• VASES(dépouillement progressif)

     «Nous avons ce trésor dans des vases de terre» (2 Cor. 4:7). Ce trésor, c’est la connaissance de Dieu en Christ. C’est un trésor éternel, divin ; il doit se montrer maintenant, alors que nous sommes dans des corps mortels, dans des vases de terre. Notre corps est un corps de faiblesse, d’infirmité, marqué par le péché et la souillure. Nous ne pouvons nous appuyer que sur Dieu. Il nous laisse dans ce monde pour montrer ce trésor dans ces vases de terre-là.
    Facilement, le chrétien montre le vase de terre, le «moi» ; alors Dieu brise le vase. Cela rappelle la scène de Gédéon avec ses trois cents hommes qui avaient chacun une trompette, un vase et une torche dans le vase. Ils n’ont qu’à constater la victoire que Dieu remporte. Voilà les plus belles victoires, celles où nous ne faisons rien du tout, où nous constatons comment Dieu agit. Les trois cents hommes brisent leur cruche, la lumière des torches proclame que c’est le peuple de Dieu qui combat. Aujourd’hui, le peuple de Dieu ne combat pas un ennemi imaginaire. Combien de fois cet Ennemi nous a fait faire ce que nous ne devions pas faire et dire ce que nous ne devions pas dire !

    Dieu brise le vase, il brise l’énergie naturelle. Lorsque Dieu touche le corps d’un chrétien, il ne veut pas briser son corps, mais le ressort de sa volonté. Il sait ce qu’il fait ; il varie les moyens, mais il veut que le vase ne soit pas un obstacle au rayonnement de la vie divine. Chez un homme actif qui fait tout ce qu’il veut, la vie divine est manifestée en rapport inverse de cette activité. Dieu prenait bien soin de ce vase exceptionnel qu’était l’apôtre Paul : il le brisait de toutes manières, afin que le rayonnement de la vie divine fût éclatant. Dieu brise le vase par des circonstances difficiles. Il brise notre volonté, pour que le nom du Seigneur soit glorifié dans un vase brisé.

     Dieu poursuit notre dépouillement progressif ; «aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice» (Héb. 12:11). Heureux sommes-nous si, dans le secret de notre âme, nous pouvons bénir Dieu de ce que, d’une façon ou d’une autre, une fois, dix fois, sa main a touché le vase, comme il le fallait, pour le briser. Nous ne le regretterons pas, ni ici-bas, ni au tribunal de Christ. Il est pénible de constater une volonté naturelle intacte chez un chrétien, une volonté qui n’a pas été touchée. Jacob n’a pas boité, avant Peniel ; il a bien fallu qu’il apprenne à boiter. Dans toute l’Écriture, quel est le vrai caractère d’un résidu fidèle ? «Je laisserai au milieu de toi un peuple affligé et abaissé, et ils se confieront au nom de l’Eternel» (Soph. 3:12) ; ils sont en petit nombre, brisés, en présence de toute l’énergie du monde. Quand Dieu brise le vase, il est prêt pour rayonner de la gloire de Christ, du trésor que Dieu y a placé. Le contenu du vase est plus précieux que le vase lui-même.
    L’apôtre dit : Dieu me fait passer par toutes sortes de circonstances, et je porte tous les jours en mon corps la mort de Jésus. C’est le secret de la vie chrétienne. Lorsque le vase est brisé, Dieu le remplit. «Quand Jésus remplit un coeur, il déborde de bonheur» 

     

  • COMBAT INTÉRIEUR

    Nous sommes à la fois bon et mauvais. Nous aimerions n’être que bon mais ce n’est pas dans la nature de l’homme et il nous faut vivre avec nos deux facettes...

    La balance penche du côté que nous choisissons de privilégier. Ainsi que dans le conte qui suit...

    grandfatherUn vieil homme Cherokee apprend la vie à son petit fils.
    - Un combat a lieu à l’intérieur de moi,
    dit-il au garçon. Un combat terrible entre deux loups. L’un est mauvais : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego. L’autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi. Le même combat a lieu en toi-même et à l’intérieur de tout le monde.

    Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demanda à son grand père :
    - Quel sera le loup qui vaincra ?

    Le vieux Cherokee répondit simplement :
     - Celui que tu nourris.

    D’une journée de tristesse, c’est le quart d’heure de joie qu’il vaut mieux retenir et cultiver...

     

  • GRANDE VENTE DE LIVRES - DEUXIÈME ÉDITION.

    L'expérience ayant été concluante l'an dernier, on la renouvelle. La deuxième grande vente de livres aura bientôt lieu au Séminaire de Namur...

      

    bon_pasteur
    Grande vente de

    LIVRES D’OCCASION

    organisée par la

    bibliothèque du Séminaire,

    le samedi 9 février 2008.

     

     

    entree

     

     

     

    batiment


     

  • PREMIERS PAS

     


     

    Pour ceux qui s'en souviennent, l'an dernier, j'ai suivi un stage de poterie avec une amie, pour qui c'était mon cadeau de Noël...  

    Il a premièrement fallu trouver une date pour démarrer, puis une deuxième pour la pose des couleurs. Fin décembre, nos "oeuvres" étaient terminées et passées au four. Ce n'est qu'hier que nous sommes allées les récupérer.

    Lentement, mais sûrement, nous voici à la case "arrivée"!
    Un an aura ainsi été nécessaire pour faire le tour complet des phases succesives. Mais que de bons moments ça nous a valu! Rien à regretter dans cette longueur de temps, et nous sommes prêtes à réitérer l'expérience.

    Voici les objets résultant de mon premier essai. Le but était essentiellement d'aborder diverses techniques, et de tester différentes matières premières.

     

    PICT0166
    Plat pouvant aller au four.  
     

     

     

    PICT0168
    Vase? Porte-couverts? Usage multiple... 

     

     
    PICT0002_1
    Bas-relief qui aura sa place dans la salle de bains.


    La prochaine fois, je tâcherai de faire mieux. C'est en forgeant que l'on devient forgeron...

  • QUE DIRE?

    PICT0164Concernant le WE dernier, le voile a largement été soulevé par les photos publiées hier. Nous sommes donc allés à Orval. Notre lieu de résidence était un spacieux châlet destiné à l'accueil de groupes, situé juste près de la brasserie. Que dire encore?

    Si je devais décrire tout ce qui me vient à l'esprit après seulement deux jours, j'en aurais pour une semaine à raconter. Comme à chaque fois que l'on vit de franches rencontres en groupe, avec de profonds partages, le contenu est si dense qu'il devient inénarrable. 

    Que raconter? L'histoire de l'Abbaye agrémentée par son aspect légendaire? Les visites de la brasserie (inactive ce dimanche, mais ouverte spécialement pour nous) et des ruines, auxquelles nous avons eu droit grâce à une personne de notre groupe bien introduite en ces lieux? Mon impression au sujet de l'architecture, des espaces, des offices, du contact avec certains Religieux? Dois-je évoquer la belle soirée festive de samedi, simple mais joviale, emplie de bonne humeur, d'humour et d'amitié? 

    Je tâcherai d'être brève, restant dans l'essentiel. En abordant surtout l'invisible, une fois de plus. Le reste n'est pas pour autant dépourvu d'intérêt, et j'y reviendrai peut-être plus tard...

    photo_page1Le minimum est de rappeler le motif de notre rassemblement. Il s'agissait de fêter les 40 ans d'un ami, Al., qui est le papa de mon petit filleul. Il savait que ce We devait être réservé à son anniversaire, et que les personnes associées seraient celles qu'il avait lui-même placées sur une liste. Il ne connaissait aucun autre détail, ni le lieu où se rendre, ni ce qu'on allait y faire. 

    Tout étant bien organisé et préparé à l'avance, il n'est plus resté qu'un service minimum à assurer sur place. Tout le monde y a joué un rôle, ce qui a donné le sentiment à chacun de n'avoir rien fait, alors que tout a été réalisé dans les détails.

    L'harmonie qui régnait a probablement eu un impact sur les enfants, qui étaient 14, âgés de 1mois et demi à 7 ans. Ils ont de suite trouvé leurs marques, et les plus grands se sont occupés sans que l'on ne doive beaucoup intervenir. C'est ce qui m'émerveille à chaque fois que nous vivons dans ce genre de dimension collective. Elle ne me semble pour autant possible qu'avec une volonté de rencontre authentique entre les personnes.

    Ceci me ramène à un besoin qui m'est indispensable, une manière de vivre dans laquelle je me complais à m'installer: l'alternance entre des moments plus privés, en cercle plus restreint, et des temps de retrouvailles fraternelles pour une mise en commun.

    L'un ne va pas sans l'autre, les deux me permettent de repirer la vie dans sa pleine mesure... 

     


     

     

  • PAUSE DOMI-SICALE

     "Après le silence, c'est la musique qui exprime le mieux l'inexpripable". (A. Huxley)

    Un de nos amis réside momentanément en Suisse, et fait partie d'une chorale de haut niveau, "l'Ensemble vocal de Villars-sur-Glâne". Puisque c'est aujourd'hui dimanche, que dites-vous d'une pause musicale?

    Si ça vous enchante, voici deux extraits du concert Bach dans lequel cet ensemble s'est produit en décembre dernier:

    DSC00183_copie

    Notre ami, que seuls les initiés reconnaîtront (avec une loupeOups !), se trouve dans le groupe...
    S Bach, Magnificat, "Sicut locutus est" et "Gloria Patri"
    Durée: 3 min 50 sec, 4.4 Mo

    JS Bach, Cantate "Christen ätzet diesen Tag" BWV63
    No 7 "Höchster schau"
    Durée: 4 min 50 sec, 5.54 Mo
     
     
  • TOM-TOM

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    120 crêpes et 3kgs de galettes, ça vous dit?
    C'est ce que j'ai cuit depuis hier en début de soirée, jusque 01H 30 cette nuit. Pendant la semaine, j'avais déjà préparé de la sauce à spaghettis et du potage, de quoi rassasier un peu plus de 30 personnes (environ 20 adultes et 14 enfants).

    Du travail comme j'aime, parce qu'il est pour la bonne pause...

    Vers 10h, Gu et moi partirons jusque demain soir.
    Ce que nous allons faire et où, reste encore top secret, car on ne sait jamais... La personne à qui est réservée une surprise pourrait avoir les yeux où il ne le faut pas. Lundi, je serai plus bavarde. Pour l'instant, je me limiterai à dire que, outre le fait que nous allons sans doute profiter du beau temps annoncé par la météo, il est sûr que nous rencontrerons et partagerons des moments très conviviaux avec des personnes que nous apprécions beaucoup...

    En parlant de bavardage, je connais quelqu'un qui va devoir "causer".
    Nous emportons avec nous un petit "Tom", ou plus exactement un"tom-tom", question de le tester et de lui faire prendre l'air, car il sort à peine de sa boîte. Il devrait m'être bien utile à l'avenir, pour éviter des voyages à rallonge... Facilement distraite, il faut que je mémorise des repères fiables pour ne pas m'égarer. L'avantage? Je ne compte plus les beaux coins perdus que j'ai pu découvrir par erreur. Parfois tellement ravissants que je voulais y retourner. Le problème est que je ne savais plus par où j'y avais accédé... Alors, j'en dénichais encore d'autres, aussi plaisants... Ne riez pas. N'ajoutez pas non plus que, "bien sûr, elle est comme la plupart des femmes".

    Ben oui, j'aime découvrir de nouveaux horizons. C'est ce qui explique surtout mes nombreux détours et mon peu d'application à mémoriser un itinéraire. La preuve? Lorsque je dois impérativement me trouver sur un lieu à une heure précise, tout se déroule sans fausse route.

    Le problème est que dorénavant, je n'aurai plus la bonne excuse de m'être trompée, avec notre nouveau guide routier!

    Mais après tout, je ne serai pas obligée de toujours lui obéir. Il ne sera jamais qu'un petit Tom! Qui c'est, qu'est maîtr' à bord?Clin d'oeil

     

    Voici notre nouvel associé:  

  • LIBRES D' AIMER

    Un commentaire sur « autour du pot » a retenu mon intérêt…

    cranach« En fait, si l'humain laisse Dieu le téléguider comme une marionnette, nous n'irons nulle part… »
    Il est inévitable et salutaire que quelqu’un résiste à celui qui veut le fabriquer ! Pourtant, sans que nous y soyons contraints par quelqu’un, ne sommes-nous pas un peu tous, croyants ou non, entraînés à nous laisser modeler sur le monde dans lequel nos vivons, quand bien même nous en déplorons des choses qui nous déplaisent ? Dans ce cas, par qui sommes-nous manipulés ?

    « Le diable est plus présent sur terre que Dieu lui-même (guerres, envie, violences conjugales, violence tout court, escroqueries, accidents, maladies, pollution qui engendre le cancer, sida, perte des vraies valeurs morales, etc.. etc.. et j'en passe...) »
    Dieu  a voulu laisser l’homme à sa pleine liberté, au risque de lui laisser faire des erreurs, parfois graves. Pour Lui, chaque personne est un être unique qu’il aime et prend avec tous ses défauts, avec toutes ses imperfections, avec toutes ses possibilités. Pour éduquer (et non dresser) quelqu’un, il faut le respecter dans toutes ses différences.
    Afin de ne pas corriger en ordonnant, ni en sanctionnant, ni en intervenant en se substituant aux autres, il s’est incarné parmi nous pour « nous montrer » et « nous dire » à quoi nous sommes appelé à devenir. Jésus a enseigné une morale, non d’obligation, mais d’amour, et nous propose d’en vivre à sa suite.

    « Non, prenons tous notre destin en mains, responsabilisons-nous par rapport à nous-mêmes et par rapport à nos prochains, et vous verrez que le monde tournera mieux; et si Dieu existe, il n'en sera que plus content de voir sa création évoluer librement vers la bonté et l'altruisme... »
    En Père miséricordieux, Dieu nous laisse donc agir. Comme le Créateur qui connaît et aime son œuvre, il ne doute pas de notre humanité,  car « Il vit que tout était beau ». Confiant, patient, Il nous attend tous, prêt à nous accueillir tels que nous sommes, sans tenir compte de notre passé. La démarche volontaire de rencontre avec Lui suffit. Celui qui est saisi par une telle preuve d’amour ne peut rester insensible. Plus il est touché par lui, plus il éprouve le désir de ne plus s’en séparer, de vouloir se laisser transformer par lui pour lui ressembler.

    Toute l’histoire de l’homme se résume à apprendre à se laisser toujours plus Aimer pour toujours mieux Aimer…

  • ACCOMPAGNEMENT FIN DE VIE

    Lundi, je suis allée souper au resto avec Ma., une ex-collègue et amie. Depuis quelques mois, cette dernière exerce un bénévolat dans un centre de soins palliatifs...

    palliatifN’étant pas infirmière, elle y découvre toute une dégradation physique due à la maladie, de laquelle elle avait bien sûr entendu parler, mais qu’elle ne soupçonnait pas telle. Cette perception est ce qui lui est le plus pénible à surmonter, parce que ça la confronte à un sort éventuel qui pourrait devenir sien plus tard, ce qu’elle redoute. Nous en avons parlé un peu ensemble, après quoi ma pensée a encore continué à cheminer…

    Le personnel hospitalier doit aider la personne arrivée en fin de vie à accepter sa condition physique, et je m’y suis appliquée au mieux au cours de ma carrière.
    Dans un service encore plus spécifique, l’accompagnement doit prendre en compte l’angoisse existentielle du patient. Accompagner, c’est entourer affectueusement et, le cas échéant, spirituellement. Le malade a besoin d’attentions particulières qui lui signifient qu’il conserve toute sa dignité.  On peut le lui témoigner par des gestes élémentaires, tels que tenir la main, essuyer le visage, humecter les lèvres, prononcer des paroles affectueuses, voire réciter tout bas une prière, faire remémorer des souvenirs joyeux…

    Par ailleurs, j’ai expliqué à Ma. combien, par leur attitude, des  patients en phase terminale m’ont annoncé l’espérance.  
    Par eux, j’ai appris que la finitude corporelle ne signifie pas n’être plus bon à rien ! On peut parler de conversion, avec l’effacement de la « productivité » au profit de la « personnalité ». Le malade reste présent au monde mais lui porte un message différent qu’à l’époque de son plein épanouissement physique et social.

    Au coeur de la souffrance ou de la maladie, même flétri par l’âge ou altéré par la maladie, le corps humain n’est pas humilié lorsqu’il sait, jusque dans ses déficiences et ses indigences, témoigner que l’homme vaut mieux que sa santé biologique…