• LA POMME

    Il faut s'habituer à vivre avec un regard émerveillé. Il suffit d'une minute pour transformer une existence et la rendre féconde Pourquoi demander des miracles, alors que celui de la vie défile sous nos yeux, hélas souvent blasés et indifférents, à chaque instant de la journée? Comme dans ce récit...

    Le richissime et puissant roi de Bengodi recevait chaque matin, en hommage, le cadeau de ses sujets. Tout ce qui pouvait être pris, il le possédait déjà. De ce fait, il s'ennuyait quelque peu. Parmi tous ceux qui venaient chaque matin, arrivait régulièrement un mendiant qui, sans rien dire, offrait au roi une pomme. Toujours silencieux, il repartait comme il était venu.

    Pomme rouge

    Le roi, habitué à recevoir bien d'autres acdeaux, acceptait ce don d'un geste un peu agacé. Mais à peine le mendiant avait-il tourné le dos, qu'il se mettait à le ridiculiser, vite imité par l'ensemble de la cour. Le mendiant ne se décourageait pas. Chaque matin il revenait déposer dans les mains du roi son menu cadeau. Le roi le prenait et le déposait machinalement dans une corbeille.

    La corbeille contenait toutes les pommes que le mendiant apportait sans cesse avec gentillesse et patience. Elle commançait à déborder. Et voilà qu'un jour, le singe préféré du roi se saisit de l'une de ces pommes, en croqua un morceau et le cracha aux pieds du roi. Stupéfait, le souverain vit apparaître au coeur du fruit une perle irisante.

    amour-pomme-nature

    Aussitôt, il fit ouvrir les pommes de la corbeille et trouva dans chacune d'elles une pierre précieuse. Émerveillé, il fit venir l'étrange mendiant et l'interrogea. L'homme expliqua :"Je t'ai apporté ces offrandes pour te faire comprendre que la vie t'offre chaque matin un cadeau extraordinaire, que tu oublies et que tu jettes, parce que tu es entouré de trop de richesses visibles"...

    Bruno FERERO, "Graines de sagesse"

    En prenant la peine de regarder plus loin que le bout de son nez, et en plongeant loin le regard, il devient impossible de ne pas voir, dans les choses, les événements, les personnes, le sourire de Dieu Clin d'oeil... 

  • POUSSES POUSSENT

    Ma, Ca, Gi, Ju. Trois filles et un garçon, tous quatre nés en 1981. Ils se "fréquentent" depuis le berceau...

    En 27 ans, un lien unique, qui se moque du temps et de la distance, s'est tissé entre eux. Il se nomme amitié!

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    Cette histoire débute avec quatre infirmières, parmi lesquelles je compte. Nous nous sommes connues en travaillant dans le même service. Professionnellement éloignées par la suite, la naissance d'un bébé pour chacune au cours de la même année nous a rapprochées dans la vie privée. Jusqu'à aujourd'hui...

    Nous nous réjouissions en voyant la belle complicité qui soudait nos enfants au fil des ans. Notre souhait était bien sûr qu'elle perdure au-delà de l'enfance, aussi durable que celle que nous entretenions entre nous.Toutefois, bien conscientes que les attaches affectives entre les petits sont couramment versatiles, nous étions d'accord entre nous de veiller à ne pas projeter notre idéal d’amitié sur nos enfants, et de respecter l'évolution des relations.

    Elles se sont confirmées. Jusqu'à aujourd'hui...

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    Formée à partir des premiers pas dans leur existence, cette amitié est fortement ancrée dans les mémoires.

    "Tu te rappelles?" " Oui !". Bien sûr, qu'on s'en s’en souvient, jeunes et moins jeunes, malgré les ans qui se sont écoulés. Il est fréquent qu’entre nous, les souvenirs déclenchent encore une émotion. C'était inévitable samedi, jour du mariage de Ma avec Geo. Chacun y est allé de ses souvenirs, "enfants" comme parents. Que de choses vécues ensemble...

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    Puisque le thème de cette journée était celui de l'arbre, je cite une phrase connue :" L'amitié est à l'Amour ce que les racines sont à l'arbre".

    Caro Julie

    Ma avait demandé à Ca et Ju d'être témoins de son mariage religieux, et à Gi de diriger la chorale pour la messe. Le trio s'est fort impliqué dans l'événement. Normal, puisque c'était pour Ma...

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    Comme un arbre, l'amitié de nos enfants a donc grandi au fil des ans. Malgré des hauts et des bas, mais je devrais plutôt dire grâce à eux, tel un arbre, ses racines se sont fortifiées et lui ont permis de devenir forte.

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    La vie réservera sûrement encore bien des surprises à Ma, Ca, Gi et Ju, mais il est permis de croire que les jeunes pousses d'il y a 27 ans continueront à prendre soin d'entretenir leur amitié, de façon à encore longtemps partager des morceaux de vie...

  • L'ARBRE

    Le sujet de ce jour n'est pas par lubie.

    Il s'explique par le fait que nous sommes allés hier à un mariage. Le thème choisi pour la journée par les mariés était l'arbre. J'avais préparé une carte de souhaits à l'intention du couple, dont le début était:

    "L’arbre, par sa capacité de se régénérer sans fin, exprime le miracle permanent de l’apparition de la vie qui, au-delà des racines existentielles,  s’enracine dans l’Amour créateur de Dieu..."

    noms-de-dieu4a


  • R-D-V À LILLE


    Par souci d'informer des bloggers intéressés qui ne figureraient pas sur notre liste, voici une copie de l'invitation que beaucoup d'entre vous ont déjà reçue. Bienvenue à ceux qui le souhaitent...

    Néanmoins, nous sommes bien conscients que, hélas, des difficultés pratiques telles que la distance, la disponibilité, le coût, empêcheront un certain nombre de participer. Ceci n'est qu'un premier jet, qui n'exclut aucune intiative du même genre ailleurs, et les encourage même! Ce sont les petits rus qui forment les grandes rivières Clin d'oeil...

    blogger

    "Accueillez-vous les uns les autres comme Christ vous a accueillis" (Romains 15:7)
     
    2e rencontre de blogueurs chrétiens lgbt et amis
     
    Lille, mardi 11 novembre 2008, 10h-19h
     
    Pour la 2e année, nous vous proposons de nous réunir pour nous rencontrer et partager au sujet de l'espérance qui nous anime et des thèmes qui nous sont chers. La matinée sera consacrée à un temps de présentation et à des échanges informels autour de nos blogs plus ou moins suivis. Après le repas, nous partagerons autour du verset thème et aurons un moment de rencontre avec des membres de la Fraternité diocésaine du Parvis. Nous nous séparerons après une petite balade dans Lille et un temps de prière.
     
    Fraternellement,
     
    Jean et Marie
     
    Paf : 5 euros – il n’est pas interdit d’apporter quelque douceur pour le dessert ou le goûter J
     
    Pour vous inscrire – avant le 5 novembre, contacter : miettesdelatable@hotmail.fr
     
    Pour tous renseignements : 00-32-498130953 (Marie)
     
    Ps : le retour de quelques mails aux expressions fleuries l’an dernier, nous contraint à préciser que ce mail n’est ni un spam, ni une quelconque tentative de racolage ; juste un mail envoyé à des blogueurs ou webmestres, individuels ou associatifs, par d’autres blogueurs. C’est une simple proposition et une initiative privée de blogueurs chrétiens lgbt soucieux d’étendre au réel la communion qui peut se tisser dans le virtuel !

  • MURS ET PONTS

    Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.
    [ Isaac Newton ]

    Depuis hier, une vieille chanson me revient en tête. Je l'ai fredonnée, chantée, entonnée avec enthousiasme et conviction des quantités de fois, tant je croyais au possible du message qu'elle contient...

    Pourtant, tout en voulant m'accrocher à mon bel optimisme, je dois admettre qu'il manque encore beaucoup de ponts d'amitié tels que je les construisais déjà mentalement entre les hommes. Dans ce domaine, le monde chrétien me déroute beaucoup aussi!

    Sur les murs de l'incompréhension, je voudrais voir écrire les mots d'amour que l'on n'ose pas, ou que l'on ne sait pas toujours se dire. Obstinée, je persiste à avoir foi en l'homme. Je le sais capable de vivre des relations qui ouvrent des passerelles de fraternité plutôt que de renforcer les murs de l'incommunication.

    pont-arc-en-ciel

    J'ai surtout foi en Jésus, qui prend soin de nos doutes. Dans les moments où nous pensons « c’est impossible », Il nous aide à surmonter les difficultés et nous montre la vraie unité. "Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux"(Mth, 18, 20).


    «Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double.»
    Isaac Newton ] 

    Quand nos actions s'unissent à la Parole, l'autel de notre vie forme un pont d'Amour entre Dieu et nous, qui devenons offrande eucharistique.

    ermitage

    L'amour permet un étonnant passage, qui est de nous préparer à la rencontre où le naturel rejoint le surnaturel et de rendre Jésus ressuscité présent dans notre vie .
    S'il plaît à nous, et avec l'aide de Dieu...


  • HEUREUX RETOUR

    Ce que l'on apporte dans la vie des autres, on le reçoit aussi dans sa propre vie en retour. J'en ai encore fait l'expérience hier...

    couerremerciement

    À l'occasion de mon anniversaire, j'ai reçu beaucoup de marques d'affection, et j'avoue que ça fait franchement du bien! Parmi tous les cadeaux, c'est sans doute celui qui est le plus précieux à mes yeux. Ainsi que je le disais à un ami au tél :"Lorsque je passe une journée pareille, je n'ai absolument aucun besoin, je suis comblée et pleinement heureuse. Ces gestes d'amitié me portent, et me disent que ça vaut la peine de continuer la route"...

    À commencer par mes parents, c'est ma famille biologique qui s'est le moins manifestée! Sans nourrir la moindre animosité, je me redis que, décidément, cette famille fait partie d'un passé qui n'évolue plus, ou guère, mais en mémoire duquel je continue pourtant à l'aimer et à rester disponible...

    Deux familles, l'une d'élection et la naturelle. Deux manières d'aimer, d'être aimée, de donner, de recevoir. Cette réalité s'est clairement rappelée à moi hier, sans me blesser.

    Je ne manque de rien. Je suis aimée et j'aime. Tout est bien. Merci, Jésus, d'avoir enseigné cet Amour!...

     

     

  • PLUS TARD, C'EST MAINTENANT...

    "Un beau soir l'avenir s'appelle le passé. C'est alors qu'on se tourne et qu'on voit sa jeunesse". (Aragon)

    Bien que le compteur marque aujourd'hui un an de plus au passif de mon âge, le bilan reste positif. Ce qui me fait dire: "Un beau soir, l'avenir s'appelle maintenant. C'est alors que, me souvenant de ma jeunesse, je souris à mon automne"...

    Quand je serai grande, je ferai...

    J'ai imaginé tant de situations qu'il m'aurait fallu une quantité de vies pour tout vivre. Je serais "quelqu'un" (sous-entendu de très bien!). En attendant, j'ai découvert, appris, emmagasiné. Ça pourrait toujours servir un jour...

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    Parce que j'avais des désirs, j'essayais  de construire ma vie en faisant des prévisions sur l'à-venir. Je me souviens nettement que mon idéal était de me donner, de sortir le maximum de mon être pour l'offrir au monde. Autant dire que j'aurais dû devenir fée!... Une vision d'un trop me donnait le sentiment que ce que je faisais n'était jamais assez. Mais j'avais conscience qu'il y avait tant à faire! N'étais-je pas surtout déçue par moi-même, qui ne répondais pas à l'image à laquelle j'aurais voulu ressembler? Sans doute!

    Puis est arrivée la période où je suis entrée dans le réel de mon existence, découvrant avec ahurissement que ce que la vraie vie offrait n'était pas ce que j'avais imaginé, parfois décevante, mesquine, médiocre, mais heureusement contrebalancée par de riches et consistantes découvertes! Peu à peu j'ai appris à accepter mes limites, à modérer mes ambitions en les adaptant  aux circonstances.

     

    Un jour, j'ai découvert sans trop savoir pourquoi, que j'étais en plein dans la vie, mon temps dans son présent...

    Aujourd'hui, je suis parvenue à me réjouir de ce qui est. J'ai envie de goûter ce qui m'est offert, me disant qu'après tout, si je n'ai pas exactement ce que j'avais préalablement souhaité, c'est que ce n'était pas si vital que ça, puisque je vis très bien sans. Serait-ce ça, la sérénité ? Ou bien ne suis-je pas encore tout- à- fait mûre? Ce qui est sûr, c'est que maintenant, tout est devenu bêtement simple.

    Mais alors, penseront certains, est-ce à dire que je n'ai maintenant plus de but sur lequel clairement me fixer ?  Bien sûr que si! Même si j'ai l'impression que tout ce qui est vraiment important pour moi est déjà vécu, que je n'ai plus à le reproduire, je continue à vivre.

    Mon but est de vivre de plus en plus sereinement. Bien sûr, je réalise que la plus grande partie de ma vie est derrière moi. Et alors?

    Pour terminer, je vous fais monter dans ..."le p'tit train"

    (Rita Mitsouko et André Claveau)

    En préparant le post, j'ai eu envie de réentendre cette chanson, qui m'a tant de fois fait rêver dans mon enfance. Je me souviens combien j'étais attristée de savoir le petit train destiné à la ferraille, alors qu'il m'emmenait si loin, toujours avec la même ardeur. Pour rien! Rien?...

    Avec le recul, je me dis qu'il a eu une belle vie, et que ça ne me déplairait pas de finir comme lui. Dans un rien qui dégage encore de l'amour...

     

  • SOLITUDE CRÉATRICE

    Les habitués de facebook connaissent le principe de pouvoir changer de statut autant de fois qu'on le décide. Ceci permet ainsi de donner de brèves nouvelles de soi aux "amis" que l'on a acceptés ... 

    Samedi, j'avais donc placé une petite info de circonstance, qui a suscité une réaction de la part de mon fils, à qui j'ai ensuite répondu.... 

    Marie est ravie d'être seule pour le We :-). 08:14
     Gi à 09:20, le 20 septembre
    Pas très sympa de dire ça...

     Marie  à 10:35, le 20 septembre
    Gilou, pour bien respirer avec et pour les autres, il m'est nécessaire d'inspirer (ou mieux, me laisser inspirer!) seule...

     

     

     

     

     

     

     

    Eh bien oui, ce We, j'ai goûté à la sérénité de sortir, rentrer, manger, me distraire, dormir, seule. Pas d'endroit ni d'envers, ni ordre ni désordre. Parce qu'il n'y avait aucune logique à suivre? Si, celle de me sentir "bien" en étant vraiment seule avec moi!...

    Une fois encore, la réflexion de Gi m'a rappelé que les mêmes vocables ne signifient pas les mêmes idées. Surtout pas quand on parle de la solitude, laquelle ne sera abordée ici que par ce que Gi m'a inspiré en un premier jet...

    solitude20walk

    Je fais une distinction entre la solitude et l'esseulement. La solitude, c'est quand l'autre me manque. L'esseulement, c'est quand je manque à moi-même.

    Lorsque je souffre du manque de l'autre, qui ne vient pas compenser un vide en moi, je ressens une solitude d'abandon. Or, ce n’est que dans le détachement de lui que je me trouve.

    L'autre n’est fondamentalement pas une pièce qui me manque, et son absence ne m’ôte rien. Mieux qu’un complément qui serait perçu comme un dû indispensable à mon unité, il est un supplément. Ma solitude devient un plus pour lui, que je retrouve par la suite essentiellement pour ce qu'il est.

    Apprendre à m'aimer est donc un passage obligé, une étape à franchir en solitaire avant d'aimer l'autre pour lui, et pas pour ce qu'il m'apporte.

    Que je ne vive pas seule ne change rien au fait de devoir parcourir seule cette route pour trouver ce que, par manque de confiance en moi ou par facilité, je serais tentée de chercher chez l'autre. Aucun autre, quand bien même est-il mon mari, si amoureux soit-il, ou mon fils, si aimant soit-il, ou tout autre proche, aussi clair voit-il en moi, ne pourra jamais combler mes manques, forcément liés à mon histoire qui contient un passé qui m'appartient.

    Pour vivre intérieurement cette solitude, j'ai besoin de prendre de temps à autre un peu de distance, de me garder des moments seule, de conserver des activités indépendantes. 

    La solitude que j'aime est créatrice. C'est un état d'esprit qui m'apporte la liberté d'être et de m'accomplir. 

    En osant la traversée du désert en solitaire, j’apprends à étancher ma soif en puisant en moi, "grâce à" Celui qui, selon ma conviction profonde, vit en moi, et est le Tout Autre. Sa Présence m’est un précieux cadeau. En elle, je trouve cette part manquante dont j'ai soif. Elle fait résonnance en moi, et me permet ensuite de la retrouver, non pas en m'enfermant dans les toujours mêmes autres que je connais, mais en m'ouvrant à tous les autres que je découvre...

    Plus j'avance en âge, plus se manifeste le désir d'être à la fois à l'écart et disponible. Parce que je n'ai rien à perdre, ni à posséder, je ressens moins le besoin de me justifier et ne cherche plus guère l'approbation d'autrui. Il m'est plus facile de ne pas chercher à combler mes instants de manque "au moyen de" l'autre comme étant quelqu'un de précis, et de ne pas faire reposer sur lui toutes mes satisfactions ou mes déceptions. J'ai conscience que les jours passent vite et qu'il ne faut pas remettre à plus tard le temps d'aimer, de rire, de connaître, de bâtir... 

    La solitude que j'aime m'apprend à mieux m'aimer et à aimer. Elle m'apprend à poser un regard étonné et bienveillant sur les gens et à respecter leur secret. Elle m'invite à la gratitude et à la louange de ce qui m'est donné... 




     


     

     

     

     

     

  • WE SUPER!

    Réussite à 100% pour le We qui vient de se terminer...

    Chose étrange: nous ne recevions personne à la maison. Qui plus est, j'y suis restée seule, mon mari étant parti avec Gi jusque hier soir. Exceptionnellement, sans quitter de chez nous, n'avoir rendez-vous qu'avec moi pendant deux tours d'horloge, du samedi matin jusqu'au lendemain matin! Ce que j'attendais depuis très longtemps, et qui m'a été très agréable...

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    Dimanche était réservé à Ch, une amie, occasion que nous n'avions plus eue depuis des lunes. Hier, j'annonçais que je ferais acte de présence aux fêtes de Wallonie de Namur, qui me décideraient peut-être à me réconcilier avec la version actuelle. Même souhait de la part de Ch. Notre balade dominicale était toute trouvée.

     En sortant de la messe de 10H, nous sommes restées au soleil, installées sur un banc auprès de la cathédrale, regardant passer les gens, encore peu nombreux à cette heure-là, écoutant des musiciens répéter pour un concert d'airs populaires wallons. Après cette petite détente apéritive, direction resto, où nous avons dégusté un plat de circonstance: du coq wallon finement préparé aux champignons. Tout ce qu'il fallait pour entrer dans l'ambiance des fêtes. 

     

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    Sans pouvoir annuler l'aspect commercial, ni empêcher les excès des sorties nocturnes auxquels je n'ai pas assisté, il y a un effort visible vers un retour en faveur des produits du terroir. Par exemple, la cour du palais du gouvernement provincial était occupée par différents stands tenus par des confréries et ouverte au public, invité à découvrir et déguster gratuitement des spécialités régionales.

    Dans l'après-midi, la foule était bien présente, mais pas du tout agitée, ce qui a facilité des brins de causette avec des connaissances sans être sauvagement bousculées et sans devoir s'égosiller.

    Un grand écran nous a permis d'assister au combat d'échasses dit "de l'échasse d'or" qui se déroule traditionnellement  sur la Place St Aubain. Cette année, le vainqueur est un Avresse, à qui le prix a été remis par Rudy Demotte, le Ministre-Président du Gouvernement wallon.

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    Beau temps, atmosphère respirable, air de fête. Cet ensemble m'a plu. Allez, je reviens à de meilleurs sentiments...

     

     

  • FÊTES DE WALLONIE

    Chaque année, les fêtes de Wallonie se déroulent à Namur au cours du troisième Week-end de septembre. Nous y sommes donc en plein!...

     À cette occasion, le centre de la ville est fermé à toute circulation depuis samedi 10H, et n'appartient qu'aux piétons pendant 72 heures. Normalement, les festivités se déroulent dans l'esprit du folklore et de la tradition. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il a disparu, car ce serait mensonger, mais je dirai qu'il faut faire un choix judicieux pour le retrouver au milieu de ce qui est devenu un supermarché de la consommation...

    Cette année, quatre webcams ont été installées à Namur, à l'occasion des fêtes de Wallonie. Ceci permet de suivre de chez soi les événements. Si vous voulez les découvrir, voici le lien:

    http://www.fetesdewallonie.be/webcams.html

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    Ci-dessus, les Échasseurs, et non échassiers!, groupe namurois dans lequel mon mari a participé pendant plusieurs années, jusque au-delà de notre mariage...

    Quant à moi, après avoir été une endiablée de cet événement, au temps où il avait encore "le cachet de chez nous", puis avoir déserté ce qui avait perdu le caractère "bon enfant", je ferai acte de présence aujourd'hui. Pas spécialement pour boire un pécket (boisson typiquement wallonne, qui est de l'alccol avec du genièvre), ni manger une avisance (saucisse de porc fraîche enveloppée de pâte légèrement feuilletée). Juste le temps de déambuler dans les rues en compagnie d'une amie, d'y rencontrer des connaissances, d'assister à un spectacle de rue, et de décider si je me réconcilie avec la formule actuelle...