• CHIOTS À VENDRE

    Rassurez-vous: je ne me recycle pas dans le commerce animalier. Le titre annonce une histoire qui est en lien direct avec ce que je vous ai confié hier...




    Un gérant d'une boutique cloua une pancarte au-dessus de sa porte où l'on pouvait lire " Chiots à vendre ". Les affiches ont la faculté d'attirer les enfants .

    Bientôt un petit garçon fut séduit par l'annonce, et demanda : " À quel prix vendez-vous ces chiots ? ". Le propriétaire du magasin répondit : " Autour de $30 à $50 ".
    Le petit garçon chercha dans sa poche et sortit de la monnaie . " J'ai $ 2.37, est-ce que je peux les regarder ? "

    Le propriétaire du magasin sourit, et siffla. Sa chienne, nommée Lady , courut hors du chenil, vers l'allée de son magasin, suivie par cinq petits chiots. Mais un des chiots restait loin derrière .

    Immédiatement, le petit garçon sélectionna le chiot boiteux resté en arrière. Il demanda : " De quoi souffre ce petit chien ? ". L'homme expliqua qu'à sa naissance, le vétérinaire lui annonça que le chiot avait une malformation de la hanche qui le laisserait boîter pour le reste de sa vie .
    Le petit garçon devint vraiment enthousiasmé et dit : " C'est le chiot que je veux acheter ! " .
    L'homme répondit : " Non, vous ne pouvez pas acheter ce petit chie. Si vous le voulez vraiment, je vous le donne " .
    Le petit garçon devint bouleversé. Il regarda l'homme droit dans les yeux et lui dit : " Je ne veux pas que vous me le donniez. Il vaut tout autant que les autres chiens, et je vous paierai le prix plein. En fait, je vous donnerai $ 2.37 maintenant et 50 cent chaque mois jusqu'à ce que j'aie fini de le payer ¨.

    L'homme a contrecarré : " Vous voulez acheter ce chiot ? Vraiment! Il ne sera jamais capable de courir, de sauter et de jouer. Aimez d'autres chiots . "

    Alors, le petit garçon se pencha vers le bas, enroula la manche de son pantalon et montra sa jambe malade, tordue, estropiée, supportée par une grande tige du métal.
    Il regarda l'homme et dit : " Bien, je ne cours pas si bien et le petit chiot aura besoin de quelqu'un qui comprenne!"


    En conclusion, j'ajoute que ceux qui passent par les épreuves sont mieux placés que quiconque par rapport à "l' autre". Ils possèdent le toucher indispensable pour le comprendre, au-delà des apparences, pour le rencontrer en frère, dans ce qui est semblable à tous.

  • LUCOT, L'INUTILE? 

    Numéro 6 des 8 enfants de chez nous, et handicapé mental, il n’est jamais vraiment devenu adulte, et s’est éteint au petit matin du 28 août de l’an 2002, à l’âge de 44 ans.
    Depuis ce jour, la fête de Saint Augustin est liée à la mort de mon frère Luc, que nous surnommions tous Lucot.

    En entrant chez mes parents avant-hier, il m’a souri. Comme sorti du cadre dans lequel il repose depuis quatre ans, et dans lequel il ne prendra plus une ride. Je l’ai senti près de moi, presque plus vrai que nature.

    En pensant à lui, mes idée se bousculent. Quel intérêt peut susciter un simple d’esprit, en cette époque où lors des dépisatges pointus, le moindre résultat pré-natal douteux incite à éliminer in utero tout bébé suspect, parce que non conforme à "la commande"?
    Pourtant, je pourrais écrire des volumes entiers, avec les récits de son existence. Aujourd’hui, je survolerai brièvement son histoire pour n’évoquer que la dernière portion de sa vie.

    Je me souviens de ce bébé que, sortant joyeusement de l’école, je me réjouissais de voir, le 22 juin 1958, à la maternité où maman venait d’accoucher.
    Il est le seul de mes frères et soeurs que j’aie trouvé laid. Plissé, cyanosé, il ressemblait à un oisillon trop tôt tombé du nid. Par la suite, son évolution et les examens auxquels il a été soumis, ont démontré qu’une ischémie cérébrale avait provoqué une encéphalopahie au moment de la naissance. Des soins appropriés en centre néo-natal, qui n’ont pas été exécutés, auraient dû empêcher les dégâts.
    Mes parents ont choisi d’ignorer les procédures judiciaires et se sont concentrés sur le meilleur de ce que Luc pouvait recevoir. Rien n’a été ménagé, et mon petit frère a plutôt évolué favorablement. Reconnu débile mental léger, après expertise difficile, contrariée par le fait de son bon langage et de sa bonne tenue (on a tendance à associer marginalité socio-culturelle avec handicap, surtout mental!), il est devenu capable de pas mal de choses, tout en n’étant pas autonome au point d’envisager de le laisser vivre seul.

    À l’âge de 30 ans, son état s’est subitement dégradé. Des examens plus approfondis ont décelé une dégénérescence du cervelet. Le diagnostic était flou, mais ce qui était sûr, c’est qu’il fallait prévoir à long terme une dégradation progressive du système moteur, avec les ennuis musculaires, respiratoires et autres.

    Progressivement, Luc est devenu incapable de se déplacer seul, jusqu’au jour où il a été complètement alité.
    Mes parents qui, par choix, l’avaient à demeure chez eux, s’en sont occupés de façon merveilleuse. Ils l’ont choyé, aimé, et bien que sa présence ait été parfois contraignante. Il leur a bien rendu leur amour.


    J’en arrive au dernier épisode.

    En début janvier 2002, Luc a manifesté des problèmes digestifs très sérieux, au point de ne plus garder aucune nourriture. Le gastro-entérologue préconisait une gastrostomie, qui consiste au placement d’une sonde par voie: entérale, permettant ainsi une alimentation correcte de la personne. Il était formel: sans le recours à cette technique, Luc allait dépérir sur place, et devenir “pareil à un prisonnier de Bukenval”, selon ses termes précis, mourant de faim, couvert d’escarres.c
    Cette sonde ne pouvait en aucun cas être arrachée, et si ça se présentait, elle devait être replacée dans le quart d’heure qui suivait. Or Luc, dans des moments d’impatience, ne contrôlait parfois pas ses réactions et aurait sans aucun doute arraché plus d’une fois cette sonde. Ou bien on devait le lier, ou encore il fallait veiller à ses côtés jour et nuit, ou envisager son placement dans une institution.

    Désarmés et perplexes devant ce tableau, mes parents ont demandé à certains de leurs enfants de les aider à réfléchir sur la décision à prendre. Sans se concerter entre nous, notre réponse a été la même.
    Nous encouragions nos parents à garder Lucot auprès d’eux le plus naturellement possible, sans lui faire subir la torture de la sonde, et en espérant que la dégradation n’atteindrait pas les extrémités annoncées par le corps medical. Nous nous rejoignions en un point: il fallait l’aimer, l’entourer, et faire confiance.
    J’ignore ce qui était derrière les mots de chacun, mais bien sûr, je pensais d’abord confier cette pénible réalité à Dieu et aux bons soins de Marie, que Luc aimait tant. Je sentais que l’Esprit-Saint nous soutenait, que nous en soyons conscients ou non.
    Mes parents se sont ralliés à notre avis et c’est ainsi que Luc a évité ce qui pour nous, aurait été de l’acharnement.
    Dès ce moment crucial, il s’est passé une communion incroyable, surtout entre maman et moi. Je suis sûre que Dieu travaillait.

    Tout n’était pas gagné. Une manche importante était à passer, c’était la réaction de maman lorsqu’elle assisterait au déclin de Luc et devrait admettre l’inévitable, l’issue fatale.
    En effet, au cours des dernières années, exclusivement centrée sur mon frère, elle vivait de plus en plus en symbiose avec lui, au point que nous nous sentions facilement de trop. Tout se déroulait “chez Luc”, plutôt que chez mes parents.

    Prenant le taureau par les cornes, j’ai entrepris de préparer maman à un départ progressif de Luc. En la connaissant, et pour l’avoir vécu maintes fois, j’ étais consciente qu’en exprimant une vérité difficile à entendre, je prenais le risque d’être “mise à l’index” par elle. Mais je choisissais d’agir par amour pour tous.
    Je ne sais plus exactement comment je m’y suis prise, mais je retiens qu’elle ne m’en a pas tenu rigueur, et que le message a bien été capté.

    Vers la fin janvier, maman a été opérée d’urgence de la vésicule, avec complications et péritonite. Son état a été assez préoccupant, mais tout s’est parfaitement bien terminé. Ainsi que j’en avais pris l’habitude, j’interrogeais le Seigneur. J’essayais de lire les messages que, à travers les événements, il nous envoyait.
    Durant son hospitalisation, maman a été obligée d’admettre que d’autres personnes qu’elle pouvaient s’occuper de Luc. Elle a découvert combien nous aimions notre frère, elle a mesuré notre solidarité, notre disponibilité pour papa, et une nouvelle complicité s’est installée avec ses enfants.
    Depuis lors, elle a appris à compter sur autrui, et reconnaît humblement ses limites. Son séjour en clinique lui a permis de découvrir l’abandon dans l’espérance.
    Cette nouvelle dimension était un fameux pas vers ce qui lui permettrait de mieux vivre les moments desquels, indubitablement, elle se rapprochait.

    Qu’allait-il advenir de Luc? Je ne sais ce qui a agi sur lui, mais une grâce spéciale doit aussi l’avoir touché.
    Contrairement à ce qui était prévu, il est parvenu à se réalimenter en absorbant des repas semi-liquides en petites quantités, il n’a eu que de petits escarres sans gravité, et cette situation s’est prolongée, avec une chute douce des fonctions vitales, le tout dans un climat de paix et de sérénité.
    Fin août, il a eu besoin de soins de kiné respiratoire, suite à un problème bronchique, qui une fois encore s’est bien résolu.

    Le mercredi 28, vers 4 heures du matin, la sonnerie du tél a retenti chez nous. L’appel venait de chez mes parents, et à la voix de maman, j’ai de suite compris que je devais immédiatement me rendre auprès d’eux. J’ai rejoint papa et maman dans la chambre de Luc, et dès que je l’ai vu, j’ai compris. Mes parents attendaient que sorte de ma bouche le mot redouté qu’ils n’osaient prononcer: Mort! Libéré, pour moi. Ma prière a été:“Merci, Seigneur, mais aide mes parents à le supporter!"

    Luc était mort. C’était fini! Cependant, pour partir, il a choisi de leur faire un superbe cadeau.
    Comme tous les matins, papa s’était levé pour placer l’urinal à Luc. D’habitude, maman ne l’accompagnait pas. Mais ce jour-là, elle en avait décidé autrement. Tous deux à son chevet, l’opération terminée, l’oreiller bien replacé, papa a dit à Luc qu’il pouvait se rendormir et lui a souhaité une bonne fin de nuit. Luc a souri, a laissé retomber la tête d’une masse, et a fermé les yeux.
    C’est la brusquerie du mouvement qui a surpris mes parents et qui a éveillé des soupcons. Ensuite, ils m’ont appelée.

    Tout un concours de circonstances, que les plus incrédules nommeront le hasard. Ce qui, pour moi, étaient des signes de la Providence.
    1- Mes parents étaient ensemble pour recueillir le dernier souffle de Luc, comme ils l’avaient été pour accueillir le premier.
    2- Aucun des deux n’a “abandonné” Luc en mourant avant lui. Papa m’a avoué qu’il priait pour que Luc meurre avant eux.
    3- Luc est parti en douceur, sans souffrance particulière, sans peur.
    4-Nous venions de rentrer de vacances.
    5-Je n’étais pas encore partie travailler.
    6-Le prêtre que j’ai appelé est un ami, qui acceptait aussi de célébrer la cérémonie d’enterrement.
    7-Le 28 août, jour de fête de St Augustin, se déroulait la clôture des festivités à l'occasion des 850 ans de l’abbaye de Leffe, auxquelles notre ami prêtre participait ce jour-là. Il n’aurait donc pas été disponible plus tard dans la journée.
    8- Par lui, depuis cette époque, nous sommes liés à cette abbaye…
    9-Alors que le médecin traitant de mes parents se déclare athée, il a assisté à toute la messe de funérailles. Son épouse, qui est une copine, m’a dit que “Luc a réussi un exploit incroyable. Je n’en reviens pas!”. Il faut épingler que le docteur n’a pas compris le tableau clinique de Luc, beaucoup plus favorable que tout optimisme pouvait le permettre. Ce mystère l’a peut-être interpellé?
    10- Face au vide occasionné par l’absence de Luc, je ne doutais pas de la bonne réaction de papa. Pas plus que je ne doutais d’une grave dépression de la part de maman, qui nous en avait donné déjà de fameux exemplaires auparavant. Pis, même: je projetais jusqu’à la possibilité de folie. Bien que de nombreuses larmes de peine ont coulé, aucune catastrophe n’est arrivée. La vie a repris le dessus, et maman n’a pas sombré dans la mélancolie.
    11- Une nièce a été enceinte l’année qui a suivi. L’événement annonçait le premier arrière-petit enfant de mas parents. Un petit garcon est né. Il se prénomme Lucas.Mes parents en sont “bleus”, et il leur apporte beaucoup de joie.
    12- En début de cette année, mes parents ont déménagé. Mais c’est une histoire que je vous ai déjà racontée…


    Ce 28 août, je n’ai pas pu me rendre à la messe, ainsi que j’en ai pris l’habitude depuis quatre ans. Travaux obligent! Je pense que mon mari n’aurait guère apprécié que "je le lâche pour çà”! Ainsi que je l’ai appris chez les Focolari, "il faut parfois savoir abandoner Dieu pour Dieu”. Je me suis bornée à demander une intention particulière à la messe de l’abbaye de Leffe, et je me suis rendue auprès de mes parents.
    Sans grand commentaires, j’ai juste annoncé l’intention pour Luc à la messe.
    En ce lundi de grisaille, j’apportais un bouquet de fresias jaunes, couleur soleil. Ma visite s’est prolongée plus longtemps que de coutume, le temps de la messe à laquelle je n’avais pas assisté! (les mathémathiques n’ont pas toujours le même impact que le psychologique!) .
    Lorsque je suis partie, maman m’a embrassée en me serrant plus fort qu’à son habitude. Nous nous étions une fois de plus comprises.

    Hier, maman, qui ne téléphone que rarement pour “rien”, a appelé pour me remercier…
    Luc était bien présent lorsque je suis entrée dans ce lieu où il ne siégera jamais plus que sous un cadre en verre. Mais mon regard, ce jour-là plus lointain qu'une reproduction sur papier glacé, avait bien enregistré son sourire complice!

    Le simple d’esprit a bien rempli sa mission ici-bas, sans doute plus facilement que nous , les « normaux », et je ne doute pas un instant qu’il collabore déjà étroitement avec le Seigneur, là-haut !

    « En vérité je vous le dis : quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant n'y entrera pas ».  (Lc 18:17)

    Merci, Lucot, pour ton passage sur terre. Il se prolonge encore, car toi, le serviteur “inutile”, m’as permis de comprendre bien des choses…

  • CAMPING À LA MAISON!

    Lorsque je parlais hier du retour aux réalités, je vais vous en donner la confirmation!

    Le carreleur est enfin venu hier, le sol est mis à nu, et nous marchons sur de la terre battue dans le couloir. Et puis, et puis,... Normalement, cette étape devrait être clôturée jeudi.
    Comme dans la systémique, dès que l'on touche à un objet, on doit en déplacer une série d'autres. Du couloir d'entrée, nous montons les marches, pour nous retrouver sur le palier du hall de nuit, puis une dernière volée d'escaliers nous mène à la chambre de notre fils aîné. Tous ces lieux nécessitent des réaménagements, des décapages, des nettoyages, des peintures, des rangements...
    Il y a de l'avenir!!!

    Pendant que Gi et Gu s'affairent de manière plutôt efficace, je prévois de quoi satisfaire les estomacs. Au menu, il y aura du potage et des crêpes, qui m'ont été réclamées depuis un certain temps. Ce sera long à cuire, car ils ne se contentent pas de petites rations, mais je ne ménage pas mes peines, parce que tout se partage dans la bonne humeur.
    Le mixe-soupe a rendu l'âme, juste quand je terminais de "passer la soupe". Que peut-on y faire?
    Pistache, petite friponne, a profité du manque de vigilance pour déterrer des plantes à l'intérieur du living et joncher le plancher avec de la terre. "Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir", c'est sûrement sa devise? Pas de quoi la fouetter!

    Tout va très bien, puisque les travaux avancent, qu'un repas flattera les palais gourmands, et que des bras chaleureux cajoleront bientôt Pistache.
    J'entends que l'on me rappelle à l'ordre. Je me sauve et vais cuire les crêpes, pour ne pas rompre ce que, finalement, je nomme le charme de cette journée...

  • DÉTACHEMENT, RATTACHEMENT

    Retour de vacances ! Après une semaine passée dans les Vosges, la vie reprend ses droits…
    Ces quelques jours,très paisibles, n’ont pas été mornes ni synonymes d’ennui. Pour les résumer en deux mots, je pourrais les intituler : détachement et rattachement.

    Détachement par rapport aux sollicitations du quotidien, aux urgences de dernière minute, aux engagements multiples, aux factures à régler, aux rendez-vous, au travail, à internet, au téléphone, à la montre, au souci vestimentaire, à la télévision, à la recherche de menus culinaires… Bref: à toutes ces priorités qui font de nous des gens du monde dit civilisé.

    Quelques jours qui ont été l’occasion de me retrouver dans un face à face prolongé avec mon mari…

    ”Il” part le matin, acheter la gazette du coin dans laquelle puiser les moindres détails des faits divers, voire des publicités. Tandis qu' il lit, la radio diffuse un programme qui me plaît rarement. Ce bruit de fond est interrompu à chaque top horaire pour les “dernières nouvelles” qui fâneront au cours de la journée, à force d’être resassées d’heure en heure.
    Pendant ce temps, je plonge dans le livre qui m’a été récemment offert: “Pourquoi donc être chrétien? “, de Timothy Radcliffe. La radio me dérange, et je ferme la porte. Le son est si fort que je suis tout de même “agressée". Ma proposition de mettre un CD déconcerte Gu., qui ne comprend pas mon peu d’intérêt pour ”ce qu’il se passe”. Néanmoins, il consent à passer à Monteverdi ou assimilé. Nettement mieux. Merci, "mon chou"!

    Une fois son journal scrupuleusement épluché et maladroitement replié, Gu. fait une petite sortie, question de provoquer des rencontres et de tailler une bavette, bien alimentée par sa lecture toute fraîche.
    Par contre, j'ai peu de chance de partager sur place le fruit des réflexions suscitées par ma lecture. Mais qu'importe. Parce que le contenu du livre me transforme, je reconnaîtrai davantage la présence du Christ en ceux que je croiserai par la suite.

    Deux personnes, deux manières de vivre, de toucher le monde et les gens, qui s’unissent en un seul verbe :“aimer”!

    Il est intéressant et amusant (parfois, mais pas toujours!) de constater à quel point nous restons fondamentalement différents, mon mari et moi. Ce qui change, c’est notre manière de nous recevoir l’un de l’autre. Nous y parvenons bien mieux qu’auparavant, alors que nous osons clairement nommer nos particicularités et que nous entendons les exprimer de manière à ne pas nous laisser emprisonner.
    Bizarrement, c’est maintenant que nous nous aimons le plus. Pas passionnémént comme dans les romans à deux sous, mais en se respectant, s’accommodant à l’autre sans que ça ne soit suscité par la crainte, juste par plaisir de se faire plaisir, pour créer l’harmonie entre nous.
    Ce qui me frappe donc, et qui change le rapport de nos différences, c’est la capacité acquise au cours du temps à vivre dans un éloignement l’un de l’autre, qui permet de ne chercher à nous rapprocher que pour nous aimer.

    L’espace géographique n’a plus aucune importance. Naguère, pour me sentir éloignée, j’avais besoin de plusieurs kilomètres pour échapper à la proximité physique. Maintenant, dans un espace commun, chacun capte la juste place à occuper sans trop gêner l’autre.
    Pendant quelques jours, on a parlé, on a reproché, on a échangé, on a concilié, on a devisé…

    Le monde tourne, et nous avec.
    Mais nous ne sommes pas des girouettes, et un certain dépouillement a permis des retrouvailles entre mon mari et moi. Elles ont été un retour à la source, à cet essentiel qui risque parfois d’être enseveli sous la masse d’obligations, fausses et réelles.

    Le trajet vers le bercail s’est déroulé calmement, en dépit de bison, pas très futé, pour notre plus grande satisfaction, qui annonçait une journée noire. En odeur, non pas de sainteté, mais de munster, ramené pour la bonne cause, celle d’en régaler des amateurs.
    En arrivant, une déception nous attend: les travaux promis par le carreleur n’avaient pas avancé d’un brin…
    Belle compensation: nos fils nous ont réservé un accueil chaleureux. Curieux, ils attendent impatiemment qu’on leur raconte nos vacances. Insatiable, mon mari les nourrit jusqu’à les repaître, tandis que j’opine en apportant de temps à autre une petite précision…

    Détachement, rattachement! Une, deux!... Les vacances sont finies, est-ce rayé du programme? Pas vraiment, car, et de trois!, nous allons mieux le vivre au quotidien…

  • BABAR A 75 ANS!

    BABAR Superstar

    Du bout de sa célèbre trompe, le roi des éléphants au costume vert souffle ses 75 bougies cette année. Voyage au coeur d'un royaume d'enfance qui n'a plus de frontière.

    Né en 1931 sous la plume de Jean de Brunhoff, Babar a déjà entraîné trois générations dans de nombreuses aventures. Héros sage et généreux, il est devenu le personnage favori des mamans d'enfants de moins de six ans, tout en développant un formidable sens des affaires.

    C'est la fête !Entre commémoration et foire commerciale, l'année anniversaire du roi-éléphant fait événement chez les grandes enseignes.

    Si, comme pour moi, Babar a en partie peuplé le paysage de votre petite enfance, je vous invite à monter dans son avion pour survoler avec lui un article qui en dit plus long à son sujet.

    Je pars aussi, mais en voiture. Prenez votre temps, je ne reviens que dans quelques jours...

    À bientôt!

  • L'AUTRE ET MOI

    Dernièrement, j’avais mis un commentaire sur un blog. Je le retranspose ici, quelque peu revisité, car depuis, j’ai encore médité sur le sujet .

    Bien que n'étant pas dans la peau d’autrui, j'essaye de le comprendre. Il me semble qu'un problème qui tenaille un grand nombre de personnes, ce sont "les autres". Autrement dit ceux qui sont différents de soi et vis-à-vis de qui on a honte, parce qu’on se croit "découvert" par eux dans ce que l’on voudrait leur taire. Nous nous ressemblons pourtant tous, finalement, même si l'objet de nos intérêts diffère.

    "L'enfer, c'est les autres", dit Sartre...
    À travers la honte, celle dont on se couvre soi-même, notre imaginaire a tendance à prêter aux autres un regard qu'ils n'ont en réalité pas. Entre le voir et l'imaginer, les autres nous obligent seulement à admettre notre humanité, à dépasser nos malaises, à reconnaître les sensibilités des rapports humains. Ils permettent aussi de traverser les difficultés et de goûter aux joies de la vie.

    Pouvoir admettre la honte peut ne pas être une faiblesse. Si on ne s'y englue pas et que ça génère la force nécessaire pour en sortir, c’est atteindre la pierre de touche de l'espoir d'enfin la dépasser.
    Espoir d'être soi au milieu des autres avec leur soi, qui ne vivent ni meilleur ni pire, simplement autre chose.
    Espoir de participer à l'amour, de le créer, de le partager, d'en vivre.
    Espoir de n'avoir plus à se cacher, ni à se justifier, de se donner le plaisir de compter lentement les minutes, au rythme des pulsations d'un coeur qui ne bat que pour vivre la vie.




    L'autre est indispensable à mon existence, aussi bien d'ailleurs qu'à la connaissance que j'ai de moi.
    Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre, qui me sert de miroir.
    De la sorte, la découverte de mon intimité me découvre en même temps l'autre.
    L’autre est une liberté posée en face de ma liberté, qui pense, qui veut, pour ou contre moi, selon ses choix.
    Je découvre ainsi le monde, et c'est dans ce monde que j’apprends à saisir ce que je suis et ce que sont les autres.


    Ce qui ne fait aucun doute, c’est que nous sommes créés libres . La liberté est notre lot. Toute la difficulté est de la saisir et de bien s’en servir !
    Pour y accéder, la meilleure alliée dans ma vie, c’est la prière .
    Je prie d’abord pour que ma vie soit dégagée de toute chaîne, quelle qu’en soit la forme, y compris religieuse.
    Puis je prie pour les captifs de mon entourage et m’abstiens surtout de les juger mal.
    Je prie, ne doutant jamais que Dieu va faire le reste. Comment, je l’ignore, mais lui le sait déjà !

  • VIVE LES VACANCES?

    Je suis en vacances depuis aujourd'hui.
    Ce mot, magique pour moi jusqu'il y a quelques années, a perdu de sa splendeur. Pas par usure, ni par démotivation. Mieux que ça: j'ai acquis la faculté de bien goûter à plein de petits instants, dans n'importe quelles circonstances. Ils m'apportent régulièrement ce que ne croyais anciennement pouvoir trouver que pendant quelques jours sur l'année.

    Tout en travaillant cette semaine, je me sentais déjà en vacances. Je n'avais pas de voiture, mon mari étant parti dans les Vosges avec notre véhicule commun. Il a fallu m'organiser, dépendre de la serviabilité d'une amie et de mes fils, ainsi que reprendre contact avec les transports publics. Plutôt que de voir cette formule comme une contrainte, je lui ai trouvé un charme, celui d'un changement de rythme et d'habitudes, de rencontrer des personnes perdues de vue depuis pas mal de temps.

    Cette semaine ne m'a apporté que des joies personnelles. Elles ne m'ont pas empêchée d'être témoin de faits qui m'ont attristée, ce qui était mon sujet d'hier, en réponse à quoi l'amour reçu durant ces derniers jours me donne la force de crier bien fort à tout qui veut l'entendre: "ne vous trompez pas de combat!"

    Quelles que soient vos légitimités et vos bonnes raisons, aucune n'est vraie si elle se bat CONTRE l'amour.
    Perdre par et POUR l'amour, c'est vraiment gagner!
    Cette perception des choses me procure une paix intérieure, qui entraîne la sensation de vacances perpétuelles.

    Se sentir en vacances dépend surtout d'un état d'esprit. On le trouve en évacuant certaines contraintes, ce qui se fait plus facilement hors de chez soi, mais n'est pourtant pas impossible au quotidien...

  • FRATERNITÉ

    Il m’arrive fréquemment de parler de sujets précis suite à des réflexions qui m’ont été suggérées par certains événements. Ce sera le cas aujourd’hui, après que j’aie une nouvelle fois douloureusement constaté combien il est difficile de vivre en fraternité, même dans des lieux supposés être animés par un esprit de communion chrétienne. Il est étonnant de voir le monde de différence existant entre la compréhension et la tolérance envers un autrui “étranger” et la sévérité qui frise l’intolérance vis-à-vis de ceux avec qui on partage le quotidien.

    Nul n’étant prophète en son pays, il est bien connu que presque dans dans toutes les familles, chaque membre peut être très affable et charitable envers les personnes de l’extérieur, mais éprouver plus de difficulté à vivre en réelle fraternité au sein de son foyer. En commençant par la manière de dire certaines choses.

    Les bons sentiments ne manquent pas, mais ouvrent-ils, ou ferment-ils au dialogue? Là est toute la question.
    « C’est pour le bien ». Après une telle affirmation, il n’y a plus grand chose à ajouter! Le bien renvoie à une valeur absolue. Il n’a plus rien à apprendre.
    Je lui préfère la bonté, qui évoque le doute et l’incertitude. Au contraire du bien, elle signifie écouter l'autre, elle implique un dialogue, une sensibilité aux raisons qu'il ou elle peut invoquer.

    Lorsque les gens disent qu’ils savent ce qu’est le bien, je sais déjà à l’avance qu’ils vont se battre au lieu de se parler. J’en souffre et ne peux souvent qu’assister impuissante à ce qui devient un rapport de force, toute tentative de modération n’ayant alors que peu de poids .

    Que se passe-t-il dans le cas précis auquel je pense plus particulièrement maintenant? Qu’est-ce qui ternit la fraternité et la bonne convivialité qui devraient normalement rayonner au-delà des divergences, donnant raison au : "Voyez comme ils s’aiment… !"?
    Qui dira le dernier mot? Sera-ce le mot qui conduira à une séparation dans la douleur?
    Difficile coopération et plus difficile cohabitation encore, jusqu’au sein de petits groupes, aussi chrétiens soient-ils...
    Devant cette évidence, je ne possède que mes petites prières, dans lesquelles je demande au Père de protéger ses enfants.

    Je suis retournée à un compte-rendu que j’avais rédigé après une récollection ,RÉCOLLECTION À L’ABBAYE DE LEFFE , et qui se terminait par une courte réflexion à propos de la correction fraternelle :

    « À la lumière de l’Evangile, elle ne peut partir que d’un véritable dialogue, très difficile à obtenir. Le dialogue commence par le premier qui s’exprime, pendant que son interlocuteur l’écoute, faisant silence, puis s’informe de ce que tout est dit, pour ensuite réexprimer ce qu’il a compris, s’assurant ainsi de la bonne transmission. Puis vient son temps de parole, et les rôles s’inversent. Il s’agit de tout un art, qui suppose une confiance réciproque, une maîtrise de soi. Souvent, on s’aperçoit qu’on a des choses communes à émettre, mais énoncées différemment. S’il y a problème, avant de réagir, il faut avoir tous les éléments, et la «  correction » n’est fraternelle que dans un face à face , dans un échange égalitaire. On dit des choses pour aider l’autre pour avancer, dans une relation d’amour mutuel. (Mt 18,15). »


    Fin connaisseur de l’âme humaine, Jésus donne une leçon tout à fait élémentaire de conduite : « Va le trouver et fais-lui tes reproches seul à seul ».
    Ces paroles de Jésus conduisent à un enseignement essentiel, le pardon au-delà de toutes les normes !

    Pour être entendu, il faut surtout ne pas dire n'importe où ce qui peut blesser l’autre et l’humilier, ne pas adresser certaines remarques en public, fussent-elles justifiées, pour ne pas semer les graines de l’agressivité, ne pas colporter le reproche pour ne pas l’alourdir. Ce serait fermer définitivement la porte de la fraternité.

    Le reproche peut blesser jusqu’à exécuter.
    «S’il t’écoute, tu gagnes un frère… » : le dialogue peut se poursuivre, on peut continuer à vivre ensemble dans une communion qui dépasse nos horizons trop étroits, on peut continuer à évoluer et à espérer un dépassement de soi-même.
    Le nouvel homme peut vivre…

  • HISTOIRE À MÉDITER

    Ceci est une histoire reçue par courrier circulaire, et que j'ai conservée dans "mes réserves".
    Elle montre que, selon notre manière de la recevoir, la vie peut être belle.
    "LA VIE EST BELLE!", nous pouvons l'inscrire partout...

    Gaston est gérant dans la restauration à Paris. Il est toujours de bonnehumeur et a toujours quelque chose de positif à dire.
    Quand on lui demande comment il va, il répond toujours: " Si j'allais mieux que ça, nous serions deux: mon jumeau et moi! "
    Quand il déménage, plusieurs serveurs et serveuses sont prêts à lâcher leur job pour le suivre d'un restaurant à un autre pour la seule raison qu'ils admirent son attitude.
    Quand un employé file du mauvais coton, Gaston est toujours là pour lui faire voir le bon côté des choses.

    Curieux, je suis allé voir Gaston un jour pour lui demander: " Je ne comprends pas. Il n'est pas possible d'être toujours positif comme ça, partout, tout le temps. Comment fais-tu? "
    Et Gaston de répondre: " Tous les matins à mon réveil, je me dis que, aujourd'hui, ou bien je choisis d'être de bonne humeur, ou bien je choisis d'être de mauvaise humeur. Je choisis toujours d'être de bonne humeur.
    Quand il arrive quelque incident déplorable, ou bien je choisis d'en être la victime, ou bien je choisis d'en tirer une leçon.
    Quand quelqu'un vient se plaindre à moi, ou bien je choisis d'entendre sa plainte, ou bien j'essaie de lui faire voir le bon côté de la chose.
    Mais ce n'est pas toujours si facile ", lui dis-je.
    Et Gaston d'enchaîner: " La vie, c'est une question de choix. On choisit sa façon de réagir aux situations. On choisit de quelle façon les autres peuvent nous influencer ou non. On choisit d'être de bonne humeur ou de mauvaise humeur. On choisit de vivre sa vie de la manière qui nous convient.

    Plusieurs années plus tard, j'entends dire que Gaston a fait incidemment ce qu'on ne doit jamais faire dans la restauration : il a laissé déverrouillée la porte arrière du restaurant un bon matin et il s'est fait surprendre par trois voleurs armés.En essayant d'ouvrir le coffre fort, sa main tremblante de nervosité, iln'arrivait pas a faire la combinaison numérique. Un des intrus a paniqué et a tiré. Heureusement pour Gaston, les choses n'ont pas traîné et il a été vite transporté à l'hôpital.
    Après dix-huit heures de chirurgie et des semaines de soins intensifs,Gaston a reçu son congé de l'hôpital avec les débris de la balle qu'onn'avait pas réussi à lui extraire.

    J'ai revu Gaston six mois après l'incident et je lui ai demandé comment ilréagissait à tout cela.
    " Si j'allais mieux que ça, dit-il, nous serions deux: mon jumeau et moi. Tu veux voir les cicatrices?"Je n'ai pas voulu voir la blessure mais je lui ai demandé ce qui lui étaitpassé par la tête au moment du vol.
    Et Gaston de dire:La première chose qui m'est venu à l'idée est que j'aurais dû fermer à clef la porte arrière du restaurant.
    Et puis, étendu sur le plancher après m'être fait descendre,je me suis souvenu que je pouvais encore faire un choix : ou bien de vivre ou bien de mourir. Et j'ai choisi de vivre."
    T'as pas eu peur? " lui dis-je.
    Et lui de répondre: " Les ambulanciers ont été bien corrects. Ils n'ont pas cessé de me dire que tout allait bien. Mais en entrantdans le bloc opératoire de l'hôpital, j'ai vu l'expression faciale desmédecins et des infirmières et, là, j'ai eu peur. J'ai vu dans leurs yeuxque j'étais un homme mort et j'ai su que je devais agir vite. "
    Et alors, qu'as-tu fait? "
    Eh bien, mon ami, il y avait une grosse infirmière qui me bombardait de questions; elle voulait savoir si j'étais allergique à quelque chose. J'ai dit oui, et les médecins et les infirmières se sont arrêtés pour entendre ce que j'allais leur dire. J'ai pris une profonde respiration et je leur ai dit que j'étais allergique aux balles de fusil!
    Quand ils ont eu cessé de rire, je leur ai dit que j'avais fait le choix de vivre et qu'ils feraient mieux de m'opérer comme si j'étais un homme vivant plutôt qu'un homme mort! 

    "

    Attitude étonnante! J'ai appris de lui que, tous les jours, nous devons faire des choix: ou bien de profiter pleinement de la vie ou bien de s'y emmerder tant qu'on veut. La seule chose qui nous appartient et que personne ne peut contrôler, ni nous enlever, ce sont nos attitudes.

  • HIER...

    "Sortons de nos églises pour entrer dans les parvis du Christ qui nous rassemble"

    À l'abbaye de Leffe, environ 60 personnes ont participé hier au désormais devenu barbecue annuel de l’Assomption, depuis les festivités de l’an 2002 qui ont marqué le 850 ème anniversaire de l’abbaye.

    Cette rencontres s’est déroulée dans une ambiance cordiale et fraternelle. Figurant au nombre des invités, je m’y suis rendue avec La.,mon fils aîné.Depuis le temps que je fréquente la communauté, outre le fait qu’un de nos meilleurs amis y est chanoine, des liens se sont tissés peu à peu avec les pères, mais aussi les personnes de l’hôtellerie que j’y rencontre. C’est plutôt dans une famille que je me sens accueillie. Didyme était présent aussi, ce qui, nous a permis une nouvelle fois d’avoir de bons échanges. Sans cloche, cette fois, je le précise (cloque, pour les Français, m’a-t-il fait remarquer !), sinon celles du superbe clocher.

    De même que les gens accouraient pour entendre Jésus, de même des personnes se déplacent à Leffe pour rechercher son visage, rechercher sa présence. Lors de cette journée, j’ai ressenti avec beaucoup de joie, une atmosphère de cordialité, de fraternité, de respect mutuel, de bien-être. Je sentais tressaillir ce Trésor vivant qui est logé au fond de moi, cette perle rare tant espérée, tant convoitée, et que les gens cherchent où elle n’est pas, hors d’eux-mêmes !

    Hier, l’union des cœurs et des âmes me paraissait si sensible qu’il planait entre nous «comme un souffle de l’Esprit ».

    Merci Seigneur pour toutes les merveilles entendues et vécues et particulièrement pour ce moment de partage émouvant avec les personnes qui m’ont accueillie dans leur communauté.
    Toute ma reconnaissance pour ces instants de grâce.

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...