mercredi, 20 septembre 2006

HYMNE À LA CHARITÉ

La deuxième lecture de ce jour est l’hymne à la charité, de St Paul, que presque tout le monde connaît. Première lettre de saint Paul aux Corinthiens12,31.13,1-13.

« Parmi les dons de Dieu,vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres.
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité. »




Pendant le congrès à Budapest, au cours des enseignements ou des témoignages, l’hymne à la charité m’est venu en tête plus d’une fois, devenant plus limpide et plus criant de vérité. C’était ma seule conclusion possible au contenu que je recevais..

Il n’y a pas d’autre chemin que l’amour pour connaître Celui qui est Amour ! St Jean va droit au but: « Qui n’aime pas n’a pas découvert Dieu, puisque Dieu est amour. » (1 Jn 4/7). C’est aussi simple que cela !

Bien souvent, je constate que l’on déplore les manques de la vie, bien réels, mais que l’on oublie l’essentiel de la réponse, qui consiste à retourner personnellement s’abreuver à la source de l’Amour. On complique en cherchant midi à quatorze heures, alors qu’il suffit d’apprendre à aimer, sans se poser d’autre question, « comme Il nous aime », et le reste vient par surcroît.

Je n’ai rien à programmer, aucun projet incontournable, sinon celui de vivre simplement ce qui m’ est donné, selon la manière que Dieu n’ indique, afin que ça devienne vraiment son œuvre. Son Esprit pousse à un dialogue authentique, car il me fait saisir la part de vérité qui est en l’autre. Les différences ne sont alors plus des limites, mais bien des richesses.

Les défis de l’Évangile sont à vivre au quotidien, à travers des oeuvres de miséricorde. En chercant à vivre selon le seul commandement qui est : « Aimez-vous les uns les autres », je participe à la plus grande des révolutions, celle de l’Évangile dans le monde.

Il ne suffit pas de me purifier spirituellement, je dois porter cette spiritualité dans le monde. Ma seule « voix » c’est de répandre l’amour dans ma vie, avec l’intention de la sanctifier, en choisissant radicalement d’aimer.
En comprenant la valeur de l’amour, je ressens un besoin d’unité et de paix. Je ne brûle plus que du désir de répandre autour de moi ce qui peut inspirer de la beauté, celle qui sent bon le parfum de l’Amour Dieu.

Grâce à de nombreux témoignages, je sais que par le monde, nous sommes des quantités à penser pareillement. Des millions de petits feux d’amour, qui enclencheront des millions d’autre feux semblables, seront un jour capables d’embraser l’humanité entière. C’est le seul message que je trouve utile de clamer, c’est celui que les jeunes qui observent ont besoin d’entendre…

Il faut d’abord privilégier la relation. Je dois d’abord emplir d’amour le cœur de l’autre.
Rien ne change, mais tout change ! Seule la force de l’Amour est capable de combattre le mal qui ronge le cœur des hommes!

C’est l’amour contenu dans mes actions qui rend possible la présence de Jésus. Quand je lui en laisse l'occasion, Il devient visible à travers elles.

Je voudrais avoir 1000 voix et 1000 cœurs pour parvenir à tous, dit Chiara. Je la comprends sans peine. Je ressens tant d’appel d’amour en chaque personne que je croise!
Je n'ai qu'un coeur, je n'ai qu'une voix, mais je les ai, et qu'en fais-je?...

10:14 Écrit par Crocki dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : esperance, amour |  Imprimer | |  Facebook | |

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Écrit par : Père Walter | mercredi, 20 septembre 2006

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Écrit par : Pierre | dimanche, 06 avril 2008

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