• PAS ÉTONNANT

    Voici le temps de l'Avent. Quatre semaines pour redécouvrir la force de nos fragilités et rendre grâce à la Vie qui se donne à nous...

    La gloire habitera notre terre (Psaume)

    Écouter ->

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    Pas étonnant, dit Dieu, que notre histoire soit tissée de rendez-vous manqués...

    Vous m’attendez dans la toute-puissance et je vous espère dans la fragilité d’une naissance!

    Vous me cherchez dans les étoiles du ciel et je vous rencontre dans les visages qui peuplent la Terre!

    Vous me rangez au vestiaire des idées reçues et je viens à vous dans la fraîcheur de la grâce!

    Vous me voulez comme une réponse et je me tiens dans le bruissement de vos questions!

    Vous m’espérez comme pain et je creuse en vous la faim!

    Vous me façonnez à votre image et je vous surprends dans le dénuement d’un regard d’enfant!

    Mais, dit Dieu, sous le pavé de vos errances, un Avent de tendresse se prépare où je vous attends comme la nuit attend le jour…

    Francine Carrillo – Pasteur à Genève

     

  • "PRIMO"... et SECONDO ;-)

    Avec l'approche des fêtes de fin d'année, revient le cortège des habitudes saisonnières...

    Il gonfle, ce cortège, avec levure :-) ! Il ne faut visiblement pas très longtemps pour instituer certaines pratiques. L'an dernier, Gi m'avait sollicitée afin que je fasse des cougnous pour le goûter de Noël de son école. Re-belote cette année, mais en nombre croissant. Prudente, ne sachant jamais ce qui peut survenir, j'ai commencé les grandes manoeuvres en début de semaine dernière. Ainsi, quoi qu'il advienne, tout sera prêt pour le jour "j", et ceux à qui j'ai promis ne seront pas mis en difficulté. Étant donné la quantité de pâte totale nécessaire, j'ai acquis une MAP (machine à pain) de marque PRIMO l'an dernier.

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    Le programme spécifique pour seulement lever et pétrir ne m'a plus servi depuis lors, j'ai donc relu le livret explicatif. Mais voici qu'un doute persistait, malgré le même mode d'emploi que l'an passé, où tout avait fonctionné de suite comme sur des roulettes! Pour avoir le coeur net, j'ai fait une recherche sur internet. Trouvant un lien correspondant à la firme "Primo", j'y ai envoyé un courrier. Je me fourvoyais, j'allais le comprendre plus tard (et vous aussi!), mais mon erreur a entraîné un échange de courrier très cordial qui a tourné vers l'humoristique, et qui m'a beaucoup amusée, que voici...

    MARIE

    à contact (supposé être le service-clientèle de la MAP)

    16 nov. (Il y a 9 jours)

    Bonjour,

    À l'approche des fêtes de fin d'année, je voudrais confectionner des « cougnous », une variante belge de petits pains sucrés aux raisins secs. Après avoir consulté à plusieurs reprises les livrets qui accompagnent ma MAP Primo- BM1,  je déclare forfait: Je vois bien le N°8, "Pâte", mais qui Lève et cuit, semble-t-il. Quid? Rien n'indique clairement la marche à suivre pour uniquement « pétrir et lever » la pâte (les cougnous doivent se cuire au four) !!!

    Merci de vouloir bien m'éclairer rapidement à propos du programme à mettre en route pour les opérations que je voudrais effectuer. 120 pièces sont à prévoir pour le goûter de Noël des élèves -enfants défavorisés- de primaires d'une école où un de mes fils est instituteur, ce qui explique la grande utilité de la MAP, pour pétrir notamment :-)

    Bien à vous

    M. T.

    Primo Electro =>  Là était mon erreur !

     à moi

    16 nov. (Il y a 9 jours)

    Bonjour,

    Nous n’avons pas de rapport avec la marque Primo mais sommes tout de mêmes volontaires pour goûter vos « cougnous » lorsque votre machine fonctionnera.

    Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à notre site et reste à votre disposition.

    Cordialement

    D.  B.

    Primo Distribution

    MARIE

    à Primo

    16 nov. (Il y a 9 jours)

    Excusez ma confusion! Et merci pour la rapidité de votre réponse.

    Promis: si je passe par chez vous, vous aurez de quoi vous régaler avec du cougnou.

    Bonne continuation!

    Cordialement

    M.T.

    Finalement, j'ai utilisé ce fameux programme 8 de ma "Primo" sans investiguer davantage. Avec succès! Secondo: 36 petits bonhommes attendent déjà au frais l'heure de la dégustation Langue tirée...


     

  • PARFAIT COMMUNICATEUR

    Sans l'Amour réciproque, il est difficile de vivre sur les routes semi-obscures de notre Histoire, et de construire le Royaume dont il était  question dimanche dernier...

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    Omniprésents dans le monde, les médias pourraient y jouer un rôle capital en apportant des lumières d'espérance. Leur impact est un enjeu important au sein de notre société, et les stratèges de la communication en sont bien conscients. Quant à dire qu'ils ont surtout à coeur de promouvoir la paix en temps de crise, comme tel serait leur devoir, c'est une autre histoire...
    « L’information médiatique est au service du bien commun. La société a droit à une information fondée sur la vérité, la liberté, la justice et la solidarité. »  (Paul VI – Message pour la Journée mondiale des communications sociales – 13 mai 1977).  

    « Les gens s’expriment d’ordinaire moins pour informer que pour communiquer – ai-je compris à l’Ihecs. Mais ici, c’est autre chose : on s’exprime pour polémiquer », écrivait récemment Ephrem dans un billet intitulé : Rapport à l’autorité militaire .

    L'information exerce une influence sur la propagation de la rumeur (chantée par Y. Duteil ICI), soit en l'attestant, en l'amplifiant, ou en la modérant.

    C’est étrange, de voir le talent déployé pour reprendre un bout de phrase, éventuellement le sortir de son contexte, dans le but d'en faire une polémique ! L’Église catholique n'est pas la seule concernée, mais elle est actuellement la cible favorite de beaucoup. Les médias ne laissent pas leur part aux autres, pour provoquer des tollés que je préfèrerais voir remplacés par de vrais débats de fond.

    Par ailleurs, l'actualité qui secoue les Catholiques devrait au moins les inciter à s'unir pour réfléchir à la manière de propager l’Évangile dans le monde actuel. Comment faire, alors que, et c'est ce qui me fait le plus mal, des attaques venant de l'intérieur de l'Église sont loin d'être pacifistes, et ne sont pas des moins virulentes? Si on ne partage pas les mêmes sensibilités, que les idées divergent, il faut en parler, mais pas n'importe comment. Il ne s'agit pas de jouer à la concurrence, mais de chercher des moyens d'entente et de cordialité. L'achoppement sur un problème a ceci d'intéressant qu'il amène à le poser en d'autres termes, à l'approcher sous d'autres angles. C'est en confrontant des arguments (et pas des idéologies!) dans un souci de dialogue et à l’aide de la raison (et pas de la passion!) que l'on parvient à mieux résoudre un sujet qui divise.
    'Emmanus', Maria Voce, l'actuelle présidente des Focolari, s'adressait dernièrement à un groupe en ces termes:« Ce n'est pas en s'expliquant que nous arrivons à Jésus au milieu, mais c'est en ayant Jésus au milieu que nous pouvons nous expliquer. L'important est de surtout et d'abord écouter cette Présence (Jésus) entre nous ».
    En d'autres termes, avant de pouvoir changer la terre, il faut d'abord toucher le Ciel!

    Pour les Chrétiens, le Christ est le « parfait communicateur », la norme et le modèle de l'approche que l'Église a de la communication, ainsi que le contenu que l'Église doit communiquer (sic un article de Esprit & Vie paru en 2002-> ICI.).


     

  • LE ROI-SERVITEUR

    Ce dimanche, les Catholiques fêtent le « Christ-Roi ». Or, on constate que le prestige de la monarchie est en recul au cours des dernières années. En Belgique, elle est même régulièrement remise en question. Doit-on dès lors taxer l’Église de passéiste, en maintenant la fête d’aujourd’hui ?

    Non, parce que Jésus a toujours refusé pour lui-même une royauté selon nos modèles. Ce qui est d’ailleurs décevant pour ceux qui attendaient un chef politique capable de régler tous les conflits.

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    « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » (Lc 23, 35-43).  

    Jésus relève le défi. Non pas en évitant l’épreuve de la mort terrestre, mais en faisant un passage vers la vraie Vie. Ce qui est difficile à comprendre, c’est qu’il est le Roi-serviteur venu sauver l’humanité. Par un acte d’amour suprême, il donne sa vie pour ses amis. Nous ! Son œuvre souveraine est de transformer la haine qui tue en un instrument de réconciliation, de pacification. Par la Croix, le royaume est offert à tous. Oui, "Christ est roi!", comme le chante Richard Picotin dans une louange -> ICI

    Pourtant, les médias se font de plus en plus souvent l’écho de faits de maltraitance, sous différentes formes, un peu partout dans le monde. L’Amour de Dieu peut tout sauver, et même si nous n’agissons pas directement auprès des victimes, nous sommes nombreux à croire que la prière leur est un soutien. Là où ça devient plus difficile, c’est de prier pour les agresseurs. Ceci demande de faire un travail d’ouverture de notre cœur, afin de le rendre plus miséricordieux et accepter de confier tous les coupables à l’Amour de Dieu. C’est en contemplant le cœur du Christ, l’unique source de Vie, que l’on puise la force et l’inspiration nécessaires pour progresser dans cette voie.

    Notre Père qui es aux cieux,
    que ton Nom soit sanctifié,
    que ton règne vienne,
    que ta volonté soit faite
    sur la terre comme au ciel.

    Dieu nous confie le monde. Nous sommes le corps du Christ, et chacun y a sa part. La royauté de Jésus libère, pardonne, et remet debout ceux qui sont faibles. Son Royaume ne s'arrête pas aux portes des églises. Nous participons à son élargissement dans le monde quand, suivant les conseils de Jésus, vrai homme et vrai Dieu, nous agissons pour que les dons (lecture du 17/11 : Lc 19 :11-28.) que nous avons reçus prospèrent, grandissent, et multiplient. Parmi nous, il y a ceux qui ont des talents reçus gratuitement, et leur mission est de servir les moins nantis en leur partageant cette richesse divine reçue en grâce, sans chercher à en retirer profit. Le sort des personnes enfermées intérieurement dépend en partie de ceux qui sont mieux portants, et sans doute bien au-delà de ce que l’on imagine. Les pauvres de coeur, les malfaiteurs, les incroyants, sont bénis de Dieu dans la mesure où, dans leur liberté, les riches choisissent de s’intéresser à eux, de partager avec eux, d’intercéder pour eux.

    « Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs » (Mc, 10:45). 


     

  • TIRE-BOUCHON SYMPA

    "Brastempune", une marque d'éléctroménagers, vient de lancer une campagne publicitaire...

    Elle n'aura peut-être pas le succès commercial escompté, et sans doute aucun pouvoir sur la fluidité de la circulation routière, mais elle aura au moins le mérite de faire sauter le bouchon de mauvaise humeur des conducteurs. Du coup, l'ambiance du trafic en deviendra plus détendue.

    Un clic sur le sourire ci-joint donne accès à une vidéo convaincante:->

    sourire1.jpg

    Un sourire en appelle un autre. Une telle contagion est à propager sans restriction! Et je vous assure que : "Le sourire du matin illumine la journée des esprits chagrins" (devise de Crocki). Pas encore convaincus? Rien de tel que de tester vous-mêmes...

    SourireBonne journée à tous! Et bonne route, si vous n'êtes pas encore partis Clin d'œil

     

  • VIVE NOTRE ROI!


    En Belgique, depuis 1866, la "Fête du Roi" est célébrée le 15 novembre, jour de fête patronymique de Léopold (dans le calendrier germanique) et d'Albert (calendrier général).

    En 1951, le Roi Baudouin a décidé de ne pas changer cette date. Le Roi Albert II a fait le même choix que son frère, à qui il a succédé.

    Famille royale 2010

    familleroyale.jpgLe 15 novembre n’est plus un jour férié depuis plus de 20 ans, et seuls les fonctionnaires fédéraux sont encore en congé ce jour-là. J'ai encore connu l'époque où les écoliers et étudiants étaient aussi concernés, mais qui est révolue depuis la communautarisation de l'enseignement. En 2001, le gouvernement Verhofstadt Ier a décidé de marquer nettement la séparation entre l'Église et l'État, et le Te Deum a perdu son caractère officiel. Depuis lors, ce n'est plus le ministère de l'Intérieur, mais les autorités religieuses, qui invitent à cette célébration.

    À Namur, les cérémonies ont débuté par un Te Deum présidé par Mgr Vancottem en la cathédrale St Aubain, en présence de porte-drapeaux représentant des groupes patriotiques, d'autorités communales et provinciales, ainsi que d'un détachement militaire. Hier, j'ai particulièrement été émue par la Barbançonne jouée à l'orgue. Non pas pour son esthétique musicale, mais en écoutant ses paroles plus attentivement que d'habitude. Ce qui s'explique par l'actualité...

    Cliquer: sur la photo pour écouter une version ->

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    Je n'ai pu m'empêcher d'espérer que cette interprétation de la patrie soit prémonitoire des accords que nous attendons depuis si longtemps pour notre pays. On peut rêver! Ce qui n'est pas de l'utopie, c'est ma prière que j'ai jointe, je n'en doute pas, à celle de l'assemblée présente et à celle de beaucoup de Belges! Que le Seigneur bénisse et protège notre petite nation, et aide "notre" Roi à prendre de bonnes intiatives dans la tempête que traverse actuellement "notre" Belgique!

    "À chaque fois, le monde extérieur a souligné un nombre de qualités qui seraient spécifiques des belges. Il y a notre ouverture aux autres cultures, notre créativité pour trouver des compromis, notre pragmatisme, une certaine modestie et notre faculté de ne pas nous prendre trop au sérieux.

    Beaucoup de ces qualités sont liées au caractère multiculturel de notre pays et au fait que nous nous trouvons aux frontières de deux grandes cultures européennes, le monde latin et le monde  germanique. L'influence de ces cultures différentes nous procure l'avantage d'acquérir une disposition d'accueil et de compréhension des autres, de nous adapter avec pragmatisme à des situations diverses voire les plus inattendues ou même surréalistes." (extrait du discours du roi lors des voeux du nouvel an 2010).

    Belgique, vivras-tu encore fière et belle? Avec pour devise immortelle :"Le roi, la loi, la liberté"?

    Parce que la Belgique vaut mieux qu'une querelle linguistique...  

     

  • PAS DE PANIQUE!

    La lecture de l’Évangile de vendredi dernier (Lc, 17 : 26-37) annonçait que quand le Seigneur reviendra, les gens seront occupés à manger, boire, acheter, vendre, planter, construire, etc...

     Rien de moralement discutable. Au contraire, toutes ces activités sont nécessaires à la vie courante, et les gens doivent s’en occuper. Mais davantage que cela, nous sommes souvent préoccupés par elles en leur accordant une trop grande valeur, si pas absolue. La fin de texte nous révèle leur banalité et leur stérilité, vues à la lumière de l’Éternité. « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours ». Jésus ne cherche pas à faire peur, mais incite à la vigilance, il encourage à faire des choix qui mènent à la Vie. Il y a suffisamment de signes, maladies ou épreuves diverses, qui montrent notre fragilité et signalent que la fin peut survenir à tout instant, que nous sommes toujours à la frontière entre notre monde et l’au-delà. Les vautours recherchent des cadavres, de la viande morte. Oups ! Pas agréable, la perspective d’être déchiquetée par des becs crochus. Sinon qu’une autre alternative s’offre à moi, en fonction d’un autre corps, une autre substance que je choisis avec foi et confiance, en vivant du Christ et pour lui. 

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    Ce Dimanche l’Évangile choisi  (Lc 21 :5-19), était un texte de style apocalyptique: « Des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom ». Un avertissement qui interpelle ! Si je m’accroche démesurément aux valeurs périssables, je coulerai avec elles. Sauf si je me fie aux consignes de jésus, que Saint Luc rappelle: « Ne vous effrayez pas ! N’ayez pas peur ! ». C’est un message d'espérance pour tous les blessés de la vie. Le mal n’aura pas le dernier mot : « Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie ». Qui dit persévérance dit aussi fidélité. « Ce sera pour vous l’occasion de rendre témoignage ».

    À des années –lumière de l’humble crèche de Bethléem, nous sommes tournés vers un Noël futur, et ces prédictions nous annoncent que les déchirements de notre monde sont les douleurs inévitables d’un enfantement. C'est en cherchant à aimer comme Jésus et à apporter l’espérance dans les rumeurs du monde, que l'on participe à une humanité nouvelle. Pas de panique: Dieu agit en temps voulu!

    « La durée du monde et de chaque vie est faite pour que nous ayons le temps de laisser Dieu se reconnaître en nous » (Jean Grosjean)...

     

  • UN NOUVEAU-NÉ

    Un nouveau blog vient de naître. Un de plus, direz-vous avec raison. Certes, mais son originalité est de chercher à promouvoir la dynamique de l'amour. Vous comprendrez dès lors que je salue ce nouveau-né avec enthousiasme et lui souhaite longue vie...

    bandeau du blog blogfamilles2011.fr

    La famille : des personnes qui m’empêchent de faire ce que je veux ? Ou bien, me permettent-elles d’être qui je suis ? Ou les deux ? S’engager dans une relation de couple, avoir des enfants, cela crée des obligations. On n’est plus tout à fait libre de son emploi du temps. Il faut tenir compte des besoins et des rythmes de chacun. Ces contraintes familiales se combinent aujourd’hui avec les contraintes professionnelles. Alors oui, avoir une vie de famille et un travail rémunéré implique souvent de renoncer à certaines activités ou à du temps « pour soi » (... ). Suite à lire  ICI

  • PARANO

    Le dernier post,"La bise quand même!", édité par Ephrem est arrivé alors que nous venions d’avoir une conversation sur ce même sujet à la maison…

    En bref, les questions qui se posent sont : « Le spectre du pédophile se cache-t-il aujourd’hui derrière chaque éducateur ? », « Faudra-t-il, désormais, que chaque éducateur ressente une sensation de honte sous la pression des regards outragés qui se posent sur lui ? ». Bien sûr, j’extrapole ! On n’en est pas encore là. Mais tout de même…

    Les crimes pédophiles sont une réalité tragique qui a déclenché un dispositif politique, judiciaire, législatif et médiatique, mais aussi un certain nombre d’images sociales et de fantasmes collectifs. Avec pour conséquence dans la vie courante d’ouvrir la voie à une suspicion généralisée. N’importe quel individu quelconque, banal, devient un suspect. Nombreux sont ceux qui n’ont rien à se reprocher, mais qui, pourtant, craignent d’être suspectés, voire mis en accusation.

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    Gi, notre fils instit, se sent prisonnier de cette psychose actuelle, dans le sens où il se garde de poser des gestes spontanés envers ses petits élèves, et doit avant tout anticiper des interprétations qui pourraient être malveillantes. Par un exercice de "contre-nature", il veille à adopter scrupuleusement un comportement qui occulte des sentiments non coupables, mais tout simplement humains. Est-il correct, en réponse à l'obscène, à l'abject, d'exacerber la révolte, et de susciter la méfiance à l'égard de l'ensemble du corps social chargé de nos enfants: éducateurs, enseignants, ecclésiastiques, médecins, au risque de ne plus avoir confiance en personne? Ma réponse est qu’on ne répond pas à l'insupportable par de l'insupportable

    Loin de moi l’idée qu’il faille être permissif à l'égard des actes de pédophilie, mais je suis circonspecte devant une médiatisation qui suscite une véritable chasse aux sorcières. On assiste à une forme de viol collectif « socialement correct », dont le principal agresseur, le tam-tam médiatique, communique la panique dans la foule, qui, dans un excès de précautions, déchire le voile de l'innocence de nombreux enfants! C’est ainsi que des crimes odieux ne se réduisent pas à quelques victimes, car en semant le trouble de manière récurrente (le même drame passé en boucle agresse autant de fois qu’il est présenté, ce qui potentialise les réactions), les informations alarmistes empoisonnent la qualité des relations et démultiplient les douleurs.

    À cause de quelques monstres, la société devient parano! Une certaine réalité exacerbe l’imaginaire social au point que le chancre du vice s'infiltre dans la pensée de ceux qui ne songeaient pas au mal. La peur ne doit pas obscurcir notre bon sens et notre jugement critique. La confiance est mauvaise conseillère, lorsqu’elle est aveugle. Mais la méfiance l’est tout autant, lorsqu’elle est systématique...

     

  • COMME UN GAND

    Mercredi, nous avons passé la journée à Gand avec notre fils cadet et son épouse...

    Le jour du mariage de Gi et Va, quelqu'un a circulé avec un tableau auquel étaient accrochées 52 pinces portant chacune un billet à pêcher, indiquant une semaine au cours de laquelle on réserverait une surprise aux jeunes époux pendant l'année à venir. J'avais tiré la période de fin mai, et offert à cette occasion un bongo-famille qui comprenait notamment ce qui a été notre option: une visite-découverte de Gand à pied et en bateau, valable pour 4 personnes.

    Ce Bongo donne droit à la formule suivante:
    • quatre tickets pour une croisière de 55 minutes
    • jeu de piste avant la croisière
    • boisson en fin de parcours (dans un établissement très typique)

    Mercredi, le ciel était maussade et peu engageant lorsque nous avons quitté de chez nous, mais arrivés sur place, le temps était superbe pour la saison. Nous avons volontairement fait l'impasse sur le jeu de piste proposé, mais n'avons pas manqué la balade en bateau, commentée par une guide très intéressante. Je vous invite à nous accompagner pour parcourir la ville, soit au fil de l'eau ou en flânant au gré de nos pas.

    Cliquer sur la photo ->

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    Gand (Gent) est une ville flamande estudiantine fort animée, qui possède un héritage historique très riche.
    La découverte de la ville permet facilement de faire un saut dans le passé. Lire->  le récit du passé de cette ville. Du pont Saint-Michel (Sint-Michielsbrug) se dégage l’un des plus beaux panoramas, on voit l’église Saint-Nicolas, le beffroi avec son carillon et la cathédrale Saint-Bavon, où se trouve le polyptique avec l'Agneau mystique des frères Van Eyck (1432). Mais rien de tel qu'une visite sur les canaux, surtout dans les conditions optimales que nous avons eues.
    Une mini-croisière sur la Lys nous a permis de longer les beaux quais gantois et d'approcher de plus près des bâtiments portant parfois encore les armoiries des guildes sur leur façade.

    Au retour, nos tourtereaux étaient si fatigués qu'ils ont eu envie de loger à la maison, ce qui était loin de déplaire à Guy comme à moi. Pendant le trajet du retour, empruntant le ton qu'il faut pour obtenir, Gi a suggéré que je fasse des crêpes pour le souper. Un calcul rapide m'a avertie que je serais tard au fourneau en acceptant, mais le choix a été en faveur du quémandeurClin d'œil. En rentrant, je me suis de suite activée à la préparation des petits "câlins sucrés" avec lesquels nous avons clôturé agréablement la soirée.

    Grâce à un petit papier sorti d'un tableau le 22 août 2009, le mercredi 3 novembre 2010 a été une magnifique journée à épingler au tableau de nos beaux souvenirs. Nous sommes prêts à encore relever le gand (t) pour de semblables expéditions... 

    N.B: Je m'en voudrais de vous avoir donné l'eau à la bouche sans proposer la recette du Waterzooi, le plat traditionnel gantois par excellence Sourire.