• PETITESSE

    21_berna_comme_un_grain_de_seneveL’Évangile de ce jour est le récit de Lc 13, 18-21 : « Jésus disait : « A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
    Il dit encore : « A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »



    moutarde.JPG La plante de sénévé, qui produit la plus petite des graines, peut atteindre jusqu’à trois mètres de hauteur.
    Le grain est un arbre en puissance.
    Le ferment fait lever le petit morceau de pâte placé à l’abri et au chaud…
    Le levain a la puissance de lever la pâte de farine.
    Deux images chargées de dynamisme, de puissance, de vie. Deux petites choses qui deviennent grandes...
    Ce qui est remarquable en ces deux images, c’est la puissance de la petitesse. Le grain de moutarde est la plus petite semence, mais il devient un arbre, et le levain est inférieur a la pâte de farine, mais il lève la pâte.moulin.ecomusee.jura.free.fr

    Dans cette lecture, je relève l’idée rassurante que Dieu n'a pas les mêmes mesures que moi.
    En se laissant pénétrer et travailler par lui, ce qui apparaît extérieurement faible, petit et sans ressource est intérieurement rempli de force de vie. À travers la faiblesse du messager s'exprime alors la force intérieure du message divin.

    De ces deux paraboles ressortent des questions …
    Ai-je la foi du semeur et de la ménagère qui continuent leur travail dans l'Église? Suis-je ferment, instrument du Christ ressuscité pour que le règne de Dieu vienne au coeur du monde, au coeur de mes frères?

    Si je désire travailler pour le royaume de Dieu, il faut me laisser transformer, recréer par Lui. Ensuite, c’est sa force de vie qui m’ habite, qui se communique autour de moi.
    En me laissant enseigner par le Seigneur, j’ apprends à voir l’arbre dans la semence. De façon très modeste, à travers mes faiblesses et mes fautes, je peux communiquer cette vie et cet amour aux autres dans ma vie quotidienne.
    Ma petitesse ne doit pas m’ effrayer. Ma vie est un grain de moutarde, un peu de levain dans les différents milieux de vie que je côtoie

    Je suis un rien dans le monde et dans l’univers, mais chargée des potentialités du trésor que Dieu a déposé en moi par sa vie nouvelle.

  • AMOUR -FIDÉLITÉ

    Samedi dernier, nous étions à table en comité élargi pour le souper. Il y avait Gi et son amie, La, deux amis de nos fils, dont l’un est fiancé, tandis que l’autre a la même amie depuis trois ans, mon mari et moi.

    La conversation a tourné sur le sujet de l’engagement au mariage et à la fidélité dans le couple. Au sein de notre petit groupe, nous partagions la même perception de l'union des époux, avec cependant une restriction venant de la part de Gi. Il est si soucieux qu’il en arrive à douter de lui à longue durée, alors qu’il n’a poutant rien d’un aventurier, genre "tombeur de filles". Il semble que cette frilosité est propre à sa génération.
    De ce fait, il craint de s’engager plus sérieusement, et préfère se complaire dans un entre-deux : j’aime quelqu’un, mais on n’est pas définitivement liés. Autrement dit, de manière caricaturale : je sors ma carte sécurité, parce que j’ai peur de souffrir. Situation peu durable pour construire de sérieux projets d’avenir et envisager de fonder une famille! À un certain moment, il faudra trancher! medium_semarrer
    Ce qui était intéressant dans la discussion, était le mélange des points de vue entre personnes jeunes et moins jeunes.
    Bien sûr, le témoignage de Gu et moi faisait écho à notre vécu. Je suis retournée à mes souvenirs…

    En me mariant, j’ai réfléchi mûrement au « meilleur et pour le pire ». Le meilleur ne posait aucun dilemme, tandis que le pire résonnait en moi comme pour déjà me prévenir du poids qu’il allait représenter.
    Cet engagement, rendu public aux yeux des hommes, était bien plus important que par le passage auprès du bougmestre. Par mon oui devant Dieu, il devenait sacré. C’était à Lui que je demandais la force de toujours rester fidèle.

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    Tant que l'amour insouciant est là, la fidélité est spontanée.
    Mais notre ciel bleu n’a pas tardé à être encombré de jours sombres, qui m’ont donné l’envie de fuir après quelques semaines de mariage! Peut-être en parlerai-je un jour sur ce blog, mais c’est un trop long chapitre pour maintenant. Il n’a pas été le seul, mais il a servi d’ « éclaireur » pour la suite….
    Toujours est-il que j’ai été très rapidement soumise au défi de mettre en pratique la réalité de mon «oui» aux liens du mariage. Ma fidélité ne tenait plus que par devoir. Le problème était que je ne croyais plus que j’aimais vraiment. L'amour se retirait, du moins celui que j’avais conçu dans ma tête. Ce qui m’ inquiétait surtout, c’était que, perdant de plus en plus mon attachement, je me sentais trahie, indifférente, démotivée, dégoûtée. Ma réaction était très juste d’un certain point de vue.

    Mais cela ne changeait rien sur le fond : je voulais aimer mon mari, me réjouir de sa présence à mes côtés, et ne pas le réduire au détestable qu’il montrait.
    Je refusais les barbelés dans lesquels il s’enfermait , enfermement auquel il voulait m’associer. Ils ne servaient pas à nous protéger. Ils nous enserraient si fort qu’ils nous écorchaient, mettant notre chair à vif. J’ai cherché le matériel pour les couper sans faire mal, refusant de me libérer seule en niant mon mari, en le condamnant. Parce que je connaissais sa valeur réelle !

    Lui disant, lui redisant, lui ressassant, ma souffrance de voir qu’il n’osait pas être ce que je sentais profondément qu’il était, j’espérais qu’il entendrait. Mais il était malentendant. Il comprenait, et ne pouvait pas durer dans ses résolutions. Il avait besoin de beaucoup de temps pour se réajuster. Je lui ai donc répété en criant, jusqu’à enfin lui hurler, combien je continuais à désespérément l’ espérer. Au point qu’il a fini par y croire! Il enfin osé se libérer…

    Contrairement aux apparences, il n’a pas été le seul bénéficiaire dans cette histoire, et je n’ai pas été la seule donatrice.
    Gu m’a permis d’apprendre que le vrai don du cœur donne sans rien prendre. Il offre ! Parce que j’ai choisi de vouloir l’aimer à tout prix, mon mari m’a fait le cadeau de découvrir un amour plus vrai et durable.

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    Croire que la fidélité est synonyme de facilité est un leurre.
    Pour demeurer fidèle, j’ai fait un choix. J’ai décidé de vouloir résister, et j’ai choisi à qui me confier pour y arriver.
    Sans Dieu, qui a été mon unique confident durant tout ce temps, je n’aurais pas pu tenir le coup! Il m’a donné la grâce d’ une force que je n’avais pas, qui m' a permis de surmonter ce qui pouvait être insurmontable.

    Quand il ne s’accroche pas à l’excès au temps du désir, de la passion, de l'attachement, et se fait réponse à l’Amour de Dieu, l'amour est un don de soi intemporel. Il est fidélité, car durabilité…

    Dieu est le seul Point fixe qui me sauve, vers lequel je tâche de toujours diriger mon regard !

  • CHANGEMENT HORAIRE

    Le basculement de l'heure d'été à l'heure d'hiver se fait le dernier dimanche du mois d'octobre à 2h00. A noter que durant « l'heure hivernale », nous perdons une des deux heures de décalage de l' « heure d'été » par rapport à l'heure solaire. Nous voici donc à GMT+1.

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    Voici qu'expire la plus longue nuit de l'année. Une heure de plus de dodo pour les uns, une de plus d'action pour les autres, desquels je fais partie.
    En effet, peu importe mon heure de coucher, mon mécanisme semble plutôt programmé selon le nombre d'heures de sommeil, qui peut n'être que de quatre heures, pour ne dépasser qu'exceptionnellement les six heures. Huit heures de nuit représentent pour moi la toute grasse matinée et arrive une fois toutes les 10 lunes!
    Le décalage horaire n'a donc pas beaucoup d'incidence pour moi.
    Mais au fait, pourquoi cette disposition, vieille seulement de 31 ans?

    Suite au choc pétrolier de 1974, le changement horaire a été décidé dans quelques pays européens en 1975, et appliqué dès 1976.
    L'objectif était d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage le soir. Il a été constaté que des heures d'ensoleillement étaient « gaspillées ».
    Le décalage horaire a pour effet de déplacer une heure de lumière le matin et le soir. Les 3 du matin d'hier sont devenues 2h aujourd'hui, et ce pour six mois.

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    Ce changement d'heure est normalisé dans toute l'Union Européenne depuis 1996.
    Il a plusieurs conséquences. Le gain d' ensoleillement, qui a probablement permis des économies, est assombri par un biorythme contrarié chez certaines personnes, au point d' altèrer (passagèrement, heureusement!) leurs fonctions biologiques (sommeil, appétit, humeur…). Certains secteurs sont davantage touchés par des problèmes d'adaptation divers (hôpitaux, système informatique etc...)

    PS: Je connais quelques retardataires chroniques qui, pour une fois, seront peut-être en avance aujourd'hui!? ... On peut rêver ;-))

  • BRUXELLES-TOUSSAINT 2006

    Les festivités de Bruxelles -Toussaint 2006 sont entamées. Mais elles ne font que commencer. Un vaste programme attend les personnes qui seraient intéressées. il y en a pour petits et grands. Pour plus d'informations, cliquez ici: BRUXELLES-TOUSSAINT 2006

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    Pour tremper un peu les autres dans l'ambiance, voici trois postes qui touchent des publics différents. S'ils font partie de mes coups de coeur, je suis intéressée par une quantité d'autres sujets!


    Programme proposé par les Focolari, dans l’espace « ateliers » de 14.30 à 16.30 avec quelques salles pendant les 4 jours du congrès.
    Vous avez certains éléments pour le jeu de piste !
    Adresse des 2 écoles où tous les ateliers sont réunis :
    1- Notre Dame de la Sagesse : Av. Van Overbeke, 10- 1083 Ganshoren
    2- Heilig Hart/ Sacré-cœur : Av. des Gloires Nationales, 100- 1083 Ganshoren

    LUNDI 30 OCTOBRE : thème « SERVIR »

    Economie de communion:Thème ayant déjà été abordé succintement sur mon blog.
    Une économie alternative basée sur l’éthique et la culture du don.

    Paul Croon Paul.Croon@ belgacom.net tél.081/610832
    Trees Verhegge trees.verhegge@skynet.be tél.0476692002
    En français et en néerlandais (2 salles proches l’une de l’autre)

    Espace « Service Diaconie » NDS chercher la couleur jaune p42 B-City
    Face à la mort-
    Témoignages d’accompagnement et échanges
    Dr Gaby Mettendorff gaby.mettendorff@skynet.be tél 0473917767
    En français


    JEUDI 02 NOVEMBRE

    arTgile : une féerie de contes et de clowns suivie d'un grand bal folk
    Il figure dans mes préférés parce que mon fils Gi en assure la direction musicale
    .

    Invitation à emprunter le chemin tracé au fond de nous par Dieu : chemin de confiance... chemin d'espérance! En compagnie de nos clowns, nous serons appelés à écouter la voix au fond de notre coeur qui nous murmure : "Je t'aime, je ne te veux que ton bonheur !" Pour tous les jeunes présents, vivre un moment de communion dans la joie de la danse.


    Et enfin le spectacle auquel j’assisterai.

    "Le Dérangile d'après Jean fils de Zébédée"

    Il n’y a plus de places libres. Pour les déçus, en voici une courte description …

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    Le Dérangile est une comédie musicale originale créée et présentée par les « Jean d’ici », et qui présente le message de l'évangile de Jean au moyen de dialogues (théâtre), de chansons et de chorégrahies.

  • ENTRE DIRE ET FAIRE

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    Dans le ciel, je perçois les moindres nuances de variation de temps. Je m’attache plus particulièrement à celles qui annoncent le beau temps, fussent-elles si infimes que je suis souvent seule à les observer.

    Dans la vie je fonctionne en scrutant aussi ce qui m’entoure, et attarde au maximum mon regard sur la face éclairée des choses.
    Bien entendu, ceci ne m’empêche pas d'être sensible aux défaillances, et ce surtout dans le domaine de l’amour entre soi. En commençant par mes propres manquements. Régulièrement, mon système d’alerte se déclenche, m’avertissant que, par ce que je dis ou que je fais, je perturbe l’harmonie à laquelle je suis si soucieuse de m’accorder
    ...

    Les miens qui, connaissant mes scrupules, ne m’épargnent guère, et épinglent mes moindres faiblesses qui contredisent mes discours sur l'amour.
    Pas plus tard que le WE dernier, je me suis entendue dire : “Tu peux bien écrire de belles choses sur ton blog!”, sous-entendu:”Tu ferais mieux de l’appliquer!” Et c’était vrai!NONO_gif

    Mon mouvement d’humeur qui suscitait cette réflexion était légitime en soi. Lasse de seriner le même refrain pour la nième fois, j’avais utilisé un ton sec et impatient en disant que je voulais voir le living dans un état correct, toujours prêt à accueillir quelqu’un. Ce qui aurait dû être demande amicale était devenu un ordre impérieux!
    Ce à quoi on m’a répliqué qu’on n’attendait personne, et que cette pièce était commune. Autrement dit: “Nous l’occupons comme nous voulons, sans nous embarrasser de tes maniaqueries”! Ce genre de répliques me fait monter la moutarde au nez, parce qu'elles risquent de dévier dans des mesquineries qui me déplaisent souverainement.
    Suivent mes sempiternelles questions:" Pourquoi cette allergie au rangement?
    Pourquoi ne font-ils pas un effort?
    Pourquoi font-ils semblant de ne pas me comprendre?
    Quel besoin ai-je de réagir?
    À quoi bon me donner tout ce mal?
    Pourquoi perdre mon temps ?
    Qu’est-ce que je fais là?
    Et de conclure: Ah! Si j’étais seule…
    "

    Heureusement, aussitôt ma litanie mentalement débitée, je me réajuste aussi vite que je le peux pour éviter de sombrer dans des sentiments excessifs.
    L’oreille du Coeur tendue vers ma petite Voix intérieure, je renonce à la logique conflictuelle, quelle que soit ma bonne raison.

    SP 5

    Cet exemple, j'en conviens, est plutôt anodin dans la hiérarchie des drames familiaux. Pourtant, ça me désole chaque fois autant.
    Il illustre l’importance de toujours me souvenir que rien n’est jamais acquis. Il montre aussi que le plus grand danger se situe dans les petites choses, quand on se relâche.

    Sans cesse, nous devons nous appliquer à nous aimer mutuellement, à nous supporter, à nous pardonner.
    L’amour est la clé de la transformation des difficilultés de la vie commune.
    Nous sommes tous différents. Si l’amour manque, toutes les forteresses du bon droit, toutes les structures mentales, les craintes, les absences de mémoire, sont des pièges qui divisent.

    Qu’est-ce qui permet de régler nos problèmes ? Le pardon, le par- delà -donner, cet amour qui excuse tout, qui surmonte tout.
    C’est le plan de Dieu pour nos vies.
    Le comprendre, c’est une chose, l’intégrer dans sa volonté en est une autre, et l’appliquer est un challenge sans cesse renouvelé...

  • AVANT LES GRANDES MANOEUVRES... 

    ptipsyo_suite_gaucheDans une demi-heure, je partirai travailler. Un petit moment de prière le matin et une courte méditation, me permettent mieux d'être prête à aimer les gens que je rencontrerai, et à leur offrir le meilleur de moi-même.

    Hier, le "commentaire " d' EAQ était une prière de Mère Teresa. Elle correspond tout à fait à ma disposition d'esprit et à ma démarche spirituelle...


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    Seigneur très aimé, fais que je puisse te voir aujourd'hui et chaque jour dans la personne de tes malades et, en les soignant, te servir.
    Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l'arrogant, fais que je puisse encore te reconnaître et dire : « Jésus, toi mon patient, comme il est doux de te servir. »
    Seigneur, donne-moi cette foi qui voit clair, et jamais alors ma tâche ne sera monotone, toujours la joie jaillira quand je me prêterai aux caprices et répondrai aux désirs de tous les pauvres souffrants…

    O Dieu, puisque tu es Jésus mon patient, daigne aussi être pour moi un Jésus de patience, indulgent avec mes fautes et tenant compte de l'intention, car elle est de t'aimer et de te servir dans la personne de chacun de tes malades.
    Seigneur, augmente ma foi, bénis mes efforts et ma tâche, maintenant et à jamais.

    Mère Teresa.

  • ON RECOMMENCE!

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    Notre plus jeune fils de 25 ans, professeur de musique, après avoir enseigné avec un statut précaire, s’est rendu compte des minces chances d’obtenir un emploi stable à long terme. Par ailleurs, le contact avec les enfants de primaires a été si bon, qu’encouragé par des enseignants eux-mêmes, il a choisi de reprendre des études d’instituteur. Depuis septembre, voici donc le prof de l’an dernier redevenu élève.

    En lisant Benoît (celui de mes liens favoris) dernièrement, je ne peux que me réjouir du choix de Gi: « (…) Florent Pagny, qui a une voix exceptionnelle aurait pu, aurait dû être chanteur d’Opéra et classique (ça s’entend quand il chante, un vrai régal !). Mais il a confié qu’il y avait renoncé en raison de la précarité du métier. Il a délibérément choisi la variété pour vivre décemment (et même plus !). Pour beaucoup d’autres, comme moi, il est nécessaire d’avoir une autre activité, mais ce n’est pas confortable (…)". cm2

    Bien sûr, ça implique que mon mari et moi ayons accepté un retour à quelques cases en arrière, reprenant le fiston à notre charge, et ce pour une durée de trois ans.
    En effet : plus d’allocations familiales, et pas d’indemnité de la caisse de chômage. L’an prochain, Gi n’aura plus droit à un abonnement au tarif scolaire, il ne bénéficiera plus du statut d’étudiant lors de petits boulots.

    Avec ses dispenses de cours, Gi pouvait opter pour les études en deux ans, mais il a préféré un programme plus aéré. Au point où nous en sommes, qu’est-ce qu’une année de plus ?
    Évidemment, par ses acquis, sa motivation, sa maturité, il démarre avec plus de facilité que la majorité de ses condisciples.

    À la maison, nous sommes replongés dans le programme des primaires, revu dans les détails. Nullement perturbé, Gi prend plaisir à revoir les matières, qui avaient été si bien survolées (nouvelle pédagogie oblige, n’est-ce pas !!!) que la fait de les approfondir n’est sûrement pas du luxe ... sur-le-chemin-de-l-ecole-67546

    Hier soir, alors que la table venait d’être dressée pour le repas, mon regard a été attiré par des feuilles posées sur mon assiette. Persuadée qu’il s’agissait de documents administratifs à signer, je m’apprêtais à prendre un bic quand, en les examinant de plus près, des anotations m’ont ramenée à il y a belle lurette…

    Il s’agissait d’une dissertation corrigée, sur laquelle figuraient des points: 28,5/30.
    Après un court temps d’hésitation, mon franc est tombé. Je n’ai pas encore bien realisé que nous voici revenus de l’autre côté de la barrière. C’est qu’il nous fait faire de la gymn, ce Gi!

    En examinant les pages de plus près, j’ai lu les appréciations suivantes: “Excellent travail. Très bonne analyse. Bonnes idées. À suivre…”.
    Comme le gamin d’un hier lointain, Gi m’observait du coin de l’oeil, attendant ma réaction!
    Peut-être avait –il besoin de mon enthousiasme qui lui servirait d’encouragement?
    J’ai surtout compris que notre fils tenait à remercier pour les facilités que nous avons accepté de lui accorder. Par la qualité de son travail, il était fier de montrer qu’il se rendait digne de notre confiance en lui.

    Par la suite, Gi est parti à un match de tennis de table, tandis que j’allais au cours du mardi, mais le visage de mon fils tendu vers moi m’est resté dans la tête jusqu’à la fin de la journée. Son merci silencieux résonnait plus que des mots. Venu d’une profondeur , il m’atteignait avec cette même intensité.

    Au rythme où nous allons, Gu et moi ne serons sans doute jamais très riches. Quelle importance ? Nous nous rallions à l’adage selon lequel : « On n’a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard.».
    Si notre argent est destiné à faire du bien, mieux vaut qu’il serve de suite à enrichir un peu l’humanité, en commençant par aider les plus proches, quand c'est pour la bonne cause …

  • PERLES ... RARES?

    Rire est un bon remède. Aussi, voici une rangée des dernières perles de nos assureurs, que beaucoup ont peut-être reçues par message circulaire. Dans le doute, je vous en transmets une partie. Il y a déjà de quoi faire un beau collier!
    L'orthographe, le vocabulaire et la grammaire sont d'origine, paraît-il...

    Attachez vos ceintures. Prêts?

    baigne


    perles_2Il faut dire à ma décharge que le poteau que j'ai buté était caché par l'invisibilité du brouillard.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Ma voiture gênant la circulation, un portugais m'a aidé à la mettre sur le trottoir, ainsi que ma femme qui rentrait de son travail.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je désire que ma voiture soit utilisable accidentellement par mes enfants majeurs considérés comme novices.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    En qualité du plus mauvais client de votre agence (neuf accrochages en 1 an), je vous demande d'avoir le plaisir de résilier mon assurance auto avant la date d'échéance.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    J'ai été victime d'un accident du travail alors que je faisais la sieste sous un pommier.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    J'ai bien reçu la fiche de mon épouse, je ne manquerai pas de vous renvoyer cette dernière dûment remplie par mes soins.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'ai dépassé m'a suivie, c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcé par la choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Circonstances de l'accident : est passé à travers une porte vitrée lors de l'opération "portes ouvertes" de l'entreprise.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    En avançant, j'ai cassé le feu arrière de la voiture qui me précédait. J'ai donc reculé, mais en reculant j'ai cabossé le pare-chocs de la voiture qui me suivait.
    C'est alors que je suis sorti pour remplir les constats, mais en sortant j'ai renversé un cycliste avec ma portière. C'est tout ce que j'ai à déclarer aujourd'hui.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Vous savez que mon taxi est transformé en corbillard et que je n'y transporte que des morts. Mes clients ne risquant plus rien, est-il bien nécessaire que vous me fassiez payer une prime pour le cas ou ils seraient victimes d'un accident?----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Depuis ma chute, je ne peux plus me déplacer. Veuillez m'indiquer la marche à suivre.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    J'ai heurté brutalement l'arrière de la voiture qui me précédait. Mais grâce à mon casque, ma blessure au poignet est sans gravité?----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Chacun des conducteurs conduisait sa voiture.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Vous m'écrivez que le vol n'existe pas entre époux. On voit que vous ne connaissez pas ma femme.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Le camion s'est sauvé précipitamment sans montrer ses papiers.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je suis étonné que vous me refusiez de payer cet accident sous prétexte que je ne portais pas mes lunettes comme indiqué sur mon permis. Je vous assure que ce n'est pas ma faute si j'ai renversé ce cycliste : je ne l'avais pas vu.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je vous témoigne mon grand mécontentement vous mettez tellement de temps à me rembourser mes accidents que c'est toujours avec celui d'avant que je paye les dégâts de celui d'après, alors n'est-ce pas que ce n'est pas sérieux de votre part.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Le cycliste zigzaguait sur la route, tantôt à gauche, tantôt à droite, avant que je puisse le télescoper.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    En repoussant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce dernier.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Puisque vous me demandez un témoignage précis, je vous dirai qu'a mon avis c'est le monsieur qui a tort, puisque la dame a raison.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Vous me dites que Mlle X réclame des dommages-intérêts sous prétexte qu'elle a été légèrement défigurée après l'accident. Sans être mauvaise langue, il faut bien avouer que même avant l'accident, cette malheureuse n'avait jamais éveillé la jalousie de ses concitoyennes.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Malgré ma fracture au poignet, j'ai pris mon courage a deux mains.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je ne suis pas responsable du refus de priorité puisque je n'avais pas vu venir la voiture, vous pensez bien que si je l'avais vue je me serais arrêté.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Depuis son accident, ma femme est encore pire qu'avant. J'espère que vous en tiendrezcompte.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Ils m'ont trouvé 2,10 grammes d'alcool dans le sang et ils vont me condamner. Sur 6 à 8 litres de sang qu'on a dans le corps vous avouerez que c'est pas tellement (personnellement j'aurais cru que j'en aurais eu plus).----------------------------------------------------------------------------perles_2

    A votre avis, est-il préférable d'acheter un chien méchant qui risquera de mordre les gens mais protégera votre maison contre les voleurs ou de garder mon vieux toutou. Je vous pose la question parce que de toutes façons c'est vous qui paierez les pots cassés, soit en indemnisant les blessés, soit en remboursant les objets volés.----------------------------------------------------------------------------perles_2

    Je n'avais pas vu la voiture arriver et quand je l'ai vue je n'ai plus rien vu.----------------------------------------------------------------------------

  • MARCHER... ET APRÈS?

    En visitant un blog, un long commentaire a retenu mon attention. Cohérent, mais teint de beaucoup de désillusion. En voici un court extrait :

    « (…)20/10/2006
    Nous voilà arrivés sur le parvis, là même où il y a dix ans jour pour jour, une foule de plusieurs centaines de milliers de Belges ont crié leur dégoût et leur ras le bol. Dix ans plus tard, nous n’étions plus que 12 personnes ! Aucune marche n’a été programmée par les Comités Blancs et l'Observatoire Citoyen. Juste du bla-bla. Les gens auraient-ils déjà oublié?(…)»

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    Et voici ma réponse :

    « Les comité "blancs" de Belgique? Je voudrais qu'ils aient un écho favorable.
    Cependant, je n'ai jamais cru beaucoup aux marches blanches. Je n'y croirai que quand, une fois rentrés chez eux, les gens changeront personnellement vraiment leur mode de vie.
    On ne peut rien exiger des autres si on n'est pas l'exemple de ce que l'on prône! Les instances, les pouvoirs, le politique, sont le reflet de ce que nous sommes. En clair, nous avons ce que nous méritons.
    Or, je constate que depuis dix ans, date de la première marche blanche, il y a toujours autant de compromission, de passe-droits, de magouilles de tous genres et à tous les niveaux. Aussi, partant de ce que je suis, où je suis, j'use mon énergie à faire entendre ma façon d'envisager la vie "plus proprement", en étant au maximum éloquente par ma manière d'être, et pas seulement de penser, ou de simplement dire... »



    Bien sûr, j’ai conscience que je ne peux pas changer la face image004du monde à moi seule. Il n’empêche que je persiste à croire que le travail de fond d’un changement de société commence par soi-même, mais pour l’intérêt de tous. Ce qui suppose accepter de perdre certains “droits” pour rétablir certains équilibres.
    Malheureusement, la démarche de la majorité des gens est souvent motivée par d’autres mobiles. On vient réclamer, voire exiger, puis mission accomplie: on rentre chez soi, et tout continue comme avant!
    Par bonheur, cette caricature est excessive. Je connais des personnes formidables qui ont participé à des marches blanches, ou qui manifestent pour diverses causes très nobles. Mais, par l’absence d’unité, elles me font penser à Don Quichotte qui s’agite devant les moulins…

    Les emballements de masse resteront voués à l’échec, tant qu’ils ne seront pas l’expression d’individus convaincus et prêts à s’engager ensemble dans un réel projet commun! Du moins, c'est mon sentiment...

  • L'AIGLE DES BASSES-COURS

    L’aigle des basses-cours


    Un homme trouva un oeuf d’aigle et le plaça dans un poulailler. pouletL’aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux.

    Se prenant pour un poulet, l’aigle ne cessa d’imiter le comportement des gallinacés qui l’entouraient. Il grattait la terre afin d’y trouver des vers et des insectes. Il gloussait et caquetait. Il battait des ailes ne s’élevant qu’à quelques centimètres du sol.

    Les années passèrent et l’aigle devint très vieux. Un jour il aperçut, volant dans le ciel sans nuages, un magnifique oiseau. Avec une grâce majestueuse, ce dernier se laissait porter par les courants, agitant à peine ses puissantes ailes dorées.

    Le vieil aigle le regardait, émerveillé : Quel est cet oiseau ? demanda-t-il. C’est l’aigle, le roi des oiseaux, lui répondit un de ses compagnons. Il appartient au ciel. Nous, nous appartenons à la terre, nous sommes des poulets.

    C’est ainsi que l’aigle, dans la certitude qu’il avait d’appartenir à la basse-cour, vécut et mourut en poulet.

    Anthony de Mello

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...