• RENTRÉE ET REPARTANTE...

    Me voici rentrée d'un WE merveilleux.

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    Le premier contact avec la région dans laquelle nous étions nous a séduits. Nous l'avons un peu visitée, en commençant par Lisieux où, à trois, nous avons assisté dimanche à la

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    Ensuite, nous avons pris des routes au hasard. Elles nous ont notamment dirigés vers Deauville, Honfleur, villes si célèbres que je crois inutile de les présenter.

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    Au passage, nous ne nous lassions pas du paysage, et de la belle architecture des bâtiments.

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    Au retour, nous avons fait halte à Amiens, pour visiter sa superbe cathédrale.



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    Mais la raison qui nous menait dans la région était avant tout un mariage. Par chance, nous avons été épargnés par la pluie! Tout s'est merveilleusement bien déroulé.

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    Sans entrer dans les détails, ce que je retiens est le bonheur d'avoir pu assister à l'union de jeunes qui, ayant préparé leur démarche en profondeur, démarrent solidement dans l'aventure de la vie qui les attend.
    Ils étaient rayonnants, beaux, émouvants!


    Ces quatre jours m' ont donné aussi l'occasion de vivre aux côtés d'autres jeunes aussi fantastiques, avec lesquels nous étions en chambres d'hôtes. Ensemble, nous avons formé une super équipe et avons partagé la joie de vivre. Un vrai plaisir!

    Je ne serai pas plus longue, car mon mari et moi repartons déjà ce matin... pour la Grande Chartreuse, où nous allons rejoindre des amis! Aussi, je serai plus loquace la semaine prochaine. Vous ne resterez pas sur votre faim, car je vous ai concocté un petit programme ...

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    Avant de partir, je vous laisse avec un petit texte de Ste Thérèse. Il résume parfaitement l'état d'esprit dans lequel je me trouve après les jours derniers...

    (...) Je compris que L'AMOUR ETAIT TOUT, QU'IL EMBRASSAIT TOUS LES TEMPS ET TOUS LES LIEUX... EN UN MOT, QU'IL EST ETERNEL !...

    Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'aie trouvée, MA VOCATION, C'EST L'AMOUR !...

    Oui j'ai trouvé ma place dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Coeur de l'Eglise; ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !!!...

    Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

  • LEÇONS DE VIE

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    J'ai appris à lire et à écrire dans ma chair,

    Là où ma faiblesse interpelle le spirituel,

    C'est alors qu'une Voix vient à mon secours...

    La joie de ce qu'elle révèle triomphe!


    Ma fragilité devient le secret de ma force:
    elle m'apprend à broder la vie point par point.

    Et pique, et pique, où est le drame?
    C'est plutôt un beau programme...

    Comme en acupuncture,
    des méridiens relient mon corps à mon âme,
    et mon "je" entre en relation avec Dieu...

    Crocki

  • QUELQUES CITATIONS

    QUELQUES CITATIONS

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    Le comble de l’économie, c’est de coucher sur la paille qu’on voit dans l’oeil de son voisin et de se chauffer avec la poutre qu’on a dans le sien.
    Alphonse Allais.

    L’homme n’est que poussière. La femme n’est qu’aspirateur.
    Fr. Cavanna.

    Le tiers de ce que nous mangeons suffirait à nous faire vivre. Les deux autre tiers servent à faire vivre les médecins.
    Docteur Paul.

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    Si haut qu’on monte dans la vie, on finit toujours par des cendres.
    Henri Rochefort.

    ce n’est pas la peine pour un journaliste d’avoir du talent à la cinquième ligne, si le lecteur ne dépasse pas la troisième.
    Françoise Giroux.

    Le verbe aimer est difficile à conjuguer.
    Son passé n’est pas simple, son présent est imparfait, et son futur est toujours conditionnel.

    Jean Cocteau.

    Quand on voit ce que les pigeons ont fait sur les bancs des parcs, il faut remercier Dieu de n’avoir pas donné d’ailes aux vaches.
    Régis Hauser

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  • UNE VOIX MATURE

    À LA SOURCE DE L’INSTANT PRÉSENT…
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    Plutôt que d’encore vous proposer des extraits du dernier livre de Christiane Singer, je vous en fais une dernière présentation.
    Ensuite, ce sera selon votre curiosité…

    Christiane Singer, condamnée à brève échéance par la médecine en fin août 2007, a commencé le décompte de ses jours en notant ses derniers fragments, ses pensées sur la vie et l’amour. Elle est morte le 4 avril dernier. L’héritage qu’elle nous lègue est comme le dernier souffle d’un ange serein resté sur terre pour dire ce qu'il voit déjà du Paradis.

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    Jusqu’au bout de son existence, elle a voulu saisir le flot de ses pensées les plus intimes pour les rediriger vers ses lecteurs.Sans vouloir faire sensation ou encore moins exhiber le tragique de la situation, elle a tenu son dernier journal, dans lequel, au fil des jours, elle raconte son quotidian, les affres et le désarroi comme la joie et le bonheur d’être qu’elle n’a jamais connu autant que là, dans son ultime défi, en route vers l’insondable…

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    Cette voix mature nous transmet le deuil bien fait d’une vie. C’est la parole d’une femme qui ne regrette rien de rien, qui a su tirer le meilleur des derniers mois aux côtés de son mari, de ses fils, et de ses amis, dont elle reprend certains messages, les derniers, les plus sincères.
    En fin de course, parce qu’elle ne pouvait plus lutter ni se dérober, son accent est inévitablement sincère, jamais magnifié, ni moralisateur, face aux oppositions “vie-mort” qui gouvernent des pages d’une extrême lucidité.

    ”Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’amour. Tous les barrages craquent.”
    Les dimensions de l’amour sont vastes et infinies, nous apprend-elle, en proie à des vagues d’abondance du coeur telles qu’elle qu’elle parvient à les insuffler à travers la lecture. Elle nous affirme aussi que l’agonie peut être apaisée par la prière, la lecture de paroles saintes ou autres, empruntées ailleurs, comme dans le Judaïsme, ou le Boudhisme…

    Dans ce livre, on peut lire l’assurance d’une femme qui n’a plus rien à prdre ou à gagner. L’amour qu’elle veut partager au plus grand nombre de gens comme une offrande bénie, est un baume sur le coeur de ceux qui le reçoivent.
    La langue utilisée est empreinte de lumière, basée sur la plus grande vérité qui soit, parce que puisée à la source de l’instant présent…

  • EN ROUTE POUR L'AVENTURE

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    Ce matin, ainsi que je l'annonçais hier, nous partons vers la Normandie, près de Lisieux. Ce sera en comité élargi, puisque nous serons huit, et qu’un ami viendra nous rejoindre sur place au cours de la soirée.
    La raison de ce départ collectif est le mariage d’amis. Lui est belge, et elle est française.
    Vous aurez plus de détails dans les jours qui suivent.
    En attendant, je savoure ce texte qui parle si bien du couple, tiré du livre de Christiane Singer : « Derniers fragments d’un long voyage »

    En ce siècle, le travail du couple recèle tous les espoirs, il n’est pas d’esquive possible.

    Mais point de malentendu. Il n’est pas question ici d’un couple idole dont la vie dérape dans un impitoyable autisme à deux, un égoïsme partagé, une fermeture. Non. C’est à une aventure de réconciliation des opposés que nous sommes conviés. Dans une soif absolue de réciprocité. Ce travail rcèle tous les espoirs.

    Voilà le cadeau qui nous est fait, en restant jusqu’au bout sans compromis, dans une inébranlable exigence de véracité. Nous sommes chaque fois stupéfiés de l’intelligence que la vie met en place dans pareille empoignade des âmes. La délivrance suit alors des tracés inconnus…

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    Il n’est fait là aucune concession. Le plus difficile y est la seule mesure acceptable. Et cette reconnaissance fragile et précieuse d’avoir pu, peut-être sans connaître les tenants ni les aboutissants, aider d’autres couples à traverser les zones detsructives.

    Nous ne savons pas toujours ce que nous sauvons là au coeur même de la nuit la plus sombre. Mais nous traversons sans faillir.

    “Traverse! Traverse! Noble fils! Noble fille!

  • RIEN DE SPÉCIAL ?

    Un dicton dit que “qui trop embrasse mal étreint.”
    S’il se rappelle à mon bon souvenir, c’est parce que je suis à “la bourre”, en ce moment…

    Faut-il mettre en cause le rythme auquel tout défile? Ou bien le fait que tant de choses valsent autour de moi qu’il n’y a plus de rythme? J’opte pour la version numéro deux!
    En effet: outre les affaires dites “courantes”, il y en a pas mal de galopantes, ces dreniers jours!


    En apparence, rien de spécial. Je suis même déjà en congé. Congé?...Kids
    Dans la réalité, à peine rentrée du Canada, nouveau départ demain pour la Normandie. Près de Lisieux, plus exactement. En grand comité. Encore pour un mariage!
    Cette fois, nous sommes huit dans l’expédition, et tout ce petit monde soupera avec nous et logera la nuit prochaine à la maison.


    En apparence, rien de spécial. Sauf si, hier…
    La maman d’Isaline, pour qui j’ai promis de confectioner une tenture pour sa chambre, m’a envoyé un mail mardi en fin de journée: l’enfant ne parvient pas à dormir avant la tombée de la nuit. Je commence la journée par la couture, afin qu’on puisse installer la tenture à la fenêtre pour le soir.

    En prenant les poussières dans le living, le clignotant du tél indique la présence d’un nouveau message. Sans doute y a-t-il eu un appel lorsque j’ai été trier du linge? C’est la kiné, qui me rappelle le RDV de 15H. Trop tard: il est 16H30.

    Mais alors… j’ai aussi loupé celui avec la coiffeuse! Ils étaient mémorisés dans ma tête pour ce jeudi. Horreur! Je suis confuse, honteuse, surtout vis-à-vis de la kiné, à qui j’avais déjà fait le coup la semaine dernière (décalage horaire excusait!). Heureusement, elle me connaît de longue date, et sait que ce genre de chose est rarissime. Nous nous reverrons le 08 août, tandis que la coiffeuse accepte de m’ajouter à un programme chargé demain à 8H30.


    En apparence, rien de spécial hier soir. C’est sans compter sur…
    Tout est en ordre. Le repas est prêt. On passe à table. À ce moment, mon mari annonce son intention de se rendre aujourd’hui au garage avec la voiture pour un petit entretien. Vite, il faut trouver une solution pour ne pas le contrarier, tout en disposant du véhicule pour les déplacements que j’ai prévus en ignorant ce contretemps. Merci, Miss Imagination, tu m'as bien aidée!

    Après le souper, je prépare les ingrédients pour de la pâte à galettes, quand un boucan retentit, d’on ne sait trop où. Mon mari, parti en repérage, m’apprend qu’une étagère vient de tomber, celle des réserves alimentaires, des pots de cornichons entre autres. Ça sent le vinaigre… Zen, Crocki! Il n’y a pas mort d’homme.
    Heureusement que ceci n'est pas arrivé vendredi matin, juste avant de partir, dit très justement Gi. C'est bien vrai.
    Que faire, sinon replacer l’étagère et la fixer au mur (ce qui n’était pas fait!), et ranger par la suite?

    Pendant l’opération fixation, ma présence est inutile auprès de mon mari. Tranquillement, je mets la main à la pâte tout de même... C'est au tour des oeufs. Soudain… un oeuf pourri! C’est pas vrai! Jamais ça ne m’était arrivé, et voici que ça tombe juste aujourd’hui! C’est bien ma veine.
    Pas de galettes pour partir, alors? Je pense “non”, puis “oui”, et reste hésitante. Alors, pour décider, je laisse une chance: il en sera selon qu’il restera ou pas de quoi recommencer tout. Il en reste! Galettes il y aura…

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    En apparence, rien de spécial. Sauf de petits riens..
    Qui dit voyage dit aussi ravitaillement et vêtements à préparer.
    Le recensement du frigidaire a révélé la présence de victuailles intéressantes, mais il y a malgré tout quelques courses de dernière minute à faire aujourd'hui.
    La pâte est prête pour des galettes... qu’il reste à cuire en fin de matinée!

    Il reste à rédiger une carte pour les jeunes mariés.

    Ne pas oublier d’arroser les plantes, de préparer les posts pour les jours d’absence, et bien sûr, de boucler les valises...

    Pendant ce temps, la machine à laver ne chôme pas. Le fer à repasser doit encore faire son oeuvre. Juste pour le plus urgent. Le reste attendra…

    À l’impossible, nul n’est tenu.
    Dans la mesure de mon possible, je ferai donc en sorte que tout aille au mieux. Advienne que pourra…

    Tout ceci pourrait être pompant, sauf en le prenant au second degré.

    Rien de spécial, finalement: tout est normal! L'essentiel est assuré. On sent juste qu’on vit.
    Tout va très bien, madame la Marquise!...

  • CANADA, SUITE ET FIN

    RETOUR EN ARRIÈRE
    Il est peut-être intéressant que je parle des deux grandes périodes de l’implantation de ma famille au Canada.

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    Au début du XXème siècle, deux grands-oncles paternels décident de répondre à l’appel de ce qui était pour eux le Grand Nord.
    Probablement pour de multiples raisons, dont la pénurie de travail chez nous, l’attrait de l’aventure, le besoin de défi, le rêve de belles récoltes qui sortiraient des terres nouvelles. Sans oublier qu’ils possédaient incontestablementles des qualités indispensables pour affronter le Nouveau-Monde: volonté, ténacité, courage, solidarité devaient sans doute faire partie du contenu des malles de ces pionniers!

    J’ignore où se sont d’abord installés ces aïeux, mais leurs descendants résident actuellement en Colombie Britanique, dans le Saskatchewan, en Ontario, et dans le Manitoba.

    Chaque fois que je vais au Canada, je rencontre Thérèse, cousine germaine de papa, et son mari. Tous deux sont âgés de 80 ans, et je les classe parmi les « jeunes-vieux » que j’évoquais il y a peu. Ils ont bien l’intention de venir découvrir la Belgique l’an prochain, guidés par Marie-Louise et son mari.

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    En 1980, un frère de papa, fermier, et son épouse, décident d’émigrer à leur tour, sous condition d’emmener toute leur famille, c’est-à-dire leurs six enfants, dont l’aînée, mariée, a un bébé de six mois. Le mari de cette dernière obtient sans peine un congé sans solde et est enchanté à la perspective de travailler à la ferme.
    La décision vient du fait que mon oncle envisage très mal la situation économique du monde paysan de notre pays, et veut installer ses enfants dans plus de sécurité.

    Ce départ est tout autre que pour la génération précédente. Oncle Paul, qui a vendu ses biens : maisons, ferme, terrains, de Belgique, réinvestit son capital dans des terres dites incultes. Sottise pure, alors, penserez-vous ! Sinon que, en expert ayant été repérer le terrain sur place plusieurs mois auparavant, il l’estime au contraire très fertile, à condition d’utiliser de l’huile de bras pour désempierrer, ce qui sera l’affaire de la première année. Les énergies sont là. Aucun problème !
    Ainsi dit, ainsi fait ! Comme dans la fable, ils creusent, fouillent, nettoient…Plus que quelques mois, et les résultats seront déjà apparents.

    Oncle Paul (57 ans) et Guy (24 ans)n’en seront jamais témoins : six mois après leur installation au Canada, un train en décide autrement ! Partis faire des achats, leur voiture a été percutée à un passage à niveau sans barrière, par un train en retard d’une heure sur son horaire habituel, auquel se fient tous les gens des environs.
    Convaincus de vouloir offrir un cadeau de vie à leur progéniture en quittant leur pays, deux pères perdent la leur en une fraction de temps où ils se croyaient sans danger…
    Chez nous c’est la consternation, lorsque cette nouvelle parvient. Je crois au cauchemar. Sûrement, je vais ouvrir les yeux et apprendre que c’est un mauvais rêve. Mais non !

    Ainsi donc, autres générations, autres mœurs. Autres difficultés aussi, mais pas forcément moindres, malgré les apparences matérielles!
    Ma tante se retrouve désemparée. Elle voit tout le chemin parcouru, en compagnie d'un époux de qui la voici privée, et sans qui elle panique.
    Sa fille aînée, devenue veuve et orpheline d’un coup à 25 ans, n’a jamais aimé le monde fermier, et part bientôt avec sa fille d’un an, Sylvie, (qui s’est mariée dernièrement), chercher de l’emploi à Ottawa. Alors que la tendance serait de plaindre davantage la plus jeune femme, elle trouve la force de réagir sans se laisser abattre, car elle envisage toute la vie devant elle.
    Le plus âgé des fils, 17 ans, encore étudiant, se destine à la succession dans l’exploitation, mais n’a pas la carrure assurée pour faire face à la gestion de l’entreprise. La fille qui le précède s'occupe de la comptabilité et renonce aux études d'infirmière auxquelles elle se destinait. Les autres, plus jeunes et encore aux études, ne sont d’aucun secours…
    Heureusement, un frère de papa, Jésuite et ancien missionnaire, obtient de sa congrégation la permission d’aller prêter main forte à sa famille, et ce pour la durée nécessaire.

    Quatre générations de la famille sont devenues canadiennes. Ni pis, ni mieux que partout ailleurs.
    Côté mieux, en cas de malheur, la solidarité n’est pas un vain mot au Canada.
    Autre chance dans la malchance : il semble qu’après six mois sur le territoire, les résidents soient assimilés aux citoyens canadiens, et bénéficient des mêmes avantages sociaux.

    Nous avons aussi testé la solidité des liens entre nous par-delà les frontières, et ils résistent ! Ce qui explique la proximité que nous avons conservée.

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    Avec le temps qui passe, les cicatrices s’effacent. Aujourd’hui, chacun a fait son nid. Ma tante est revenue dans sa Belgique natale, tandis que ma cousine, restée en excellents termes avec sa belle-famille, a renoué un mariage heureux et a une très belle situation au gouvernement.
    Comme dans toutes les histoires, où que l’on aille, quoi que l’on fasse, on ne peut échapper aux ombres, mais elles n’existent que parce qu’il y a aussi de la Lumière…

  • BOUCHE DÉLIER...

    Hier à la clinique en consultant ma farde de courrier, j’ai trouvé une enveloppe provenant d’ une collègue, également engagée dans la même équipe syndicale que la mienne. Il s’agissait d’un petit texte qu’elle me transmettait, suite à une conversation que nous avions eue la semaine dernière :

    « Pour moi, la sinistrose ambiante est issue de déficit de parole et de liens que génère cette société matérialiste qui a confondu le respect de la singularité de chacun et le culte de l’individu. Il est urgent de recréer des occasions de se parler, d’échanger, de se rassembler, d’être solidaire ».

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    (Édouard Zarifian)

    Français d’origine arménienne, Édouard Zarifian (1941-2007) était un psychiatre doublé d’un humaniste. Je ne le connaissais pas, et suis allée voir sur Google pour en savoir davantage.
    Voici quelques-unes de ses pensées, glanées au cours de mes recherches:

    - « Il faut prendre conscience que l’argent n’achète que des objets ou des illusions. Les liens affectifs et l’échange commencent au sein de la famille. Il faut aller vers l’autre, mais l’authenticité est primordiale pour que le lien se crée. Se livrer implique la confiance en l’autre et la réciprocité. »

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    - « …au-delà des querelles théoriques, c’est avant tout l’attention, la compassion, le respectde la personne humaine qui sont les garants de la guérison. »

    - « La dernière condition pour être psychothérapeute,la plus importante à mon sens, ne s’acquiert ni à la faculté, ni dans les séminaires, ni dans les livres : il faut aimer son prochain. »

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    - « …on assiste, dans notre pays, à la médicalisation du moindre vague à l’âme. »
    - « Les principales victimes en sont les malades eux-mêmes, désormais considérés comme des consommateurs. »

    - « La société marchande dans laquelle on vit nous persuade que tout peut s’obtenir facilementà la seule et unique condition de l’acheter !

    Le Pr Edouard Zarifian croyait-il aux miracles ? sa réponse était nuancée. :« En tant qu’homme de science, je répondrai que le corps est indissociable de l’esprit et qu’il y a toujours une part d’irrationnel dans une guérison ».
    En tant que croyant, il était « persuadé que la foi en Dieu, la prière, la méditation apportent une sérénité intérieure, un apaisement qui aident à cultiver les forces de guérir ».

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    Pour savourer le goût de vivre, sachons ensemble retrouver la parole perdue, car nous avons encore tant de choses à nous dire… Et de grâce, aimons assez, de façon à dire aux autres des mots qui leur donnent surtout de bonnes raisons de vivre!

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    Ma collègue terminait son message par : « Voilà ma petite Marie, ce que je voulais te faire passer. Mais tu es, je le sais, une convaincue ! ».
    Merci, Gene, pour cet encouragement de vie …

  • AMOUR, ENCORE ET TOUJOURS...

    Suite d’avant-hier…

    Même si ce n’est pas formulé explicitement par tout le monde, l'amour représente sans doute la richesse la plus désirée.

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    Chaque fois que je suis en panne avec l’Amour, c’est surtout par peur de perdre mes repères, mon identité, mes certitudes...

    Pourtant je sais que son succès dépend de ma capacité d’atteindre sa plus belle forme, celle du don désintéressé.

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    Aimer chaque autre pour ce qu'il est, quel qu'il soit, aussi différent soit-il de moi : seul cet Amour - là est libérateur. Il va de l'intérieur vers l'extérieur. Il se nourrit de ce qu'il offre. Puisque je n'attends pas de retour, j’ éprouve une paix à aimer ainsi.
    Comme sa source est en moi, qu'il résulte d'un choix et d'une progression spirituelle, cet Amour peut durer toujours.
    Pourtant, il ne peut parfois pas s’exprimer, ni ne le doit d’ailleurs pas toujours. Il semble facile à atteindre, parce qu'il ne dépend que de moi,... ce qui est parfois aussi le plus difficile!

    L'amour m’ apprend à Aimer: l'autre, moi, et tous les autres. Il est l'essence même de l'humanité, et peut-être son seul but.

    Finalement l'Amour est une formidable école de vie...

  • DEUX SOEURS, UN COEUR

    Saint Luc nous raconte aujourd'hui la visite de Jésus à Béthanie, où demeurent Lazare et ses deux soeurs Marthe et Marie (cf. Jn. 11, 1-2).

    Lorsque Jésus vient chez quelqu'un, c'est pour lui faire cadeau du plus beau qui soit : le don de sa grâce! Mais ceci ne suffit pas. Il faut surtout que celui ou celle à qui cette faveur est faite la reçoive avec coeur, avec foi, avec amour !...

    Marthe reçoit une grâce qui lui est personnelle, qui l'établit dans une relation unique, sans pareille, avec Jésus. Désormais, elle trouve la force de se mettre résolument au service du Seigneur !

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    Ceci étant, Jésus n'omet pas de penser à Marie, la soeur de Marthe. Il lui donne aussi la grâce de se mettre à son service, par une tâche qui se révèle différente, propre à sa personne, celle de se mettre attentivement à l'écoute de la parole du Maître et ami !
    Marie écoute Jésus parler, et le don qu'elle reçoit lui permet de comprendre et de méditer cette parole divine.

    Ainsi donc, tandis que Marthe s'affaire au service de la maison, Marie demeure au service de la Parole de Dieu !

    Marthe admet difficilement ces différences, et demande à Jésus s'il trouve normale l’attitude de sa soeur. Elle voudrait que Marie lui ressemble et qu'elle fasse, comme elle, le service du ménage. En fait, elle se trompe!
    Jésus va le lui faire comprendre:

    «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses, alors qu'une seule est nécessaire.»

    Pour jésus, Marthe et Marie ne s'opposent pas. Il espère qu'elles se rejoignent dans un même élan d'Amour!

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    À l’instar de Marthe et Marie, toutes deux au service du Seigneur, les Chrétiens sont appelés à répondre à l'appel de la grâce de Dieu. Mais si la manière dont chacun remplit ce service diffère, tous doivent faire le même effort d'élever leur âme vers le Seigneur, et s'encourager mutuellement dans ce sens.

    En accomplissant ce que l’on fait d'une manière plus sereine et plus spirituelle, on peut goûter aux joies de la contemplation de la Parole de Dieu !
    «Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.»

    Davantage encore que la soeur de Marthe, Marie, Mère de Jésus, est le modèle parfait dans le service de la Parole de Dieu ! Son exemple est un encouragement pour tous ceux et celles qui sont au service de Dieu, accomplissant fidèlement, mais spirituellement, “le ménage de la maison” !

    La première lecture de ce jour rapporte l'annonce de la naissance d'un fils au plus tard un an après la rencontre entre Abraham et trois hommes (cf. Gn. 18, 10).
    Ce qui veut dire pour nous que ceux qui reçoivent la visite de Dieu en eux, et accueillent sa grâce, sont assurés du don d’ enfanter spirituellement.

    Dans l'intimité de la Parole de Dieu, dans l'union à l'Esprit-Saint, celui qui se met résolument au service du Seigneur participe à la Vie Éternelle…

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...