• DE BABELGITUDES EN ATTITUDES...

     

    La lecture de certains blogs m'attriste parfois. Non pas pour le contenu, qui est très juste, mais pour la souffrance que j'y ressens, parce qu'elle détourne les auteurs ainsi que ceux qui rentrent  avec eux dans la spirale de "victimisation", de leur pleine capacité à participer à la vie en lui offrant une énergie féconde.

    Partition de la belgiqueIl y a aussi ceux qui, en ces temps "musclés" par lesquels passe notre petite Belgique, se posent les mêmes questions que moi, valables dans tous les domaines litigieux. 

    Dénoncer, c'est bien. Mais que faire personnellement, pour "en sortir"? J’aime spontanément tout le monde. Tous ceux qui me connaissent peuvent en attester. Oui mais...

    C'est surtout vrai quand personne ne m’importune, quand chacun se tient "au-delà du portail". J’ai d’adorables voisins, tant qu’ils ne perturbent pas mon jardin... Il y a aussi tous ceux par qui, de près ou de loin, je pourrais me sentir menacée, ou sentir menacés ceux que j'aime. Que faire, avec ces "ennemis" ? Jusqu'où, la légitime défense?

    Auparavant, les gens ne se comprenaient pas, ou peu, par ignorance. À l'heure actuelle, les moyens de (télé)communication ont comblé cette lacune. Mais elles n'ont pas supprimé les incompréhensions!Art20065

    Pour les Chrétiens, il y a eu Babel. Ensuite, est venu Jésus, "Verbe incarné". Mort et ressuscité, il reste avec nous, par l'Esprit-Saint envoyé à la Pentecôte. Les apôtres sont allés répandre la Bonne Nouvelle en parlant dans leur langue. Ils ont  été compris, même par les étrangers, sans traduction simultanée. Sous l'inspiration Divine, les gens n'entendent plus les mots, mais le sens qu'ils ont au-delà…

    En plus, voici que Jésus demande d’aimer nos ennemis, de tendre l’autre joue à qui nous frappe sur la joue droite. Il rêve, ou quoi? Non, mais il sait que lorsque la furie nous prend de corriger quelqu’un, nous sommes capables d’une solide raclée. Il ne propose pas un refuge dans la spiritualité, un asile qui mettrait à l’abri des tensions et des luttes, mais une force qui aide d’abord à changer de point de vue, puis à s'opposer à la folie meurtrière du « ne te laisse pas faire » qui peut conduire à l’escalade de l’agressivité et de la vengeance entre les individus, les familles et les peuples... jusqu'à une illégitime légitimité!!!

    À travers l'enseignement de toute sa vie, jusqu’à sa mort en croix, Jésus a manifesté la bienveillance inespérée de Dieu à l’égard de notre fragile humanité, vouée sans cela à la perte. Il ne nie pas les confits, ne nous berce pas d’illusion sur les tares de toute société, ni sur le mal qui rôde en chacun. Il refuse tout simplement cette logique trop humaine de la haine qui conduit à la mort, et indique comment entrer dans une véritable sagesse, celle de l’amour qui engendre la vie. Il veut comprendre l’adversaire, son mal de vivre, désamorcer la violence, oser le dialogue, forcer la bienveillance, sans espérer rien d'autre en retour que le bonheur et la paix entre les humains.

    Parle-t-on jamais au hasard? Dans tous litiges, la première réponse qui est à la portée de chacun est d'adopter une attitude qui neutralise les mouvements négatifs, en continuant à fonctionner "comme si de rien n'était". C'est ainsi que je tâche de "combattre". Je reste bien sûr lucide sur les réalités inacceptables contre lesquelles il faut s'opposer. Néanmoins, je préfère utiliser la mesure qui permet de ne pas m'auto-détruire.

    Alors que je ne parle couramment que le Français, je veux être une traductrice... qui donne un sens d'Amour aux mots , et empêche qu'ils deviennent des armes contre les hommes, quels qu'ils soient. Le vrai sens des mots est celui du coeur. Je confie les miens à l'action de l'Esprit-Saint, pour qu'ils demeurent des paroles de Vie porteuses de fruits d'Amour!

    Je commence d'abord par ne pas gonfler ce qui est ravageur. Par exemple, j'ai choisi de filtrer les messages traitant avec virulence des divisions de notre pays. Je ne transmets plus que ceux qui ne remettent pas d'huile sur le feu...Comme cette vidéo, avec un Flamand de qui j'apprécie beaucoup l'humour, en compagnie de qui je vous laisse maintenant...


  • JOSEPH CALLEJA-DANIEL BLUMENTHAL

    Hier, soirée remarquable, au théâtre de Namur, avec un récital du tenor Joseph Calleja, accompagné au piano par Daniel Blumenthal.

    Cette réalisation exceptionnelle, placée sous le haut patronnage de notre bougmestre (maire), a été possible grâce à l'aide de Europalia Europa. Dans le public figuraient l'ambassadeur de Malte, ainsi que quelques membres de l'union européenne. Heureusement, je me sentais mieux! Mon mari, qui joue par contre la solidarité avec mes microbes depuis hier matin, s'est réjoui d'avoir fait l'effort de se déplacer.

     

     

    BLUMENTHALDaniel

    Est-il besoin d'encore présenter Daniel Blumenthal, lauréat du concours reine Élisabeth en 1983? Ni Gu., ni moi, ne sommes passionnés pour le piano, mais après la prestation d'hier, nous sommes prêts à changer d'avis! Quelle finesse! Quelle beauté!

     

     

    Quant à Joseph Calleja, il nous a tout simplement fascinés. De stature imposante, il semble plus âgé que ses 28 ans, et n'est pas physiquement ce que l'on peut dire un top modèle. De mon point de vue, du moins. Mais on oublie très vite ces détails-là...

     

    joseph Calleja

    Dès les premières notes, le timbre de sa voix enveloppe la salle. Elle est à la fois force et vibration, chaleur et douceur, puissance et délicatesse. Il nous a fort impressionnés, et fait penser à Domingo. Pour agrémenter le tout, le contact avec le public est excellent. Derrière son sourire et son attitude, on devine un homme généreux.

     

    Un tonnerre d'applaudissements bien mérités a couronné les artistes qui, cadeau inespéré, ont gracieusement interprété trois rappels. Pour la dernière salutation, toutes les personnes de la salle se sont levées, chose assez rare chez les "froids" Namurois.

     Pour ceux que ça intéresse, le concert a été enregistré et sera prochainement retransmis sur les ondes de Musique 3.

    Je vous quitte en vous proposant l'écoute de Granada, qui a été chanté au premier rappel.

  • PANTOUFLARDE!

    Il est bien trop tôt pour apprécier les bienfaits ou les inconvénients de mon changement de statut.
    Jusqu'à présent, les journées ont été si remplies qu'elles sont semblables à celles que je vivais lorsque j'étais en récupération. Ce sera ainsi jusqu'en fin d'année, très certainement.

     

    pantouflard

    Ceci dit, depuis le début de cette semaine, il est un luxe que je découvre: celui d'être "souffrante" sans que ça ne cause de préjudice à personne. C'est un petit cadeau "empoisonné" venu de France via les amis qui nous accompagnaient à Rome, qui me permet ce test! J'ai bien tenté d' échapper à l'assaillant, mais depuis dimanche, il a fallu déclarer forfait! Pour ne pas réveiller mon mari avec mes quintes de toux, je me relève depuis trois nuits. Autant dire que ce n'est pas la grande forme. Ce n'est pas grave, tout au plus inconfortable.

     En d'autres temps, je me faisais un devoir de me rendre coûte que coûte au travail, pour ne pas mettre mes collègues en difficulté. Par ailleurs, j'étais tenaillée par le scrupule, craignant de contaminer des personnes immuno-déficientes. Pas facile, de résoudre de telles équations! Pour l'heure, les voici tranchées clairement. À part deux ou trois engagements qui ne mangent guère d'énergie, j'ai opté pour un programme réduit en acivités, et n'assure que le minimum à la maison, ce qui revient à seulement faire quelques achats et préparer le repas du soir. Tant pis pour le reste! Enfin, c'est du moins ce que je proclame car, mode de rien, ça reste encore à bien intégrer dans ma petite cervelle, qui s'entête à vouloir me culpabiliser.

    Là-dessus, je surenchéris: "on ne peut pas avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre. Mes revenus diminuent, mais j'ai les 'moyens' de dorloter ma santé." Belle consolation, de laquelle j'userai le moins possible. 

    Que les microbes se le disent: la prochaine fois, je me fâche! Non mais...

  • HUMANITÉ-MATERNITÉ

    Hier, j'ai écrit un billet pour le blog de Didyme. Le sujet était: « Marie, mère de l'unité ». L'illustration choisie était la Pieta de Michel Ange, qui me touche énormément...
    Jusqu'à rejoindre mes fibres maternelles les plus profondes. Pas les « utilitaires », destinées à la fonction bilologique, qui ont terminé leur mission depuis longtemps. Je parle de celles par lesquelles tout être humain, homme ou femme, a pour rôle d'engendrer, après s'être laissé féconder spirituellement. Ce qui diffère, selon moi, est la manière et la tranche de vie où cette faculté se révèle en chacun.

    Hier encore, j'écrivais dans un courrier: « De plus en plus, je ressens le besoin de fonctionner en fraternité chrétienne. Progressivement, ma famille humaine s'agrandit. Selon la considération de beaucoup de gens, cette manière signifierait donc que la relation est diluée, plus superficielle. Qu'ils se détrompent! C'est justement le contraire, parce que les rencontres se font directement avec une dimension qui passe outre de détails secondaires et vont droit à l'essentiel, avec Jésus qui nous relie. Que mes interlocuteurs en soient ou non conscients n'a finalement guère d'importance. Mais ce qui est remarquable, c'est qu'ils adoptent le ton qui leur est proposé. C'est merveilleux! C'est ça pour moi, l'Amour! »

    Un peu plus tard, je dépouille des messages en attente, parmi lesquels le dernier envoi de « Zenit ». Un article retient toute mon attention. Simplement, parce qu'il est dans la suite logique de ce que j'avais écrit auparavant, sinon qu'il se limite à la maternité de la femme. Je n'y vois pas de contradiction pour autant. Parce que tout se croise souplement en chacun, et peut former un merveilleux tissu...maternel!

     

    pieta


    Je ne livre que des extraits de l'article et vous donne le lien pour l'entièreté.
    «Le card. Comastri met en garde contre la perte du sens du mystère de la maternité
    Présentation de son livre « L'ange m'a dit »

    (ZENIT.org) - Une mère révèle l'amour gratuit de Dieu et si l'on perd le sens du mystère de la maternité, le monde sombre dans une absence de civilisation, affirme en substance le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la Basilique Saint-Pierre, créé cardinal par Benoît XVI au cours du consistoire d'hier samedi.(...) Des interrogations de l'auteur sont à l'origine de cet ouvrage, comme : « Mais qui est le témoin de l'Annonciation ? Qui est le témoin de cette vie annoncée à sainte Elisabeth ? Qui est le témoin du Magnificat ? Qui est le témoin de la naissance à Bethléem, mais aussi du malaise et de l'humiliation de devoir réclamer un logement ? ».

« Uniquement Marie !, explique le card. Comastri. Et de la même manière qu'elle les a racontés à la première Eglise, aujourd'hui Marie peut nous raconter à nous aussi les grands événements du salut ».

(...)Marie que les évangiles décrivent comme étant la femme du silence par excellence, la femme de la contemplation du Mystère (...)

    Interrogé par ZENIT, Mgr Ravasi a estimé qu'« il est important de parvenir, en quelque sorte, à reconstruire le visage de Marie. Ce visage, nous l'avons certainement dans les Evangiles, mais il y a un visage spirituel que chaque personne crée à partir de son expérience et à travers l'écoute du texte évangélique ».

Pour sa part, le card. Comastri a relevé que « chaque mère porte en elle quelque chose de Marie », quelque chose de « ce mystère gratuit de l'amour » qui arrive « à lire l'alphabet de la vie et l'alphabet de la Bible écrits par Dieu ».



    « J'ai connu Marie à travers ma mère et à travers ma mère j'ai compris Marie », a déclaré le cardinal Comastri à ZENIT, en marge de la conférence (...) ».« Mais c'est surtout une poésie qui m'a aidé, une poésie à laquelle je suis très attaché, la poésie de Giuseppe Ungaretti qui s'intitule 'La Mère'. Ici, le poète arrive à centrer le mystère de la mère décrite comme étant celle qui s'oublie toujours elle-même, ou mieux encore, celle qui n'arrive pas à penser à elle, car elle vit totalement pour les autres ».



    « Et bien le poète imagine que le dernier battement de son cœur fait tomber le mur qui le sépare de l'éternité. Et quand il entre dans l'éternité il cherche sa mère, car un fils reste toujours un fils. Une part de lui-même reste toujours celle d'un enfant », a-t-il ajouté.

« Mais voilà qu'arrive la surprise : la mère ne regarde pas son fils, la mère regarde vers Dieu, fixe les yeux de Dieu et devant Dieu elle intercède pour son fils. Et ce n'est que lorsqu'elle aura lu dans les yeux de Dieu la certitude que son fils a été pardonné, qu'elle poussera un soupir de soulagement et ira à la rencontre de son fils pour le prendre dans ses bras ».



    « Etre mère c'est cela : la mère est celle qui, sur terre, réalise la plus belle et la plus profonde visibilité du mystère de Dieu », a-t-il poursuivi.

« Dieu a voulu dans sa grande œuvre de salut impliquer une mère. S'il n'y avait pas eu de mère il y aurait eu un manque, un manque de couleur, de couleur maternelle ; un manque de chaleur, de chaleur maternelle ».

« C'est la raison pour laquelle Dieu a voulu qu'auprès de la croix, au moment du plus grand, du plus sublime des actes d'amour, cet amour qui s'oppose à toute la haine, toute la méchanceté, toute la violence de l'humanité, soit présente une mère, comme s'il avait voulu traduire cela en langage maternel à l'intention de l'humanité », a-t-il expliqué.



    « Alors il est clair que si Dieu a voulu une mère à ses côtés, c'est que la mère a un grand rôle dans l'histoire de l'humanité et dans l'histoire des peuples ; et si le mystère de la maternité entre en crise, si on le perd, le monde sombre dans l'absence de civilisation », a-t-il conclu.(...)

    Par Mirko Testa
  • LA PÈLERINE (4)

    Rome fait partie, avec la Terre Sainte et Compostelle, des trois principales destinations de la route du pèlerin chrétien. En rejoignant Rome, il aura à cœur, aujourd’hui encore, de faire son pèlerinage "ad limina Apostolorum", c'est-à-dire jusqu'au seuil de la tombe des apôtres Pierre et Paul. Cela le mènera aux portails des quatre basiliques majeures.
    Pendant que mes pas martelaient les pavés de la Ville éternelle, une pèlerine, maintenant bien connue des habitués de ce blog poursuivait sa route...

     

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    Hello tout le monde,

    Allez je me lance, ces claviers sont bizarres mais je vais m'y faire, excusez le manque de ponctuation! (Pour faciliter la lecture, j'ai apporté les corrections voulues)
    Ça fait un temps que je veux vous envoyer cet email, donc certaines infos sont périmées ! Aujourd'hui santé et moral au beau fixe ! C'est la pleine lune ou pas loin, je n'arrive pas à dormir, et dans ces dortoirs au milieu des gens qui ronflent, qui pètent, et le japonais qui tapote sur son laptop dernier cri qu'il porte à bout de hanche, j'ai pris la couverture et je me planque en bas pour relater mes derniers avancements !

    C'est l'hiver, et si le soleil brille pleins feux depuis toujours, il fait vraiment vraiment froid la nuit et le matin, jusqu'à midi, où il commence à faire vraiment vraiment chaud. L'Espagne… J'ai l'impression d'être sur une autre planète depuis que jai passé la frontière. Une autre langue, un autre paysage, un autre esprit. Des pèlerins, entre 1 et 15 en permanence, c'est rare que je me trouve seule. En France j'étais de loin la benjamine, ici la moyenne d'âge c'est moi ! Moins de profondeur dans mes relations aux autres, plus de jeu et de plaisir, plus de fous rires, autre chose en somme. Qui me convient tout autant. Puis quelques moments émotionnels forts, et la continuité de grandes découvertes sur moi-même. Et de nouveaux manques, les conversations avec les retraites me manquent si, si ! Leur vécu et leur maturité m'ont appris tant de choses…

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    Le luxe pour moi par rapport à la France et à la Belgique, est de me sentir accueillie partout. Le chemin en Espagne, est la maison du pèlerin. Et si pour certains l'accueil paraît vétuste, pour moi c'est bysance tous les soirs ! Internet, lit et couvertures, eau chaude presque partout pour me laver le soir. Bien sûr le confort est sommaire, mais l'accueil y est et ça c'est de lor.

    Des paysages très très monotones, et si au début je m'ennuyais, aujourd'hui je leur découvre une grande beauté, qui me donne envie de chanter fort, loin, ce que je fais sans hésiter dès que j'arrive à un endroit où crier un merci ne suffit plus.

    Dans mon chemin intérieur, je reviens de très loin. Je suis arrivée sans le vouloir consciemment, au fond de moi-même, ne trouvant aucune prise pour me faire remonter.
    Le sens de ma vie et ma raison d'être… Jai perdu les deux, en 3 jours. La vérité sur moi-même. Toute nue. Je suis sur terre depuis 30 ans, alors que dans le fond, je rame en me disant « à quoi bon »…

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    Deux jours de marche… Profonde tristesse… Même plus de larmes à vider, tout est parti…J'étais vide.

    Puis j'ai trouvé l'un, puis l'autre. Les vrais. Les miens. Aujourdhui, je vis pour aimer, et j'aime pour vivre. Équation qui peut tourner toute une vie, et plus encore, sans s'arrêter. Et de me rappeler toutes les fois, dans ce pèlerinage, où j'ai aimé bien. Parce que ce n'est pas tout d'aimer : je veux aimer bien…

    J'ai aimé bien ; je me suis laissée aimer ; et jai appris à aimer bien… Sur un clavier plus coopérant je promets de raconter tout ça à ceux et celles que ça intéresse.

    Et pour tout ça, que Dieu soit celui auquel je parle par la langue catholique, ou qu'il y en ait plusieurs ; que ce qui m'attende après la mort, ce soit le paradis ou le néant ; que la terre soit pleine ou creuse, et qu'il y ait ou non un dieu qui se nourrisse d'énergies négatives ; que le monde soit juste ou non, et que la souffrance soit présente et me révolte ; si je sais me nourrir d'amour, j'ai une raison de prendre ma place sur cette terre, et cela vaut la peine d'en admirer la beauté et d'en accepter les imperfctions, aussi grandes et révoltantes soient-elles. Je vis, et aujourdhui je sais pourquoi.

     

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    Puis en Espagne j'ai fait la connaissance plus profonde du monde invisible... Moi qui croyais que le monde invisble, c'est pour avant la naissance et après la mort et puis parfois aujourd'hui mais c'est rare, rien du tout : c'est maintenant, ici, partout ! Cette prise de conscience m'a valu une grosse indigestion, puis maintenant j'intègre et je profite de cette nouvelle couleur ajoutée a ma vie.

    Je vous embrasse tous bien fort,
    Mag

  • QUO VADIS?

    Une personne qui sait d'où elle vient et où elle va, vit avec sérénité, car elle donne de l'importance à ce qui en a vraiment à ses yeux. Par contre, il arive parfois que  nous nous trouvions face à la vie comme si nous nous réveillions dans un train en marche, ne sachant trop bien ni d'où il vient, ni où il va. Mais nous sommes bel et bien embarqués dans ce convoi, sans l'avoir voulu du tout, ou pas ainsi...

     

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    Le simple fait de passer par les églises Domine Quo Vadis et San Sebastino, ainsi que près des catacombes, a suffi pour évoquer mon devenir. Comment ne pas m'émouvoir devant les vestiges, humbles mais si éloquents, de ces premiers témoignages de la foi? Comment ne pas me sentir édifiée, par exemple, devant la statue de St Sébastien?

    Comment ne pas me re-demander: « Et moi, où vais-je ?». Sans la présence du Christ et sans sa réponse, l'idée de mon devenir m'effraie. Mais Il s'est chargé de répondre dans l'Évangile, promettant de rester avec nous jusqu'à la fin des jours... 

    Le titre de ce billet évoque la question qu'aurait posée Saint Pierre fuyant Rome et rencontrant Jésus-Christ portant sa croix : « Quo vadis, Domine ? » (« Où vas-tu, Seigneur ? »).  Jésus lui aurait répondu: « Venio Romam iterum crucifigi. Je vais à Rome pour être crucifié à nouveau »...

    PICT0048Via Appia faisant, j'ai aussi fait route intérieurement, me sentant interpellée par la réponse de Jésus à la question de Pierre. Il me parle aussi... Devant l'échec, l'incompréhension, l'indifférence, les souffrances, les blessures, ne m'arrive-t-il pas de vouloir tout quitter, de fuir? À cause des pressions du monde, à cause de mes désirs, de mon orgueil, je me suis maintes fois immergée dans mille obligations, au point d'avoir à peine le temps de prier, de penser librement à moi. Il a souvent fallu un événement inattendu ou préoccupant, pour que je me pose la question: « Où vais-je, et que fais-je dans ce monde?». Mais bientôt les activités du quotidien m'absorbaient de nouveau jusqu'au prochain soubresaut.

    Ma fidélité au Christ est mise à l'épreuve! Heureusement, Jésus vient me rejoindre sur la route pour compléter la mission qu'il m' a confiée. Je sais qu'Il est à mes côtés, m'invitant sans cesse, à travers les évènements de la vie, à me tourner vers lui et à l'écouter.

    Cependant, au lieu du ton de reproche qu'on pourrait ressentir dans les paroles attribuées à Jésus à l'endroit de Pierre, je lui prête un ton amical et miséricordieux, comme sur la route d'Emmaüs : « Et tu Marie, quo vadis? Te sauves-tu, ou es-tu prête à te laisser sauver par moi?».

    « Seigneur, je sais que tu es fidèle à tes promesses. Parce que tu m'aimes, tu feras tout pour que je puisse jouir de l'éternité avec toi. Ne me laisse pas perdre de vue le but de ma vie ! Donne-moi la grâce de la persévérance finale ».

  • VIA APPIA ANTICA


    viaappiaSituée aux portes de la Rome antique, la Via Appia Antica est probablement la route antique la plus connue de Rome. Comme il était interdit d'enterrer les morts dans la ville, les monuments funéraires antiques furent érigés le long de cette route, permettant ainsi de continuer la pratique du culte réservé aux morts.

    La construction de la via Appia Antica remonte au IVème siècle av. J.C., pour relier Rome à Capoue puis Brindisi. 

    Elle commence à la porte San Sebastino, au Sud-Est de Rome et se prolonge sur une distance de 10 kilomètres environ, au milieu des pins et des cyprès. Pour y accéder, nous avons emprunté le bus jusqu'aux catacombes de San Callisto, dans lesquels étaient enterrés les premiers Chrétiens et les premiers papes.

    C'est sur cette voie que se trouve aussi la chapelle "Quo Vadis", là où le Christ serait apparu à Saint Pierre (ce dernier fuyant Rome pour échapper à la persécution), en lui déclarant se rendre là d'où il se sauvait, pour se faire crucifier une deuxième fois. Honteux, Pierre fit demi-tour, pour subir le sort qui lui était réservé... la martyrisation!

    Nous nous sommes arrêtés à l'église San Sebastino, l'une des 7 églises de pèlerinage, fondée au IVème siècle. Le bâtiment actuel date du XVIIème siècle et abrite un intéressant plafond de bois sculpté consacré au saint, représenté percé de flèches au milieu de soldats. Des palmes de martyrs ornent par ailleurs le plafond. À côté de l'église se trouvent les catacombes du même nom, que nous n'avons pas visités, l'ayant déjà fait précédemment.

    Cette via fait 4,10 mètres de large et est pPICT0059avée de grandes dalles de basalte, bombées et marquées par le passage des chars. Elle est bordée par des chemins de terre qui facilitent les pas des piétons. Nous avons évité au maximum la portion de la route ouverte à la circulation.

    Nous éloignant de Rome, nous avons découvert une succession de monuments, souvent mortuaires, ainsi que de nombreuses riches demeures.
    À proximité, se trouvent les restes du cirque de Maxence, qui était consacré aux courses de char, et dont il on voit encore le muret central séparant la piste et deux tours.

    PICT0053Plus loin sur la voie, nous avons avons visité le tombeau de Caecilia Metella, vaste édifice cylindrique construit à la mémoire de la fille d'un haut dignitaire de l'empire et belle fille de Crassus, l'un des membres du Triumvirat constitué avec César et Pompée.
    Il a été plus tard transformé en forteresse par la famille Caetani, au XIVème siècle. D'un diamètre de près de 30 mètres, il conserve une partie de sa décoration antique telles que la frise de marbre sculptée de motifs floraux et de têtes de taureaux. L'intérieur se visite et présente divers éléments funéraires.

    C'est dans cette  zone que se trouve le plus beau pavage antique. Non loin de là, nous avons trouvé un arrêt de bus qui nous a ramenés vers une station de métro, avant de rejoindre le centre ville...

  • JEAN-PAUL II A DIT...

    De retour très tard hier, suite à un retard d'avion, je ne me sens pas le courage de commenter les quelqus jours passés à Rome.

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    Je vous envoie pourtant un petit courant de là-bas, avec quelques ...

    Citations de Jean-Paul II.JPaul2

    «La vérité n'est pas toujours conforme à l'opinion de la majorité.» [ Jean-Paul II ]

    «Les médias sont des instruments dont se sert le péché pour imposer à l'opinion publique des modèles de comportements aberrants.» [ Jean-Paul II ] - Extrait d'un Sermon à Rome - 19 Septembre 1990

    «Faire l’expérience de Dieu reste toujours à la portée de chaque homme.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «L’homme ne cesse pas d’être grand, même dans sa faiblesse.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «L'Europe doit respirer avec ses deux poumons : celui de l'est et celui de l'ouest.» [ Jean-Paul II ]

    «Quand nous nous mettons à prier, nous avons l’impression que nous prenons l’initiative. Mais la prière est toujours une initiative de Dieu en nous.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois comme le montre l'histoire.» [ Jean-Paul II ] - Centesimus Annus

    «Dieu a créé l’homme intelligent et libre.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Le pardon est une option du coeur qui va contre l’instinct spontané de rendre le mal pour le mal.» [ Jean-Paul II ] - Extrait de la célébration pour La journée mondiale de la Paix - 1er janvier 2002

    «La permissivité ne fait pas le bonheur.» [ Jean-Paul II ]

    «Plus j’avance en âge, plus les jeunes m’exhortent à rester jeune.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Un grand défi est proposé à l’homme : celui de perfectionner tout ce qui est créé, que ce soit lui-même ou le monde.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Faire le bien ne va pas de soi.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «La question de l’existence de Dieu demeure intimement liée à celle de la finalité de l’existence même de l’homme.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «De quelles souffrances l’humanité n’est-elle pas affligée parce qu’elle ne sait pas se réconcilier !» [ Jean-Paul II ] - Extrait de la célébration pour La journée mondiale de la Paix - 1er janvier 2002

    «Qu’est-ce que l’Evangile ? C’est une magnifique justification du monde et de l’homme, parce que c’est la révélation de la vérité sur Dieu.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Ce n’est qu’en se dépassant que l’homme est pleinement humain.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «L'éducation est plus qu'un métier, c'est une mission, qui consiste à aider chaque personne à reconnaître ce qu'elle a d'irremplaçable et d'unique, afin qu'elle grandisse et s'épanouisse.» [ Jean-Paul II ]

    «L’homme n’apprend vraiment qu’en reconnaissant ses propres erreurs.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Dieu est toujours dans le camp de ceux qui souffrent.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Pourquoi ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l’on agisse envers lui-même ?» [ Jean-Paul II ] - Extrait de la célébration pour La journée mondiale de la Paix - 1er janvier 2002

    «“N’ayez pas peur !” De quoi faut-il ne pas avoir peur ? Avant tout de faire la vérité sur nous-mêmes.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Il n’y a pas d’amour sans responsabilité.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Vous valez ce que vaut votre coeur.» [ Jean-Paul II ]

    «Comme pour l'esprit rien n'est trop grand, pour la bonté rien n'est trop petit.» [ Jean-Paul II ]

    «L’homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu’il y a une vérité plus grande que lui.» [ Jean-Paul II ] - Extrait de la célébration pour La journée mondiale de la Paix - 1er janvier 2002

    «Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux pour l'avenir de la grande famille humaine.» [ Jean-Paul II ] - Extrait d'un discours à l’ Unesco - 2 Juin 1980

    «L’attitude de l’homme devant le mystère de Dieu détermine toute sa vie sociale et culturelle.» [ Jean-Paul II ] - Cité par André Frossard dans Le monde de Jean-Paul II

    «Toute espèce de racisme conduit inévitablement à l’écrasement de l’homme.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Le communisme en tant que système s’est révélé “un remède plus dangereux que la maladie elle-même”.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «Toute existence tire sa valeur de la qualité de l'amour : "Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es".» [ Jean-Paul II ]

    «Le monde n’est pas partagé entre les bons et les méchants mais entre les riches et les pauvres.» [ Jean-Paul II ]

    «La prétention qu’a le terrorisme d’agir au nom des pauvres est une flagrante imposture.» [ Jean-Paul II ] - Extrait de la célébration pour La journée mondiale de la Paix - 1er janvier 2002

    «L’homme est toujours le même : les systèmes qu’il crée sont toujours imparfaits, et d’autant plus imparfaits qu’il est sûr de lui.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «La fraternité bannit la volonté de puissance, et le service la tentation du pouvoir.» [ Jean-Paul II ]

    «L’Église n’a pas de modèle de société à proposer.» [ Jean-Paul II ] - Cité par André Frossard dans Le Monde de Jean-Paul II

    «La voix de l’homme est bien incapable d’offrir autre chose que des perspectives terrestres.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    «La vérité n’accepte pas d’être arrêtée par une quelconque frontière.» [ Jean-Paul II ] - Entrez dans l’espérance

    Pour terminer, en voici une qui m"interpelle beaucoup...

    «La mission des femmes est d’être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu'avec les yeux du coeur.» [ Jean-Paul II ] - Extrait d’une allocution Lourdes - 15 août 2004

  • LE DON DU SOURIRE

    C'est bien connu, mais le dit-on jamais assez?... 
     
     
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    On peut aussi le chanter...
     

  • PARDON EN DIX ÉTAPES

    Infidélités, trahisons, critiques, frustrations, déceptions ... Au cours d'une existence, personne n'échappe à certains de ces moments douloureux.

     Ils sont hélas inévitables et marquent d'un fer rouge, parfois pour longtemps, et ce d'autant plus quand on est touché par des proches. Ils engendrent des sentiments divers: la honte, la culpabilisation, la peine, l'amour-propre humilié, la colère, l'envie de vengeance...

    La seule solution pour sortir de ces schémas destructeurs est le pardon.
    Il ne s'agit pas d'oublier, ni de minimiser en cherchant toutes les  excuses possibles, ni encore moins de nier ce qui a blessé. Il faut au contraire essayer de prendre conscience de ce qui s'est passé, entreprendre un travail personnel pour dépasser la pénible réalité, afin de construire une nouvelle relation, ne fût-ce qu'avec soi-même, si pas avec l'autre.

    Dernièrement, je suis tombée sur un article dans un vieux magazine "Femme d'aujourd'hui" trouvé dans une salle d'attente. Il proposait le pardon en dix étapes. Je vous le résume: 

     

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    • 1- Décider de ne pas se venger. Il est impossible de sortir du processus en étant obsédé par l'esprit vengeur.
    • 2- Être lucide sur soi-même. Pardon n'est as abnégation. Il faut reconnaître qu'on a mal, et on ne peut pas nier ce qu'on a ressenti.
    • 3- Sortir de son rôle de victime.  Si c'est l'utre qui est coupable d'avoir fait mal, la gestion de l' "après-blessure" incombe à la victime.
    • 4- Prendre son temps. Un pardon trop vite accordé a quelque chose de suspect.
    • 5- Essayer de comprendre l'autre. Sans chercher à excuser la personne en cause, c'est en tâchant de comprendre ce qui l'a motivée qu'on pardonne le plus facilement.
    • 6- Se détacher de sa souffrance. En avançant dans le temps, ce qui était un drame perd de son  importance.
    • 7- Se pardonner à soi. De ce perfectionniseme qui colle à la peau, qui fait que l'on s'adresse des reproches parce qu'on n'a pas su comment bien ou mieux réagir.
    • 8- En parler à quelqu'un qui sait écouter sans juger. Cette personne "neutre" permet de prendre de la distance.
    • 9- Pardonner. L'essentiel est le travail intérieur, le pardon que l'on fait au fond de soi. 
    • 10- Mettre fin à la relation ou lui donner de nouvelles bases.  Le but n'est pas d'effacer, ni de recommencer pareil, mais de construire par-delà ce qui s'est passé.