• NOUVEAU DÉPART

    La célébration d'un anniversaire, le début d'une nouvelle période, le passage d’une année à l’autre, sont des changements qui me rappellent que personne ne peut arrêter le temps. Mais il ne m’empêche pas de m’arrêter, pour parfois mieux recommencer, ou autrement, ainsi que c’est aujourd’hui le cas avec Vivance…

    Le mode « pause » m’a servi à poser un regard de foi sur les motivations qui me pousseraient à poursuivre ce blog. Et c’est la lecture d’un document de dix pages écrit par Mgr di Falco à l’occasion d’une réunion qui se tenait du 12 au 15 novembre au Vatican à propos des blogs chrétiens, qui a achevé de me convaincre à reprendre « du service » -> http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20091112/1266115_eeb9_ceem2009.pdf .

    enluminure-marie-6Le choix de la reprise d’activité au début de l’Avent n’est pas un hasard. Marie est le prototype de l'âme vierge qui vit en véritable osmose avec Dieu. À son exemple, je me sens plus que jamais invitée à accueillir le Verbe en mon coeur, et puisque rien n’est impossible à Dieu, ce modeste blog peut servir d'étable à son Enfant. Pour ce faire, mon temps qui passe doit se laisser habiter par l’Esprit, et je sens qu’il est indispensable d’espacer mes billets, afin de mieux lire les pages de mon livre de vie à la lumière de ce que Jésus m’apprend à les interpréter. Sur le chemin, il me laisse des signes de piste, souvent imprévisibles, qui guident mes pas, et cette conviction colore ma vie avec des tons d'espérance. L’essentiel de ce que je voudrais partager est ce que la vie m'enseigne au fil du temps, qui fait que je crois à la Bonne Nouvelle révélée par Jésus, et au Salut promis à toute l'humanité.

    Sans nier que l’exercice de l’écriture me soit agréable, mon désir est donc avant tout que les visiteurs qui s’attardent ici aient l’occasion d’y croiser un Dieu de miséricorde. Je voudrais que nous puissions goûter ensemble au message du Christ, non pas comme un simple texte à lire et à examiner, mais comme une rencontre à vivre à plusieurs avec le Dieu d’amour qui se communique et s’adresse à chacun d’entre nous « comme à un ami».

     

    En Avent tous, pour faire jaillir en nous le désir de Dieu!

     

  • POINT FINAL

    Dans une relation, il se peut que ma parole soit un obstacle...

    Lâchée dans ma trop grande spontanéité, il arrive qu’elle me trahisse. Imprécise, infidèle, mal dite, mal entendue, elle ne reflète pas toujours ce que je voudrais partager de ma pensée et encore moins de ma vie intérieure. 


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    Adolescente, j’ai déjà expérimenté que si parler est propre à tous, il en allait autrement pour "me dire", qui n'allait pas de soi. Me sentant incapable de parler facilement de mon essentiel à quelqu’un, j'ai très vite ressenti le besoin de l’exprimer par écrit. Je ne peux spontanément livrer cette face de moi que devant une personne ouverte dans la même dimension que la mienne, qui peut donc m’accueillir dans ma vérité et se livrer dans la sienne, sans que l’une cherche à dominer l’autre. En me confiant sur papier, je ne me risque pas beaucoup! Un jour, j'ai pourtant osé faire un pas...

    Ce blog, à la vocation imprévisible lorsque je m’y suis aventurée un certain dimanche 06 novembre 2005, a été conçu dans l'esprit de partage que je viens de décrire. Il contient beaucoup de singularité, mais aussi de consentement et de lâcher prise de ma part, qui ont provoqué des “coincidences” heureuses, sans toutefois être exemptes d’ombres. Certaines rencontres virtuelles sont devenues des amitiés fidèles et sincères, vécues dans le réel.

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    Le compteur marque le passage de plus de 400.000 visites, dont environ 100.000 au cours des six derniers mois. Pourtant, comme dans toute chose, ce qui a un début a une fin, et je pense être parvenue au bout de ce que j’avais à donner ici. Pendant quatre ans, j’ai tenté de faire passer au jour le jour ce qui surgissait du plus profond de moi. Tout un travail réellement accaparant lorsque j’abordais des sujets plus délicats. Une fois ceux-ci écrits “en vrac” et enregistrés comme brouillons, venait un temps de lecture, de relecture, de polissage, de réécriture, pour préciser, nuancer, exposer “ma vérité” sans tricherie, ni manoeuvre de séduction, en évitant de provoquer la polémique, de heurter et encore moins blesser quiconque. Il m'est souvent arrivé de prier en rédigeant, demandant l'inspiration au Seigneur, à qui mon désir était de laisser la place d'honneur.

    J’ai encore beaucoup de chemin à parcourir, et ne prétends rien détenir, tant il est vrai que plus je vais et plus je comprends que l'on ne sait pas grand-chose. Je quitte la blogosphère en étant plus que jamais persuadée qu’il faut se délester du prêt-à-porter de la pensée pour rejoindre une identité originelle pareille en chacun, qui fait que, au-delà de nos différences, il y a surtout un lieu de la ressemblance où l'on peut s'entendre et s'aimer.

    Je clôture Vivance, mais la porte reste cependant ouverte. Au cas où vous auriez l'envie d'entrer, installez-vous et sentez-vous-y comme chez vous. Peut-être reviendrai-je un jour au clavier, poussée par l'inspiration du temps qui se sera écoulé, pour recommencer une nouvelle aventure, ici ou sous une autre forme. Qui vivra verra!

    Il me reste à remercier du fond de l’âme chacun d’entre vous de m’avoir appris à mieux marcher sur un chemin d’empathie, de compassion, et d’humanité évangélique. Je reste en unité avec vous, et souhaite bonne continuation à chacun dans sa vie personnelle… 

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    Je n'aurai pas le temps (Michel Fugain)

  • AFFRANCHIS

    Quelle que soit notre place dans le monde, chacun est nécessaire là où il est, n'ayant rien d'autre à offrir que lui-même dans sa force et sa vulnérabilité...

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    Il y a pourtant des comportements que je ne pourrai jamais cautionner, essentiellement tous ceux qui bafouent la dignité de l'humanité ou le respect du monde vivant. Par contre, il en est que je suis arrivée à admettre aujourd'hui par rapport à hier, tout en ne les comprenant pas toujours beaucoup mieux.

    Toutefois, suis-je assez prudente avant de modifier ma perception? Cela ne veut bien sûr pas dire que je doive me faire peur et décider de ne pas décider. Pour éclairer et nuancer mon appréciation avec un continuel regard de confiance sur autrui, j'ai besoin de prier et de confier. Ma vision sur les autres change sans forcément intervenir dans mon propre code moral, mais renforce assurément mon besoin d'approfondir ma foi.

    Ma "justesse" consiste à apporter une contribution pour rendre le monde meilleur, en réponse à l'appel incessant de Jésus qui me demande dans le coeur de chaque autre: "M'aimes-tu?". Il me semble que ma démarche est juste lorsqu'elle répond à:

    - Est-ce que j'agis pour le bien commun des autres, ou est-ce que je les pousse dans un certain sens pour qu'ils me ressemblent, me rassurent, ou parce que c'est plus attractif aux yeux du monde?

    - Est-ce que je vois l'autre comme un enfant de Dieu? 

    - Ma volonté est-elle de l'encourager à grandir?

    Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. (Gal 5,1).

    À bien y penser en relisant ce verset, il est clair que l'observance stricte de chacun des préceptes contenus dans la bible serait un joug pour moi, et aussi aride qu'un "laisser -aller " excessif. Car, à force de mettre mon plein d'énergie à analyser mes actions (ou celles des autres!) je finirais pas ne plus voir le Christ. Je ne dis pas qu'il faille banaliser le mal, loin de là! Mais je me base sur le fait que les exigences "d'accessibilité" au salut se résument en deux commandements: Aimer Dieu, et aimer mon prochain comme moi-même. C'est dans cette dimension que l'on doit s'encourager mutuellement, se faisant serviteurs les uns des autres.

    Partant du principe que les chemins de Dieu ne sont pas nos chemins, je lui confie ce qui me dépasse, et lui fais confiance. Peu importe combien nous sommes faibles, insignifiants, ou peu doués : Il peut faire des miracles à partir de chacun! 

    Prenez mon joug et apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos âmes" (Mat. 11:28-29).

    Le christianisme n'a rien à voir avec une comptabilité de mérites. Seule compte la participation à la vie même de Dieu, qui est Amour...

     

  • EN PENSÉES

    Aujourd'hui, ce sera Pascal qui vous accompagnera en pensées sur ce blog...

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    - Il est bien plus important de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose; cette universalité est la plus belle.


    - C’est le Coeur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi: Dieu sensible au Coeur et non à la raison.

     

    - Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est, infinie.

     

    - Que nous importe aujourd’hui ce que nous fûmes autrefois? Que nous importe ce que le temps fera de notre substance? Tournons nos regards vers l’immensité…

  • LAISSE-MOI

     

      Gandhi disait de la prière:

    « C’est la prière qui a sauvé ma vie.
     
    Sans la prière, j’aurais perdu la raison.
     
    Si je n’ai pas perdu la paix de l’âme
    Malgré toutes les épreuves
    C’est que cette paix vient de la prière.
     
    On peut vivre quelques jours sans manger,
    Mais non sans prier.
     
    La prière est la clé du matin
    Et le verrou du soir.
     
    La prière,
    C’est un alliance sacrée
    Entre Dieu et les hommes… »
     
                                                            
                                                          Gandhi.

    J'aime sa manière de s'adresser au Seigneur dans une de ses prières:

     

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  • L'ARBRE ET LA GRAINE

    Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent...
    Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage? 


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    Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque...
    Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages? 

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe...
    Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle? 

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle...
    Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie?

     

    Benoît Marchon


  • AMBASSADEURS

    Nous sommes mis au monde pour « devenir enfants de Dieu » (Jn 3: 1-3), pour naître lentement à la vie que Dieu ne cesse de nous donner en Jésus...

    Nous ne sommes pas sur terre pour éloigner le plus possible la mort et retarder l'échéance fatale en nous crispant sur ce que nous sommes, sur ce que nous possédons. Nous sommes aussi des ambassadeurs, invités à placer notre existence dans le sillage de celle du Christ qui se donne à nous.

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    Il y a en tous une capacité à se donner pour que l'autre advienne. Beaucoup nous ont précédés sur la route de la sainteté, et nous savons que nous sommes solidaires avec eux, car nous participons au même Corps, à la même famille. C’est ce que nous fêtons aujourd’hui. Nous sommes encouragés et soutenus par ceux qui ont fidèlement aimé le Christ sur terre. Ces témoins réconcilient Dieu avec les hommes et les hommes avec Dieu.

    Quand nous mourons à ce que nous avons pensé ou voulu être, nous comprenons ce pour quoi nous sommes ici-bas. Nous expérimentons déjà la victoire de la vie sur la mort, qui est le fruit du travail de l'espérance en nous...