• PROGRAMME REVISITÉ...

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    L'homme est de plus en plus malade du temps,
    malade de s'imposer des horaires d'activité et de repos contre nature,
    malade de vivre sans tenir compte de ses priorités,
    malade d’espérer la vie sans la voir,
    malade à force de ne pas saisir l’instant qui passe…

    Ainsi que je vous l’ai dit, c’était « relâche » pour mon mari et moi à partir de vendredi dernier jusque avant- hier soir, puisque nous étions en France. Normalement, tout ce qui figurait à mon programme pour mardi et aujourd'hui ne permettait plus d’y ajouter quoi que ce soit.
    Hier, après une journée de travail de 8h jusque 18 H, j’avais le temps de préparer le souper, avant de filer à 19h au cours du soir.
    Ce mercredi, n’étant de service que le matin, je prévoyais passer dans une boutique pour un dernier essai de robe en vue de mariages futurs, après quoi je devais passer chez la Kiné à 14H, puis regagner la maison et vaquer à quelques tâches ménagères, avant de clôturer la journée à partir de 16H avec une amie pour une soirée partages –cinéma. Un tout bien ficelé, croyais-je. C’était sans compter sur les impondérables. Pourtant, j'aurais dû m'en douter, car ils font partie du lot quasi quotidien!

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    Ce sont des SMS reçus au cours du WE qui m’ont indiqué le ton, sans pour autant me perturber! Je suis heureusement rôdée danc ce système. Il fallait juste trouver des solutions, en commençant par mettre de l'ordre dans ma tête...
    Dans le premier SMS, Gi demandait la voiture à prêter pour hier soir, afin de se rendre à 19 H à son match de tennis de table.
    Le deuxième message, quant à lui, provenait d’une personne amie qui avait besoin de me parler. Sans préciser quand, elle me demandait mes disponibilités. Devinant le caractère grave et urgent de cet appel, que je savais être un « sos », j’ai proposé le maximum de possibilités, c’est-à dire ne protégeant que les plages horaires pour lesquelles j’étais tenue de manière incontournable, et consciente que je m’exposais à des modifications d’ordre personnel.

    À peine les bagages étaient-ils rentrés lundi, que ma première tâche a été d’appeler une amie, lui demandant si elle pouvait passer me prendre le lendemain pour le cours. Marché conclu ! Gi pourrait disposer du véhicule.
    Quant à la rencontre sollicitée, la préférence est pour ce midi. Conclusion :
    1- Je ne pourrais pas passer à la boutique. C’est en vitesse que je m’y suis rendue hier après mon travail, que j’ai quitté une demi-heure plus tôt.
    2- Obligée de changer mon RDV chez la kiné.
    3- Pour ne pas perturber une conversation qui risque de durer, et qu’il serait mal venu que j’expédie, j’ai demandé à mon amie de retarder d’une heure notre sortie, ce qui ne l’a nullement offensée.

    Tout est bien qui finit bien. Personne ne « payera les pots cassés » de ces arrangements qui feront le bonheur des deux « demandeurs » auxquels je désirais faire plaisir …

    Cet exemple illustre assez bien la nécessité de vivre le temps présent.
    Comme tout un chacun, je ne me prive pourtant pas de préparer l’avenir et de sablier_animationconstruire des projets. Cependant, c’est sans me faire trop de tracas ou de souci pour ce qui pourrait avoir lieu.
    Cette phrase me revient souvent en mémoire : « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux? ( Mt 6:26… )».

    Selon la maxime qui m’a été inculquée lors d’une retraite ignatienne sous forme d’ESVC « Agir comme si tout dépendait de moi, prier comme si tout dépendait de la Providence », ma devise est devenue : « Faire le maximum et lâcher prise, c’est à dire me laisser conduire par ce qui arrive. ».

    Ma volonté de vivre pour aimer ne correspond pas à l’utopie d’un monde « bien rangé » et inatteignable à force de le vouloir parfait ou figé dans un programme inflexible. C’est au contraire un chemin quotidien de transformation personnelle, un chemin qui ne se prive pas d’être chaotique, parsemé d’embûches, ardu, long. Mais en fin de compte, il m’accorde la sérénité, le bonheur, la bonté et la bienveillance que je peux alors porter au cœur d’un monde où règnent l’incertitude, la peine, la souffrance, l’injustice.

    Les événements me surprennent parfois, peuvent même me désarçonner, mais ne me rebutent jamais. J’ai appris à me préparer à accueillir sans crainte tout ce qui peut survenir, pour ensuite l’affronter.
    C’est Dieu qui, par sa grâce, m’ encourage, m’aide à renoncer à certaines choses, et me pousse à passer à l’action de ce que n’aurais pas pensé.

    Plus je développe l'aptitude de vivre "ici-maintenant", plus je suis centrée sur l’essentiel de ce que je suis appelée à vivre, c’est-à-dire consentir à l’agir de Dieu présent en moi, et plus je suis heureuse…

  • WE FRANCO-BELGE

    Nous voici, mon mari et moi, de retour d’un We aux saveurs franco –belges.

    Il n’est bien sûr pas rare que notre destination soit la France, notre point de chute le plus fréquent étant chez nos amis lorrains. Dans ce village, duquel Ph est maire, nous connaissons tout le monde. Pas très difficile, avec la cinquantaine d’habitants, direz-vous. C’est vrai. Mais nous avons des liens plus que polis avec certains d’entre eux, au point qu’ils nous associent à la population lors de certaines fêtes locales.

    Mon mari, qui aime cuisiner, avait suggéré que nos organisions une fois un repas franco-belge. Ce qui fut dit fut fait. Samedi soir, nous étions une dizaine pour partager un repas qui s’est déroulé dans une ambiance détendue, et agréable tant pour les papilles gustatives que pour le plaisir d’être ensemble.

    Comme dans tout menu qui se respecte, le menu a démarré par l’apéro, un kir de Mirabelle. Je ne connaissais pas encore ce délice, qui ne m'a pas épargnée pour autant, car, même bu lentement, il m'a fait tourné la tête!

    PICT0136L’entrée, partie assurée par mon mari, consistait à notre classique tomate –crevettes, grises, faut-il le préciser? Personne ne s’est fait prier pour la déguster!

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    Pour la pièce principale, c’était la France qui “jouait”, offrant un excellent coq au vin, accompagné de spatzeles, pâtes alsaciennes peu connues chez nous. Des vins soigneusement choisis agrémentaient cette délicieuse préparation.

    La ronde des fromages était si tentante que les estomacs déjà bien repus n’ont pu y résister.

    Ce n’était pas fini! Pour conclure ce repas pour lequel je saturais dès la fin du premier plat, j’avais tout simplement préparé un “pavé bruxellois”, gâteau de petits beurres avec de la crème moka, que tout bon belge apprend à confectionner dès son plus jeune âge, tant c’est facile à faire! Il a eu son petit succès!

    Mais ce qui compte n’est pas seulement ce qui était dans l’assiette. Cette soirée a surtout donné l’occasion de faire plus ample connaissance, de parler « à bâtons rompus », d’entendre des anecdotes d'hier et d'aujourd'hui, des projets, des blagues, d'associer les usages des uns et des autres. Notre hôtesse, peu bavarde, m’est apparue si accueillante, si attentive, que son silence en devenait éloquent. Ne voulant cependant pas en rester là, j’ai tenté un brin de conversation avec elle vers la moitié de la soirée, et elle s’y est prêtée volontiers, ce qui m'a permis de mieux la découvrir.

    Drôle d’idée, que ce souper en plein Carême, penseront certains ? Sans doute. Mais qu’importe, puisque le partage était présent, et que, tout compte fait, les dépenses n’ont pas été extravagantes...

    Le Carême, ce n’est pas se soumettre à la mortification gratuite, « par principe ». Ce n’est pas forcément jeûner de nourriture, mais de tout autre chose qui peut être nuisance. C’est aussi faire le vide des activités "d’obligation", s’en libérer pour vivre plus pleinement la fraternité.

    C’est ce que nous avons fait samedi, dans la joie, et sans aucun regret...

  • HIER pour AUJOURD'HUI

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    Sans être passéiste, il ne faut pas craindre d’ouvrir certaines portes d’hier. Le passé peut devenir constructif. Il peut enseigner comment vivre le présent, soit pareil ou différent.

    Combien d’entre nous oublions de nous arrêter un moment pour nous écouter ? Parfois nous tournons sot, perdus dans une frénésie hyperactive qui a pour conséquence de faire taire notre âme. Impatients de trouver des réponses, dans l’instant, nous ne nous laissons pas assez le temps de réfléchir et nous rendons indisponibles à l’écoute de notre espace intérieur. Est-ce que nous avons peur de nous entendre ?blog650nw

    Lorsque je m’ échappe à moi-même, c’est parce que je veux contrôler la situation. C’est aussi dans ces moments que je vis le moins bien ! La plongée impulsive et trop personnelle dans l' action m’éloigne de mon expérience spirituelle. Ma prière est alors sèche et aride.

    Ma paix ne revient que quand je laisse parler ma petite voix intérieure. Elle m’invite à me souvenir des moments de contemplation qui ont fondé mon expérience spirituelle.
    Les réponses que je cherche me viennent ensuite, comme par enchantement...

  • C'ÉTAIT HIER...

    À Méditer.....

    Ce message que j’ai reçu dernièrement, concerne ceux qui sont nés avant le 3ème millénaire, dans les années 50, 60, 70, voire 80 pour de rares exceptions.

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    Lorsque nous étions enfants, nous nous promenions en auto sans ceinture de sécurité ou d’airbags pour nous protéger.

    Nos couchettes étaient peintes de couleurs vibrantes au plomb. Il n’y avait pas de couvercle de sécurité sur les bouteilles de médicaments, ou des serrures sécuritaires sur les armoires.

    Et lorsque nous partions à bicyclette, on le faisait sans un casque de sécurité. On allait même en ville.

    On buvait même de l’eau directement des tuyaux d’arrosages, pas d’une bouteille. Horreur !

    On faisait des petites voitures (boîte à savon) avec des vieux patins à roulettes et des vieilles roues de voiturette et on se laissait aller dans les côtes pour s’apercevoir qu’on avait oublié de mettre des freins.

    Après être rentrés dans les buissons à quelques reprises, on solutionnait le problème.

    On partait de la maison le matin et on revenait souvent au moment où les lampadaires de la rue l’allumaient.

    Imaginez donc ça, pas de téléphones portables, personne ne pouvait nous joindre de la journée.

    On jouait des jeux dangereux et souvent, on se faisait mal, il y avait des accidents, il y avait des coupures et aussi des os cassés, mais personne n’était blâmé.

    On se battait entre nous, on avait des bleus, mais on apprenait à passer par-dessus.

    On mangeait des gâteaux, du pain et du beurre et nous n’étions pas obèses…..Il faut dire que nous jouions presque toujours à l’extérieur.

    On buvait souvent à quatre ou à cinq d’une même bouteille et il n’y a jamais eu de décès à cause de ça.

    On n’avait pas de Nintendo 64, de Playstation ou de xbox, sans compter les jeux vidéo ou même les 99 canaux à la télévision, les magnétoscopes, les téléphones portables(Gsm), et les ordinateurs personnels….

    Mais nous avions des amis et si nous voulions les voir, tout ce qu’on avait à faire, c’était de sortir et se rendre chez eux, sonner et entrer pour pouvoir leur parler.

    Imaginez donc ça, sans même demander la permission à nos parents.

    Comment faisait-on ça, sans gardiens, dans ce monde cruel?

    On inventait des jeux, avec des bâtons et des balles de tennis, on mangeait toute sorte de choses, mais contrairement à ce qu’on nous disait, rarement quelqu’un perdait un oeil ou était infecté.

    Certains écoliers n’étaient pas aussi futés que les autres et ils manquaient leur année et devaient recommencer une autre fois la même classe

    Dégueulasse! Les examens n’étaient pas ajustés pour compenser quelle que soit la raison.

    Nos actions étaient les nôtres. Nous en supportions les conséquences.

    Personne pour nous cacher. L’idée de se faire protéger par nos parents si nous commettions une infraction était impensable. Nos parents étaient du côté de l’autorité, c’est t’y pas effrayant ?

    Cette génération a produit les meilleurs preneurs de risques, solutionneurs et inventeurs. Les dernières 50 années ont été une explosion d’innovation et d’idées nouvelles.

    On avait la liberté, le succès, la responsabilité ainsi que la défaite, le plus important, c’est qu’on a appris à vivre avec tout ça.


    Ce que je pense de ce qui précède? Il faut à tout prix empêcher les avocats et les gouvernements de vouloir se mettre à réglementer la vie jusqu'à programmer notre vie « pour le bien de la société ». La génération montante n'a la chance de grandir que si on lui laisse l'occasion d' apprendre à mériter son autonomie. Ceci ne sera pas possible dans la sur-protection et la sur-consommation…

    On ne connaît les vrais besoins qu’en passant par le manque. On ne connaît la valeur de la vie qu’au prix de l’effort. On n’est capable de choix judicieux qu’en suivant la logique des essais et des erreurs.
    Le rôle des dirigeants doit se borner à placer les quelques balises indispensables pour éviter les débordements dangereux. Le reste doit être assuré par l’ éducation à une responsabilité participative, en passanr par l'exemple "d'en haut", qui est normalement l'enseignement le plus éloquent.

  • SILENCE... ON S'Y LANCE?

    L’ouverture de soi commence par l’écoute de soi, dirait La Palice ! Mais est-ce vraiment une lapalissade ? Il faut être prêt à écouter son propre silence sans chercher à tout prix à le combler.

    Le calme intérieur est nécessaire pour accéder à la connaissance de moi, qui permet ensuite de m’ouvrir à l’autre. Faire le vide, entrer dans mon désert intérieur…

    Le désert n’appartient à personne. Il est une terre sans culture. Il est disponible.

    Mon désert intérieur est devenu une terre d'accueil sans laquelle il m'est impossible d' être ouverte, prête à entendre. Pour entendre le message de l’Évangile, je dois me rendre disponible, déserter de moi-même, me vider de ce que je suis pour me laisser remplir de ce qui me nourrira au centuple de ce que j'aurai abandonné. Disposée à prendre connaissance de la Parole sans en présumer le contenu, en étant consciente qu’elle peut sans cesse me surprendre dans ce qu’elle me fera toujours découvrir en moi. Car je ne me connaîtrai jamais complètement...

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    Si tu chantes la beauté, même dans la solitude du désert, tu trouveras une oreille attentive (Khalil Gibran -Le sable et l'écume)

    Il n'y a que le désert qui guérisse le désespoir : on peut y pleurer sans crainte de faire déborder un fleuve. (Ahmadou Kourouma)

    Ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part... (Antoine de Saint-Exupéry)

  • AVANT LES SEMAILLES

    Le temps des semailles ne va plus tarder, le temps de renouveler ce qui doit l'être.

    Nous pouvons utiliser le Carême comme une période d’ ouverture à l'inspiration, pour être réceptifs à Dieu. Il nous guidera pour accomplir des passages qui permettront de nouveaux projets. vipere-du-desert

    De ma terre, qui est ma vie au quotidien, avec son poids, sa poussière, ses secousses imprévisibles, avec ses jardins bien ou mal entretenus, ses surprises, ses saveurs… combien de fois ne dois-je pas résister à la tentation de mal réagir?
    Ce lieu concret ramène à une juste mesure mes rêves trop audacieux, mes projets parfois fous… et me rappelle l'infranchissable barrière de mes limites humaines. Ma douleur est alors en proportion de ma résistance pour accepter mon inévitable humanité. careme_1

    Il m'arrive de me débattre sur ma terre, de la labourer jusqu'à la réduire en sable. Vidée, dépouillée à l'extrême, je peux me sentir devenir semblable à un vrai désert où plus rien ne pousse. La vie y devient survie, je me retrouve seule, vulnérable, je ne sais plus trop si j'ai chaud ou froid, faim ou soif. Ma seule envie est d'aller rapidement plus loin, de sortir de cet endroit aride et stérile. careme1

    C'est dans ces lieux hostiles que Jésus m'attend. Lui qui a choisi d'éprouver les sécheresses de la vie dans son humanité, connaît mes combats et ne me les reproche pas. Mais il veut que je fasse d'abord ma part, qui est de me débarrasser de tout ce qui me sépare de Lui.
    Lorsque je le vois et l'appelle, Il vient à mon secours, m' aide à repartir sur un terrain vierge, et m'apprend comment rendre ma terre fertile et prometteuse de Vie…
    Abandonnée et confiante, je me laisse guider dans ma marche, et attends chaque jour ma nourriture. desert

    Le désert est sans doute une terre d'épreuve, de désolation, de danger de mort, mais aussi de supplication, qui devient le lieu de la révélation de la gloire et de la miséricorde divine.

    La traversée du désert donne l'occasion de découvrir une relation privilégiée avec Dieu qui entraîne une épuration de la foi et engage à la conversion. Avec Jésus, le désert devient terre promise, chemin de Vie...

  • DIX RÈGLES POUR 40 JOURS

    Beaucoup d'entre vous ont sans doute déjà lu le message qui suit, qui propose une manière de mieux vivre le Carême. Il m'a été envoyé par e. mail, et je le place ici pour ceux qui ne le connaissent pas encore...

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    Dix règles pour un bon CarêmeCard. Godfried Danneels

    Souvent des fidèles catholiques se demandent : « Que faire pour le Carême ? »
    Avec le bon sens qu’on lui connaît, le Cardinal DANNEELS donne cette année 10 conseils pratiques à titre d’exemple (paru dans Pastoralia de février).

    Il y ajoute cependant, tel un avertissement : « Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux. »


    1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le ‘Je vous salue Marie’

    2. Cherche dans l’Evangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine. Chaque semaine ce texte est annoncé dans le journal Dimanche.

    3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre – un article de luxe – donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.

    4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.

    5. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera.

    6. Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi : il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande.

    7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.

    8. ‘Par-donner’ est le superlatif de donner.

    9. Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.

    10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30 % moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

    (Source : http://www.catho.be/files/s2/PDF/Careme2007.pdf)

  • DÉTOXICATION

    Quand on parle de saisons et de changements de saisons aux thérapeutes, il y a un point sur lequel ils s'entendent tous : le grand nettoyage du printemps. Pas celui de l'intérieur de nos maisons mais plutôt celui de nos organismes...

    Aujourd'hui, mercredi des Cendres, est le jour où l’on brûle Carnaval à travers une effigie (mannequin, cercueil,...) qui symbolise la mort de l'hiver au moment où la nature manifeste sa renaissance. C’est aussi le jour pouvant symboliser le vieil homme qui fait place à l’homme nouveau.
    Les cendres représentent la matière abandonnée par le feu vital et spirituel. Elles évoquent une mort, celle des apparences, du paraître.p88im1

    La version chrétienne de la purification se traduit par le jeûne du Carême, qui dure quarante jours.
    Les médecines traditionnelles ont toujours fait grand cas de cette méthode, soit dans un but préventif, soit curatif.
    «Quand le corps est chargé d'humeurs impures, faites-lui supporter la faim : elle dessèche et purifie » conseillait Hippocrate.
    «L'organisme n'ayant pas à assimiler, peut se consacrer uniquement à ses fonctions d'élimination et de régénération ». (DrRibollet)

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    En cette période de l’année, les organismes se trouvent encrassés comme de vieilles chaudières. Les médecins courent d’un patient à l’autre, pour des affections typiquement saisonnières dues à la saturation des toxines : rhumes, bronchites, sinusites, inappétence, dérangements digestifs, fatigue, irritabilité…
    Par souci de coquetterie, pas mal de personnes de mon entourage se mettent au régime, ce qui est déjà très bien, mais insuffisant pour un nettoyage en profondeur.
    Le jeûne serait une méthode de désintoxication idéale. Il est cependant très peu prisé, parce que les gens préfèrent plus souvent des moyens qui ne sollicitent pas trop leurs efforts. Aussi ne faut-il pas mettre exagérément leur résistance à contribution.
    Néanmoins, on peut conseiller aux plus motivés de pratiquer le jeûne global, qui associe le corps et l'esprit. Les résultats sont plus radicaux, à la mesure de la participation de toutes les dimensions de l’être.

    jeuneCertaines expériences de jeûne ne peuvent laisser indifférents : Moïse, Elie, Hippocrate, Socrate, Jésus Christ, saint Paul, Gandhi... Dans tous ces cas, le jeûne est pratiqué comme une ascèse, avec pour but la purification corporelle et spirituelle, l'intensification de la relation avec Dieu et de la charité pour les autres.
    Pour ma part, je fais partie des personnes moyennement téméraires, et n'ai jamais eu le courage de pratiquer un jeûne alimentaire complet. Ceci dit, je considère « nourriture » tout ce que peut s’ ingérer, y compris le non comestible, et l'aspect alimentaire n'est pas le plus urgent à envisager chez moi. Je place donc mes efforts dans d'autres domaines. Cependant, il reste encore des terrains en soufffrance. Je voudrais avoir un jour la force de faire un vide totalement complet, simultanément physiologique et spirituel. Sera-ce possible?

    L'homme moderne, souvent déboussolé, ne sait plus toujours très bien où il va, d'où il vient, à quoi il sert ! Le jeûne, peut l’aider à retrouver des repères. Il devient une sorte de retraite adaptée au monde moderne, d'exercice spirituel qui assainit le corps et l'esprit. Cet exercice librement choisi peut donner une soif de spirituel, d'Essentiel, une faim de Dieu: "Rien de plus sûr que le jeûne pour approcher de Dieu" a dit saint Léon le Grand.

    Le jeûne incite à prendre conscience de soi, il éclaire au sujet de toute consommation "pathologique". Il correspond à une démarche responsable qui recherche le sens de la vie et permet de se recentrer sur les besoins réels. En tant qu' expérience personnelle vécue librement, le jeûne joue un rôle purificateur qui permet de se retrouver dans la dimension unifiée d’ « un esprit sain dans un corps sain ».
    Bon Carême à tous!...

  • MARDI GRAS

    Mardi gras ! Bien sûr, ce jour me fait songer aux festivités, aux masques et aux déguisements.En février, mois de la purification, se passe aussi le carnaval, dont le mot vient entre autres de l’italien « carne levare » signifiant « supprimer la viande ». Pendant la semaine du carnaval, on se déguise, on fête la renaissance, le passage, on a un fou pour roi.

    À ce propos, j’ai lu un article intéressant, à lire en entier sur le lien suivant : MARDI-GRAS OU GRASDIMARmasques-1

    En voici un extrait :
    CARNAVAL (Carne levare= lever la chair) est peut-être la fête la plus traditionnelle qui soit en Europe. La plus ancienne aussi. Venu du fond des âges, c’est un rite d’une religion païenne ( païen = paysan ) il a traversé tous les régimes, les Etats et même les religions. Il resurgit chaque année sans qu’il ait jamais été détruit malgré les nombreux essais des pouvoirs citadins. P

    Pour le comprendre, il faut se replacer dans une mentalité différente de la nôtre.
    Dans cette mentalité le temps a une importance qualitative et rythmique qu’il n’a plus chez nous à cause de la mesure mécanique et insensée imposée par l’horloge.

    Aujourd’hui, dans notre temps de l’horloge, une heure est un élément morcelé que l’on peut dissocier d’une autre heure, sans conséquences vitales. Dans le RAPPORT AU TEMPS qui a engendré Carnaval, les significations liées à un moment donné sont imbriquées intimement au déroulement du temps. Elles sont comme les notes d’une phrase musicale, chacune n’a de sens que par rapport à la précédente ou à la suivante. JANUS est sans cesse présent avec une tête tournée vers l’arrière et l’autre vers l’avant. Pas de passé ni d’avenir au sens où nous l’entendons mais un fil d’Ariane rythmique : çà “coule” indépendamment de nos d écisions humaines.
    Ici, tout s’inscrit dans une dynamique cyclique de significations mythiques, qui ne commence ni ne finit nulle part. C’est de circulation dont il s’agit : circulation des âmes ou des souffles entre le ciel, la terre et les enfers.rdv_p_bas_les_masques_230x150

    Carnaval ramène donc aux grandes questions métaphysiques sur le destin rythmique de l’Homme. En ce moment de début de printemps où la terre commence à se regonfler d’énergie, Carnaval marque un passage, celui ouvert entre les enfers et la terre des vivants. Voie par laquelle les âmes chemineront ensuite vers leur destin céleste. Ces âmes passantes peuvent être dangereuses si on ne les honore pas.
    On leur prêtera des corps provisoires : les masques.

    CARNAVAL est donc avant tout “fête des morts “ remontant des enfers et se dirigeant vers le ciel. Mais ces morts qui “passent” et qui sont honorés, marquent par leur qualité de “Souffle” un nouveau règne de la fécondité de la Terre. C’est le printemps qui s’annonce.


    Par extension, je pense au jeu de mascarade que se jouent beaucoup de gens, plus pour s’amuser, mais « pour du bon », et ce tout au long de l ’année. Combien ne vivent-ils pas masqués dans leur « faire semblant », se croyant interdits d’être eux-mêmes? Ils craignent le verdict de la société à leur égard, et du même coup s’ auto-censurent.

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    Il y a bien longtemps que j’ai renoncé à faire semblant. Si j’aime plaire, ce n’est pas par des manoeuvres de séduction, c’est par ce que je suis. Ça passe ou ça casse !
    Qu’est-ce qui me faisait peur, anciennement? Le sentiment d’être impuissante, la peur d’être trop sensible, mes pourquois lancinants, mes faiblesses ?
    Avais- je peur de pleurer ou de rire de moi-même ?

    Si je n’ose pas exprimer franchement qui je suis, comment puis- je aller vers l’autre en toute sincérité ?
    Comment espérer que l’autre me soit fidèle, soit vrai, si je ne suis pas vraie avec moi-même ? Je dois me poser la question « qui suis-je ? ». Suis-je vraiment celle dont je montre le visage à mon prochain? Est-ce que je me mens à moi-même? Mon ouverture commence par l’écoute de mon propre silence, sans chercher à tout prix à le combler.


    Tout ceci me fait penser à Adam qui, par crainte de la colère de Dieu, se punit en se croyant indigne d'encore s’en approcher. Cependant, pour ne pas faire profil bas, il préfère déclarer que c'est Dieu qui ne veut plus de lui!

    Comme à Adam, quand je m’éloigne de Lui, Dieu me demande : « où es-tu ? » Non pas pour s’informer de ma situation d’ordre physique, mais spirituellement. « Tu crois te cacher de ton Créateur », dit Dieu en me renvoyant son image dans un miroir, « mais tu te caches à toi-même »
    Cette réflexion me sert d’entrée en matière pour le Carême, qui débutera demain…

  • RETRAITE DANS LA VILLE

    Bientôt le Carême! 40 jours pour...
    Prendre de la distance... Goûter le silence...
    Faire le point... Me laisser du temps...
    Apprendre à prier... Retrouver l’essentiel...
    Rencontrer Dieu...

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    Pour la troisième fois, je suivrai une retraite à domicile, grâce à l’initiative des Dominicains de Lille, qui donnent cette possibilité par internet à ceux qui le désirent. Ce support me permet de mieux cheminer vers Pâques. Au cas où la démarche intéresserait quelques visiteurs de ce blog, voici les informations au complet, telles que je les ai reçues. Il est encore temps de s’inscrire….



    Bienvenue à la Retraite dans la Ville !

    Les frères dominicains du couvent de Lille sont heureux de vivre avec vous ce Carême !

    Comme les années précédentes, vous recevrez dans votre messagerie électronique, du 1er Dimanche de Carême (25 février) au Dimanche de Pâques (8 avril), le texte d'une conférence spirituelle. Et chaque jour de semaine un passage de la Bible, une méditation et une courte prière pour vous aider sur ce chemin qui mène à la rencontre avec le Christ ressuscité.

    Nous entendrons sept conférences, par sept prédicateurs, frères et sours dominicains, sur le thème : « Rends-moi la joie d'être sauvé ! » (Psaume 50).

    Les cinq conférences des Dimanches de Carême (25 février, 4, 11, 18 et 25 mars) seront données en public au couvent de Lille à 10 h, puis à Paris, au couvent de l'Annonciation, à 18 h.

    Une attention particulière sera portée au Dimanche des Rameaux et à la Semaine Sainte, qui seront prêchés par la communauté des moniales dominicaines de Taulignan, dans la Drôme. Nous fêterons ainsi avec elles, et tout l'Ordre dominicain, le 800e anniversaire de la fondation de la première communauté de moniales par saint Dominique. La clôture monastique prendra pour quelques jours la dimension du monde...

    Sur le site RETRAITE DANS LA VILLE, vous pourrez vous joindre à la communauté de Lille en écoutant la prière du jour. Vous pourrez également écouter les conférences, confier vos intentions de prière, demander un accompagnement spirituel ou encore poser des questions aux frères.

    Nouveautés de cette édition :
    - une page hebdomadaire destinée aux enfants. Nous répondons ainsi à une demande de parents, de grands-parents et d'éducateurs
    - un partenariat avec l'émission Le Jour du Seigneur : découvrez la vidéo qui présente une série de quatre documentaires de Carême sur le thème « Vivre la mort ».
    Enfin, pour laisser notre Retraite s'imprégner du silence propice à la prière, nous avons choisi de ne pas reconduire le Forum.

    Toute l'équipe de Retraite dans la Ville, que vous pouvez découvrir à la page « Qui sommes-nous ? », vous souhaite de vivre pleinement ce chemin vers la joie de Pâques, la joie d'être sauvés !
    Fraternellement,

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...