• CROIRE AU SOLEIL

    Le soleil de la vie se cache dans des choses toutes simples...

    Pour la réussite d'un événement important, il m'arrive d'espérer du beau temps, c'est à dire le soleil, et si pas de prier à cette intention, de demander un petit coup de pouce à Dieu. Il fait bien davantage! Il ne se limite pas à ma demande, et choisit de me bénir au delà en accordant ce que mon cœur n'ose pas exprimer. Il m'illumine en m'apportant sa lumière à l'intérieur...

    Des lectures rafraîchissantes, des rencontres lumineuses, des messages chaleureux, le regard limpide d'enfants, des retrouvailles enthousiastes, la bonne humeur de mon mari devant des obstacles, le bonheur actuel de mes fils, sont les rayons de soleil qui m'ont éclairée ces derniers temps. Sous un ciel d'août souvent maussade, dans la grisaille et le flot d'infos quotidiennes, quelles éclaircies, quelle espérance !

    J'y vois l'invitation de Dieu à encourager mon enfant intérieur, celui que j'ai trop souvent tendance à oublier, à s'émerveiller en dépit des intempéries de l'existence...

     

    2ak02v6x

     

    BON DIMANCHE À TOUS!

  • UN BARBIER PAS RASANT

    Cette semaine, le Barbier de Séville a aiguisé sa lame pour couper le souffle à de nombreux spectateurs pendant deux soirées à Namur... 

    2

    Adapté et mis en scène par François de Carpentries, ce chef-d'oeuvre de l'opéra comique écrit par Rossini, conjugué à la féerie lumineuse, à la magie du plein air, à la beauté des décors, au charme du château du cercle de Wallonie, a permis à environ 4000 personnes d'assister à  des moments décoiffants. Grâce aussi, bien sûr, à la remarquable prestation des comédiens et des musiciens!

    Gu et moi avons pris place jeudi sur des fauteuils en plein air. Ce soir-là, comme ce fut le cas hier aussi, pas du tout capricieuse, la météo nous a permis de profiter pleinement d'une représentation majestueuse. Comme tout le monde, nous en connaissions quelques airs, mais nous le découvrions dans son entièreté.

    Il reste encore quelques soirées à l'affiche culturelle : à La Hulpe et à Bruges. Vous êtes tentés? Laissez-vous donc emporter par les airs célèbres du Barbier, au coucher du soleil, dans un décor animé par les célèbres personnages du Barbier de Séville...

    Pour plus d'infos, je vous invite à franchir la scène, en belle et bonne compagnie...

    0

     

    9

  • SE FAIRE ESPÉRANCE

     

    Plus moyen de passer outre du 28 août dans l'indifférence depuis le décès de mon frère Luc à cette date, en 2002 exactement...

    En mémoire de lui, j'ai assisté hier à la messe de l'Abbaye de Leffe, ainsi que j'en ai pris l'habitude depuis 2003. Ça tombe bien puisque ce jour-là, la communauté fête St Augustin, de qui la règle a inspiré fortement St Norbert, fondateur des Prémontrés. À des occasions semblables, j'aime faire un petit geste qui marque que je m'associe à eux, une gâterie ou l'autre, souvent accompagnée d'un petit message.

    Il y a eu un "plus" hier, avant mon départ vers Leffe, suite de la lecture d'une conférence de Timothy Radcliffe ( Québec, le 6 juin 2008; Source : Conférence religieuse canadienne). J'en ai trouvé le contenu si intéressant que j'ai eu envie de le partager, et en ai envoyé de longs passages à quelques personnes plus particulièrement concernées par le sujet, qui était: "L'avenir de la vie religieuse". Parmi les destinataires, plusieurs Pères de l'Abbaye de Leffe. Coïncidence? L'homélie du Père Abbé était dans le même ton...

    Je ne retranscris ici que la conclusion, bien que l'entièreté vaille la peine d'être lue...

    fleur_attente_800_Tit_2_12

    "À cette époque où l'humanité souffre d'une crise d'espérance, la vie religieuse peut être un petit signe du Royaume. Nous sommes un signe d'abord en vertu de notre vocation. Nous rendons visible la vocation de toute l'humanité, qui est appelée au Royaume. Nous sommes un signe du Royaume en étant appelés à entrer en communauté et en osant vivre avec des gens différents de nous. D'une manière prophétique, nous refusons la sécurité d'un foyer composé de personnes qui pensent comme nous. Et nous sommes un signe en étant envoyés en mission en dehors de la communauté, pour signifier l'amour et la mémoire infinis de Dieu. Être un signe de ce genre, c'est quelque chose qui vaut la peine. L'Église et la société ont plus que jamais besoin de ce signe. Alors ayons confiance. Nous ne sommes pas finis!"

    N'importe quel lecteur attentif, religieux ou laïc, peut se sentir "appelé" par le message. Notamment, je remarque que presque tout peut s'appliquer aussi aux gens mariés ...

  • HALLELUJAH

    Mardi, Gu a mis un CD de Leonard Cohen, sachant que ça ferait plaisir à son collègue A, qui était notre invité pour la soirée.

    cohen

    Le choix de ce "CD, que nous n'avions plus écouté depuis longtemps, m'a enchantée aussi, car la voix grave et prenante de L. Cohen m'envoûte littéralement. D'ailleurs, Gi l'apprécie autant que nous, alors qu'il est d'une autre génération. "Le Partisan" est le morceau d'élection de mon mari, tandis que celui de A. est "Hallelujah", et je penche vers celui-là aussi...

    Cette désormais célèbre chanson de Léonard Cohen: -> ICI, fait partie des "tubes" maintes et maintes fois repris ! Simple hasard? Je ne pense pas. La mélodie en elle- même invite au recueillement, à la paix intérieure, et à la beauté.

    Le simple fait de l'entendre me donne envie de rester l'écouter, encore et encore... Les yeux perdus au loin. Ailleurs...

    La version de Jeff Buckley: -> ICI est la plus populaire, mais j'en ai découvert d'autres, dont celle-ci avec Kurt Nilsen:-> ICI, et enfin celle de John Cale: ->ICI, de laquelle l'orchestration est plus, c'est le cas de le dire, "dans mes cordes"...

    Quant au texte, il est tiré de l'histoire d'amour entre le Roi David et Bethsabée. Bien que mariée, cette dernière a succombé aux charmes de David, de qui elle se retrouve enceinte. Le mari est envoyé à la guerre sur ordre du Roi, pour servir en première ligne de combat, et y être exécuté. Ce qui permet aux amants de se marier...

    Puis vient le repentir de David, suite à l'intervention du Prophète Nathan, et le châtiment de Dieu avec la mort de l'enfant conçu dans l'illégitimité...

    Mais Bethsabée donnera plus tard naissance à un autre enfant, qui n'est autre que le roi Salomon !...

     

     

     






     

     

     

  • RONDEUR DES JOURS

     

    Nous ne dominons jamais totalement les événements, ils sont plus forts que nous. On se contente de penser, de stimuler ou de réagir...

    hermitage-pontoise-1867.1214896982

    Le billet d'hier m'a ramenée à l'époque de mon enfance. Je me revois, petite, goûtant à la vie qui s'offrait à moi, prometteuse grâce au simple plaisir qu’avaient les gens des campagnes à être là, tout simplement présence, parmi les choses les plus frêles, les plus anodines.

    Ils m'ont appris qu'ils pouvaient changer quelque chose dans leur histoire. Leur exemple m'a enseigné que les choses peuvent bouger en pratiquant l'art "du tout petit peu", celui d'ajouter paisiblement un petit caillou blanc chaque jour, pourtant pas toujours joyeux.

    C'est la manière de vivre que choisissent les gens qui inventent, ceux qui montrent qu'ils ne sont pas à la fin de leur histoire, à la fin du sens à chercher, à la fin d'un Tout à trouver...

    Toujours dans la même logique, je replonge dans "la rondeur des jours", de Giono (Gallimard). Je savoure sa poésie: elle se boit, elle réchauffe, elle porte la vie:

    eauvive

    Le monde est là ; j'en fais partie.
    Je n'ai d'autre but que de le comprendre et de le goûter avec mes sens.

    .../ Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. ils n'ont pas la forme longue, cette forme des choses qui vont vers des buts: la flèche, la route, la course de l'homme. ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques: le soleil, le monde, Dieu.

    .../ La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain. Nous avons oublié que notre seul but c'est vivre, et que vivre nous le faisons chaque jour et tous les jours et qu'à travers de toutes les heures de la journée nous atteignons notre but si nous vivons.

    .../ Tous les gens civilisés se représentent le jour comme commençant à l'aube ou un peu après, ou longtemps après, enfin à une heure fixée apr le début de leur travail; qu'il s'allonge à travers de leur travail, pendant ce qu'ils appellent "toute la journée"; puis qu'il finit quand ils ferment les paupières. ce sont ceux-là qui disent: "les jours sont longs". Non, les jours sont ronds.

    Nous n’allons vers rien, justement parce que nous allons vers tout, et tout est atteint du moment que nous avons tous nos sens prêts à sentir. Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger, de les goûter doucement ou voracement selon notre nature propre, de profiter de tout ce qu’ils contiennent, d’en faire notre chair spirituelle et notre âme, de vivre. Vivre n’a pas d’autre sens que ça.
    Tout ce que propose la civilisation, tout ce qu’elle nous apporte, tout ce qu’elle nous apportera, rien n’est rien si nous ne comprenons pas qu’il est plus émouvant pour chacun de nous de vivre un jour que de réussir en avion le raid sans escales Paris-Paris autour du monde.






  • DEUX JOURS SUR TROIS...

    Hier, aujourd'hui et demain !...

    Chaque semaine compte deux jours pour lesquels nous ne devrions pas nous faire de souci, deux jours où il ne nous faudrait connaître ni crainte, ni appréhension.

    Le premier jour, c'est hier, qui porte le fardeau de ses soucis, de ses erreurs, de ses fautes, de ses bévues, de ses souffrances et de ses chagrins. Hier nous a échappé à tout jamais. Tout l'or du monde ne pourrait le faire renaître. Nous ne pouvons défaire les actes accomplis, les paroles prononcées. Hier est un jour révolu.

    L'autre jour qu'il convient de mettre à l'abri des soucis, c'est demain, plein de grandes promesses, de piètres résultats, de malheurs possibles et de fardeaux. Demain échappe à notre emprise. Le soleil se lèvera inexorablement dans la splendeur ou derrière un voile de nuages. Jusqu'à son lever, nous ne pouvons miser sur rien, puisque demain n'a pas vu le jour.

    Il ne nous reste donc qu'aujourd'hui. Tous nous pouvons livrer bataille pendant une petite journée. Nous ne faiblissons et ne chavirons que si le poids d'hier et de demain - ces deux terribles éternités - s'ajoutent aux inquiétudes d'aujourd'hui.

    0kgvpp0d


    Ce ne sont pas les expériences d'aujourd'hui qui nous désespèrent, c'est l'amertume du remords de la veille et la crainte de demain.

    À CHAQUE JOUR SUFFIT SA PEINE !

    (William LENTERS « L'illusion de la liberté »)

    NB: Mon mot de la fin est : À CHAQUE JOUR SUFFIT SA JOIE Sourire, CELLE DE VIVRE.
    En vivant une journée à la fois, on vit vraiment tous les jours de la vie. Le souvenir d'hier ne m'est utile que dans la mesure où il me permet de faire d'aujourd'hui un tremplin d'espérance vers demain...

  • LENTEMENT, MAIS SÛREMENT...

    La tapisserie actuelle des murs de la cuisine restera marquée dans l'histoire de notre maison...

    0

    Ces derniers temps, nous défaisons pas mal à la maison, et nous faisons aussi. Selon l'expression, "lentement, mais sûrement"! Et aussi en accord avec la maxime: "Jamais deux sans trois". À laquelle je surenchéris par un dicton qui a sans doute été pondu par une personne fataliste: "faire et défaire, c'est toujours travailler".

    Lorsque je les emploie, je crois que c'est surtout moi-même que je cherche à convaincre et à rasséréner, pour digérer les  choses qui ne vont pas dans le sens souhaité. Peu importe, si ça me réussit. Comme actuellement...

    Il y a d'abord eu un problème de nuance dans une couleur qui, sur une grande surface, ne s'accordait pas avec les carrelages. C'était le jour où je suis allée au lac de Bambois, et le travail était bien avancé lorsque j'ai vu que ça choquait. Courageusement, sans se fâcher et sans se plaindre, alors qu'il s'était donné du mal, mon mari a choisi de retourner à la case zéro.

    Tout devait bien repartir avec la deuxième formule. Sinon que le nouveau papier mettait très fort les défauts des murs en valeur. Pas du tout ce qu'on lui demandait! Sans trop bien comprendre par quel phénomène, car le papier était de bonne qualité, Gu et moi avons dû admettre que nous ne pouvions pas continuer ainsi. Il fallait encore recommencer, avec un autre papier!

    La version numéro trois répondait parfaitement à toutes nos exigences. Hier, en fin d'après-midi, Gu était presqu'au bout de ses peines, lorsque je l'entends quasi s'étrangler d'indignation. Maman-chat, qui jamais ne fait de dégâts dans la maison, n'avait rien trouvé de mieux que de tester le nouvel habillage mural pour y "faire ses griffes". Heureusement que c'était elle. Son statut d'animal lui a épargné de passer par un mauvais quart d'heure! Mais le résultat est là: il a fallu arracher ce qui était abîmé. Demain, j'irai racheter un rouleau de tapisserie, puis on recommencera. Le plus tôt possible.

    Allez! On garde le moral? Ça avance, tout de même! On finira bien par voir la fin du tunnel. Quand? Ça se rapproche, lentement, mais sûrement...Sourire


  • AIME-MOI COMME TU ES!

    La Miséricorde est la forme que prend l’Amour infini de Dieu pour les hommes, avec toutes leurs imperfections...

    Le texte qui suit, provenant d'une mystique anonyme du XIX°siècle, est franchement superbe. Il prête un discours à Dieu s'adressant à une personne qui pourrait être chacun d'entre nous. En le lisant, le relisant, et le relisant encore, j'en ai à chaque fois la chair de poule d'émotion!

    Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps ; Je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; Je te dis quand même : "Donne-Moi ton coeur, aime-Moi comme tu es".

    amour,coeur,misere,faiblesse,present,force

    Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne M’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudrais ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, Je ne te permets pas de ne pas M’aimer.

    Aime-Moi comme tu es. A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité.

    Aime-Moi comme tu es. Je veux l’amour de ton coeur indigent ; si, pour M’aimer, tu attends d’être parfait, tu ne M’aimeras jamais. Ne pourrais-Je pas faire de chaque grain de sable un séraphin tout radieux de pureté, de noblesse et d’amour ? Ne pourrais-Je pas, d’un seul signe de Ma volonté, faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que J’ai créés ? Ne suis-Je pas le TRES-AIMANT ? Et s’il Me plaît de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour !

    Mon enfant, laisse-Moi t’aimer, Je veux ton coeur. Je compte bien te former, mais en attendant, Je t’aime comme tu es. Et Je souhaite que tu fasses de même ; Je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse. J’aime l’amour des pauvres ; Je veux que, de l’indigence, s’élève continûment ce cri : Seigneur, je Vous aime. C’est le chant de ton coeur qui M’importe. Qu’ai-Je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que Je te demande, et si Je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait ; ne t’inquiète pas de cela.

    J’aurais pu te destiner à de grandes choses ; non, tu seras le serviteur inutile, Je te prendrai même le peu que tu as car Je t’ai créé pour l’amour. Aime ! L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour.

    Aujourd’hui Je me tiens à la porte de ton coeur comme un mendiant, Moi, le Seigneur des seigneurs.

    Je frappe et J’attends, hâte-toi de M’ouvrir, n’allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait Me blesser le coeur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance.

    Je veux que tu penses à Moi à chaque heure du jour et de la nuit, je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour.

    Quand il te faudra souffrir, Je te donnerai la force ; tu m’as donné l’amour, Je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver. Mais souviens-toi : "Aime-Moi, tel que tu es".

    N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’Amour, sinon tu n’aimeras jamais.

  • PAPA, MAMAN, ENFANT

    La joie de la naissance révèle ou rappelle que la venue de tout être humain est une bonne nouvelle, emplie d'espérance, le début d'une histoire sacrée.

    C'est sans doute pour cela que la vue d'un bébé suscite toujours en moi de l'émotion, de l' émerveillement, et aussi des réflexions. Tout un travail qui vient d'être réactivé par l'arrivée d'Emma, d'autant plus après avoir communié avec elle jeudi soir en la tenant longuement dans les bras...

    9moisc10

    Bébé est une personne à part entière, avec ses droits - à commencer par le droit à la vie -,  et son mystère. Il n'est surtout pas une thérapie pour ses parents, qui doivent éviter de l'étouffer et veiller à ne pas lui imposer leurs rêves.

    Vérité de foi inaccessible à la seule raison humaine.

    Sans le savoir, le tout-petit est aussi, et ce dès sa conception, l'éducateur de ses parents, qu'il envoie à une école de patience, de confiance, d'abandon, de tendresse. Il change le sens de leur vie, transforme la famille, et, en ce qui concerne les Chrétiens, les conduit à se tourner vers Dieu, source de toute vie. Il leur apprend à vivre la part d'inconnu inhérente à la vie, mais aussi à s'impliquer dans certains domaines. Notamment celui des interdits, par lesquels Papa et Maman doivent accepter que leur enfant les aime moins durant un court instant, le temps d'une éventuelle punition...

    Voici un texte éloquent à ce sujet, qui est la prière secrète d’un enfant à son père et à sa mère:

    Maman, Papa, je vous en supplie, ne me laissez pas croire que mes désirs sont tout puissants.
    Maman, Papa, je vous en prie, prenez le risque de me frustrer et de me faire de la peine en refusant certaines de mes demandes.
    Maman, Papa, c'est important pour moi que vous sachiez me dire non, que vous ne me laissiez pas croire que vous êtes tout pour moi, que je peux être tout pour vous.
    Maman, Papa, surtout, entendez mes désirs mais n'y répondez pas tout de suite. En les satisfaisant trop vite, vous risquez de les assassiner. Confirmez-moi que j'en ai, qu'ils sont recevables ou irrecevables mais ne les prenez pas en charge à ma place.
    Maman, Papa, s'il vous plaît, ne revenez pas trop souvent sur un refus, ne vous déjugez pas pour que je puisse aussi découvrir mes limites et avoir des repères clairs.
    Maman, Papa, même si je réagis, si je pleure, si je te dis à toi, Maman "méchante et sans cœur…", reste ferme et stable, cela me rassure et me construit. Si je t'accuse toi, Papa, "de ne rien comprendre", ne m'enferme pas dans mes réactions.
    Maman, Papa, par pitié, même si je tente de vous séduire, résistez même si je vous inquiète, ne vous soumettez pas même si je vous agresse parfois, ne me rejetez pas.
    C'est comme cela que je pourrais grandir.


    Jacques Salomé.

  • LAC DE BAMBOIS

    Bambois, petit village du namurois, et plus précisément de l'entité de Fosses-la-ville, possède un lac, appelé " li grand vevi",  à cheval sur deux communes, Fosses-la-ville au nord et Mettet au sud.

    Ce lac, d'origine artificielle très ancienne, est principalement alimenté par le " ruisseau de la belle eau " dont les sources aux eaux acides sont situées en Ardenne condruzienne. Le " ruisseau des Bons Enfants ", dont la source est en zone agricole, alimente également le plan d'eau. Le Prince-évêque de Liège Notger en aurait été le maître d'œuvre au Xième siècle. C'est la légende qui le dit, d'où l'appellation de " vivier l'évesque " utilisée pendant l'ancien régime.

    Dans mon adolescence, ce lieu était un but de promenade à vélo (+ ou - 40Km A-R) que nous faisions régulièrement entre copains. Nous nous y arrêtions pour pique-niquer, nager, faire du pédalo ou du kayak, flâner. À l'époque, il était fort fréquenté, surtout par la population des environs, et insufisamment réglementé. Tout s'y est dégradé, au point que le site a définitivement été abandonné à son triste sort en 1976. J'étais restée sur ce cliché peu réjouissant et pas attractif du tout, ce qui explique mon peu d'entrain pour y retourner. À tort!

    En 1991, la Région Wallonne, qui en était devenue propriétaire, a confié la gestion du site, soit 43Ha, à l'asbl " Institut pour le Développement de l'Enfant et de la Famille " (IDEF) par bail emphytéotique de 33 ans.  Le résultat est remarquable ! En 2000, le lac de Bambois  a été reconnu par la Région Wallonne comme ZONE HUMIDE D'INTERET BIOLOGIQUE (Z.H.I.B.). Il est de plus retenu comme site Natura 2000 .

    0

    Ce n'est que lundi que j'ai pu apprécier la qualité du travail réalisé. Grâce à mon petit filleul, à qui je consacrais enfin du temps. Merci, Clément!

    Parmi quelques propositions, il avait le droit de choisir notre destination. Ainsi promis, ainsi fait. Puisqu'il optait pour le lac, nous nous y sommes rendus en compagnie de sa soeur et de ses parents. Le parcours m'a enchantée par les découvertes, émerveillée devant chaque nouveau tableau qui s'offrait à mon regard.  C'est tout simplement fabuleux, et le mot n'est pas excessif. Il y en a pour tous les goûts, tous les âges, et je défie quelqu'un de pouvoir en revenir déçu. 

    Il serait trop fastidieux de décrire les nombreuses activités, les multiples curiosités, les créations remarquables, la beauté de l'environnement. Pour vous en donner une petite idée, je vous propose de vous rediriger vers le parc (de la photo), d'y pénétrer, et de vous balader avec nous.

    Le mieux serait bien sûr que vous alliez vous rendre compte sur place. Vous ne le regretteriez sûrement pas...