on aime, moins on a peur... 

    Pourtant, des peurs marquent notre monde, c'est indiscutable: la peur de manquer, la peur du futur, la peur de perdre son identité, etc. Elles nous limitent et limitent aussi les autres. Sont-elles manipulées? Par qui? Comment, et à quelles fins?

    podcastPeur de l'échec (Orelsan)

    En ce moment il y a une grande tentation de défaitisme, de dépression dans la société, et non sans raisons… Personne, et donc pas moi, n'est épargné par les "diabolisations" de tous genres. Pourtant, en tant que chrétienne, je me sens la responsabilité d'exercer une influence positive sur la société.

    Comment éviter de me laisser conditionner par la peur engendrée par des idées véhiculées autour de moi, alors que les arguments que j'entends sont cohérents, selon le bout par lequel ils sont pris?

    Comment rejoindre ceux qui ont peur dans leur souffrance, tout en ne me laissant pas "contaminer" par leur panique, et ne pas me laisser enfermer par elle?

    Comment retrouver cet état de "non -peur"et de bien-être qui m'est nécessaire pour garder une vision positive de l'autre, de chaque autre, en réponse à mon désir profond?  

    Comment, en dépit et contre toutes les peurs, poursuivre un travail de pacification entre tous?

    podcastN'aie plus peur (Y. Duteil)

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    Si je veux participer à la construction d'une société meilleure, il s'agit de discerner le vrai du faux, afin de choisir de me mettre au service de l’amour. Pour ce faire, mon intelligence ne suffit pas, elle a besoin d'être éclairée par ma conscience. Celle-ci a besoin de mon ouverture de cœur. Être reliée au coeur est certes une condition nécessaire pour aimer, mais pas encore suffisante. Quoi donc encore?

    L'unique moyen en ma possession pour m'opposer à la force manipulatrice des peurs est la confiance en Dieu. Il est humain d’avoir peur, mais Jésus nous a montré que nos peurs peuvent être vaincues. Il est la réponse que je trouve à nos "mal-être". Alors que nous cherchons ailleurs de quoi guérir, pour échapper au mal qui pèse, il m'enseigne: "prends ta croix … et je te soulagerai!". Tout un art! Il est nécessaire de trouver la force qui permet d’être efficace dans cet art. Vivre à la suite du Christ exige une conversion! 

    La prière m'aide à résister à l’ambiance générale. Elle est réparatrice, me pacifie le coeur, et l'Eucharistie me fortifie. Dieu prend soin des siens. La peur ne vient pas de lui. Il nous offre le courage d’affronter les "vraies-fausses" peurs et de tenir debout envers et contre tout. Seul l’Esprit-Saint peut nous donner de discerner "les signes des temps".

    Il faut continuer à espérer le meilleur contre toute espérance! Nous sommes le sel de la terre qui ne doit pas s’affadir...

  • DES ASTRES OU DÉSASTRES

    Partant du texte d'hier (Mc, 4: 21-25), ma réflexion porte sur la nécessité de lumière. Dans la vie quotidienne, nous sommes facilement perdus lorsqu'elle vient à manquer...    

    Ça paraît parfois long d’attendre, ne serait-ce que quelques minutes: sur le quai de la gare, à la caisse d’un supermarché, dans une salle d’attente, avant de recevoir des résultats, scolaires, médicaux, ou de partir en vacances, de revoir un proche parti depuis plusieurs mois à l’étranger. L'attente semble plus longue encore quand il s’agit de veiller en restant des heures dans le noir ! Ceux qui ont l’occasion de veiller un malade, ou qui éprouvent la solitude de la nuit, ou encore dont le métier amène à travailler de nuit, expérimentent combien les secondes et les minutes semblent s’écouler bien plus lentement en ces circonstances que d’habitude. Heureusement, chaque jour, le soleil descend sur l’horizon et disparaît pour revenir un peu plus tard. Le désespoir nous éteindrait s’il ne devait plus réapparaître le lendemain. Ce serait la lente agonie du monde entier.

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    Parfois des pannes de courant surviennent. S'il fait noir dehors, le réflexe est de penser : « Vite, une bougie ! ». Une seule, pour déjà vaincre l'obscurité...

    Le mercredi après Noël, nous sommes restés sans électricité pendant 5 heures. La panne, générale, est survenue vers 14H, alors que j'entamais la cuisson des galettes de Nouvel An. Contrainte et forcée, j'ai interrompu mon travail et renoncé à toute tâche qui sollicitait de l'électricité. Un peu de tri et de rangement, puis j'ai plongé dans la lecture jusqu'à ne plus distinguer le texte. Éclairée par quelques bougies, confortablement installée dans un divan, j'ai alors somnolé. Si cet état d'abandon me convenait finalement bien, c'est parce que je ne doutais pas que la situation n'était que momentanée. Il n'y avait donc aucun péril en la demeure. 

     Lorsque Guy est rentré, j'étais presque endormie. Aussitôt mis au courant (sans jeu de mots), il a réagi au quart de tour en accusant les services techniques d'incompétence, alors qu'il n'avait subi aucune nuisance et qu'il ignorait complètement ce qui avait provoqué la situation. Envolée, la paix dans laquelle je m'étais enveloppée! Calme, Marie! Allumer mon petit interrupteur intérieur! Ne pas me laisser éteindre, ni brûler d'impatience, mais d'amour! Cette disposition d'esprit a réussi à tempérer mon mari. Il a téléphoné à la société d'électricité, puis, rassuré par la réponse de sa gentille intrelocutrice, a attendu avec bonne humeur auprès de moi "que la lumière soit". Puisqu'on était impuissants, autant prendre les choses du meilleur côté possible!

     Encore baignée de la Lumière de Noël, et dans l'attente toute proche de l'Étoile des Mages, cet événement a été un signe qui m'a parlé:

    Tout n’est pas idéal dans ce monde. Beaucoup se plaignent, certains n’arrêtent pas de se lamenter. Sans rien attendre d'eux, il est important de "rester allumé ", de ne pas se laisser éteindre, en s'accrochant à la certitude qu'une seule étoile, même la plus ténue, est toujours plus forte que l'obscurité.  

     La nuit, ce sont des heures réservées à l’attente obscure, à la peur, mais aussi à la vigilance, à l’espérance du soleil levant. Dieu ne se révèle pas en plein jour, et ce n'est pas par hasard. Il choisit de rejoindre l’humanité au cœur des ténèbres, discrètement, secrètement, comme un voleur. Au lieu de chercher à nous éblouir comme le soleil peut le faire même en restant à distance, il vient comme une lampe discrète au cœur de notre nuit. Il brille, caché en tout être humain, appelé à devenir un être de lumière et d'amour. Il nous accompagne à tout moment, en toute circonstance. À l'infini... Ceux qui veillent, qui observent les signes, s'apprêtent à l'accueillir, l'attendent dans l'espérance, le reconnaissent, et connaissent la joie de sa présence. Ils sont appelés à rayonner autour d'eux, à être lumière pour les autres, à devenir des astres dans les désastres, pour attester que Dieu est là. La lumière que je donne n’est pas grand chose, mais avec celle des autres, le monde s'illumine.
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     Il ne fera complètement jour sur cette terre que lorsque nous luirons tous, scintillants, embrasés par l'Amour de Dieu...

  • AVOIR ET ÊTRE

    Avoir? Être? Un choix dont dépend l'avenir de l'homme...

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    Présentée sous forme agréable, la chanson de Yves Duteil souligne l'importance, de concilier les deux verbes en question:

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    Loin des vieux livres de grammaire,
    Écoutez comment un beau soir,
    Ma mère m'enseigna les mystères
    Du verbe être et du verbe avoir.

    Parmi mes meilleurs auxiliaires,
    Il est deux verbes originaux.
    Avoir et Être étaient deux frères
    Que j'ai connus dès le berceau.
     
    Bien qu'opposés de caractère,
    On pouvait les croire jumeaux,
    Tant leur histoire est singulière.
    Mais ces deux frères étaient rivaux.
     
    Ce qu'Avoir aurait voulu être
    Être voulait toujours l'avoir.
    À ne vouloir ni dieu ni maître,
    Le verbe Être s'est fait avoir.

    Son frère Avoir était en banque
    Et faisait un grand numéro,
    Alors qu'Être, toujours en manque.
    Souffrait beaucoup dans son ego.

    Pendant qu'Être apprenait à lire
    Et faisait ses humanités,
    De son côté sans rien lui dire
    Avoir apprenait à compter.

    Et il amassait des fortunes
    En avoirs, en liquidités,
    Pendant qu'Être, un peu dans la lune
    S'était laissé déposséder.

    Avoir était ostentatoire
    Lorsqu'il se montrait généreux,
    Être en revanche, et c'est notoire,
    Est bien souvent présomptueux.

    Avoir voyage en classe Affaires.
    Il met tous ses titres à l'abri.
    Alors qu'Être est plus débonnaire,
    Il ne gardera rien pour lui.

    Sa richesse est tout intérieure,
    Ce sont les choses de l'esprit.
    Le verbe Être est tout en pudeur,
    Et sa noblesse est à ce prix.

    Un jour à force de chimères
    Pour parvenir à un accord,
    Entre verbes ça peut se faire,
    Ils conjuguèrent leurs efforts.

    Et pour ne pas perdre la face
    Au milieu des mots rassemblés,
    Ils se sont répartis les tâches
    Pour enfin se réconcilier.

    Le verbe Avoir a besoin d'Être
    Parce qu'être, c'est exister.
    Le verbe Être a besoin d'avoirs
    Pour enrichir ses bons côtés.

    Et de palabres interminables
    En arguties alambiquées,
    Nos deux frères inséparables
    Ont pu être et avoir été.

  • HUMOUR ET FOI

    Qui prétend que humour et foi sont incompatibles?
    Je n'ai jamais considéré l'austérité comme étant une règle absolue de ma religion, et ce n'est sûrement pas Anne Roumanoff qui me contredirait.
    070271 - Anne Roumanoff : Une croyante humoristeAnne Roumanoff

    Par contre, il est intéressant de découvrir que la pétillante artiste a trouvé le sens de son métier dans la foi.

    Anne Roumanoff: un témoignage de foi

    Des croyants humoristes, bien sûr que ça existe...

     

  • L'AUTOMOBILISTE

    Voici un récit paru sur le site de "Vérité et Espérance". Il est naïf, et pourtant, je pense que beaucoup de gens d'âge "mûr" s'y reconnaîtront. Moi, en l'occurrence..

    Parabole de l'automobiliste

    Au premier stade de la conduite automobile, c’est un jeune homme enclin à utiliser la puissance de son moteur 2.010 cm3. Il n'est donc pas trop regardant sur les limitations de vitesse ni sur la priorité accordée aux piétons dans les passages protégés. Sa voiture, qu'il bichonne chaque semaine, est équipée de la toute dernière technologie. La sono est tellement envahissante que les éventuels passagers en sont réduits au silence. C'est un célibataire qui cherche les sorties, car il estime qu'il doit profiter de tout ce que la vie moderne peut lui offrir. Comme il court pour réussir sa carrière, il n'a pas Ie temps de prendre un autostoppeur ou d'aider une personne en détresse le long de la route...

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    Dans la quarantaine, notre automobiliste accède au deuxième stade de la bonne conduite. Il a développé la prudence après quelques accidents et pas mal de contraventions. Il finit par partager de bon coeur la voie publique avec tous les autres usagers. Père de famille, il pratique systématiquement Ie covoiturage et fait souvent des courses pour les voisins en difficultés. Mais emporté par son engagement social, il se demande, à la fin du mois, pourquoi il a parcouru tant de kilomètres, pourquoi ses téléphones et Internet lui valent des factures si élevées! S'il cherche à faire plaisir à tout Ie monde, c'est, en réalité, pour qu'on apprécie sa propre personne. Oui, il veut réussir sa vie, mais jusqu'ici il n'est pas satisfait. Sa foi dans la Providence reste théorique, car il se montre inquiet devant les incertitudes de la vie actuelle, face à I'avenir des siens. Il se demande même s'il roule toujours dans la bonne direction.
    C'est alors qu'il peut atteindre le troisième stade et s'approcher de la conduite parfaite. Vers 60 ans, il réalise que tous les chemins de traverse qu'il a parcourus l'ont mené exactement à l'endroit où la Providence le voulait. Un jour, comprenant que ses chemins ne sont pas les chemins de Dieu, il prie le Christ de prendre le volant à sa place, pour devenir le passager qui se laisse conduire, vers Dieu et vers les autres. Il laisse désormais à Jésus le soin de choisir son itinéraire. Bien sûr, cela provoque des remous dans son entourage. Si, un jour, il est arrêté sur la route par des policiers qui détectent son « ivresse spirituelle» et condamne sa conduite, il se fiera aux paroles du Sauveur : « Mettez-vous bien dans l'esprit que vous n'avez pas à préparer votre défense: car je vous donnerai moi-même un langage et une sagesse, à qui nul de vos adversaires ne pourra résister ni contredire » (Lc 21, 14- 15). L'homme est invite à laisser sa volonté dans le vide-poches et à mettre, comme un petit enfant, toute sa confiance dans l'amour du Seigneur.

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    Si nous respectons « le code de la route universel » donné sur le mont Sinaï, Jésus se chargera de tous nos fardeaux, de tous nos problèmes. Il a dit : manger, boire, se vêtir ? Le Père du ciel sait que vous avez besoin de tout cela ... « Ne vous inquiétez pas du lendemain !) (Mt 6, 25-34). C'est merveilleux d'avoir Quelqu'un, soucieux de notre véritable épanouissement, sur qui nous pouvons toujours compter ! Bien sûr, cela demande l'effort de se vider de tous les bruits du monde, pour devenir silence et écoute. Il nous faudra aussi très régulièrement réviser tous les points sensibles de notre véhicule. Et un jour, sur la route, surgira ... la louange. Mille mercis à Dieu pour l’itinéraire quotidien qu'il a choisi pour nous, le meilleur assurément ! C'est un parcours à obstacles conçu sur mesure pour chacun d'entre nous. Bref, Dieu nous offre en cadeau une vie qui ressemble à un passionnant rallye tous terrains, parfois éprouvant, mais quelle divine joie, quelle fête nuptiale à l'arrivée des Vainqueurs, qui ont osé tout perdre ... pour Tout gagner !

     

  • V OIES DU BON SENS

    Tout le monde expérimente l’avantage du travail d’équipe, j'entends par là en vrai partenariat! Les oies nous apprennent beaucoup à ce sujet. Chaque automne venu, elles se dirigent vers le Sud pour l'hiver dans un vol typique en « V ».

     En ce dimanche qui inaugure la semaine de l'oecuménisme, le "voyager ensemble" de ces oiseaux est un exemple encourageant. Il démontre combien le soutien mutuel rend libre tout en assurant la sécurité à chacun.

    Chaque battement d'ailes d'une oie crée un courant d’air ascendant pour celle qui la suit immédiatement. En volant en « V », tout le voilier d’oies augmente d’au moins 71% la distance d'un vol isolé. 

    Si une oie sort de la formation, elle ressent de la fatigue due une perte d'énergie consécutive à la résistance des vents, et elle revient rapidement en formation pour bénéficier de la puissance d'élévation que lui communique l'oiseau qui la précède.

    Lorsque l’oie de tête est fatiguée, elle se replie dans l’aile et une autre prend sa place à la pointe. Il est très sensé de prendre son tour dans les tâches exigeantes avec nos semblables tout comme les oies blanches volant vers le Sud.

    Les oies qui sont en arrière crient constamment pour encourager celles qui sont en tête à maintenir leur vitesse et leur endurance.

    Lorsqu’une oie est malade ou blessée, et qu’elle tombe hors de la formation, deux autres "consoeurs" se dégagent du voilier et la suivent jusqu’en bas pour lui apporter aide et protection. Elles restent avec l’oie affaiblie jusqu’à ce qu’elle puisse reprendre le vol ou qu’elle meure. Ce n'est qu'alors qu'elles repartent, par elles-mêmes ou avec un autre voilier, afin de rejoindre leur propre groupe.

    La science a peut-être découvert quelque chose grâce à cette technique caractéristique de déplacement. Et nous? Nous n'avons pas à être savants pour apprendre à travers la création merveilleuse de Dieu! 

    Les gens qui partagent un même objectif atteignent beaucoup plus rapidement et plus facilement leur but, parce qu'ils se portent en synchronisant leurs efforts. Avec le bon sens d'une oie, ils  se soutiennent les uns les autres face au danger ou quand les difficultés surgissent, ce qui permet ainsi une élévation spirituelle collective. 

    Chez les chrétiens, être un, c’est être ensemble en Dieu. Pour nous mettre sur la voie de l’unité et nous la faire espérer comme possible, l'unité en Dieu nous est offerte en modèle par Jésus : Jn 17 : (...) « Qu’ils soient un comme nous sommes un ». Il s’agit beaucoup moins de créer l’unité que de la rejoindre, de la cueillir là où elle est, déjà donnée, exemplaire, gratuite.

    “Encouragez-vous et fortifiez-vous dans la foi les uns les autres...” (Paul; 1 Th, 5,11).

    Au cours du voyage les oies rencontrent des intempéries et des accidents susceptibles de menacer leur vol. Les chefs de file s’épuisent à lutter contre les éléments, mais sont heureusement encouragés, d'abord par le cri de l’arrière-garde qui est rapidement repris en choeur par tout le groupe.

    “Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai du repos” (Matt; 11,28)

    Les oiseaux qui se sont égarés ou qui ont fait fausse route ne sont pas exclus pour autant de la formation par le reste de leurs congénères, qui les considèrent encore comme des membres de la communauté.

      “J'ai d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos et celles-là aussi, il faut que je les amène... et il y aura un seul troupeau et un seul berger” (Jn; 10.16).

     

     

  • CHAUD-FROID

    L'hiver évoque le sombre, le froid, deux mots qui symbolisent l'angoisse. Cette saison serait-elle un temps de réflexion, de méditation existentielle ? La froidure hivernale incite à rester éveillé et à être résistant aux intempéries. Comme aux péripéties de la vie...

     Nous disons volontiers que nous plongeons au coeur de l''hiver, mais il nous plonge aussi au centre de nous-mêmes pour contempler notre monde intérieur. Or, toute personne ne peut fonctionner qu'en étant ouverte sur des échanges. Quand bien même elle ne sort pas de chez elle, elle ne survit qu'avec des portes et des fenêtres, c'est-à-dire des accès d'entrées et de sorties, et donc des possibilités de laisser pénétrer du chaud et du froid.

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    Lorsque j'évoquais le ralenti à la maison dans le billet précédent, ça ne voulait pas dire absence de vie, loin de là, pas plus que être à l'abri de contretemps.  

    Il y a eu des grippes, qui ont quelque peu perturbé le programme des visites dans la famille. Le jour de l'an, mon mari a roulé dans un nid de poule au retour de chez sa soeur, ce qui a valu un pneu déchiré, et deux à racheter le surlendemain. Encore heureux de s'en tirer à si bon compte, quand on pense à ce qui aurait pu arriver à notre belle-fille, enceinte, qui a roulé peu avant dans ce même trou, avec une belle secousse en prime. Nous avons davantage mesuré notre chance en apprenant le retour précipité du Canada de F., une de mes cousines et de P., son compagnon, la nièce de celui-ci ayant été tuée avec son petit garçon de 4 ans dans un accident de voiture, vraissemblablement consécutif à de l'aquaplanage. F. et P. sont arrivés hier à la maison et resteront jusque mercredi prochain. Du coup, je me réorganise pour me rendre disponible. J'ai changé des RDV, refait des réserves, préparé une chambre, et ne partirai pas en France dimanche comme prévu, chez Tata Gi. 

    Pas de panique, juste s'adapter! Et tout se met en place comme sur des roulettes.

    Outre "les affaires courantes", il y a celles que je qualifie "coûtantes": achat indiscutable d'une nouvelle machine à laver, acquisition probable d'une nouvelle TV, le jeûne télévisé de Guy ayant atteint son terme, envisager l'achat d'une nouvelle voiture. Il y a aussi des appels tél à donner, pour m'informer sur l'état de santé d'une tante, 92 ans, hospitalisée pour une grave pneumonie, d'un ami qui a eu un AVC un peu avant Noël, et aussi d'un autre ami ayant subi une lourde intervention qui nécessitera une longue convalescence. Bref, le chaud et le froid entrent chez nous, comme dans toute maison qui vit! L’important est de garder confiance et de poursuivre notre chemin dans l'espérance. Saint Paul nous dit d'« Espérer contre toute espérance ».  

    Dans la vie du chrétien, l’étoile de la foi est présente, pareille à celle des Mages récemment fêtés. Elle brille, mais de temps en temps elle décline. Tout s'assombrit, refroidit, et on a tendance à se replier dans une bulle. Combien de fois découvrons-nous que les chemins de Dieu ne sont pas nos chemins, que son plan pour nous n’est pas le nôtre: nous perdons un être proche, ou notre emploi, ou nous sommes confrontés à quelque revers dans notre vie!  Nous voudrions les voir avec notre propre regard, incapables de les observer comme Dieu les voit.

    Nous sommes conçus pour progresser et non pour prendre nos aises, que ce soit dans les creux de vague ou dans les périodes fastes.
    John Gardner



     


      


     

     

  • C'EST FINI...

    Ce n'est pas Capri, comme dans la chanson de Hervé Vilard, qui est fini, mais le ralenti dans notre maison...

    À l'inverse de nous, à l'approche des fêtes de fin et de nouvelle année, la nature ralentit systématiquement, se pelotonne, se met en mode économie d'énergie et s'assoupit doucement. Cette année, je me suis entièrement soumise à ce rythme hivernal, et j'en ai été très heureuse. Je remercie donc les circonstances climatiques, qui m'ont forcée à renoncer à un tas de déplacements que je trouve ordinairement indispensables et desquels je me suis très bien passée. Ce changement de priorités m'a permis de moins puiser dans mes réserves vitales.

     

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    J'ai pris le temps de faire lentement des choses que j'expédie habituellement, de m'installer confortablement dans ma maison, contemplant paisiblementl la neige tomber, en écoutant les bruits feutrés de la vie qui se déroulait sur l'épais tapis blanc. Finalement, il m'a suffi de peu pour me sentir sécurisée: un toit pour m'abriter, de quoi me chauffer et m'éclairer, et me nourrir. Du coup, j'ai reçu 5/5 tout le reste en cadeau de vie, ce qui m'a fait profiter d'une variété de petits plaisirs en ne quittant pas de chez moi.

    En d'autres termes, ce ralenti m'a réappris à capter un tas de petits détails qui m'ont servi de cure de vitamines mentales et spirituelles. Elles auront, je l'espère, un effet retard pendant l'année 2011... 

     

  • PLONGEON

    Aujourd"hui, l'Église fête le baptême de Jésus (Mt, 3:13-17). C'est l'occasion, pour les baptisés, de faire mémoire ensemble de leur naissance à la vie d'enfants de Dieu...

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    Pourquoi Jésus éprouve-t-il le besoin d'être baptisé par Jean ? Parce qu'il veut rencontrer la condition humaine jusque-là. Il plonge dans notre humanité et épouse notre condition, s'identifiant à notre péché sans être lui-même péché, pour nous inviter à le rejoindre dans le non -péché. Son baptême est en effet l'occasion d'une révélation mystérieuse. C'est une fois rempli de l'Esprit Saint qu'il commencera ensuite sa mission d'évangélisation et de libération.

    À la suite de Noël, voici que Jésus naît à nouveau à l'âge de 30 ans, en son humanité, pour marquer le début de sa mission publique. Son baptême, c'est tout simplement l'institution du baptême chrétien, et l'immersion devient le signe sacramentel du don de l'Esprit. Désormais, chaque fois qu'un homme est plongé ou lavé dans les eaux du baptême, « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », le ciel s'ouvre et l'Esprit descend sur ce nouveau fils de Dieu, à qui le Père déclare: « Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré. ». 

    La fête de ce jour nous redit aussi le pourquoi de l’incarnation. Ce qui s’est passé de manière unique dans la nuit de Bethléem n’a qu’un but : par l'action du Saint-Esprit, l'homme est adopté par Dieu et devient vraiment son enfant! C’est à comprendre non seulement par la raison, mais surtout intérieurement, par le cœur...