• SUFFISANTE PROVIDENCE

     

    Voici donc, comme je le disais hier, la première année de ma pré-retraite qui se clôture...

    La meilleure façon de prédire l'avenir, c'est de le créer. (Peter Drucker)

    Les choses se déroulent telles que je le pensais, dans un laisser agir de la vie. Lorsque je prévois un programme, c'est pour me fixer un but et des échéances, mais en souplesse, en acceptant déjà de me conformer à un possible empêchement. S'il survient, c'est qu'il doit en être ainsi. Et je m'adapte. À la grâce de Dieu...

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    "(...) Ne dites donc pas avec anxiété: Que mangerons-nous? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Ce sont les païens qui se préoccupent de toutes ces choses. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Mais cherchez premièrement la justice et le royaume de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît. Ne vous souciez pas de demain; demain se souciera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine". (Mth 6.25-34 )

    Dès que je reconnais ma totale dépendance en Dieu Amour, je perçois qu'Il est en moi, opérant, gouvernant, faisant tout. Plus j'ai confiance en Lui, plus Il a soin de moi. Au vu des nombreux signes à travers lesquels Il se manifeste, ma Foi en ce Dieu qui me sauve, qui nous sauve, devient plus convaincue. Ce qui explique que mon seul grand désir est de voir vivre Jésus en moi, selon son bon plaisir, en tout et partout...

    Sans être dans l'illusion, je colle aux réalités de la terre, aimant ce monde où Jésus, vrai Dieu et vrai homme, est venu nous rejoindre par Amour, et où Il continue de s'incarner...



  • PLEINEMENT, À MI-TEMPS



    Dans les choix de ma vie, je pense que, même inconsciemment, j'ai toujours cherché à atteindre l'unité en moi...

    Tout en aimant plaire, mon principal souci n'a jamais été de séduire, ni de paraître, en appâtant avec des artifices, mais d'être.

    Cette réflexion m'est venue à la suite d'une question posée sur Facebook, à laquelle j'ai tenté de répondre, mais aussi parce que voici un an tout juste que j'ai "tiré ma révérence" à la vie professionnelle, ce qui m'amène à une rapide rétrospective.

    La qualité de ma nouvelle existence a été en partie anticipée grâce à un travail à mi-temps, qui m'a permis d'être "branchée" au monde comme je ne l'aurais pas pu en prestant à temps plein.

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    La question à laquelle j'étais invitée de répondre était: "Ideally, a women snoult work only because she wants to and not because she has to".

    Ma réponse a été:

    Personnellement, au début du mariage, je n'aurais pas envisagé de ne pas travailler, d'abord par esprit d'indépendance, ensuite parce que mon salaire était bien utile pour "nouer les deux bouts". Puis, avec la naissance de notre premier enfant est venu le besoin d' harmoniser famille, travail, vie de femme, et j'ai choisi de travailler à mi-temps. Avec des restrictions librement consenties, qui n'ont d'ailleurs marginalisé personne à la maison, et surtout pas empêché nos enfants de très bien évoluer à tous les points de vue. Lorsque j'ai été dégagée de l'éducation de nos fils, j'aurais pu reprendre un temps plein: pour une infirmière, les emplois sont toujours disponibles! Mais j'ai préféré conserver le temps libre pour m'ouvrir davantage au monde, à la culture, aux relations, au bénévolat.

    Me voici maintenant à la pré-retraite, suite à ma demande, et j'y suis comme un poisson dans l'eau: avec l'impression d'être restée entière, parce que j'ai accompli l'essentiel de ce qui comptait dans ma vie, sans regret de gagner moins, avec encore des projets, et de l'énergie pour les réaliser.

    Même s'il est nécessaire pour survivre, au-delà des besoins réels, l'argent appelle l'argent, et est souvent la compensation matérielle d'une dimension de soi à mieux découvrir, dans la profondeur de son "être"...

     

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    Le phénomène des gens abrutis par le boulot, et à plus forte raison si homme et femme travaillent toute la journée de leur côté, n'est pas nouveau. À tel point que, lorsqu'ils rentrent le soir à la maison, tout ce qu'ils ont à partager est leur fatigue. Encore étudiante, j'avais repéré le phénomène, qui m'avait fortement marquée. Il était important pour moi de ne pas entrer dans ce système. Difficile, de tenir fermement ces résolutions, dans une société de consommation qui encourageait à la surenchère dans tous les domaines! 

    Dieu n'est pas étranger à ce que j'ai pu vivre, loin de là! Pour ma part, Jésus a été, et l'est encore, mon compagnon de route le plus important. Il est toujours resté proche de mon coeur, et même lorsque je lui préférais le monde, il est demeuré le conseiller de ma raison. Cette rencontre personnelle a été une grâce.

    L'expérience de la présence de Dieu si intime en moi a déterminé mes choix, dans la paix et la joie, sans que ça ne me demande de sacrifice...



  • UN TRADER DE SINGES

     


     
    Une fois, dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10 $ chacun...

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    Les villageois, sachant qu'il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.
    Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois recommencèrent à chasser les singes. Mais bientôt le stock s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.

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    L'offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu'il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un.

    L'homme annonça alors qu'il achèterait les singes 50$ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats.

    L'homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : « Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$.».

    Les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient, certains vendirent tout ce qu'ils possédaient, et achetèrent tous les singes. La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui ni son patron. Il n'y avait plus que des singes qui couraient dans  tous les sens. singe9singe3    singe8


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    Bienvenue dans le monde de la bourse !..


  • BATTUTA (Zingaro)

    Battuta, théâtre équestre de Zingaro...

    Du burlesque tout en finesse et sans paroles fait place à la musique, à l'esthétique, aux gestes, aux défis, aux mélanges... Un art que je découvrais avec une amie samedi dernier, grâce à deux places gagnées dans un concours.
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    Battuta, c'est la vie qui passe au galop, qui se vit vraiment, intensément, au présent, sans s'apesantir sur le passé ou se soucier de l'avenir. Elle n'a ni le temps, ni le besoin, de se dire. Pourtant elle se raconte, à celui qui daigne l'observer sans l'enfermer dans sa propre interprétation. Il n'y a d'ailleurs rien à en penser. Il y a une haute voltige à recevoir à l'état brut, pour se laisser entraîner dans son tourbillon et pénétrer dans la magie de l'osmose qu'elle fait naître.

    Entre galop et envol
    Entre terre et ciel
    Entre pesanteur et apesanteur
    Entre être et devenir...
    Être libre c'est aussi être lié à un autre, avec qui donner du sens à ce que l'on fait!

    Le spectacle montre en effet à quel point la relation de confiance réciproque entre l'homme et l'animal (en l'occurrence le cheval) permet une complicité qui rend possibles les défis les plus fous! Aptitude que le genre humain a tout intérêt à apprendre du monde dit "inintelligent", dimension que possèdent instinctivement les enfants, et que conservent les "pauvres d'esprit"!...

    «Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots. C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves.»
    [ Bartabas ] - Cité dans Bartabas, roman

    «Je vois parfois dans le regard d’un cheval la beauté inhumaine d’un monde d’avant le passage des hommes.»
    [ Bartabas ] - Cité dans Bartabas, roman

    Zingaro, troupe basée à Aubervilliers mais nomade par amour du voyage et des rencontres, souffle le vent de ses pérégrinations dans ses représentations, est installé jusqu'au 03 novembre à "Tour et Taxis", à Bruxelles.

    Ce spectacle est une merveille, le manquer, une hérésie...

  • DIVINEMENT HUMAIN!

    Tout au long des Évangiles, je trouve que le regard que Jésus pose sur nous est déconcertant! Il est révélateur de son Amour pour nous. J'en parlais hier. Mais encore...

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    Il prend patience, laisse les choses suivre leur cours. Il consent à un monde imparfait parce que humain. Dieu n'entrave pas le jeu des libertés de l'humanité. Puisqu'il en est le créateur, Il n'ignore pas que la terre est un lieu où les forces contraires s'affrontent, en chaque personne, et entre les personnes. Magnanimité, mais aussi petitesse; héroïsme, mais aussi lâcheté; tendresse et amour, mais aussi violence et haine... Que de croisements, et de noeuds!

    Cette situation n'effarouche que nous, mais pas Dieu. Elle ne le désole même pas, ne provoque ni rejet, ni colère, mais attention, ménagement, indulgence. Car, par-dessus tout, Dieu connaît le coeur de l'homme. Divinement humain, Jésus est venu pour réconcilier l'humanité avec l'Amour, parce que c'est dans l'ordre de la Création! La bonté qui se révèle dans l'acte créateur est au-delà de toute règle et de toute exigence. Dans l'immotivation de ce don, il y a le mystère même d'un Dieu aimant, au-delà de toute raison.

    C'est pourquoi, au-delà des lois, qu'il n'exclut pas, mais auxquelles Il donne du sens, Jésus nous laisse un commandement nouveau: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. (...) Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements ».

    Pour répondre à ce suprême commandement, le seul moyen est de se laisser d'abord aimer par Dieu, pour ensuite L'aimer dans les autres. Aimer divinement humainement...

  • LOI et AMOUR

    La semaine dernière, j'ai lu cette prière:"Doux Jésus, je T’aime de tout mon Coeur et de toute mon âme. Aide- moi à servir ma famille et tous ceux que je rencontrerai aujourd’hui"...
    Tout en n'étant pas formulée à ma manière, elle exprime ce que je pense et répond à l'esprit du commandement laissé par Jésus, que l'on retrouve dans l'Évangile de ce jour(Mth 22,34-40).

    aimez-vous-comme-je-vous-ai-aimes

    (...) Un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve:
    « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements.
    »
    (Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF)

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    « Maître, dans la loi, quel est le grand commandement ? »: Les Pharisiens veulent tendre un piège. Jésus ne réfute rien de la loi, ne la contourne pas, mais cite un double commandement : aimer Dieu et son prochain, et précise que les deux sont non seulement semblables, mais indisossiables: c’est en aimant son prochain que l’on aime Dieu et inversément. Cela fait écho à une autre parole :« Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).

    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… » : Aimer Dieu? L’Évangile de dimanche dernier dit ce que ça signifie: « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu ». C’est écouter et méditer sa parole, afin qu'elle accomplisse son oeuvre dans mon coeur, pour je puisse ensuite "être" au monde selon sa volonté, dans un même Esprit.

    « Tu aimeras ton prochain… » : Aimer mon prochain? Ça ne signifie pas affectionner. C’est vouloir du bien à celui qui est proche de moi. N'importe qui, tout simplement celui que je croise sur ma route, sans faire l'inventaire de sa vie, au-delà de mes sensibilités et de mes appréciations personnelles.

    « … comme toi-même. » : Voici la règle d’or qui complète ce qui précède! M'aimer? Même si, au pire, je me considère mauvais caractère, bonne à rien ou à peu de choses? Oui, car si je me vois avec le regard que Jésus pose sur moi, je m'aperçois qu'Il m'aime au-delà des réalités que je n'aime pas de moi, parce qu'Il me sait créée à l'image de Dieu. Il me rejoint dans ce je suis et me touche dans ce que j'ai de plus beau.

    Les Pharisiens ne trouvent rien à objecter à la réponse de Jésus. Saint Augustin l'a résumée ainsi : « Aime et fais ce que tu veux ».

    Il est intéresant de connaître les autres lois, mais elles ne doivent pas me tourmenter. Elles coulent de source, puisqu'elles dépendent toutes de l’Amour enseigné par Jésus...


  • LA BELLE ET LA DETTE

    Puisqu'on ne peut pas empêcher la crise, on a intérêt à se payer le luxe de l'humour...

     

    LA BELLE ET LA DETTE

    (Bruno Coppens)

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    Il était une fois une belle princesse,

    si riche et si courageuse qu'on l'appela Fortiche.

    Fortiche grandit si vite que son papa,

    Mauriche Lippens, se dit :

    "Voilà un compte de fait, ouvrons-en un autre !" ...

    C'est alors qu'il entendit une grosse Hollandaise lui chanter :

    "L'ABN, l'ABN, ça voulait dire... on a vingt ans !"

    Il en tomba éperdument AMRO et il l'acheta en débit du bon sens.

    Du coup, ce qui devait tarifer tarifa,

    le château de la Princesse était menacé !

    Il fallait consolider les Fortisfications !

    Seulement dans la finance,

    Tout allait à vau-l'eau, à vall Street...

    En Russie, on fermait la Bourse vit'fait, à la soviet !

    L'Islande criait "Moscours ! Moscours !"

    Et même le CAC 40 devenait CAC 48 : "Aidez-nous !"

    Tout l'édifisc s'écroula

    Les rocs s'fêlèrent... et cela fit, avec toutes ces pierres, belle mare !

    Pour soigner la Princesse, on appela vite

    Le médecin de garde,

    Un urgentiste, Yves Leterme qui voulait sauver sa peau,

    Enfin.. Celle de la Princesse

    Mais la sienne aussi, en passant...

    Hélas, Fortiche avait toujours fort mal à la dette.

    Alors c'est au casino qu'on joua la Princesse devenue la poule aux œufs d'or :

    "Attention ! Rien ne bat plus, les œufs sont frais !"

    Et paf ! Débarque le chef de la BNP, Baudouin Proton,

    La BNP parie bas

    Et emporte la Fortiche !

    Il saute sur l'occasion,

    C'est le cas de le dire,

    Pour l'épouser à l'insu de son plein gré.

    Lors du mariage forcé, Fortiche perdit

    Son nom de jeune fille et sa belle assurance.

    C'est dingue que la BNP avale ainsi un si beau bijou de famille belge, et tout ça en un seul W-E !

    Comme quoi l'avaleur... n'attend pas le nombre des années !

    Le jour même, la Princesse mourut

    Dans un incendie qui se propagea de la sicav au grenier.

    Ainsi Fortis s'éteignit

    Et BNPaix a ses cendres...

    Du coup, papa Mauriche, craignant le goudron et les plumes,

    se réfugia sur la côte, groggy, Knokke-out.

    Quant à Axel Miller, sans parachute doré...

    Il se retrouva tellement démuni

    qu'on l'appela "Axel raide" !

    Seulement la Princesse n'était pas la seule dans le besoin.

    Fortiche, c'est un peu l'arbre qui cache la déforestation !

    Partout, c'était la dèche, le Big Bank !

    Alors l'Etat versa des milliards et paya les dépôts cassés.

    Ça calma la crise quelque temps, ça l'endormit même un peu...

    Car la Bourse, c'est comme le serpent Kaa du livre de la jungle :

    "Aie confiance, croîîîîs en moi !"

    Seulement, pourra-t-on berner la crise plus longtemps ?

    Ce serait un miracle plus fort qu'à la grotte de Lourdes,

    car qui berne la dette soutire tout...

    Quand la crise se réveillera, on devra se serrer la ceinture !

    Hé oui !

    Vous pensez bien que si l'Etat avance de l'argent

    pour que le marché se régule,

    il faudra bien quelqu'un pour payer la note

    selon le bon vieux principe :

    "Tu avances et moi, je régule,

    Comment veux-tu, comment veux-tu que..."

    Moralité: "La crise est devant nous mais le pire est derrière! "

     
     

  • TROMBINOSCOPE

    Peut-être que le titre de ce billet ne vous inspire pas du premier coup. Mais si j'annonce "Facebook", je suis certaine que beaucoup comprennent de quoi je parle...

    « Une révolution », « Un phénomène », les qualificatifs ne manquent pas pour désigner l’engouement déclenché par le réseau social Facebook. Fondé en février 2004 par Mark Zuckerberg, Facebook était initialement conçu comme un réseau fermé, destiné aux étudiants d’Harvard et des universités américaines. Le virus a "contaminé" le monde entier, y compris notre pays. Les chiffres qui viennent de tomber annoncent que plus d'un million d’internautes belges y sont déjà connectés.

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    Il y a un an, une nièce m'a invitée à rejoindre le réseau. À vrai dire, je me suis inclinée, sans trop savoir de quoi il s'agissait, et suis restée muette pendant plusieurs mois, ne répondant à aucun message que je recevais. D'ailleurs, le public que j'y avais rencontré était dans une tranche d'âge nettement plus jeune que moi. Pas pour les gens de ma gégération, avais-je conclu. Et je ne m'en suis plus souciée.

    Puis, vers le mois de mars, un ami m'en a rappelé l'existence en me proposant à son tour de faire partie de "ses amis", cette appellation devant être prise dans le sens de connaissances. Comme je le sais plutôt du genre méfiant, je lui ai fait confiance, suis retournée à ma fiche, ai glissé ma photo au format "jpeg". C'est alors que la « grande aventure » a commencé. Je me suis laissée prendre au jeu, et au fil des jours, mon réseau personnel s’est étoffé...

    La contagion est réelle! Car Facebook, contrairement aux autres réseaux sociaux, comporte une évidente dimension ludique et conviviale. Des tas d’applications y sont disponibles, inventées par des développeurs facétieux qui permettent de lancer des débats, des invitations, créer un groupe, offrir un drink à des amis, ou simplement leur lancer un « poke »...

    Facebook est une plateforme complète, où l’on peut laisser des messages, diffuser ses vidéos et musiques, proposer des sondages, mettre des liens vers son blog, etc. Et enfin, il y a le Wall (mur), sur lequel chacun peut placer des notes. Il peut être vu par tous les amis virtuels, qui peuvent lire son contenu, ce qui permet de suivre ce que l'on accepte que l'on connaisse de notre vie, et de laisser éventuellement intervenir. Évidemment, je veille à ne pas "trahir" mes proches par des détails qui leur déplairaient. Je me contente de ne jamais faire publiquement qu'un petit clin d'oeil en rapport direct avec ce qui est édité, ou tès neutre, histoire de dire « coucou, j’ai pensé à toi », en réservant une formule invisible pour la discrétion des sujets strictement privés.

    Ce moyen m'a permis de renouer de manière plus active avec une partie de ma famille canadienne et avec des amis éloignés. De plus, je constate que certaines personnes avec qui les contacts écrits sont difficiles semblent bizarrement plus à l'aise via ce mode de communication. Et aussi, des liens se recréent de manière inattendue, comme avec ce monsieur de 81 ans qui, croyant bien me reconnaître, après ne plus m'avoir vue depuis environ 40 ans, est venu me demander si j'étais bien la fille de H, mon papa, avec qui il était ami. De fait, je me souvenais très bien de lui aussi, et nous avons prolongé la conversation...

    L'idée qui ressort souvent dans les médias relativement à Facebook, à savoir un lieu sans foi ni loi où l’on risque de se faire usurper son identité à chaque "clic", me semble passablement simpliste. Le risque existe partout! Le bottin téléphonique détient des renseignements sur nous aussi. La « peur du loup » est une technique d'information souvent utilisée sans fondement solide. Au meilleur de ma connaissance, rien n’a encore été prouvé. En outre, chacun étant libre de filtrer les informations qui le concernent, est donc bien conscient de ce qu'il publie, et peut supprimer chez les autres ce qui est divulgué à son propos. Mais je suis peut-être très mal documentée?

    Et voilà! Comme je ne suis pas parano, et que ma vie est transparente, je ne redoute pas les "espionnages ". Momentanément, peut-être par excès de naïveté, je penche pour une bonne dose de fantasme de la part des détracteurs...


  • TRISTAN ET YSEUT

    Belle surprise dimanche après-midi! Dans une ambiance de cirque, sous chapiteau, la troupe des Baladins du miroir m'a fortement impressionnée par sa remarquable prestation dans "Tristan et Yseut"...

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    De l'art à l'état pur, avec un professionnalisme rare, beaucoup d'intelligence, le souci du détail jusqu'au moindre. De quoi faire déménager le spectateur, s'il daigne se laisser emporter, et le faire voyager au milieu des personnages comme s'il faisait lui-même partie de cette épopée sauvage et bondissante, bercée par la mer, le chant et l’amour, où rire et émotions s'entremêlent à travers des aventures qui se succédent à un rythme effréné.

    Deux heures trente qui m'ont laissé dans le cœur une image de beauté et d’absolu...


    Théâtre Forain : Les Baladins du Miroir

     
     Les Baladins du Miroir
    Depuis 1980, spectacle après spectacle, de pays en pays, les Baladins du Miroir ont développé un style théâtral unique en Europe, où sont intégrés l'acrobatie, le jeu du masque et la musique, toujours au service d'un grand auteur, à la recherche d'un langage théâtral accessible à tous.
    Sous la houlette vigilante de Nele Paxinou, la compagnie des Baladins du miroir s'attaque à des auteurs comme Shakespeare, Molière ou Voltaire pour les dépoussiérer, en accord parfait avec l'esprit festif des "gens du spectacle", comme on dit.

    La tournée avec Tristan et Yseut continue. Après Louvain-la -Neuve, le décor sera planté à Tournai. Si vous en avez l'occasion, n'hésitez ps à y passer des moments que vous ne regretterez pas...

  • IL SUFFIT D'AIMER

    Soeur Emmanuëlle disait avoir passé les plus belles années de sa vie au Caire, de 1971 à 1999...
    Le fait de partager la pauvreté des chiffonniers de là-bas lui a fait vivre l'Évangile et découvrir le vrai sens du mot « amour » et la vraie joie du don.


    " Si tu veux vivre, tu dois aimer ! " disait soeur Emmanuëlle avec une simplicité déconcertante. Question de savoir vivre, elle était bien placée pour nous toucher un mot sur la vraie vie, qu'elle dépeignait ainsi: " ce va-et-vient de mains qui se tendent, qui se serrent, qui s'agrippent, cet échange de regards, de paroles, de sourires, d'appels, de cris, qui créent entre les hommes des liens d'une solidité incomparable... "

    soeuremmanuelle

    Yalla! En avant! À sa suite! Avec nos moyens, petits ou grands. Dans un "Ici et maintenant" inconditionnel...