• CORRECTION

    La rapidité est parfois joueuse de mauvais toursDéçu...

    Passant le WE en France, vendredi avant de partir, j'ai trop vite bouclé un post devant paraître ce dimanche matin. Le sujet est sérieux, et je ne voudrais pas que ceux qui ont lu la première version de ce billet se posent des questions. C'est pourquoi j'édite les deux commentaires ici...

    images


    31-01-2010, 09:50:20

    Croire, oui, mais savoir en Qui on croit. J'imagine que vous n'avez pas lu le texte que vous nous proposez par erreur. Ce n'est ni le symbole des apôtres, ni celui de Nicée-Chalcédoine, mais un credo aristotelicien... Jésus n'est pas le fils d'Aristote, n'est-ce pas! la folie de la croix n'est pas philosophique. Curiosité : d'où tenez-vous ce drôle de papier ?
    Bon dimanche, amie, à vous et aux vôtres.
    http://ephrem.skynetblogs.be


    31-01-2010, 20:43:53

    OUPS :-( Je corrige de suite!
    Que les personnes qui lisent le commentaire d'Ephrem n'en soient pas étonnées : j'ai modifié l'image qui a suscité une réaction absolument pertinente de sa part, mais que je ne pense pas utile de laisser, afin de ne pas prolonger une version de credo indésirable.
    Merci Ephrem, de m'avoir avertie de cette grossière erreur! Rentrant de France à l'instant, je corrige illico presto ce texte hors de mon propos. Avant de partir vendredi, j'ai ajouté dans une trop grande hâte une illustration au billet que j'avais préparé la veille. À mon très grand tort! J'en ai les cheveux qui se hérissent sur ma tête en faisant la lecture !!! ...
    http://malicieusekiki.skynetblogs.be
    Crocki
    crocki@skynet.be
  • CREDO

    Avant-hier, j'ai fait allusion à l'apprentissage à la piété qui m'a été offert dès la petite enfance... 

    Loin d'être du dressage, ni de la bigoterie, il m'a amenée à découvrir la présence de Dieu en moi. Les rencontres d'alors avec Lui m'ont caressé l'âme avec tellement de tendresse qu'elles ont été le levier qui m'a donné le désir d'approfondir ma Foi. Ce qui m'amène aujourd'hui à proclamer le Credo avec une sincère et profonde conviction.

    Pour en écouter une superbe version chantée en latin, (Palestrina-Missa Brevis), cliquer sur la photo ci-dessous:  ->

    credo4

    Bon dimanche à tous!

     

  • QUAND LE P'TIT JÉSUS

    Avant toute chose, j'aimerais préciser que la grandeur des caractères du billet "Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...ÉT(H)IQUETAGE (?!?)" (dont j'ai eu connaissance par un lecteur, parce que je n'ai pas la même lecture sur mon écran) n'exprime aucun sentiment bouillonnant de ma part, mais est une énigme qui échappe à ma compréhension de la technique...

    Maintenant, place au sujet du jour...

    Elle est courte, naïve, rayée des classiques, cependant, jamais je ne l'oublierai...

    Elle a été déposée en moi par ma grand-mère maternelle, alors que j'étais seulement haute comme trois pommes. Depuis, elle reste vivante dans mon coeur. De là, je la fredonne encore souvent, dans le secret, et pourtant si haut qu'elle résonne dans tout mon être...

    tn_pomme

     

    Quand le p'tit Jésus

    Allait à l'école

    Il portait sa croix

    Sur ses deux épaules

    Quand il savait ses leçons,

    On lui donnait des bonbons,

    Une pomme rouge

    Pour mettre à sa bouche,

    Un bouquet de fleurs

    Pour mettre sur son cœur.

    C'est pour vous,

    C'est pour moi,

    Que Jésus est mort en croix"

    (chansonnette de jadis).

     

    Une autre prière remonte aussi régulièrement sur mes lèvres, celle que maman me faisait réciter chaque soir au coucher, et que j'ai ensuite apprise à mes fils (s'en souviennent-ils?) :

    Petit Jésus,

    Couronné de fleurs,

    Viens loger dans mon coeur!

    Mon coeur est si petit

    Qu'il n'y a de place

    Que pour toi, Jésus!

    D'où vient le fait de répéter ces mots si simples, alors que je ne récite jamais spontanément des prières toutes faites, en dehors du Pater et de l'Ave Maria? Je pense qu'ils m'ont appris à entrer en relation d'amitié avec Jésus...

     


     

  • TRAVAIL ET TRAV AÏE

    Quoi qu’on en dise, le travail structure la majeure partie de la vie de ceux qui ont un emploi. Dans les cas les moins heureux, il déstructure... 

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    Lorsque quelqu’un travaille, c'est pour gagner sa vie et pas seulement de l'argent. Je plains la personne qui limite la question de son travail à une question de sous, même s'il en faut. Un travailleur épanoui éprouve de l’intérêt à ce qu’il fait, évalue sa capacité de progrès, soigne ses relations avec l’équipe. En dehors de son salaire, il attend bien d'autres choses qui touchent à sa vie même, qui sont des biens non monnayables, hors marché, échappant à l'analyse économique.

    De quoi je me mêle, alors que me voici hors du circuit du travail, en qualité de pré-retraitée depuis deux ans? C'est tout simplement que plusieurs de mes amis sont actuellement à la chasse à l'emploi, et que je ne peux pas rester indifférente à ce qui leur arrive! Alors que ma réflexion se porte sur la perversité des conditions de travail dans un nombre croissant d'entreprises, mettant sournoisement en place une fausse liberté qui n'est en fait qu'un nouvel esclavage moderne, voici l'article que je lisais hier matin dans "evene.fr": http://www.evene.fr/livres/actualite/manipulation-travail-servitude-volontaire-michela-marzano-2490.php

    Il rejoint absolument des réflexions que j'entendais déjà il y a une quinzaine d'années au syndicat, lors de réunions interprofessionnelles de la CSC. Le phénomène a débuté dans le secteur bancaire: on sentait que l'on revenait insidieusement à la philosophie du "marche, ou crève!". Depuis lors, il semble que le piège se soit non seulement resserré, mais qu'il se généralise, avec, par-dessus le marché, le plein consentement des contractuels, conquis en un premier temps par les offres alléchantes, ou par le simple fait d'avoir du boulot, sans pressentir que, à long terme, ils courent à l'abrutissement.

    Beaucoup de travailleurs deviennent victimes de pression et de harcèlement, emportés dans la spirale d'une "culture de la performance" qui les met en courrence entre eux afin d'en extraire un maximum de rendement. Pour subsister, la plupart sont tenus à continuer malgré tout. Étape sans recours, en effet, puisqu'ils se sont mis eux-mêmes la corde au cou en signant leur contrat. D'autant plus mortifiant qu'il n'est plus dans l'ère du temps de vouloir dédier sa vie au travail de façon exclusive et au détriment des siens...

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    Il est facile de comprendre que ceci ne renvoie pas uniquement au domaine économique, mais touche aussi celui de la philosophie! Normalement, le fruit principal du travail devrait toujours être dans l'épanouissement de celui qui l'accomplit. La liberté, ce n'est pas ne pas avoir de chaînes, mais bien choisir ses chaînes! Entre argent et vie, la différence est grande. On ne peut pas disposer de toutes les abondances à la fois. À partir d'un certain niveau de vie, les problèmes de l'être l'emportent sur l'avoir.

    C’est donc la question même de l'homme qui se pose. Il doit doser ses besoins matériels, relationnels et spirituels, pour se sentir « un ». Cela passe par une articulation entre le temps professionnel, le temps relationnel et le temps intérieur.

    2366

    Emmanuel Mounier,  -> LIRE ICI (1905-1950, personnalisme, dont le concept est la personne, inséparable de la communauté) disait, dans sa note sur le travail de 1933 : « Le travail, étant un exercice naturel, quoique pénible, doit s’accompagner, comme tout acte, d’une joie foncière. Cette joie naît d’abord de ce que le travail est fait en vue d’une œuvre, et que l’élaboration d’une œuvre est l’accomplissement de la personne. Elle naît encore de ce que le travail, par ses produits, aussi bien que par son exercice, crée entre tous ceux qui s’y consacrent une communauté étroite, le sentiment de la participation non pas à une solidarité abstraite et utilitaire, mais à un service et à un compagnonnage.»

    Dieu merci, j'ai eu la chance de travailler jusqu'au bout avec cette dimension. Mais combien pourront-ils encore le dire dans 10, 20, 30 ans?

    Aujourd’hui de nouvelles méthodes de gestion d'entreprises sont en place et se répandent de plus en plus: la rémunération est basée sur le mérite ou la participation à la production. Cette politique dégage le patron d’une série de responsailités, puisque ses employés sont en quelque sorte de faux-indépendants. Ce qui fait que les métiers du ”non marchand”, donc non commercialisable, n’ont guère la quote, et les professionnels de ces secteurs ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Il est urgent de mettre un frein au dieu-finances qui méprise l'humain, et de rendre des lettres de noblesse aux secteurs dits "non rentables"! Je ne suis pas socio-économiste, mais il me semble qu'il faudrait revenir à la notion selon laquelle le salaire est payé en échange d'un travail fourni par une personne (être vivant, de nature spirituelle), et pas en échange des produits (choses inertes, purement matérielles) créés par son travail.

    " Ce qu'il faut, c'est que quelques-uns élisent domicile dans l'Absolu, portent les condamnations que personne n'ose porter, proclament l'impossible quand ils ne le peuvent réaliser et, s'ils sont chrétiens, ne se laissent pas une fois de plus, avec leur solution de petits bourgeois, distancer par l'histoire."(Emmanuel Mounier)

     


     

  • ÉT(H)IQUETAGE (?!?)

    On le chuchotait très haut en coulisses depuis quelque temps déjà, mais la nomination n’a été officielle que le 18 janvier…

    Le Pape Benoît XVI a choisi Monseigneur Léonard, évêque de Namur, pour devenir le nouvel  archevêque de Malines-Bruxelles. Ceci a fait couler beaucoup d’encre et provoqué des gorges chaudes au cours des derniers jours. Pendant ce temps, nous vivions la semaine pour l’unité des Chrétiens. Belle occasion pour commencer à vivre en fraternité au sein de notre Église en désamorçant le travail destructeur du Diviseur! Pourtant...

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    Danger pour l’Église et l’État? Mgr Léonard est étiqueté (éthique-té?!?) comme tel sans aucune nuance : conservateur, autoritaire, homophobe. Et j'en passe…

    L’analyse et la conclusion de beaucoup de personnes à son propos est quelque peu raccourcie et en devient injuste. Aussi, je me permets de réagir, alors que je suis personnellement touchée par des sujets qui provoquent des attaques virulentes.

    L'info des médias devient de la désinfo à force de manipuler le contexte des événements. Il y a un monde de différence entre l'homme encore présenté au public comme au début de son épisopat par une presse avide de sensationnalisme pour se vendre, et celui de qui je parle aujourd'hui, que je connais mieux depuis une dizaine d’années, qui est généreux, miséricordieux, attentif aux opprimés, très simple dans sa vie personnelle, devenu beaucoup plus humble, qui a appris à déléguer davantage. Et dans le tout public, comme souvent, ce sont ceux qui ne connaissent pas, ou mal, qui parlent le plus. Il faudrait quand même que l'on arrête avec la mauvaise foi, les partis-pris et, pour tout dire, l’acharnement malveillant, dès qu'il est question de responsables d’Église qui osent prôner la morale chrétienne. En quelque sorte comme le font les magistrats face à la loi.

     

     “Je ne m’attends pas à trouver un saint aujourd’hui. Si je pouvais seulement trouver un sage, je m’en contenterais” (Confusius)

    Sans être une fan de Mgr Léonard, je l'ai côtoyé suffisamment pour en parler en connaissance de cause. Il a commis quelques malheureuses maladresses, j'en conviens, plutôt dans la forme que pour le fond. Mais tout de même! De là à le diaboliser et en faire presque un monstre, ça devient grotesque et si ridicule que j'en rirais si je ne voyais là toute la cruauté d'une foule qui s'acharne joyeusement sur le bouc émissaire, au nom de la somme de ses "fautes" soigneusement  répertoriées sur les 19 dernières années! Ainsi donc, tout le monde aurait le droit au changement, sauf lui? Et puis aussi…

    Peut-on lui reprocher d’être resté ferme dans des positions officielles ecclésiales? Il ne répudie pas forcément ceux qui ne les respectent pas, ni qui n’y adhèrent pas, mais, tout comme un prof de français va rester inébranlable sur les règles de grammaire et de conjugaison, il ne peut pas adapter son discours à chaque cas spécifique, sous prétexte de donner accès au “sans faute” à tous. Ce qui ne changerait d'ailleurs rien au fait que l'être humain soit imparfait, puisque créé inachevé, perfectible jusqu'à la mort, libre de ses actes, et appelé à faire un usage le meilleur possible de ses capacités en les mettant au service du Créateur, à l'image de qui il est conçu.

    "Vous êtes le corps du Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part" (1 Co 12, 27). Ceci s'adresse à chaque chrétien, et pas seulement à quelques élus!

    Pour en revenir à Mgr léonard, j’invite tout le monde à retenir les paroles du Cardinal Danneels lors de son discours d’adieu:

    "Nous sommes différents l'un de l'autre et nous n'avons pas le même tempérament, mais nous avons le même amour et la même foi dans l'Eglise et l'évangile".


    Confions nos peurs, nos doutes, nos résistances, nos illusions, à la grâce de Dieu qui se donne à nous sans réserve et, avec l'aide de l'Esprit-Saint, son Amour vaincra.

    En nous donnant sa vie, Jésus manifeste le pouvoir de l'amour et sa capacité de transfigurer le monde...


  • DIGNITÉ POUR TOUS

    Comme chrétiens qui prônons l'unité, nous avons un rôle important à jouer en faveur de la dignité pour tous, afin d'éviter toute ségrégation... 

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    Pour exemple qui, je le reconnais, n'est pas absolument neutre, l'homophobie est une réaction de rejet sans autre mobile que la peur de l'autre. Cette attitude condamne des personnes absolument respectables parmi lesquelles je compte des amis très chers. ...

    Voici comment s’exprimait le père dominicain Gareth Moore sur la Loi de l’amour, évoquant aussi l'homosexualité:

    «…Si, suivant l’autorité de Jésus, on prenait l’amour comme fondement et point de départ, on pourrait facilement arriver à une conclusion bien loin de la doctrine actuelle concernant l’homosexualité. L’amour homosexuel existe, c’est indéniable, on n’a  qu’à regarder.». «Bref, il est simplement faux de dire que les rapports homosexuels sont foncièrement caractérisés par la complaisance de soi. Toutes les intentions, tous les désirs qui sont possibles à un couple d'hétérosexuels sont possibles aussi à un couple d'homosexuels, sauf l’intention de procréer, et le manque de cette intention ne rend pas égoïste  les rapports sexuels. Si les rapports hétérosexuels peuvent être l’expression d’un don mutuel de soi, les rapports homosexuels peuvent l’être aussi. Si cette suggestion est correcte, les homosexuels sont sujets à la même loi que les hétérosexuels, celle de l’amour. Ils y sont tous sujets parce que l’amour est la vraie volonté de Dieu.» (14)
    «Pour la plupart des gens dans la plupart des circonstances, cet amour ne s’exprime pas sexuellement. Dans le cas d’un amour sexuel, les rapports sexuels deviennent l’expression naturelle de l’amour. On peut croire que dans ce cas-là l’union sexuelle d’un couple homosexuel peut devenir aussi, comme le prétend l’Église dans le cas d’un couple hétérosexuel, une représentation symbolique de cet amour qui est le principe de l’unité de Dieu.» «…Un chrétien qui aime vraiment un autre rend grâce à Dieu pour l’autre. Certains d’entre nous sont hétérosexuels, d’autres homosexuels ; nous n’avons aucune prise là-dessus. Mais si Dieu nous a donné un ou une autre que nous sommes capables d’aimer, nous pouvons tous, nous devrions tous en rendre grâce à Dieu.» (15)

    (14) Conférence du père dominicain Gareth Moore à la Communauté dominicaine
    de Froidmont à Rixensart les 8 et 9 mars 1997. Il est décédé en décembre
    2002.
    (15) Idem.

  • UNITÉ

    La semaine du 18 au 25 janvier est consacrée à la prière pour l'unité des chrétiens...

    Cette année, la phrase choisie pour cette semaine est « C’est vous qui en êtes les témoins » (Lc24,48).

    Il est bien entendu que le mouvement des Focolari signe à deux mains dans une démarche semblable...

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    Je ne retranscris ici qu'une partie du texte de Chiara duquel il est question sur la diapo:

    « Voici la demeure de Dieu avec les hommes.
    Il demeurera avec eux.
    Ils seront ses peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux. » (Ap 21, 3)

    « Il demeurera avec eux. Ils seront ses peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux. »

    (...) Mais c’est surtout à nous, chrétiens, bien qu’appartenant à différentes communautés ecclésiales, de donner au monde le spectacle d’un seul peuple constitué d’une grande variété de langues, ethnies et cultures, de grands et de petits, de malades et de bien portants. Un seul peuple dont on puisse dire, comme des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment, ils sont prêts à donner la vie l’un pour l’autre ».
    Voilà le « miracle » que l’humanité attend afin de pouvoir espérer encore, voilà la contribution nécessaire au progrès œcuménique, au chemin vers une unité pleine et visible des chrétiens. C’est un « miracle » à notre portée, ou mieux, à la portée de Celui qui, en demeurant parmi les siens unis par l’amour, peut changer les destinées du monde, en menant l’humanité entière vers l’unité.

    CHIARA LUBICH

  • TRANSFORMATIONS

    Épihanie signifie manifestation, apparition, Théophanie...

    L'action de Dieu n'est manifeste dans le monde que lorsque l'humanité, plongée dans sa réalité, s'ouvre à la vérité divine.

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    L'homme ne peut pas tout par lui-même...

    La Bible transmet la révélation divine, qui est la voie d'accès à Dieu, et les célébrations religieuses nous sortent momentanément de l'exil terrestre. Elles nous renforcent dans l'espérance, puis nous renvoient dans le monde, armés de plus de courage et de sérénité.

    Il y a deux semaines, l’étoile nous a conduits à la crèche avec les Mages. Dimanche dernier, on lisait que le Christ s'est fait baptiser par Jean dans le Jourdain, se laissant totalement immerger dans l'eau de l'humanité. Demain, l’eau (la nôtre aussi, semblable à celle de la Samaritaine) sera changée en vin pour les noces de Cana. Ces trois récits témoignent de l'intervention divine, et sont reliés entre eux par le thème d'un changement, d'un recommencement, d'une naissance à une autre vie.

    Il ne suffit pas d'avoir contemplé Jésus dans l'étable et de s'en tenir là jusqu'au Noël prochain! Comme à Marie, il nous est proposé d'accoucher d'une nouvelle création, à mettre au monde de l'espérance la plus folle. À vrai dire, il s'agit d'être un peu fou...

    Si l'on accepte ce que représente l'occupant de la crèche, il faut ensuite vivre dans ce sens-là, en osant remettre certaines certitudes en question, repartir en changeant peut-être d'orientation. Nous sommes invités à nous ouvrir sur la nouveauté, sur le jamais vu, le pas encore entendu, plutôt que de se crisper sur ce que l’on possède. L’essentiel est le chemin de transformation qui s’opère pendant la marche.

    Toute la Bible nous montre un Dieu qui s’adresse aux hommes en termes d’amour et d’alliance. À Cana, Jésus vient à la rencontre d’une humanité qu’il veut épouser. Il vient la rejoindre dans ses manques d’amour, et se laisse toucher par eux.

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    Les Noces de Cana – Enluminure des Grandes Heures de Jean de Berry

    Dans le récit, c’est Marie qui joue le rôle prophétique d'annoncer le manque: "Ils n'ont plus de vin". Elle perçoit, devine, découvre, ce qui va indubitablement provoquer un malaise. Elle sait que pour que la noce soit vraiment une noce, il faut du vin. Elle demande, et on voit comment elle se fait rabrouer par Jésus : "Mon heure n’est pas encore venue". Mais Marie ne se laisse pas démonter. Ne doutant pas des bonnes raisons de son fils, certaine d'avoir touché son coeur, elle accueille sa réponse, et lâche prise, disant simplement aux serviteurs: "Faites tout ce qu'il vous dira".

    Parce que la Vierge croit aux propos de Jésus, n'hésitant pas à s'y conformer sur-le-champs, le miracle par lequel Il manifeste publiquement sa gloire est immédiat. Leur relation n'est pas interrompue. L'eau fraîche de l'amour humain devient, grâce à l'Amour de Dieu, le vin des noces, source de joie pour une fête sans ombre. Et Jésus est l'Époux de nouvelles noces, spirituelles!

    Voici ce que disait Jean-paul II: " Marie se situe entre son Fils et les hommes dans la réalité de leurs privations, de leur pauvreté, de leurs souffrances. Elle se place "au milieu", c’est à dire qu’Elle agit en médiatrice, non pas de l’extérieur, mais à sa place de Mère, consciente comme telle de pouvoir montrer au Fils les besoins des hommes ou plutôt d’en avoir le droit. Sa médiation a donc un caractère d’intercession. Marie intercède pour les hommes.(...)

    "Tout ce qu’il vous dira de faire, faites-le"

    Elle ne nous retient pas à Elle, Elle nous conduit à Lui, Elle nous porte à Lui, Elle n’a pas d’autre rôle, pas d’autre mission, pas d’autre raison de vivre. C’est là toute sa joie, tout son bonheur : faire de nous des copies ressemblantes de Jésus-Christ."

    Dans des situations où le manque n’est pas seulement d’ordre matériel mais de nature profondément spirituelle et éthique, j'ai fréquemment hésité dans ma manière d'agir. Quelle action mener? De plus en plus, je comprends que intervenir dans le spirituel se situe moins dans l'agir que de m'en remettre à la grâce de Dieu. Qui suis-je, au fond, pour espérer transformer l’eau en vin ?

    Il me reste donc la prière silencieuse, celle que le Christ a adressée à son Père : "Que ta volonté soit faite !". Et je remarque que ma disponibilité à "ce qui est et sera", la méditation, et ma complicité avec Dieu, apportent des réponses positives incroyables autant qu'inattendues, au-delà de ce que j'obtiendrais par moi-même, quand bien même en épuisant toutes mes forces.

    J'accepte de ne pas connaître, mais je sais que, avec l'aide de Dieu, l'impossible est  possible, l'espérance la plus folle devient réalité. Tout peut encore se modifier, se transformer...


     

  • ILES DE PAIX

     

    "Donne un poisson à un homme et il mangera un jour; apprends-lui à pêcher et il mangera toute sa vie"...
    moton43

                 Ce slogan bien connu symbolise depuis des années la démarche de coopération des Îles de Paix, dont la quarantième campagne commencera demain. Elle durera trois jours pendant lesquels des équipes de bénévoles sillonneront une partie du pays pour vendre les modules bien connus.
    L'association a été fondée dans les années soixante par le Père Dominique Pire, un Belge, Wallon, né à Dinant, et qui a passé l'essentiel de sa vie à Huy.

     

    Je participe sans difficulté au projet de cette opération pour la simple raison qu'il dépasse la charité paternaliste. Le concept est d'apporter un coup de pouce par une aide financière ou technique, et en travaillant avec les gens sur le terrain de manière à les rendre le plus rapidement possible capables d'améliorer leurs conditions de vie en comptant d'abord sur leurs propres ressources. 


  • NOUVELLE VAGUE

    Pendant le temps de mes rangements de la semaine dernière, les "soldes d'hiver" battaient leur plein...
    C
    ette période de rabais, lancée depuis le samedi 02 janvier, en ce qui concerne la Belgique, tombe à pic pour entretenir l'enthousiasme des achats lors des fêtes. Je me suis laissé prendre au jeu durant des années, mais cette passion est éteinte.

    soldes_Philippe_Devanne

    Je ne m'encours plus aux soldes, mais je m'y rends encore, paisiblement, parce que je n'ai plus besoin de compensations comme auparavant. Une liberté intérieure me protège contre la fièvre acheteuse et m'aide à rester "branchée" sur l'essentiel. Les soldes ne me font plus oublier le vrai sens des fêtes passées. La frénésie des achats ne réussit plus à supplanter la joie profonde du cadeau le plus précieux reçu à Noël.

    27008

    Par-delà l'euphorie commerciale qui entoure l'après-fêtes, je veux surtout ne pas perdre la richesse de ce don gratuit. Je sais qu'il se prolonge chaque jour, et mon désir est de me laisser transformer et renouveler par lui, afin de m'y associer en offrant aussi sans rien attendre en retour.

    Ceci dit, je conserve du plaisir à "faire un tour" à la recherche de "bonnes occas", mais sans boulimie. Et j'ai conservé la main heureuse dans le domaine...