• MYSTÈRES DE LA VIE

    Depuis ce matin, le vide s'est fait à la maison. Pourtant, un sentiment de plénitude m'habite. Emplie de ce qui m'a été offert par les amis de Paris, dont Christine, puis par Magali, Didyme, Cyril, et aussi  Ma-O, une jeune-fille de qui je n'ai pas encore parlé, impossible de me sentir seule...

    Comment résumer le tout? Jade, petite héroïne d'un livre duquel j'ai déjà évoqué l'existence l'an dernier, va momentanément m'y aider. Écoutez-la...

     

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  • LA PÈLERINE, NOUVELLE QUÊTE

    Tant de choses vécues en l'espace de quelques jours, dans une vie "sans rien faire", desquelles j'aimerais vous entretenir plus en détails. Si le temps me le permet...
    Mardi, Magali, la pèlerine maintenant bien connue des habitués de ce blog, est venue à la maison et repartira ce matin
    vers d'autres cieux. J'aimerais vous parler de nos partages, qui ont été enrichis par la présence de Cyril et Didyme, auprès de qui nous avons passé la journée d'hier à Leffe. Je n'oublie pas non plus ceux de dimanche dernier avec Christine...

    En attendant, je vous propose de poursuivre le périple de la pèlerine, de qui voici le dernier courrier circulaire, envoyé peu avant sa venue chez nous... 

     

    PICT0078Salut les copains,
     
    Me voilà remplie d'une Belgique que j'ai re-découverte, confirmée dans le fait que je ne suis pas devenue une extra-terrestre, que je peux encore conduire, et que rentrer en Belgique ce n'est pas si terrible que ça... J'en avais peur ! Et maintenant, j'ai un peu du mal à l'idée de la quitter à nouveau !
     
    C'était aussi l'occasion pour moi de voir combien j'ai changé. Pas nécessairement de façon perceptible par les autres (et encore), mais à l'intérieur. Non, ce chemin n'était pas qu'un rêve, une parenthèse, qui se termine avec juste de bons souvenirs, et puis des regrets de ne plus y être. Ici aussi, je me sens plus forte, équilibrée, solide. Moins d'angoisses. Plus d'évidences. Moins peur du vide. Je ne me perds plus sur des choses essentielles. Face à des difficultés, j'ai souvent des images du chemin qui me viennent, et qui m'aident à relativiser et à prendre des décisions. Et puis, tous ces moments uniques que je n'ai trouvés que là, mais que dorénavant, je cherche à trouver et insérer dans ma vie.
     
    En général, beaucoup de choses me semblent plus claires. Comme si un brouillard s'était dissipé. Ca ne rend pas les choses plus faciles, loin de là ! Parfois ne pas voir, c'est franchement plus confortable... Mais une fois de plus pas de regret, je tiens le bon bout !
     
    Et puis, de plus en plus de choix qui me semblent fondamentaux. Rentrer à pied de Compostelle ? Partir au Népal ? Rentrer à temps pour le mariage de ces amies, qui sont précieuses à mes yeux comme celles que je compte sur les doigts d'une seule main ? Pfff, plus j'avance dans les choix que je veux faire, plus ça me semble compliqué. C'est vrai, si j'avais sagement gardé mon job, toutes ces questions ne se poseraient pas. Le principal est que je n'ai pas de regret, j'assume pleinement, et EN AVANT !
     
    J'ai pris mon billet pour le Nepal.
     
    - Un billet pour Katmandou, c'est ça ?
    - Oui
    - 3 mois ? Et vous allez là pour le travail, pour le plaisir ?
    - Ben, peut être, je ne sais pas
    - Mais pourquoi vous y allez alors
    - Ben ché pas. Ma seule certitude, c'est qu'il faut que j'y aille (je lui ai épargné ma tirade sur l'intuition)
    - Ah bon - fou rire
     
    Départ le 11 mars, retour mi-juin a priori - mon billet est ouvert. Et avant ça, je me fais encore un aller retour sur Compostelle, départ le 3 mars, retour le 10... Ca va être la course !
     
    Me voilà partie pour une nouvelle quête... De nouvelles peurs, de nouveaux manques, de nouveaux moments uniques, un nouveau bouillon de vie. D'autres couleurs, une autre culture. Une autre terre.
     
    Je suis partagée entre la peur et la réjouissance, comme avant un pas qui marque la fin d'une grosse étape où se trouve encore mon coeur, et le début d'une nouvelle qui promet d'être super, mais dont je ne sais encore rien... Un pas dans le vide. Main dans la main avec mes croyances. Enfin, parfois peur et réjouissance ne font pas mauvais ménage, et je les vois même comme un cocktail très prometteur !
     
    Je dis "mes croyances" plutôt que "ma foi". Je me suis toujours sentie prisonnière du mot "foi". Comme si, pour être catholique, il fallait croire en bloc à tout un tas de choses, et que sinon, on n'a pas la foi. Moi derrière cette foi catholique, je mets la prière du Credo. Et si je crois en Dieu (je n'ai plus peur du mot, ni de ma conviction), et en certaines personnes de l'église catholique en qui j'ai confiance, j'ai plus de mal avec l'église catholique en tant qu'institution. Et puis, je crois en des choses dont la Bible ne parle pas ; je crois aussi en des choses qu'elle condamne... Donc, main dans la main avec mes croyances. Et apparemment, Dieu ne m'abandonne pas pour autant... Un sérieux mic mac tout ça, j'y vais pas à pas.
     
    Si vous avez de chouettes bouquins / musique à me conseiller / prêter, sur le Népal ou qui vous semble coller à ma démarche, je suis toute iris ;-)
     
    Merci énormément à ceux et celles qui se sont rendus dispos pendant cette période de transition en Belgique, émotionnellement, amicalement, et concrètement. C'était une période vraiment pas évidente pour moi ! Vos oreilles, vos mains, vos signes de présence ont été précieux.
     
    Je vous embrasse tous et toutes bien fort,

  • QUAND AMOUR RIME AVEC HUMOUR...

    tit_02QUAND L'AMOUR RUDESSE CÔTOIE l'HUMOUR TENDRESSE, IL EST UNE PORTE OUVERTE AU DIALOGUE. 

    J'aime beaucoup cet échange épistolaire entre une jeune ado et ses parents:

     Une maman rentre à la maison un soir et retrouve une lettre :

    Maman chérie,
    Je suis désolée de devoir te dire que j'ai quitté la maison pour aller vivre avec mon copain. Il est l'amour de ma vie. Tu devrais le voir, il est tellement mignon avec tous ses tatous, son piercing et sa super moto.
    Mais ce n'est pas tout ma petite maman chérie. Je suis enfin enceinte et Abdoul dit que nous aurons une vie superbe dans sa caravane en plein milieu des bois. Il veut beaucoup d'enfants avec moi, c'est mon rêve aussi.
    Je me suis enfin rendu compte que la marijuana est bonne pour la santé et soulage les maux. Nous allons donc en cultiver et en donner à nos copains lorsqu'ils seront à court d'héroïne et de cocaïne pour qu'ils ne souffrent pas.
    Entre-temps, j'espère que la science trouvera un remède contre le sida pour qu'Abdoul aille mieux. Il le mérite vraiment tu sais.

    Ne te fais pas de soucis pour moi maman, j'ai déjà 13 ans, je peux faire attention à moi toute seule ... et l'expérience qui me manque, Abdoul peut la compenser avec ses 44 ans.

    J'espère pouvoir te rendre visite très bientôt pour que tu puisses faire la connaissance de tes petits enfants. Mais d'abord je vais avec Abdoul chez ses parents en caravane pour que nous puissions nous marier. Comme ça ce sera plus facile pour lui, pour son permis de séjour. 

    Ta fille qui t'aime.

    PS : Je te raconte des idioties maman. Je suis chez les voisins !
    Je voulais juste te dire qu'il y a des choses bien pires dans la vie que le bulletin scolaire que tu trouveras sur ta table de nuit...

    arbre

     

     
    Et voici la réponse du père:

     J'ai donné ta lettre à ta mère.
     Elle a fait immédiatement un infarctus et nous avons dû l'hospitaliser. Les médicaments la maintiennent en vie. Lorsque j'ai expliqué à nos avocats ce qui s'était passé, ils m'ont recommandé de te répudier.
     Aussi tu n'es plus notre fille et nous t'avons retirée de nos testaments. Nous avons mis à la poubelle toutes tes affaires et utilisons ta chambre comme débarras.
     Nous avons aussi changé la serrure de la porte, il te faudra trouver un logement, mais n'essaie pas d'utiliser notre carte de crédit car nous l'avons annulée, ainsi que fermé ton compte bancaire (l'argent qu'il y avait dessus nous allons l'utiliser pour le traitement de ta mère).
    N'essaie pas de nous appeler pour demander de l'argent, nous avons de tout façon résilié ton contrat de téléphone mobile. Les jouets que tu gardais, tes instruments de musique, ta collection de CD et de photos, nous les avons vendus au voisin (celui dont tu disais qu'il te regardait par la fenêtre quand tu t'habillais).
    Ah! bien sûr il te faudra trouver du travail, puisque nous n'allons plus payer pour toi ni tes études ni tes cours de musique.

     Si tu ne peux trouver ni logement ni travail, je te conseille d'aller voir Paulo. C'est quelqu'un que j'ai connu dans l'armée, je ne sais pas bien ce qu'il fait.... mais je lui ai envoyé une photo de toi et il m'a dit qu'une fille comme toi n'aurait aucun mal à vivre dans certains pays du Maghreb qu'il connait bien, et qu'il pourrait t'aider.
    Enfin j'espère que tu seras très heureuse dans ta nouvelle vie.

    L'homme que tu appelais Papa

     PS : Ma chérie c'est une blague ! Je regarde la télé avec ta mère, qui se porte très bien.
     Je voulais juste te montrer qu'il y a des choses plus graves que de passer les 8 prochaines semaines sans sortir, et sans regarder la télé pour le mauvais bulletin, et pour la petite blague.

     

     

  • ÉTRANGE RENCONTRE

    Me voici de retour de Paris, où j'ai passé quatre jours splendides. Le temps, était radieux ainsi que je n'aurais pas osé le programmer, mais il y a surtout eu la richesse des rencontres, telles que je les pressentais...

    Logiquement, c'est le contact avec les amis, et entre autres avec Christine, que je voulais commenter. Pourtant, je vais plutôt évoquer une autre sorte de rencontre, assez étrange!

    Hier matin, j'étais seule durant la matinée, et devais rejoindre mon amie pour dîner. Elle m'avait fixé rendez-vous à midi trente à "Solférino".
    Puisque le temps était encore agréable, j'ai décidé de m'y rendre à pieds. Mon intention étant de flâner et de lécher les vitrines, je suis partie bien à l'avance, choisissant le trajet qui longe une grande partie du boulevard St Germain.

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    Chemin faisant, mon regard est accroché par la beauté d'une très vieille église. Allant voir de plus près, j'apprends qu'il s'agit de l'église St Germain, et décide d'y entrer pour visiter, mais aussi m'y recueillir quelques minutes.

    Au moment de quitter, j'entends jouer de l'orgue. Presque aussitôt, un cercueil tenu par quatre porteurs est acheminé par une nef latérale jusqu'au choeur. Un prêtre le précède, et trois personnes accompagnent. 

    Surprise, je m'attends à voir apparaître une assemblée, me disant que "chaque pays, chaque mode", et m'apprête à m'éclipser discrètement pour ne pas perturber. Mais rien ne se passe! Personne n'arrive! Je réalise soudain que pour son dernier voyage, cette personne défunte ne sera entourée que par le trio qui vient de passer, plus les "professionnels". Un frisson me parcourt. Une vague de tristesse m'envahit. 

    Je ne me pose aucune question à propos des raisons possibles. Le fait est là, et j'en suis témoin. Après un court moment d'hésitation, je choisis de rester sur la chaise de l'allée centrale où je suis installée et de m'unir incognito à la cérémonie (qui s'est avérée être une absoute) qui se déroule un peu plus loin. 

    Au milieu du déplacement continu des touristes qui arpentent les allées, je me mets à prier, pour je ne sais qui, mais de toute manière quelqu'un à confier aux bons soins du Seigneur. Un peu plus tard, j'apprends au cours de l'homélie qu'il s'agit d'une Cécile, veuve et âgée, de qui la fille est présente.

    J'admire le fait que tout se déroule dans une grande dignité, comme si l'assemblée était nombreuse. Rien n'est bâclé, et je le ressens comme une belle marque de respect.
    Ceci contribue probablement à me donner l'impression de rendre un dernier hommage à une connaissance. Je l'ai vraiment "dans la peau" au point d'en être très émue et de parler d'elle à Dieu avec insistance. Je pense que c'est ainsi aussi que peut se traduire la fraternité chrétienne.
    Je sors peu de temps après le petit cortège funèbre, puis continue ma promenade d'un pas plus "normalisé". Pendant ce temps, le récent épisode trotte évidemment encore dans ma tête...

    J'étais partie pour flâner dans les boutiques, "zieuter " à l'aise les façades, et je me suis retrouvée aux obsèques d'une illustre inconnue!
    Cet événement peu commun en plein Paris, pour une personne que je ne connaissais pas, que je ne voyais pas, morte en surplus, au milieu d'étrangers, s'avère finalement vraiment fantastique! Il prouve combien forte peut être la communion des Saints.

    Oui, ils sont vraiment solides, les liens du sang du Christ. Ils nous portent au-delà de nous-mêmes et nous y rassemblent...

  • PORTABLE VOLÉ?

     
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    C'est si facile, de se faire voler son portable... En cas de besoin, connaissez-vous le numéro de série de votre GSM (téléphone portable) ?
    Lisez ce qui suit, que j'ai récemment reçu par courrier circulaire...

    Bon à savoir en cas de vol de GSM et de téléphone portable.
    Info très utile, pour une fois, dont on peut se demander pourquoi les marchands de téléphone la gardent cachée !
    Une sorte de revanche si on vole votre téléphone.
    Tapez ceci sur le GSM : *#06# (étoile, dièse, zéro, six, dièse) pour obtenir le numéro de série de votre téléphone portable.
    Un code s'affiche alors à l'écran. Ce code est unique.
    Inscrivez-le et conservez-le précieusement.
    Si jamais on vole votre téléphone, téléphonez a votre opérateur et donnez-lui ce code. Votre téléphone pourra alors être complètement bloqué, même si le voleur change la carte SIM.
    Vous ne récupérerez probablement pas votre GSM, mais vous êtes néanmoins assuré que le voleur ne pourra en aucun cas s'en servir...
    Si cette nouvelle s'étend à tout le monde, les voleurs de téléphones portables pourront se recycler, car le vol deviendra inutile.
    Envoyez ce message à autant de personnes que vous pouvez... Alors .
    N'oubliez pas de noter votre numéro et de faire passer le message. Il va sans dire que je vous souhaite surtout de prendre ces précautions inutilement...
    Moqueur

  • ENTRE DEUX EAUX...

     

    Etienne_Parrocel_dit_le_Romain_Jesus_et_la_Samaritaine_Musee_FeschEtienne Parrocel dit le Romain, Jésus et la Samaritaine, Musée Fesch. Département des Peintures italiennes. Ajaccio 

    Jésus et la samaritaine...Un de mes passages préférés de l'Évangile, celui de ce dimanche.

    Qui doit donner à boire à qui?
    Ils sont tous deux auprès du puits dit de Jacob, qui est aussi celui de Moïse et d' Isaac. Profond et intarrisable, il symbolise la révélation, la source du salut puisée dans la foi solidement enracinée de l'Ancien Testament...

    Jésus plonge un regard instantané dans le bilan et la vie cachée de cette pauvre femme qui a traversé de nombreuses difficultés. C'est à elle, l'exclue, qu'il dit: "Donne-moi à boire". Il exprime un besoin: il a soif. 

    Dans cette rencontre, c'est par une demande où se dit le manque et la fragilité que Jésus va faire une place à celle qui n'en n'avait plus, instaurant une relation de réciprocité où chacun reçoit autant qu'il donne, y compris de celles et ceux dont on n'aurait jamais pensé recevoir quelque chose. Ce partage et cette relation"normalisante" brisent tout lien de condescendance. 

    Aujourd'hui, Jésus a soif de mon eau. Où vais-je la puiser?
    Donner de mon eau, c'est d'abord accueillir la grâce du pardon. Le fait de m'entendre redire que je suis aimée et désirée comme je suis me fait choisir la vie tout en acceptant mes faiblesses. En la confiant à Dieu, j’obtiens la force et la puissance de son amour. 

    Ensuite, c'est le don de moi-même, par une attention particulière aux autres. C’est la miséricorde envers ceux qui souffrent, envers ceux qui manquent du nécessaire. Parmi les besoins, je rencontre des manques matériels, mais ma sensibilité me porte surtout vers l'affectif et le spirituel.

    Cela implique que j'aille même là "où je ne devrais pas être" (?), à midi, au puits de Jacob, pour rencontrer au bord de la margelle ceux qui sont condamnés à vivre sur les marges.  
    Mon souci est de ne pas ajouter de poids aux pressions de ceux que la vie tire vers le bas et de les inciter à aussi puiser en eux pour me donner à boire.

    Cependant, puiser épuise et j'ai un besoin continuel de cette eau vive que Jésus promet à la samaritaine.
    Je lui demande et lui redemande à boire, pour ma consommation personnelle, mais aussi celle de bien d'autres, sans plus me préoccuper de savoir si ce que je dis est suffisant, si mes formules sont "bonnes". 

    Ma prière est simple, directe, et me ressemble: "Seigneur s'il-te-plaît, donne-moi, donne-nous, de ton eau! Nous avons tellement soif de ton Amour"! Ce dont je ne doute pas, c'est que le cadeau de promesse de Vie éternelle qui est fait à la Samaritaine est aussi pour moi, pour tous...

    Mon espérance et ma liberté ne sont pas liées aux réussites, ni entamées par les échecs qui me blessent, qui conditionnent la qualité de nos eaux humaines, mais elles sont un don du Christ ...

     

  • HUMILITÉ

     

     Dans le domaine de l'intelligence, la vertu d'humilité n'est pas autre chose que le pouvoir d'attention.
         (Simone Weil)
     
     Le destin est joueur. Il nous met parfois dans la situation d'autrui, pour nous apprendre l'humilité.
         (Olivier Lockert) 
    Les mouvements de l'homme extérieur vous révèlent les changements survenus dans l'homme intérieur.
         (Bernard de Clairvaux)
     
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    L'humilité épargne les affres de l'humiliation.
         (Georges Bernanos)
     
    Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité.
         (Mère Teresa)



  • AIMER JUSQU'À QUAND?

     « Au soir de cette vie nous serons jugés sur l’amour », nous dit Jean de la Croix. 

    Jusqu'au bout de moi.

    C'est ainsi que j'ai envie d'aimer!

    Je crois ne pas exagérer en affirmant que la majorité de mon temps est axée sur le souci du bonheur des autres. Comme une fouineuse, je scrute pour déceler ce que je peux leur donner de moi, qui contribue à combler des manques. Vivrais-je très vieille, que ce ne serait pourtant pas assez pour tout faire. Il y a tant de gens à aimer!
     Ceci étant, je n'ai aucun mérite, car cette dimension m'est vitale. Les gens qui retiennent mon attention me font le cadeau d'être à aimer. Ils me rendent un précieux service, puisque sans eux ma vie n'aurait aucun sens, et je me laisserais mourir...

     

     

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     Ce matin départ en thalys pour Paris, sans mon mari, retenu par des obligations professionnelles. Outre le plaisir d'y retrouver des gens que j'aime de longue date, j'aurai la joie d'y rencontrer pour la première fois "en chair et en os" Christine, une visiteuse de ce blog et de plusieurs autres parmi mes favoris, avec qui j'entretiens des contacts réguliers par mail et par tél depuis plusieurs mois. Nous nous sommes découvertes peu à peu à travers des échanges très intéressants, qui ont progressivement construit une belle amitié.

    Voici encore de merveilleux moments en perspective durant les quatre jours à venir, puisque je suis assurée de pouvoir les vivre dans l'amour! Quel bonheur!

    Je vous en souhaite de pareils. Bonne fin de semaine, bon WE et surtout...

      Bonne continuation à tous vers Pâques !

  • GÉNIE FÉMININ

     

    jp2mteresaVoici un article paru dans "zenit", auquel je me rallie ...

    ROME, Mercredi 13 février 2008 (ZENIT.org)

    - « Le génie féminin », mis en valeur par Jean-Paul II, est cette capacité de « voir loin », d'« entrevoir » et de « voir avec les yeux et avec le cœur », affirme Paola Bignardi, coordinatrice du Forum international de l'action catholique.

    C'était l'une des idées centrales de son intervention au congrès sur le thème « Femme et homme, la totalité de l'humanum », organisé à Rome par le Conseil pontifical pour les laïcs, du 7 au 9 février, à l'occasion du vingtième anniversaire de la lettre apostolique de Jean-Paul II sur la femme Mulieris dignitatem.

    Paola Bignardi estime que la vocation de la femme passe par l'amour et que sa contribution principale consiste à édifier « une Eglise à son tour maternelle », témoignant d'une Eglise qui aime, et « sache exprimer la symphonie d'un amour qui donne du sens à la vie ».

    Durant son intervention, intitulée : « Responsabilité et participation de la femme à l'édification de l'Eglise et de la société », Paola Bignardi affirme que la femme, avec sa « patience de l'attente », peut apporter dans l'Eglise l' « expérience de l'écoute ».

    Après avoir souhaité une présence plus accrue des femmes, « pas seulement en terme de nombre », dans les conseils pastoraux et dans les congrès, la représentante italienne souligne que dans certaines régions du monde la condition féminine est encore « problématique » malgré certains « signes inattendus d'espoir ».

    Paola Bignardi a ensuite expliqué à ZENIT en quoi consiste le concept de « génération » maternelle dans l'Eglise.

    « Je pense qu'il s'agit d'une des expériences fondamentales  et caractéristiques de la vie de la femme, de la femme qui met au monde un enfant mais également de la femme qui n'engendre pas physiquement », explique l'ancienne présidente de l'Action catholique en Italie.

    La pédagogie veut que « la mise au monde, avant même d'être un trait du corps, soit un trait de l'âme », qui « appartient anthropologiquement à l'existence de la femme ».

    « Pour la femme, vivre sa propre identité dans l'Eglise signifie contribuer à engendrer l'Eglise, à l'engendrer, naturellement, dans un sens purement humain, précise-t-elle. L'Eglise est engendrée par l'Esprit mais elle a besoin d'être engendrée aussi au plan humain et je pense que la femme peut l'engendrer dans sa maternité, en contribuant à faire en sorte que l'Eglise soit elle aussi vraiment mère ».

    Ce dont le monde a besoin c'est d'une « Eglise mère », affirme Paola Bignardi : « Les personnes de notre temps ont besoin de rencontrer une Eglise qui accueille, une Eglise qui donne la liberté de sa propre vie, qui sait pardonner, qui fait sentir que l'on peut toujours recommencer ».

    « Je crois que ce rôle est le rôle le plus profond que la femme puisse avoir aujourd'hui dans l'Eglise », a-t-elle conclu.

    Miriam Díez i Bosch

  • QUESTIONS

     pcsr_clocher
    Cyril m'a envoyé une belle réponse, très juste et intéressante, à la question: "Et vous, qu'en pensez-vous?, posée en fin du post : "Où est ma place?"

    Sans trahir de secret, je vous transmets quelques lignes: "Je crois que c'est là la richesse de l'Eglise: la rencontre de deux humanités qui se meuvent par deux moyens différents: les uns par l'Esprit, les autres par la règle. Les deux doivent s'aimer et faire route ensemble car ils ont un seul but: le Christ. On pourrait dire que les uns sont la tête, les autres le corps. Or l'un ne peut marcher sans l'autre. Les uns transmettent l'Amour, les autres la force de l'Amour, le moyen qui donne à l'Amour de s'exprimer..."

    Vous devinez que j'ai à nouveau plongé dans le sujet... 

    erziehungsberatung-fs-mutLe monde et l'histoire sont les lieux de la rencontre de Dieu, là où se déploie le Royaume de Dieu, ce que j'appelle l'Église du Christ...

    Le monde? C'est le nôtre ! Nous le façonnons et il nous façonne. 

    L'histoire? C'est la nôtre ! Nous la construisons et elle nous construit. La vie réelle y est tour à tour joyeuse et douloureuse, et personne n' échappe à cette alternance.

    L'Église? C'est  tous ceux qui forment le peuple de baptisés, mais surtout, c'est la communion des saints qui manifeste l'éternité de l'amour de Dieu à travers des visages incarnés, proche de nous dans la splendeur et la décadence de notre humanité.
    C'est le lieu qui est supposé rassurer, et de ce fait assurer l'évolution de chacun, de sa foi, de son désir d’aimer la vie qui lui est donnée.Perplexe

    Notre foi a besoin de croître sereinement dans la certitude d'un généreux amour divin.
    Aussi l'Église devrait-elle montrer un regard bienveillant envers ses membres, une attitude qui ne cherche pas de pouvoir sur la vie au point de vouloir tout maîtriser, qui n'use pour toute puissance que celle de la confiance.

    Il n’y a pas de crainte dans la confiance, surtout pas placée dans l'Esprit-Saint : les difficultés ne sont pas effacées, gommées, ce  qui serait se faire illusion, mais chacun se sent toujours autorisé et capable d'intiatives à sa dimension pour rejoindre le peuple de Dieu.

    L'avenir de l'Église? Ce n'est pas d'abord ce qui va arriver. C'est ce qu'ensemble, les croyants, nous réalisons. Aussi, pour comprendre l'évolution du monde contemporain sur la question de Dieu, il est important de commencer par chercher en moi les éléments de réponse à cette question. Il est aussi intéressant de laisser surgir mes interrogations en ne les confrontant pas seulement à ce que j'ai appris, mais aussi à mon expérience.

    Est-il préférable de me demander :" Qui est Dieu? ", ou de me positionner plus radicalement moi-même en formulant la question:  " Qui suis-je devant Dieu? ". La réponse? Je la trouve dans : "Qui suis-je pour Dieu?"...