• HEURES CHARNIÈRES...

    C'est aujourd'hui en fin de matinée que sonnera l'heure de ma fin de carrière. Je choisis l'humour pour planter le décor en quelques images...
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    Plus jamais ça, que j'ai beaucoup aimé... 
     
     
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    Ouf!  J'ai heureusement échappé à ceci... 
     
     
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    Ce n'est pas pour entrer dans pareille galère!
     
     
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    Pas davantage pour ressembler à ça. Bêêêrk!
     
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    Est-ce pour trouver refuge dans une bulle? 
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    Très prochainement, j'expliquerai comment je désire me rendre disponible à la vie...

  • TROUVER SA VOIE


     Au cours des prochains jours, je ressasserai sans doute divers aspects de ma vie professionnelle, et expliquerai ce qui a déterminé certains choix de vie. Actualité explique Clin d'oeil!... Aujourd'hui, j'évoque à nouveau un thème déjà abordé il y a peu de temps, celui de la vocation...

    Quand on pense au mot vocation, on pense à la vocation de la prêtrise, à la vocation monastique, à une notion plutôt radicale de service à autrui.

    1751849_2ff2827550_s  Si on se réfère à la dimension large de la vocation, et aux grandes traditions qui ont toujours parlé du sens de la vocation, toute personne a une vocation. Pour mieux comprendre cela, il faudrait redéfinir aussi ce que veut dire vocation.

      Vocation viendrait du mot "voie". On dit par exemple que l'on a rencontré sa voie, que l'on veut suivre une voie qui nous interpelle, une voie de réalisation de soi. Cela touche le plus profond de ce que je suis, qui ne se limite pas à ma profession. Ça concerne toute mon existence, reliant le sens de ma vie au sens de la vie. Comme moi, toute personne en vient à chercher un jour ou l'autre un sens à sa vie.

      J'ai le sentiment d'avoir pu vivre ma vocation dans chaque aspect de mon quotidien. En fait elle a une dimension assez vaste, qui m'a fait comprendre l'importance de concilier ma carrière à ma vie personnelle. Ma vocation touche en effet quelque chose de bien plus profond qu'une dimension technique, professionnelle, ou même religieuse.

     Personne ne m'a dicté le chemin à suivre. Très jeune, j'ai senti intérieurement un intétêt pour les gens, j'ai été attirée par eux au point de toujours chercher par quel moyen entrer en relation avec eux, pour simplement partager leurs peines et leurs joies, voir comment répondre à leurs besoins. Cette connaissance de moi-même m'a bien sûr interpellée, et conduite vers une profession correspondant à mes dispositions.

      Mon métier m'a permis d'avancer dans la vie en fonction de ma sensibilité intérieure. J'ai souvent été amenée à me poser des questions sur le sens de ma vie, de la vie, en étant confrontée à toutes les réalités humaines qui se côtoient au sein d'un hôpital. Mais j'ai réalisé ce dont je ne me rendais pas bien compte à 20 ans, c'est que j'ai autant besoin des gens que eux n'ont besoin de moi. Ils m'enrichissent de ce qu'ils sont!

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      La vue de personnes qui fonctionnaient à partir des performances au travail, mais étaient littéralement épuisées à la fin de la journée, m'a toujours semblé un paradoxe ! Ce n'était pas ainsi que j'envisageais de me réaliser. Dès la naissance de notre fils aîné, j'ai donc fait le choix du temps partiel, et ne l'ai jamais regretté.

      Le travail à mi-temps m'a permis de trouver un équilibre: exercer ma profession, bénéficier d'une autonomie financière, construire et entretenir des relations, et avoir des passe-temps. Cela a énormément orienté l'usage de mon capital énergie, dans lequel je ne devais pas puiser et m'épuiser exclusivement pour le boulot.

    Ma vocation, c'est d'aimer jusqu'à me donner. Rien n'est fini. Tout va continuer, avec l'aide de Dieu...


  • OCCASIONS "TOUTES SAISONS"

    À METTRE DANS LE PANIER DES "BONNES À FAIRE"

    Depuis quelques jours, de nombreuses boutiques de vêtements organisent une vente "au rabais", pratique désormais devenue coutume à cette mi-saison. Belle aubaine pour ceux qui veulent se rhabiller à bon prix. 

    Pour ce qui est de se vêtir intérieurement, pas de commerce, mais des conseils de prix ferme! Par exemple,  Michel Quoist propose quelques occasions intéressantes, qui peuvent devenir "coutume toutes saisons", et sont à la portée de chacun:

     "Au cours de tes journées, saisis toutes les occasions que t'offre la vie pour te resaisir et communier à Dieu:

     

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    L'attente de l'autobus, le moteur de ta voiture qui chauffe avant de démarrer, les trois minutes de l'oeuf à la coque, le lait qui va bouillir, le biberon trop chaud,  au téléphone, la ligne qui n'est pas libre, le feu rouge sur la route...

    Ne "tue pas le temps", si restreint soit-il, il est providentiel. Le Seigneur y est présent".

    (Michel Quoist.)

     

  • LÉGER FARDEAU


    En lisant les derniers billets de Didyme, je suis retournée à ce que j'avais écrit pour le site des GSE, lorsque j'y étais CG. Le titre était: "Chemin de Croix". Il s'adresse à tous au quotidien, pas seulement en période pascale...

    Le passage d'Évangile qui sert de socle à ma démarche est:

    "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger." (Mt 11, 28-30)
     

    Voici l'essentiel du texte:

    Toi, scout, guide, loup, louvette, ou autre pèlerin sur le chemin de Dieu, marcheurs


    Ne fonce pas tête baissée. Promène ton regard sur les délicatesses de la nature, émerveille-toi, contemple toutes ces beautés et loue Celui qui te les offre. Respecte ce que tu vois, car l’homme est trop souvent prédateur pour la création.
    Jésus te demande de suivre ses pas sur une route pavée de souffrances, d’embûches, mais de tant de rencontres de joie et d’amour, que la croix qu’Il te confie devient légère. Par la force de l’Amour de Jésus-Christ, en te fiant à son exemple, rien n’est redoutable. Allant à sa recherche, lorque tu t’adresses comme Lui au Père, son Esprit t’est envoyé. 


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    Des crispations à Christ-passion
    Chemin faisant, tu es tenté par de fausses voies, de fausses joies, de fausses pistes. Tu le sais car elles ne te procurent pas la vraie paix. Bien souvent, tu veux utiliser Dieu comme instrument de ta perfection. Or, Il a voulu se donner à toi pour rejoindre tes imperfections. Mais tu vis dans une peur permanente de te heurter à tes faiblesses. Tes attitudes extérieures ne sont que le reflet de tes mouvements intérieurs. Cherche à te faire saisir par Dieu, plutôt qu’à Le saisir. Travaille avec Lui, sans t’évertuer à travailler pour Lui. Quels que soient tes idéaux religieux, tes sacrifices de conversion, tu n’as pas à peindre un tableau, aussi irréprochable soit-il, de ton supposé idéal à atteindre. Seule compte la possibilité qu’a l’ Esprit de Dieu d’agir en toi.

    Ta richesse spirituelle se limite à rien que Dieu, qui doit régner en toi. Ton "Je" doit se détrôner pour Lui céder ta place.
    En te laissant progressivement travailler par l’Amour, tu te transformes et tu aspires à boire à une autre coupe. Tu as soif de vivre autrement, et tu ne crains plus de prendre part à la Passion du Christ

    Chemin de croix, chemin de joie
    Si tu penses que les personne joyeuses de la joie de Pâques sont nécessairement des gens qui rient à tout instant, tu te trompes. Elles ne passent pas à côté des réalités du monde sans les voir et ne sont pas épargnées par les épreuves de la vie. Elles ne sont pas davantage toutes de tempérament optimiste. Elles rencontrent la dureté des forces du mal qui habitent le monde. Ce qui les caractérise, c’est qu’elles n’en sont pas prisonnières. Car elles savent que la mort n’aura pas le dernier mot.
    Avant sa Résurrection, le Fils de Dieu dut passer par des heures difficiles qui ne lui plaisaient pas. C’est pourquoi Il dit : "Maintenant, mon âme est troublée. Père, délivre-moi de cette heure !" (Jn, 12, 27).

    Toi aussi, tu dois vivre maintes circonstances qui te blessent : maladies, manifestations d’hostilité, injustices, échecs, soucis et autres charges. Dans ces moments, tu peux dire : "Maintenant, mon âme est troublée", et prier "Père, délivre- moi de ce fardeau !"
    La joie de Pâques est là dès que tu reconnais le Christ ressuscité, présent, agissant dans ta vie et dans celle de ceux qui t'entourent

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    Au pied de la Croix
    Par-dessus tout, Jésus persiste à nous aimer : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font !" C’est au pied de sa Croix, qu’Il te fixe rendez-vous. Il appelle : "J’ai soif !"Il a soif de toi et t’attend, les bras ouverts, dans un geste d’offrande et de demande, dans une proposition de don réciproque.
    "Voici ta Mère". Il te confie à Marie restée auprès de Lui, constante et fidèle à son Magnificat. Tendrement, elle apprend comment répondre "oui" aux demandes de Dieu, sans condition. "Fais tout ce qu’Il te dira." Elle t’aide à vivre ta Pâque intérieure.

    La Croix, pédagogie de Dieu
    L’amour, c’est une recherche continuelle de beauté et de bonté, c’est l’extase de découvrir ce que sont les choses et les êtres, c’est l’admiration devant l’extraordinaire spectacle de la vie mû par la Vie. C’est l’homme qui rejoint Dieu. Te voici porté au centre de ta Foi chrétienne. Tu découvres la fécondité de la Croix. Envahi d’une joie filiale, soeur de celle qu’a connue Jésus, tu acceptes tes petites crucifixions. Ce sont les expériences différentes de chacun qui, unies dans un même élan d’amour vers le Créateur, forment le corps vivant du Christ. Ainsi rassemblés, nous devenons pro-Eucharistie, par un "oui" collectif à la participation à la Vie.
    Le miracle de l’Amour par lequel nul ne meurt, c’est celui que Jésus est venu nous révéler, te révéler.

    Pâques devient ton histoire
    Ton calvaire se nomme Espérance, si tu saisis le sens du tombeau vide. Le tombeau du Christ est libre, prêt à t’accueillir. Ne le cherche pas loin. Il est en toi. La vie ne t’invite pas à fuir devant la lutte. Elle t’aide à conquérir la vraie Vie.

    Ce qui doit mourir, c’est tout ce qui est sans valeur, les idéologies, les masques, les rôles que tu te joues, la possession (matérielle ou affective). Bref : tout ce qui t’étourdit et te détourne de Dieu. Ensuite, tu peux sortir du tombeau, tel l’homme nouveau.   L’Alleluia rejoint le Gloria. Dans un chant nouveau, c’est la célébration du Mystère de la Croix. Alors qu’ on la croyait en bois mort, elle devient arbre vivant, producteur de fruit. Noël est encore là.
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    Le Ciel s’ouvrira
    Tes étonnements, tes contemplations, tes expériences, marquent ta physionomie, changent ton regard. Si tu es un chercheur de Dieu, Il se fait connaître à toi. Sans t’en rendre compte, tu Lui deviens progressivement plus ressemblant. Le visage que tu offres au monde est un peu celui du Christ.
    Lors de tes périples, si tu rencontres quelqu’un, que tu le croises seulement, ne pense pas que tu n’as rien à lui donner. Ton rayonnement lui suffira. S’il reflète l’Amour de Dieu, c’est le Ciel que tu lui ouvriras.

    L’amour véritable est Communion, joie du don et de la Présence. Le signe du Chrétien est celui de la Croix. Aucun acte inspiré par cet Amour ne mène à la mort.

  • FIÈVRE FROTTEUSE

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    Lundi et mardi dernier, le beau temps aidant, je me suis sentie un élan pour astiquer la maison plus en profondeur. Il faut dire que ces dernières semaines, oserais-je avouer "mois"?, le nettoyage a été réduit à sa plus simple expression. Il faisait tout au plus rangé et acceptable. Mais je savais tout ce qui était négligé!
    "On ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Comme je n'ai pas de femme d'ouvrage, tant pis pour ce que je ne peux pas faire"! Tel était devenu mon raisonnement depuis quelque temps, sachant que mes horaires allaient bientôt devenir plus souples. Ce bientôt est presque là.

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     Aussi ai-je pris la décision de créer une ambiance plaisante pour m'accueillir. Je ne déraille pas, rassurez-vous. 

    Gu et les "garçons" ont imaginé que je m'affairais parce que quelqu'un vient passer le WE chez nous. L'idée que ça puisse être pour moi, qui vais dorénavant occuper différemment les lieux, ne pourrait-elle pas les effleurer? Il est vrai que j'ai toujours un soin plus particulier pour recevoir les invités. Mais dans le cas présent, au vu des déplacements prévus par l'ami, notre maison lui servira surtout de pied-à-terre. Les détails lui importeront peu!

    Mon réflexe est finalement le même que pour m'habiller. Je soigne l'harmonie de ma tenue vestimentaire, même pour les travaux domestiques. C'est ce que j'appelle mon chic-négligé. Au point que mon mari, pour qui bricolage = tenue la plus moche possible, m'a maintes fois demandé pour qui je me faisais belle. Simplement pour me faire plaisir (Il arrive que ce soit aussi "rien que pour lui" Clin d'oeil). Parce que je n'aime pas ce qui est laid quand on peut l'éviter!

    Mon souhait était de sortir par une belle porte en fin de carrière. Il était sous-entendu que c'était avec la ferme intention d'entrer par une autre belle porte...
    Selon cette logique, j'ai donc besoin de réintégrer un intérieur plaisant au coup d'oeil et où je me sens respirer. Il était nécessaire que cette atmosphère soit déjà bien imprégnée à la fin de ce mois, de manière à m'y installer joyeusement, et de m'y complaire au point d'avoir envie d'y rester. Non, je ne deviendrai pas casanière pour autant, ni "Marie frotte-frotte"! 


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    Voilà, c'est prêt! Pas de souci: il reste encore beaucoup de pain sur la planche pour que tout soit "nickel". Ce n'est pas demain la veille de ce que je pourrai dire que tous les aménagements sont terminés...

  • SOIRÉE D'ADIEUX

    Hier soir a bien eu lieu la fête d'adieux pour mon départ à la pré-retraite. 
     
     
    Au revoir

    Pendant la journée, l'emploi du temps ne m'a guère laissé le loisir de songer à ce qui m'attendait le soir, et tant mieux. Bizarrement, ce n'est que dans les derniers instants, alors que mon mari et moi arrivions à la clinique, que je me suis quelque peu crispée.

     Lorsque nous sommes entrés dans la salle, presque tout le monde était déjà rassemblé, y compris nos fils, qui nous avaient précédés. Première épreuve: passer près de chacun avec un air détaché. Les salutations terminées, la "séance" a débuté. Par réflexe, je m'étais installée dans un état second, comme dans un cocon, pour me protéger de mon hypersensibilité. Du coup, j'ai perçu de manière atténuée ce qui se déroulait autour de moi. L'avantage a été que je suis parvenue à contenir les larmes qui menaçaient de déborder. Inconvénient: je n'ai pas tout bien réalisé, et n'ai pas réagi avec la spontanéité et le dynamisme que l'on me connaît d'habitude. messages-au-revoir-2

    J'ai entendu l'essentiel du discours, mais une bonne partie m'a échappé. Une copie me sera prochainement remise, que je lirai avec attention. Ensuite sont venus les cadeaux: une enveloppe avec un chèque -voyage de  €500, une splendide orchidée, un magnifique pendentif en argent, des cartes, puis, place à l'humour...  un colis avec des catalogues de voyages. Parmi ces derniers, un seul m'intéresse vraiment, celui pour la Grèce, pays que j'ai très envie de découvrir. Il n'a pas été placé innocemment. On m'a plus que comblée! 

    En regardant les photos prises par Gi, il y a eu des applaudissements, desquels je ne me suis même pas aperçue. applaudissement_pMon mari m'a aussi rapporté que mes collègues étaient fort surpris devant mon silence, assez inhabituel. En effet, pour tout remerciements, et après des efforts, j'ai réussi à balbutier une ou deux phrases maladroites. Ce qui est différé n'est pas perdu, selon une expression chère à mon beau-père. J'aurai encore l'occasion de m'épancher plus tard... 

    Les verres se sont levés, on a fait la tournée des sandwichs garnis, de petits groupes se sont formés, nous nous sommes retrouvés dans une ambiance détendue et amicale. Là, diluée parmi tous, j'ai repris toute mon assurance. 

    Nous avons quitté la salle vers 20h30. Cette soirée n'est pas tout à fait le point final, puisque je travaillerai encore mardi et mercerdi. La date d'hier a été choisie en fonction de la disponibilité de la majorité du personnel, et en tenant compte du congé scolaire de Toussaint, toute la semaine prochaine.

     
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     Aujourd'hui, je me suis limitée à une approche extérieure de ce que je vis, mais le reste va venir, le plus important pour ce qui devra se vivre par la suite...


     

  • JOUR "J"


    Voici le jour "J". Pas à cause de jeudi, mais parce que le service du laboratoire m'a demandé de me libérer ce soir à partir de 18H.

     

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    Bien sûr, ça sent à plein nez la fête préparée pour mon départ. Hier, une collègue m'a prise en photo à plusieurs reprises. Sans doute à mettre dans les archives...

     Sinon l'heure de rendez-vous, le fait que mon mari et nos fils soient invités à nous rejoindre, que des sandwichs, des boissons, des discours, figurent probablement au programme, je ne connais pas les détails. Vous en apprendrez davantage demain.

    Ces attentions me touchent, et en même temps me gênent. Autant j'apprécie voir quelqu'un mis à l'honneur, autant je redoute être mise en évidence de la sorte. Déjà qu'il faudra sortir les mouchoirs! J'ai beau avoir prévu ce qui pourrait m'attendrir, je sais que je ne pourrai éviter que mes yeux ne deviennent d'intarissables fontaines...

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    Avant de découvrir ce qui se cache sous le mystère, il me reste encore quelques heures de travail. Ces derniers temps, il n'est pas rare qu'une personne me dise avoir pris rendez-vous expressément pour être piquée une dernière fois par moi (évidemment par nécessité médicale aussi!). Je reçois un tas de réflexions, qui commencent par: "Vous partez?". La suite varie:"Pour aller où? (Beaucoup, même dans des collègues, pensent que je vais travailler ailleurs!); "Vous êtes encore jeune!"; "C'est triste!"; "Ainsi, on ne vous verra plus!"; "J'étais si content(e) d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui piquait sans chercher"; "Qu'est-ce que vous allez faire?"; "Merci pour toute votre gentillesse"; "Bonne continuation!". Les "au revoir" ont un tout autre accent que d'ordinaire. Parfois ponctués d'embrassades, souvent par de ferventes  poignées de mains, ils m'en disent long.

     Comme je n'avais pas utilisé le tam- tam pour annoncer la nouvelle dans les différents services de la clinique, c'est seulement maintenant que ça s'officialise (ma remplaçante est entrée en fonction il y a dix jours), et que le personnel m'interpelle, souvent étonné, parfois déçu. Les réactions me confirment  ce que je ressentais : je  n'appartiens pas à une seule unité, mais suis plus largement "de la clinique". Aussi ai-je fixé RDV à tous pour boire un dernier verre de l'amitié le 08-11 de 12H30 à 15H, dans une salle que j'ai réservée à cet effet. Combien répondront? À suivre...

     

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    Mes idées s'entrechoquent un peu. Il faudra y remettre de l'ordre. Cette étape me permet d'approfondir la réflexion sur certains aspects de ma personnalité, l'importance à accorder à l'espace familial, mon nouveau rapport à la vie, aux gens. Sans doute entendrez-vous encore parler de ce tournant de ma vie, mais de manière plus organisée. Déjà demain...

     

  • POLITIQUEMENT CORRECT?

     
    L'équipe de "NamurDirect" a dernièrement interviewé  José Happart.  "Pour être élu pendant 25 ans, un homme politique doit savoir rendre des services", déclare  le président du Parlement wallon.
    Jusqu'où concilier politique et social? Difficile de répondre! À part pour José Happart...

    S'il récolte ses voix par ce biais, la question à surtout poser est:"Quels sont les critères qui motivent le choix des électeurs?". Tout un débat...

  • L'ARGENT

    Voici un petit texte sur l'argent, assez naïf, mais juste... (par Dimitri Haikin)
     
    Il peut acheter une maison
    Mais pas un foyer

    Il peut acheter un lit
    Mais pas le sommeil

    Il peut acheter une horloge
    Mais pas le temps

    Il peut acheter un livre
    Mais pas la connaissance

    Il peut acheter une position
    Mais pas le respect

    Il peut payer le médecin
    Mais pas la santé.

    Il peut acheter du sang
    Mais pas la vie

    Il peut acheter du sexe
    Mais pas de l'amour
     
     
    Partant de là, je fais le lien avec l'Évangile d'hier: 

    "...Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ?' Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. » (Lc, 12, 21)

     
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    Ne nous y trompons pas! Aimer Dieu et apprécier gagner de l'argent n'est pas contradictoire! Le tout est de savoir si le gain est une fin ou un moyen qui permet de participer utilement à la vie. Il n’y a pas d’argent dans ma poche qui ne soit associé au service d'un Autre… auquel je dois des comptes !


    Je mentirais en prétendant que je rebute l'idée de posséder de l'argent. Non pas pour thésauriser, mais pour avoir les moyens d'aimer. Pas besoin d'argent pour ce faire, me rétorquera-t-on! C'est vrai. Cependant, certaines personnes ont besoin de "preuves" matérielles de l'attention qu'on leur accorde, avant d'accepter de s'engager dans une autre dimension de relation.

    Pour mes besoins personnels, je me sais capable de me contenter de peu, au point de vivre un réel détachement à l’égard des biens. Parce que je suis sûre que l’amour est la seule richesse que je puisse donner sans jamais la perdre. Ma plus grande chance est que mon mari est sur la même longueur d'onde que moi.

    Hier, le commentaire d'EAQ  était intéressant : 

      "Frères, examinez avec soin vos demeures intérieures, ouvrez les yeux et considérez votre capital d'amour, et puis augmentez la somme que vous aurez découvert en vous-mêmes. Veillez sur ce trésor afin d'être riches intérieurement. On dit chers les biens qui ont un grand prix et avec raison... Mais quoi de plus cher que l'amour, mes frères ? A votre avis, quel en est le prix ? Et comment le payer ? Le prix d'une terre, celui du blé, c'est ton argent ; le prix d'une perle, c'est ton or ; mais le prix de ton amour, c'est toi-même. Si tu veux acheter un champ, un bijou, une bête, tu cherches les fonds nécessaires, tu regardes autour de toi. Mais si tu désires posséder l'amour, ne cherche que toi-même, c'est toi-même qu'il faut trouver."

    "(St Augustin- Sermon 34 : sur le Ps 149)
     
     

     

     
  • CECILIA BARTOLI CHANTE MARIA

    Pour mon anniversaire, mon mari m'a offert le coffret "Maria" de Cecilia Bartoli, qui contient un CD plus un DVD. C'est notre fils Gi. qui nous a fait découvrir cette mezzo-soprano il y a quelques mois. Sa voix m'a plu d'emblée, alors que je suis ordinairement plus sensibiliée par les voix d'hommes.

     

     Classiquenews.com diffuse gratuitement L'INTÉGRALITÉ DE LA VIDÉO, en haute définition et grand format, où Cecilia Bartoli évoque Maria Malibran, pendant les séances d'enregistrement de son album "Maria".




     

    g975Lors d'un entretien pour le magazine "événement" en date du 05-10 dernier, on posait la question suivant à la chanteuse:

    "Quelle est l'origine de votre projet de tournée européenne autour de l'oeuvre de la Malibran et du romantisme italien ?"

    "Il s'agissait avant tout de pouvoir montrer le bel canto dans une dimension différente. Pendant toute la tournée, je suis accompagnée par les musiciens de l'orchestre 'La Scintilla', de Zürich qui a la particularité de jouer avec des instruments d'époque. C'est une façon de restituer à ce répertoire toute sa dimension et de se rapprocher un peu plus de la musicalité de la Malibran. L'occasion de redécouvrir tout un univers musical, de nouvelles expressivités, des associations de couleurs inédites. En outre, tous les instruments sont accordés selon le la de référence de l'époque, légèrement plus bas que le la actuel (430 Hz contre 443 Hz aujourd'hui, ndlr). Et entendre le bel canto dans sa tonalité originelle fut pour moi une incroyable victoire. Interpréter l'un des airs les plus connus du bel canto comme la 'Casta diva' de Bellini, avec les dynamiques originales, fut une véritable révélation. Souvent interprétée de façon brillante, la 'Casta diva' telle que l'avait écrite Bellini se rapproche davantage d'une prière, passant de piano à pianissimo à sotto vocce. C'est fascinant et troublant à la fois de se retrouver ainsi devant la partition autographe. Fallait-il respecter la tonalité traditionnellement choisie, celle des grandes sopranos dramatiques telles que la Callas ? Ou revenir aux indications originelles de Bellini ? J'ai choisi de respecter l'esprit de Bellini, quitte à en déstabiliser plus d'un."

    La voici dans Vivaldi: 

     
    Vous êtes tentés? Chut! Je préfère vous laisser découvrir le reste par vous-mêmes.

    Si vous êtes séduits, faites-vous donc plaisir en vous offrant, ou vous faisant offrir des moments de bonheur musical en compagnie de cette voix sublime...