• LA PIERRE A ROULÉ

     


    main20030415908Si je fais le lien entre la pierre d'un tombeau et une lithiase rénale, vous allez penser que je débloque complètement. Sauf si vous suivez mon raisonnement ...

    “ Il le déposa dans un tombeau taillé dans le roc et roula une pierre à l'entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie, mère de Joset regardaient où on l'avait déposé. “(Mc 15, 46-47)
    Comme tout le monde, cette lourde pierre qui pourrait fermer définitivement le tombeau, je la connais.
    Cette pierre que nul ne peut rouler, je l'ai si souvent rencontrée! C'est la pierre qui étouffe les espoirs : espoir d'une famille harmonieuse, espoir dans le travail, espoir de justice, espoir de guérison...

    Tout est donc terminé?
    Pour votre compréhension, je remonte jusqu'à mon enfance. Lorsque j'avais quatre ans, maman a souffert d'une dépression nerveuse assez sérieuse, alors qu'elle était enceinte de son quatrième enfant (elle en aura quatre autres par la suite). Puis, elle a définitivement oscillé entre la dépression et les phases de rémission, ces dernières n'offrant que de courts répits. Je vous épargne les détails, sauf un: l'humeur de maman était variable et imprévisible, au point de refuser, subitement et sans mobile apparent, tout contact avec des personnes. Les "victimes" étaient la plupart du temps les plus proches, papa étant la cible la plus fréquente. C'est ainsi que j'ai eu ma part de mises à l'index...

    Même "quand tout allait bien", je sentais planer la menace de "ce qui pouvait arriver". Sans arrêt, papa nous disait: "Aimez votre maman, mes enfants. Elle est malade! Priez pour elle, et pour moi...". Il avait raison, mais je supportais avec peine ce climat de tension. Aussi, à l'âge de treize ans, ai-je demandé et obtenu d'aller en internat, là où j'ai heureusement pu vivre dans une ambiance équilibrante, avec des règles stables qui me convenaient. Je ne l'ai jamais regretté.

    Ma relation avec maman a continué à faire des vagues, toujours sans que je ne comprenne, ou plutôt que je n'admette ses mobiles. Régulièrement, je cessais de rendre visite à mes parents pendant de longues périodes pouvant durer des mois. 

    Des sentiments divers m'ont habitée: une palette colorée de révolte, colère, dégoût, rejet, vengeance, découragement, indifférence, pitié, culpabilité... Jusqu'à en arriver à vouloir me conditionner pour aimer paisiblement maman, tout en mettant les limites entre elle et moi. C'est ainsi que je suis parvenue à bien communiquer avec elle, sans me sentir terrorisée, ni soumise, à son baromètre psychique.

    Maman continuait ses sautes d'humeur, mais ça ne m'atteignait plus autant (l'indifférence "zéro" ne m'est pas possible!): j'avais appris à m'assumer sans rien attendre d'elle, ni de personne, par extension. Faisant mieux la part des choses, je ne me sentais plus victime, ni rejetée. Du coup, quoique régulièrement interdite de manifester mon amour à mes parents (papa subissait les retombées des décisions de maman !) je continuais à les aimer à distance, sans hargne, attendant que le temps arrange les choses.  

    Il y a un an, le Samedi Saint plus précisément, maman a téléphoné à la maison pour souhaiter une bonne fête de Pâques, demandant que personne ne passe chez elle et papa le lendemain, ainsi que nous en avions coutume."Ne venez plus pour l'instant. Nous ferons signe quand ce sera possible. Nous sommes trop fatigués. ", a-t-elle ajouté. Sans chercher à contrarier, nous avons observé la consigne. Les jours, les semaines, puis les mois ont passé. On se téléphonait amicalement. De temps à autre, je tendais la perche pour susciter une éventuelle invitation de la part de mes parents. Rien! Les contacts étaient au beau fixe, ce qui était rassurant, mais aussi plus déroutant.

    fdcvxSans leur en porter rigueur, j'ai pris le parti de les aimer comme ils le demandaient, quand bien même ce n'était pas du tout comme j'en avais le désir. Par ailleurs, j'avais appris que certains de mes frères et soeurs conservaient leur droit d'entrée auprès de nos parents. Mais ce choix ne m'appartenait pas, et la jalousie n'est pas à mon programme...

    J'en étais malgré tout arrivée à craindre de ne revoir mes parents que lorsque l'un des deux décéderait. J'avoue avoir même pris l'habitude de les sentir vivre dans ma tête, dans mon coeur, mais d'en oublier leur existence physique. Au point d'organiser ma vie sans les y intégrer, alors qu'en entrant en pré-retraite, j'envisageais de me mettre davantage à leur disposition. Ils étaient à demi ensevelis, non par mon propre vouloir, mais par leur volonté...

    Les femmes aussi se disaient : “Qui nous roulera la pierre devant l'entrée du tombeau ?” (Mc 16, 3).

    Jeudi dernier, papa est entré d'urgence en clinique. Ce n'est pas trop grave: une pierre au rein, qui va être lithotritée aujourd'hui. Une mise au point cardiaque s'avère aussi nécessaire. Tout d'un coup, me voici régulièrement appelée, sollicitée par maman, autorisée à franchir le seuil resté interdit pendant presque un an! Ma réponse était prête depuis lors: "je suis là, puisque tel est votre besoin!" Non par devoir, ni par crainte, mais simplement par amour...

    Il n'empêche qu'en revoyant mes parents, l'un à la clinique, et l'autre au domicile, alors que mon élan intérieur était empli d'affection, j'ai senti un frein. Il aurait été normal que je serre l'un et l'autre dans mes bras, et je me suis contentée de les embrasser comme si je les avais quittés la veille.

    Mais au matin de Pâques, elles trouveront la pierre roulée et le messager leur dira : “Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit.” (Mt 28, 6)
    Ce calcul rénal est une manifestation de plus de Dieu qui intervient, un cadeau du Vivant dans ma vie. Jointe aux exercices d'amour, cette lithiase de Pâques 2008 est parvenue à soulever la pierre de Pâques 2007!
    Dieu est Amour, plus fort que ce qui pourrait me décourager! Il est la Vie qui vainc la mort!


    « Heureux, dira Péguy (que je cite parce que papa l'a beaucoup lu, et qui est mort au champ de bataille le 05 septembre 1914, à l'âge de 41 ans), ceux qui sont morts pour la terre charnelle mais pourvu que ce fût pour une juste guerre.
    Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles couchés dessus le sol à la face de Dieu.

    Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu et les pauvres honneurs des maisons paternelles, car elles sont l’image et le commencement et le corps et l’essai de la maison de Dieu.
    Heureux les grands vaincus, les rois désabusés. »

    La violence et la force emprisonnent. La puissance véritable se manifeste dans le choix libre et aimant de la faiblesse.
    Pour trouver Jésus en l'autre, je ne dois pas le chercher à travers l’éclat du tonnerre qui gronde dans une relation chargée d'émotions négatives, mais plutôt dans l'intensité d'un Amour qui seul peut faire éclater la pierre des tombeaux. Il provient de toutes les larmes échappées de mes yeux en vue d'un beau sourire aux couleurs du plus bel arc-en- Ciel.

    Je crois en un Dieu qui pleure avec moi, avec nous, et en un Dieu qui meurt pour moi, pour nous. Par Amour!
    On ne trouve jamais deux êtres totalement identiques, même si les mécanismes qui sous-tendent leurs comportements le sont. C'est avec ce « matériel de base » que les gens entrent en relation les uns avec les autres pour se compléter, s'opposer, s'enrichir où se détruire, tissant ainsi la gigantesque toile des relations humaines.

    Mère Teresa disait : « Ne cherchez pas des actions spectaculaires. Ce qui est important, c’est que vous donniez de vous-même. Ce qui compte, c’est le degré de compassion que vous mettez dans vos gestes. »

    Seigneur Jésus, tu es toujours là pour rouler la pierre de mes tombeaux. Ta présence est la preuve que l'amour est plus fort que la haine, que la vie est plus forte que la mort. Douce vengeance, grande consolation...

     

     






  • CRYPTE DU PARVIS NOTRE DAME -PARIS


    imagesInaugurée le 23 septembre 1980, la crypte du parvis de Notre-Dame de Paris se situe en dessous du parvis, côté préfecture de police, et l'on y accède par des escaliers.
    Lors de mon dernier passage à Paris, un ami m'a entraînée dans ce lieu dont j'ignorais l'existence, alors que j'étais passée de nombreuses fois à côté. Très intéressante, la visite permet de se situer par rapport à l'histoire de la ville. Voici en copie un extrait d'article de la lettre "evene.fr" d'hier (grâce auquel je me suis décidée à publier ce post) qui vous envoie à des liens utiles pour en connaître davantage...

     

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    "Ce site archéologique renferme les ruines et les fondations des bâtiments qui constituaient le parvis d'avant 1750. Le site présente aussi des ruines conservées dans le sol de l'île de la Cité entre le IIIeXIXe siècle. On trouve dans la crypte un résumé de l'histoire de Paris : des vestiges gallo-romains, des remparts, les fondations de la basilique Saint-EtienneNeuve Notre-Dame, non remaniée pendant plus de sept siècles. Cette rue a finalement été ouverte vers la fin du XIIe siècle pour amener les matériaux nécessaires à la construction de la cathédrale." (...)

     

  • QUAND L'AMOUR FAIT SIGNE

     

     J'ai beau les avoir déjà lus et relus, les mots du sage se faufilent à chaque fois dans les zones les plus profondes de mon âme et pénètrent mon cœur. Ils m'enveloppent, me remuent et font vibrer ma corde sensible... 

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    Quand l'amour vous fait signe,
    suivez-le.
    Bien que ses chemins soient ardus.
    Et quand il vous enveloppe de ses ailes,
    cédez-lui,
    Même si l'épée cachée dans ses pennes vous blesse.
    Et quand il vous parle,
    croyez en lui,

    Même si sa voix brise vos rêves
    comme le vent du nord dévasatant un jardin.

     Car si l'amour vous couronne,
    il vous crucifie aussi.
    Et s'il est pour votre croissance,
    il est aussi pour votre élagage.
    De même qu'il s'élève à votre hauteur
    pour caresser vos plus tendres branches frémissant dans le soleil,
    Il descend jusqu'à vos racines
    et les secoue de leur adhérence à la terre.
    Telles des gerbes de blé,
    il vous ramase et vous serre contre lui.
    Il vous vanne pour vous dénuder.
    Il vous tamise pour vous
    libérer de votre enveloppe.
    Il vous broie jusqu'à la blancheur.
    Il vous pétrit jusqu'à vous rendre souple.
    Puis il vous expose à son feu sacré,
    afin que vous puissiez devenir
     pain sacré au festin sacré de Dieu.
    Toute cela,
    l'amour l'accomplira sur vous
    afin que vous connaissiez les secrets de votre coeur,
    et, par cette connaissance
    devenir une parcelle du coeur de la Vie.

    Mais si, pusillanimes,
    vous ne recherchiez que la paix de l'amour
    et sa volupté.
    Mieux vaudrait couvrir votre nudité
    et quitter le champ où l'amour moissonne,
    Pour pénétrer dans le monde sans saisons en lequel vous rirez,
    mais point de tous votre rire, et pleurerez,
    mais point de toutes vos larmes.

    L'amour ne donne que de lui-même,
    et ne prend que de lui-même.
    L'amour ne possède pas,
    ni ne saurait être possédé.
    Car l'amour suffit à l'amour.
    Lorsque vous aimez,
    vous ne devriez pas dire,
    "Dieu est dans mon coeur",
    mais plutôt,
    "Je suis dans le coeur de Dieu".
    Et ne pensez pas qu'il vous appartienne d'infléchir le cours de l'amour,
    car c'est l'amour, s'il vous en juge digne,
    qui dirigera le vôtre.
    L'amour n'a d'autre désir
    que de s'accomplir.

    Mais si vous aimez
    et que vous ne pouvez échapper aux désirs,
    qu'ils soient ceux-ci:
    Vous dissoudre et couler comme l'eau vive d'un ruisseau
     chantant sa mélopée à la nuit.
    Connaître la douleur d'une tendresse excessive,
    recevoir la blessure de votre propre
    conception de l'amour,
    Et en saigner volontiers et dans la joie.
    Vous réveiller à l'aube
    avec un coeur prêt à s'envoler
    et rendre grâce
    pour une nouvelle journée d'amour,
    Vous reposer à l'heure du méridien et méditer sur l'extase de l'amour,
    Revenir à votre foyer le soir, avec gratitude,
    Puis vous endormir avec au coeur une prière
    pour le bien-aimé et un chant de louanges sur vos lèvres.


    Khalil GIBRAN 

     


  • L'ARROSEUR ARROSÉ!

    La semaine dernière, nous avons constaté un débarquement pour le moins étrange chez P., notre voisin d'en face...
    Sans plus d'affaire que ça, nous n'en étions pas troublés pour autant, mais plutôt amusés, suboborant quelque farce. Pas mal encombrant l'objet déposé, puisqu'il s'agissait d'une caravane relookée genre buvette. Samedi, P. a raconté l'histoire de cet arrivage insolite à mon mari...  

     

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    Depuis des années, un de ses amis ne cessait d'affirmer que son plus cher désir serait d'être vendeur de frites. Aussi P. a-t-il voulu le combler, profitant pour ce faire de marquer le coup à l'occasion de ses 40 ans. D'avoir entendu le souhait, il est donc passé à l'action, a déniché l'engin ad-hoc, puis réquisitionné des hommes. Ensemble, ils ont maquillé la carrosserie, organisé un convoi pour acheminer la caravane en toute discrétion devant le domicile de l'heureux (?!) destinataire. Moins facile à livrer qu'un simple courrier, le gros colis a bel et bien trouvé place à temps et à heure, et a obtenu l'effet désiré pour ce qui est de l'ahurissement et la consternation. Mais aussi embarras devant cet encombrant cadeau!  L'ami de P. n'a, paraît-il finalement apprécié qu'à moitié la blague. Parce qu'enfin, c'était peut-être sympa, mais il fallait évacuer! D'autant plus rapidement que la police locale n'a pas tardé à intervenir en exigeant que tout soit réglé illico...

    Tant qu'à faire, l'ami a commandé un camion, et ... a fait transporter la "délicatesse empoisonnée" à l'adresse de son expéditeur. Qui s'est retrouvé dans la même situation! Hier matin, deux motards policiers inspectaient soigneusement le véhicule immobilisé le long du trottoir de chez P., et deux heures plus tard, sous une pluie battante, l'arroseur arrosé démontait la caravane, aidé par son fils. En sortant, je lui ai lancé en souriant (on se connaît suffisamment pour que je me le permette): "Qui est pris, qui croyait prendre"! Il a ri (je nai pas vu la couleur, mais ça devait être jaune!) et a dit: "sans commentaire!".

    Il est bien connu que les amis sincères ne reculent devant aucun sacrifice, et sont prêts à se couper en quatre pout réaliser les rêves les plus fous de ceux qui leur sont chers. Mais tout de même, à l'avenir, je crois bien que P. réfléchira avant de se laisser emporter par le fantasme de ses amis...

  • UNE HEURE POUR LA TERRE

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    "Une heure pour la Terre " est un événement mondial coordonné par le WWF (Fonds mondial pour la nature), qui a vu le jour l’an dernier, à Sydney, en Australie.

     Après -demain, samedi 29 mars, à 20 h, nous pourrons nous joindre à des millions de personnes, aux quatre coins de la planète, qui éteindront leurs lumières pendant une heure pour sensibiliser le monde entier à la nécessité de réagir au problème du changement climatique.

    Voici un extrait de message du ministre de l’Environnement, John Gerretsen(ministre  de l’Ontario)
    « Pendant une heure le 29 mars, vous pouvez faire partie du mouvement mondial Une heure pour la Terre et concourir à la protection de l’environnement et à lutte contre le changement climatique. Et pourquoi ne pas lutter pour protéger la planète tous les jours ? Utilisez votre voiture judicieusement et seulement quand vous ne pouvez ni vous déplacer à pied, ni prendre les transports en commun. Éteignez les appareils électriques que vous n’utilisez pas. Remplacez vos ampoules à incandescence par des lampes fluorescentes compactes. Vous économiserez de l’argent et réduirez les émissions de gaz à effet de serre. »

     

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    Un simple petit geste peut produire beaucoup: construire ou détruire. À chacun de choisir ...

     

  • ACCUEIL ET PARDON


    Dernièrement, la conversation avec une amie nous a menées sur le sujet de l'ouverture à l'autre.

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    Nous étions toutes deux d'avis que lorsque les gens sont insensibles et intransigeants avec les autres, c’est souvent qu’ils n’ont pas beaucoup souffert, ou qu'ils sont tellement aveuglés par leur propre mal qu'ils distinguent de manière déformée ce que vit l'entourage.
    Étant croyantes, nous avons dirigé notre réflexion en nous inspirant du regard de Jésus.
    Il nous enseigne comment se comporter dans les grandes lignes, mais ne condamne pas celui qui ne les suit pas. Il ne juge jamais.

    Qui peut se targuer d'être parfait? Alors, pourquoi juger autrui, avec parfois une dureté féroce?
    Normalement, ceux qui ont été mis à l'épreuve rejoignent plus facilement les autres là où ils sont. Ils sont doux et miséricordieux, quand bien même ils ne comprennent pas tout.

    Un privilège de mon l'âge est que j'ai appris à être en accord avec moi-même, mais surtout à être confiante en Dieu. Je ne me sens plus menacée par la différence des autres, même pas par ceux de qui on dit qu'ils "filent du mauvais coton".

    Ce qui m'aide dans ce sens-là, c’est de me souvenir de mes propres erreurs, de mes propres tentations, de mes propres faiblesses ! Ces détours ont été nécessaires pour apprendre à me connaître, à me forger, à deviner chacun dans un possible au-delà des plus obscures apparences. Par conséquent, plus j'avance, plus accueillante je suis envers tous sans que ça remette en cause mes valeurs personnelles, me reposant sur la Providence pour ce qui me dépasse.

    Pour nous pardonner, Jésus n’attend pas que nous changions. Il nous pardonne pour que nous changions !
    Il ne faut pourtant pas se fourvoyer: Il aime le pécheur, mais Il n’aime pas le péché ! En outre, le pardon ne dépend pas seulement de celui qui pardonne, mais aussi de la sincérité de la repentance
    de la part de celui qui est pardonné, du désir réel de changement dans sa vie.  

    Qui aime bien châtie bien, dit l'expression.
    Selon moi, quand une sanction s'impose, elle est supposée rendre meilleur celui qui la reçoit, tout en restaurant la victime éventuelle dans la justice et dans sa dignité. Elle doit renvoyer celui qui s'égare à lui-même, et lui transmettre le message qu'il est meilleur que l'acte qui lui est reproché, qu'on croit encore en lui et en sa capacité de repartir "du bon pied".

    GREGORIO ALLEGRI. MISERERE À 9 VOIX ( PSAUME 50)

     
    Quant à accepter Jésus comme Sauveur, c'est une grâce qui est offerte, pas une obligation: il laisse le libre arbitre. À nous de savoir ce que nous voulons... vraiment!...
  • JÉRUSALEM

     
    Esaïe est considéré comme le grand prophète annonçant la Rédemption.
    Dans le chapitre 62 de son livre, après avoir décrit le salut de Sion (Ch 60), et présenté la personne du Sauveur (Ch 61), il fait ressortir la nécessité de l'intercession des fidèles (Sion-Jérusalem est le centre de la terre sainte). Pour accomplir une oeuvre, Dieu attend qu'elle soit réclamée... 
     
     
    Après que Jésus, ce Sauveur annoncé et attendu soit venu, que nous reste-t-il à faire?
    Faire mémoire de Lui, pour ne pas oublier. Nous sommes citoyens de la Jérusalem Céleste!
    Nous participons à son retour sur la terre, chaque fois que nous le rendons vivant en nous, puis que nous le reconnaissons et le rejoignons dans l'autre...

  • À SUIVRE...


     Comme à chaque fête, l'ambiance était plus spéciale chez nous durant le WE qui vient de se terminer.

    Normalement il devait se dérouler plutôt calmement, et en comité réduit, l'actuel noyau des six personnes (4+2) de chez nous. 
    C'était sans compter sur les visites imprévues qui se sont succédées samedi (celles que je préfère, néanmoins!), qui m'ont à peine laissé le temps de confectionner le gâteu du dimanche. C'eût été un crime! Mais tout est bien, qui finit bien, et chacun a eu sa part de dessert pour clôturer le dîner d'hier... 

      
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    Il est Seigneur! Il est vainqueur!
     
    LOUANGE (Exo) 

     
    Comment prolonger Pâques et continuer à rendre louange au Christ?
    En vivant vraiment, c’est-à-dire en étant à la recherche de tout ce qui fait « être », en me détachant de ce qui n'est que du « paraître » et de « l’avoir ».

    Jésus a demandé en fin de vie : « Faites ceci en mémoire de moi ». La mémoire de Jésus me révèle le sens de sa vie, qui est de me faire rencontrer « Dieu Amour » par une alliance nouvelle. Me souvenir de Lui c’est renouveler la Cène, vivre l'Eucharistie, pour l’avoir présent en moi et vivre de sa Vie.

    La mort de Jésus est un don d'amour incomparable, qui donne un sens aux difficultés endurées ainsi qu'à ma vie, et par lequel Jésus ouvre le chemin vers Dieu. 
    « Centrée sur le plaisir à satisfaire à tout prix, ou axée sur l’orgueil intellectuel, ma vie est morte, figée, enfermée dans l’oeuf de l’ego de mon désir qui méconnaît la flamme de l’amour inconditionnel », écrivais-je le soir du Jeudi Saint sur le blog de Didyme.

    Vivre dans l'esprit de Pâques, c'est un pouvoir de l'âme, c'est une activité fécondante. Si j’aime véritablement une personne, j’aime toutes les personnes. Je peux lui dire « Je t ‘aime, et en t’aimant, j’aime le monde, y compris moi-même »... 
  • RE-CRÉATION

     

    C'est aujourd'hui Pâques. C'est la fête, car Jésus est ressuscité. Les ténèbres de la mort et du péché font place à une lumière et à une vie nouvelles. Un nouveau monde est créé. L'humanité est merveilleusement renouvelée...

    La veillée pascale, à la lumière de la résurrection de jésus, a commencé comme chaque année par la lecture du début de la Genèse, avec le passage sur la création. Ce récit merveilleux est à entendre comme un poème et non comme un écrit à caractère historique ou scientifique.

    Dieu crée. Par sa parole, il ordonne. Par son regard, il voit la beauté et la bonté du résultat. L’homme et la femme viennent en dernier lieu. Ils sont "la perle " de la création, à l’image et à la ressemblance du Créateur. C'est ce qui vaut l'honneur à l'humanité d'être chargée de veiller sur la création et d’en assurer la croissance.

    Tout être humain est structurellement un créateur, et pas seulement un exécutant ou un répétiteur. La création devient selon ce que nous sommes...

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    Je suis très marquée, dans mon cœur, mon corps et ma foi, par le langage multiple de l'homme, par cette capacité créatrice qui le caractérise en profondeur. Cela n’est pas toujours sans tensions ou sans déchirement, comme si l’approche de la beauté et de l'intériotité avait difficile de s’accomplir sans rupture avec l’ordre conventionnel. Mais j'ai toujours associé mes démarches à mon expérience de Dieu, autre sorte d'aventure désinstallante et libérante qui, lorsqu’elle est acceptée, me place sur des routes que je n'ai pas encore explorées. Je ne sais alors pas jusqu’où je serai conduite, mais je me fie au Guide! Par sa vie, sa mort et sa résurrection, Jésus m' entraîne dans une transformation, un mouvement qui ne m'effraye pas...

    Dans l'acte créateur du Christ, il y a franchissement d’un seuil, un abandon au Père, de qui Il a dit qu'il est aussi notre Père, un don de soi. Nous sommes dans une perspective de dévoilement, d'éclosion, de vie nouvelle ...  

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    La recherche du beau par amour et pour l'Amour peut transformer la vie.

    Tout ce qui se vit "En mémoire de Jésus" participe à la Révélation de Dieu .

    La beauté est en quelque sorte misssionnaire. L’art en général, entre autres la liturgie et la musique, si j'envisage plus spécialement les cérémonies religieuses, ont des manières de faire entrer dans l’autre côté du silence. Comme dans la mise en route de toute vie, ce sont des actes créateurs. Écoutez donc...

    CREDO (Vivaldi) 

     

  • CADEAU PASCAL

     
    À l'époque où j'étais CG chez les guides, je pense avoir vécu parmi les moments les plus durs de ma vie il y a un peu plus de trois ans...
    Non pas pour l'ampleur de l'événement en soi, mais pour l'impact qu'il a provoqué sur moi. Inutile de revenir sur les détails. Je dirai juste avoir servi de bouc émissaire à des personnes, en l'occurrence plusieurs jeunes avec lesquels j'avais d'excellents contacts, y compris dans la vie privée. Non seulement je ne comprenais rien de ce qu'il se passait, mais j'ai cru devenir folle, doutant de moi, me culpabilisant à outrance, torturée intérieurement au point de maigrir, et de développer du pityriasis. 
     
    Épisode que je ne souhaite pas revivre! Pourtant, ce fut l'occasion d'apprendre à pardonner à mes "bourreaux", sans nourrir de sentiment de vengeance, et de me préparer à les accueillir sans demander de justification au cas où ils reviendraient vers moi.
    Ça n'a pas été aussi facile que le raconter ici, mais ça a réussi. J'ai eu la chance d'être bien entourée par la famille et les amis, aidée par un conseiller spirituel.
    J' ai aussi prié beaucoup, découvrant une nouvelle relation avec Dieu, par une plus grande facilité à m'abandonner à Lui, à sa volonté, à son  temps d'Éternité.

    Deux ans plus tard, ils étaient tous revenus, disant avoir été embarqués dans une fausse logique, qui a dégénéré dans une spirale qu'ils ne contrôlaient plus. Après la mise à l'épreuve, le voile de la mort s'est soulevé, déchiré par une volonté conjointe de s'aimer, et a fait renaître une plus belle relation. Depuis lors, nous nous revoyons régulièrement. L'amitié qui nous lie est plus profonde et moins émotive qu'auparavant. Nous avons tous grandi!
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     Hier, j'ai reçu un mail de remerciement, suite à un dimanche que deux de ces jeunes (devenus fiancés et bientôt mariés!) ont passé dernièrement à la maison. Pas du style "poliment correct", mais très chaleureux, venant du fond du coeur, témoignant du plaisir évident qu'ils ont eu d'être chez nous, et désireux de bientôt recommencer. Le genre de message qui traverse tout le corps d'une énergie d'amour. Le contagieux, pas celui qui chatouille l'ego, celui qui donne envie de le donner à son tour à quelqu'un d'autre
     
    Ce bonheur venant le jour du Vendredi Saint me parle davantage. Telle l'ombre qui manifeste la présence d'un corps lumineux au milieu de l'obcurité, j'ai perçu dans ce mail un nouveau signe visible de la résurrection après un autre funeste vendredi (le coup fatal était aussi un vendredi). Comme si Jésus voulait une fois encore m'assurer qu'Il est bien vivant auprès de chaque croix.
     
    J'ai eu besoin de ne pas garder cette joie pour moi toute seule, et l'ai partagée à un ami qui a été proche des événements et y a ensuite aussi été indirectement impliqué. Dans le courier que je lui adresse, je fais aussi allusion à la visite d'une autre "actrice "de l'histoire, venue souper à la maison en début de cette semaine, ce qui m'avait déjà emplie d'une sensation de bonheur:
     "(...) Si j'y ajoute la soirée de lundi soir à la maison avec  Él., tu devines mon bonheur.(...)"
     
     
    Puis je continue... 

    "(...) C'est dans cet état d'esprit que se termine la Semaine Sainte pour moi. Bien sûr, il faut encore terminer le Vendredi Saint, et après celui-ci bien d'autres lui succéderont, sans attendre l'espace d'un an et sans se soucier que le jour calendrier ne soit pas forcément un vendredi. Mais qu'importe, s'ils se vivent dans l'espérance? 
    Puisque j'ai la certitude que la Vie renaît toujours..." 
     
    Sans le Christ, qui m'apprend la notion du pardon créateur, aurais-je cette vision-là?
    Plus j'avance, et plus je prends conscience du cadeau qu'Il nous a fait en offrant sa vie pour nous sauver.  Pour lui, j'essaye à mon tour de tout vivre en amour, et je partage cette joie partout où je le peux...