• SAINTE FAMILLE

    La Sainte Famille, que l'on fête aujourd'hui, représente l'Eglise en miniature. Elle est un lieu de la charité, de la fraternité.

    La famille prise dans son sens large, est l'espace dans lequel on apprend à vivre dans un amour désintéressé, pour porter ensuite cet amour partout dans le monde. Cette cellule permet de parcourir un chemin vers la sainteté, mais elle démontre aussi toutes les difficultés pour y arriver...

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    La principale prière de Marie et de Joseph est une prière d'adoration silencieuse, les deux parents de l'Enfant Jésus gardant toutes choses en leurs coeurs.

    "Nuit et jour, votre prière était l'adoration muette, qui est la plus éloquente des louanges, la plus passionnnée des déclarations d'amour" (Charles de Foucault).

    Sans grandes démonstrations, la Sainte Famille sauve le monde, dès l'incarnation : "Il n'y a que trois pauvres gens qui s'aiment et c'est eux qui vont changer la face du monde" (Paul Claudel).

    Aujourd'hui encore chaque famille, pleine de sa pauvreté, mais unie dans l'Esprit de Dieu, devient porteuse d'espérance. Elle offre au monde l'Amour duquel il a soif pour se savoir sauvé...

  • PETITE DERNIÈRE...

    L'objet de ma dernière méditation de 2006 est axé sur l'amour que j'ai prodigué autour de moi au cours de cette année, en réponse à l'Amour de Jésus.

    Est-ce que j'ai bien conscience du prix de ce cadeau de Vie qui m'est offert à chaque instant? Combien de fois l'ai-je oublié, accordant plus de valeur à mes petites futilités de vie?
    Est que je réagis le plus souvent dans le sens de ce verset:« Pour nous, nous l'aimons parce qu'il nous a aimés le premier » (1Jean 4.19)

    Voici une petite histoire qui permet de faire la différence entre vivre avec Jésus dans la tête, enfermé dans un savoir, ou avec Jésus dans une ouverture du coeur, qui re- co(n)-naît.

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    Au moment de l'invasion de l'Europe orientale par l'armée soviétique, un officier russe fut logé chez un artiste- peintre qui, frappé par l'expression dégagée de sa physionomie, le prit pour modèle d'une de ses toiles.
    Tandis qu'il posait, l'officier tourna son regard sur un tableau représentant Jésus crucifié. Il finit par questionner le peintre au sujet du personnage figurant sur cette toile. L'artiste répondit brièvement, mais l'officier insista :

    - « S'il était aussi bon et voulait véritablement le salut de tous pour l'éternité, des hommesl'auraient sûrement descendu de la croix et auraient pansé ses blessures ».
    - « Je vous prie de ne pas me déranger pendant que je travaille », s'exclama le peintre, quelque peu agacé. « Non, on ne l'a pas libéré. Il est mort sur la croix. Et c'est ce qui devait arriver. Il a payé le prix de nos péchés. Mais laissez-moi continuer mon travail! »
    L'officier russe n'en resta pas là et ajouta :
    - « Vous devez aimer d'un ardent amour quelqu'un qui a fait un tel sacrifice pour vous ! »

    Le peintre posa alors son pinceau. Souvent, il avait représenté Jésus en croix et voilà que, soudain, il comprenait qu'il ne l'avait jamais fait avec un amour passionné.
    Un incroyant, son modèle imprévu, venait de lui apprendre comment aimer le Christ…

    Voilà l' histoire qui a suscité quelques questions à me poser en cette fin d'année...
    Au cours des derniers mois de ma propre histoire, des personnes éloignées de la religion m'ont permis de porter un regard nouveau sur Jésus. Merci à elles, et à Dieu qui s'est servi d'elles.
    Merci aux nombreux autres qui m'ont aussi aidée dans mon Credo!
    Bonne fin d'année à tous!

  • NOËL DURERA SI...

    Noël a été une belle fête parce qu’elle a permis de me laisser “revisiter l’âme”…Noël durera en moi si je vais vers autrui pour provoquer des étincelles d’Amour. viergeetlenfant

    Noël durera si je prête vie à ce “Tu” de la crèche, qui n’est sans doute pas pareil à celui que j’avais imaginé.
    Noël durera si je me laisse toucher par des pauvretés morales et affectives, qui ne se décèlent le plus souvent que sous les apparences arbitrairement décrétées « normales »…
    Noël durera si je me laisse interpeller de manière imprévue par l’” autre”, qui donne du sens à l’existence au-delà de tout savoir.

    Le berceau touche la Croix…

    La maladie, la mort, les ennuis matériels, ne me préoccupent plus outre mesure. J’ai appris à vivre avec eux, parce qu’ils font partie du lot normal de la vie. Ceci ne signifie pas que je n'y sois pas sensible et que je ne cherche pas à y remédier autant que possible. Cependant, ces incontournables n'attaquent pas ce que je considère comme étant les valeurs essentielles.
    Par contre, je deviens de plus en plus réceptive aux moindre petits signes de désamour, de blessure à l’âme, qui envahissent instantanément tout mon être… medium_bellini_pieta_de_brera_detail_2

    Dans ces situations, j'ai mal. Mal à en pleurer! Je « sens », non pas près de moi, mais en moi. Comme des personnes disent avoir quelqu'un dans la peau, j'ai l'"autre" dans l'âme, à l'endroit même de sa fragilité, et je suis affectée par le mal qui le ronge, à son insu peut-être...

    Est-ce ce qui s'appelle la maternité spirituelle? Je n'en sais trop rien, mais dans certains cas ça devient en effet une sorte de gestation.
    Cependant, j’ai aussi appris que le travail ne m’appartient pas. Je ne sers que de réceptacle, de sas d’accueil qui introduit le « visiteur » auprès de Jésus, à qui je le confie. Dès cette étape, ma tâche est finie, sauf si des signes ultérieurs m'indiquent le contraire... Il ne me reste plus qu’à aimer et rester attentive.

    Aimer en mourant de moi-même !
    En taisant ce qui grouille en moi, parce qu’il m’est impossible de prouver ce que je ressens, et que parler serait vain et stérile.
    Parfois au contraire, j’ écrase ma crainte de déplaire. Je suis poussée à dire, pour rester en vérité, au-delà de mon désir d’être aimée.

    Je me compare souvent à une serviette éponge mouillée qui se tord. Autant que je le peux, je cherche à extirper de mes fibres un maximum d’énergie, jusqu’à me sentir  « vidée ».
    Puis, consciente de mes faibles capacités, je dépose le paquet sorti du plus profond de moi au pied de la Croix.

    Et je me tourne vers Marie. Elle qui « retenait et méditait toute parole de Dieu dans son coeur ( Lc 2,19), peut m’aider à laisser agir le souffle de la Vie, à donner ‹chair› au Verbe, à le traduire en gestes et en actes dans la vie quotidienne, par la force de l’Esprit-Saint...

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    Je prie cette Maman du Ciel :« Marie, toi qui sais ce que signifie la souffrance pour Dieu, tu me comprends? S'il -te-plaît, demande à Dieu d'entendre ce que je lui confie.
    Si l'épreuve est nécessaire, aide-moi à accompagner « X » ou « Y » dans la juste mesure. Sans doute est-ce là un bien délicieux chemin de croix, à côté du poids de toute l'humanité que tu as supporté en suivant ton Fils jusqu'au calvaire!

    Marie est mon modèle parfait car elle n'est que disponibilité. Aimer comme elle, c’est accepter l’épaisseur de l’humanité et la traverser pour voir l’autre comme Dieu l’a rêvé.

    Noël durera en moi si je laisse d’abord traverser ma propre épaisseur par la Lumière de Dieu.

    Noël durera si je me laisse féconder par l’Esprit-Saint avant d’agir...

  • GALETTES DE NOUVEL AN À LA CANNELLE

    Il y a quelques années, j’ai trouvé une recette de galettes à la cannelle.
    Après avoir testé, le résultat était plus que concluant. Leur réussite est quasiment garantie, et elles ont un énorme succès.

    Depuis lors, à chaque période de nouvel an, j’en confectionne plus de 300. Elles sont réparties dans de petits sachets en célophane, que je ferme au moyen d’un beau nœud de satin. Il ne reste plus qu’à passer à la distribution.
    Je vais en repréparer aujourd’hui. Sur la photo, vous pourrez voir les quelques rescapés de la « fournée » précédente.

    Si vous possédez de ces sacs, ils ne doivent pas rester tristement vides!
    Voici la recette de ces fameuses gâteries, que vous pourrez goûter et faire goûter sans plus tarder...

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    Ingrédients: (pour environ 150 à 180 pièces)
    - 1’2 Kg de farine
    - 750 gr de cassonade
    - 5 gros oeufs
    - 600 gr de beurre
    - 1 pincée de cannelle
    - 1 pincée de sel.

    Préparation:
    *Sur la table, mettre la farine, y faire une fontaine.
    *Autour de la fontaine, déposer la cassonade et au milieu, y casser les œufs, mettre la cannelle.
    *Mélanger un peu à la fois, à la main, de façon à obtenir un pâton dur.
    *Surtout, ne pas ajouter de liquide, les galettes colleraient au fer.

    Pour obtenir des galettes régulières:
    *Dès que les ingrédients sont assemblés et la pâte bien lisse, en découper des pâtons de 250 g.(on en obtient 12 ou 13).
    * De ces pâtons, faire des grosses barres que l'on partagera en 12.
    * De ces 12 boules, faire des petites boules que l'on posera sur une planche ou un papier d'aluminium et qu'on laissera reposer une nuit au frais.

    La recette indique qu’il faut les cuire le lendemain dans l'ancien fer en fonte de nos grand-mères.
    Personnellement, j’utilise un fer « Téfal » électrique, et passe à la cuisson peu de temps après la préparation (6 à la fois). Sans problème!
    Je fais des plus petites parts. Ça augmente le nombre de galettes, et elles sont plus mignonnes.

    Bon appétit !

  • PLUS DE TRÊVE!

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    Hier, le volume de travail a été pareil à celui des périodes normales. Ce phénomène est assez récent. Il remonte à pas plus de cinq ans. Auparavant, il y avait un ralentissement marqué du rythme entre Noël et Nouvel An.
    Ceci montre la banalisation des fêtes, à tel point que les gens ne changent plus guère leurs habitudes.

    Pour moi, l'ambiance n'est pourtant pas pareille.
    Sur la route déjà, où la circulation est fluide, ce qui me donne l'impression de partir en balade.
    À la clinique ensuite, où je formule mes meilleurs voeux à ceux que je croise. Par mon entrain, je tâche de donner un ton particulier, de façon à exprimer ce que je vis intérieurement. Et ça marche!

    Plutôt que de me lamenter sur ce qui n'est plus, je choisis de participer à transmettre ce qui peut être.
    Les petits rus forment les grandes rivières. Les fêtes vivront vraiment et conserveront le sens que l'on choisira de perpétuer...

    Que la vraie fête soit, celle qui éloigne pendant un petit temps des soucis du quotidien...

  • UN ANGE ÉTRANGE!

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    Quelques jours avant Noël, au pied de notre sapin, tout près de la crèche, non loin de la boule que m’avait offerte une patiente maintenant décédée, est apparu un ange au comportement étrange

    Entre ses bras, il tenait conscienseusement un rouleau soigneusement emballé.
    Qui était-il ? D’où sortait-il ? Que venait-il faire là ? Que cachait-il ? Surprise, surprise  !
    Tous le sauraient après la veillée, au retour de la messe de minuit, en mangeant la bûche.

    Mais en attendant, le secret restait à percer…
    Autant dire que sa petite taille a suscité beaucoup de commentaires et d’inquiétudes, selon le fameux réflexe de trop vite juger de la valeur des choses selon leur apparence et leur volume!
    Cette fois, le suspens a duré jusqu’à l’échange des cadeaux, ce qui a fait languir les plus curieux!
    En fait, cet ange était l’ envoyé spécial chargé de remettre “une dépêche” à la personne à qui le sort avait décidé que j’offrirais cette année. Rien de plus normal que d’utiliser ce moyen, quand ladite personne est journaliste!

    L’information était accompagnée d’un bon pour un stage d’un jour auquel je nous ai inscrites chez une céramiste bien réputée, que je connais personnellement, Myriam Le Paige

    Comme mon amie est célibataire, fille unique, et mangée par un travail qui lui laisse peu de loisirs, j’ai préféré lui offrir des moments de distraction plutôt qu’un objet utilitaire qu’elle a les moyens de s’acheter. Je sais aussi qu’elle appréciera davantage ce genre d’expérience en la partageant avec moi. lepaige1

    En accompagnement, était jointe une invitation pour une visite de La médiathèque de LLN où Myriam expose actuellement. Nous avons convenu de nous y rendre dans le courant de la semaine prochaine, ce qui donnera un aperçu du style dans lequel nous plongerons ultérieurement, à une date encore indéfinie.

    Mon amie était ravie de l’intiative, enthousiaste à l’idée de ces escapades à deux, qui augurent déjà des moments garantis de détente et d’insouciance.
    Des moments comme elle les aime tant, et dont elle dispose rarement.
    Des moments qui la sortiront d’ “obligations” emprisonnantes.
    Des moments de joie de créer et de partager qui lui ouvriront plus larges les portes de la liberté.
    Des moments “Noël”qui lui assureront de la douceur et des raisons de vivre...

  • PÈRE NOËL?!


    Devant Jésus tout petit qui se donne à toute l'humanité, je ne cherche pas à me défendre. Je ne peux que m' abandonner. Je ne peux qu’apprendre à me convertir.

    Entre l’adoration de Jésus dans la crèche et l’adoration du Christ dans l’Eucharistie, il y a une relation très profonde: en regardant vers Lui, nous apprenons à nous désarmer et à recevoir en nous cette force qui n’est pas de ce monde, cette force qui passe par la faiblesse et qui consiste à se donner, sans calcul, sans conditions.


    NOUS NE CROYONS PAS AU PERE NOËL (Philippe LOUVEAU)


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    Nous ne croyons pas au père Noël
    qui récompense les enfants sages et punit les méchants.
    Nous croyons en Dieu, notre Père,
    qui aime tous les humains et veut les sauver.
    Nous ne croyons pas au divin enfant
    venu "de son père apaiser le courroux".
    Nous croyons au Fils de Dieu, notre frère,
    qui nous révèle le vrai visage de Dieu,
    nous promet la Vie, et nous donne sa mort comme une avance.

    Nous ne croyons pas au sapin et à ses guirlandes
    qui trône sur nos places et dans nos maisons.
    Nous croyons en l'Esprit-Saint, le consolateur
    qui nous invite à devenir nous-mêmes lumière du monde.
    Mieux qu'une quinzaine commerciale,
    voici le moment favorable.
    Mieux que des milliers de jouets, voici le cadeau de Dieu !
    Seigneur, toi qui comptes sur nous pour que Noël rayonne,
    donne-nous un coeur et un regard nouveaux !
    Qu'au milieu de la fête, nous soyons capables de Te découvrir et de T'accueillir,
    Toi, dont Noël nous rappelle la venue, il y a 2000 ans, sur la terre de Palestine,
    et qui chemines avec nous, tous les jours, jusqu'à la fin du monde !

    NOUS NE CROYONS PAS AU PÈRE NOËL!

    JOYEUX NOËL!

  • VEILLÉE DE NOÊL




    ange34Aujourd’hui, Dieu se révèle encore à nous par des anges.
    "Les anges dans nos campagnes"...Dieu choisit de nous parler à travers ceux et celles qui nous entourent. Mais pour les découvrir, il faut ne pas rater la visite. Veiller, c'est être en attente, rester éveillé pour ne pas manquer le passage, et bien réagir, au bon moment...

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    En accueillant l’Esprit même de Jésus pour vivre en nous et avec nous!ange151

    Mon voeu le plus cher pour chacun de nous, c'est une veillée de Noël au cours de laquelle, au milieu de plaisirs divers, l'Esprit de Jésus sera accueilli.
    Reçu pour vivre en nous, avec nous, il nous apprendra à aimer divinement, c’est-à-dire de bonté généreuse.
    Et Noël sera là...

    Belle veillée de Noël à chacun!



    VEILLÉE DE NOËL

    L'air est glacé, mais la nuit est sereine,
    Les astres clairs nagent en un ciel pur.
    J'entends gémir les eaux de la fontaine,
    Le firmament étale son azur.

    L'airain battu d'un coup triste et sonore,
    Seul a troublé le repos de la nuit.
    Il est une heure, et moi je veille encore,
    Je veille seul, et le repos me fuit.

    Oh ! que de fois le silence nocturne
    Prêta son calme à mes songes divers !
    Oh ! que de fois ma lampe taciturne
    M'a vu rêver, lire, tracer des vers !

    Nuit de Noël, derniers jours de l'année,
    Oh ! que de jeux, de paix et de plaisirs
    Vous rappelez à mon âme fanée !
    Et tout a fui sous de nouveaux désirs !

    Comme d'un rêve aussi doux que rapide,
    Il me souvient de ce bonheur passé.
    Bonheur d'enfance, imprévoyant, avide,
    Que la raison a si vite effacé...

    Il me souvient de ces cadeaux magiques,
    À mon réveil offerts dès le matin,
    Et du foyer, et des plombs fantastiques,
    Dont les contours présageaient le destin.

    Me disaient-ils que je serais poète,
    Victime, hélas ! des désirs de mon coeur ?
    Que le chagrin ferait courber ma tête,
    Et que jamais je n'en serais vainqueur ?...

    Déjà la cloche a répété quatre heures,
    Je veille encor, je veille pour chanter.
    Un bruit soudain ébranle nos demeures,
    Quelle douceur je trouve à l'écouter !

    Quels sons divins, quelle auguste harmonie
    L'airain du temple exhale dans les airs !
    Comme l'espoir, mon âme rajeunie
    Entend vibrer les célestes concerts.

    Nuit de Noël, nuit de paix et de joie,
    C'est dans ton sein qu'un Sauveur nous est né.
    Le coeur soumis qui marche dans ta voie,
    Humble et joyeux, n'est pas abandonné.

    Ô mon Sauveur, viens éclairer ma route !
    Viens me couvrir des ailes de la foi !
    Ouvre mon âme et dissipe mon doute,
    Viens, je t'attends et je me livre à toi.

    Jacques-Imbert GALLOIX (1808-1828)

  •  BIENTÔT LES FÊTES

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    À la maison, la saison des fêtes de fin d'année est un moment magique, autant durant les préparatifs que des réveillons. Préparer Noël se fait dans une ambiance pleine de couleurs, de fantaisies que l'on prend plaisir à perpétuer d'année en année. Parce que...

    Tout en regardant les lampes du sapin qui clignotent, elles m' interpellent. Car je n'oublie pas que cette période rappelle surtout que la vie est précieuse et qu'elle mérite d'être célébrée. Pour vivre joyeusement Noël et lui redonner du sens, il s'agit juste de ne pas me laisser envahir par la démesure commerciale qui s'étale sous les yeux.

    Noël c'est recevoir, mais c'est aussi et surtout offrir: des mots, de la présence, de l'attention, de la chaleur, un peu de moi!

    Voici les derniers préparatifs qui se mettent en place. L'ambiance extérieure me touchera selon la valeur de mes aménagements intérieurs...

    Ce que le commerce nomme la hotte du père noël est supplanté par la crèche qui est dans mon coeur...

  • COUGNOUS

    Le cougnou est une sorte de brioche améliorée, en forme de bonhomme avec une tête à chaque extrémité du corps, surmontée d'un petit Jésus en pâte à sucre ou en massepain.

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    Dans mon enfance, c’était ma grand-mère maternelle qui les confectionnait et en faisait la distribution à toute la famille. Le jour de Noël, chacun mangeait ainsi du même cougnou.
    Mon plaisir était d’aller voir « Bobonne » s’activer aux préparatifs et à la fabrication. Dans ma tête, je conserve encore présentes les odeurs, les mains qui pétrissent, la cuisson qui enfume la cuisine…

    C’est ainsi que je me suis mise à la pâte il y a quelques années, pour transmettre ces plaisirs à mes fils. Et ça a réussi! Dorénavant, s’il n’y avait pas ce rituel auquel je les ai habitués, il manquerait quelque chose pour eux à Noël.
    Plusieurs variantes existent, quant aux proportions et la marche à suivre. Comme promis il y a deux ou trois jours, je vous propose et vous explique ma façon de faire, qui n’est donc pas exhaustive.


    Ingrédients.
    - 500 g de farine
    - 40 g de levure fraîche
    - 5g de sel
    - 20 cl de lait tiède
    - 100 g beurre
    - 125 g sucre fin
    - 2 œufs + 1 jaune d'œuf
    - 200 g raisins secs 200 g sucre perlé

    Préparation.valves_cougnoux120
    - Dans un grand plat, tamiser la farine et y réaliser une fontaine.
    - Délayer la levure dans la moitié de lait tiède.
    - Verser la levure délayée et le lait au milieu de la fontaine .
    - Placer le sel et le sucre sur le pourtour de la fontaine.
    - Mélanger petit à petit la farine à la levure .
    - Pétrir manuellement (je le fais au moins pendant 5 minutes) en ajoutant progressivement le reste du lait tiède, jusqu'à obtention d'une boule de pâte lisse et élastique.
    - Couvrir d'une serviette et laissez reposer 20 min (ou davantage) à température ambiante.
    - La pâte doit augmenter de volume.
    - Incorporer le beurre, les œufs entiers, les raisins secs et le sucre perlé (facultatif) et retravailler rapidement la pâte jusqu’à ce qu’elle devienne homogène.
    - Peser des pâtons de 100 g, bouler, allonger du plat de la main et former les têtes en roulant avec les côtés extérieurs des mains.
    - Poser sur une platine graissée, inciser les cougnous en faisant une croix, les dorer avec un jaune d’œuf battu allongé d’un peu d’eau, et laisser lever environ 20 min.
    - Préchauffez le four à 220 °C (tenir compte de la spécificité du four).
    - Enfourner la platine et cuire à 220°C environ 15 min pour les petits cougnous (100g), et pendant 30 (cougnous de 500 g) à 60 min pour les grands cougnous (1 kg).

    N.B : 1- Pour les grands cougnous, il est préférable de diminuer la T° du four à la mi-cuisson, et penser à les couvrir, pour éviter qu’ils ne brûlent du dessus.
    2- Lorsque les cougnous sortent du four, on peut les badigeonner de sirop de sucre fondu dans un peu d'eau pour les recouvrir d'un beau vernis brillant.

    Une fois sortis et refroidis, il est de tradition d’y déposer un petit Jésus.
    Placés sous plastique transparent spécial pour emballages, avec un petit nœud à chaque extrémité, ils deviennent un véritable cadeau, pas cher et digne du jour de Noël, qui aura la valeur d’un travail réalisé par plaisir d’offrir…

    Bon amusement et excellent appétit !

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...