• MAI FRAPPE À LA PORTE

    « En Mai, fais ce qu’il te plait », dit le dicton.

    Mai sera à la couleur de nos refus et de nos acceptations. Puisqu’il débute par un long week-end, c’est le contexte idéal pour lui préparer les chances d’être beau.

    Je nous souhaite que ce congé prolongé soit un retour à la source de la vie!

    Je nous souhaite que ces trois jours soient riches en activité, à commencer par le repos, auquel tous aspirent.

    Je nous souhaite un repos pareil à celui du septième jour de la Création.

    Je nous souhaite une pause bien vécue qui soit l’occasion de (re)nouer ou d’amplifier les amitiés.

    Je nous souhaite de vraies rencontres : humaines, en famille, avec des proches, avec de nouveaux visages, et peut-être aussi avec Dieu.

    Je nous souhaite que ces quelques jours deviennent des occasions de (re)découvertes par des temps forts qui donneront sens à la vie…

    Je nous souhaite que tout ce que nous vivrons soit reçu comme bénédiction, comme cadeau qui permettra de participer à l’harmonie universelle…

    Mai frappe à notre porte.

    Pour bien le commencer: Bon W.E à tous!

  • SILENCE D'ÉCOUTE...

    Dans un courrier reçu récemment, un visiteur du blog (que je remercie, car je lui dois sans doute beaucoup!) m'a adressé des remarques (que je reçois comme cadeaux, même si pas faciles à assimiler) qui m'ont fait beaucoup réfléchir. Et elles n'ont pas fini leur action: ça ne fait que commencer! Impossible d'en parler maintenant. Peut-être plus tard? Cette intervention me renvoie à ce qui me convient le mieux: le silence intérieur.

    Je crois que j'ai voulu trop en dire, ces derniers temps. Une petite pause est bien nécessaire!

    En attendant, je ne me sens plus que dans l'envie de rejoindre un espace duquel j'aime entendre la résonnance d'un chant lointain. Toujours le même, mais qui ne me lasse jamais. La musique de mon âme...

    Par la fenêtre, je regarde la nature qui se revèle, belle , comme je la préfère. Les arbres sont en fleurs, les oiseaux entonnent leurs plus beaux airs. Tout à l'heure, je me promènerai au milieu de ce petit univers. Déjà, je sais que j'aurai la sensation de me retrouver au Paradis terrestre. Chaque année le même, mais qui ne me lasse jamais!
    Parce que c'est dans des moments pareils que Dieu entre en moi sans détour ...

    Voici le commentaire du jour de l'Évangile au quotidien" Il n'aurait pas pu mieux tomber à pic!:

    Jean Tauler (vers 1300-1361), dominicain Sermon pour la fête de Noël (trad. Cerf 1991, p. 20)

    Comme Marie, toute servante de Dieu doit assez souvent faire le silence et le calme en elle-même, s'enfermer en son intérieur, se cacher dans l'esprit pour se soustraire et échapper aux sens, et se faire à elle-même un lieu de silence et de repos intérieur. C'est de ce repos intérieur qu'on chante…: « Alors que l'on était en plein silence, que toutes choses étaient dans le plus grand silence, et que la nuit était au milieu de son cours, c’est alors, Seigneur, que de ton trône royal la parole toute-puissante est descendue » (Sg 18,14-15), le Verbe éternel sortant du coeur de son Père. C'est au milieu du silence, au moment même où toutes les choses sont plongées dans le plus grand silence, où le vrai silence règne, c'est alors qu'on entend en vérité ce Verbe. Car si tu veux que Dieu parle, il faut te taire ; pour qu'il entre, toutes choses doivent sortir.

  • AIMER, C'EST PAR-DONNER...

    Ce matin, mon attention a été attirée par un titre qui m'a conduite sur un blog que je ne connaissais pas. ABBÉ PASCAL. Sans m'étendre sur le sujet, je vous fais un copier-coller du message et des deux réactions qui y figurent à cette heure.

    « C’est un de mes élèves qui a été arrêté ce mardi dans le cadre du meurtre de Jo.Tout en condamnant les faits horribles commis, tout en disant que mon élève doit avoir les conséquences de ses actes, je ne le réduit pas à ces faits et j’ose croire qu’il est capable de bien.Prions pour Jo, sa famille, ses amis, pour mon élève arrêté et sa famille… ils en ont tous besoin. » http://abbepascal.ibelgique.com

    26-04-2006, 08:11:03
    L'horrible crime
    Enseignant moi aussi, je m'inquiète beaucoup de tous ces événements fous. Vous avez raison, l'Abbé, bien que je ne prie pas, votre élève à besoin de cette pensée commune. Sa famille est également à plaindre dans ce drame. Heureusement qu'il y a des gens comme vous pour rappeler que toute la détresse de cette affaire ne s'implante pas seulement dans la famille de la victime.
    Comment admettre une telle horreur? Dans quel monde vit-on? L'individualisme de chacun, l'égoïsme et le refus de percevoir l'autre et de l'accepter tel qu'il est, mèneront la société dans une spirale de violence et de détresse morale qu'indubitablement il ne fera jamais plus bon vivre.
    La société est malade, pour la soigner, quelques doses d'altruisme, de réajustement des valeurs et de foi en l'homme sont nécessaire.
    Bonne continuation.
    SteuxJean-Pierre
    steuxjp@hotmail.com

    26-04-2006, 08:04:00
    JUGER L'ACTE, PAS LA PERSONNE!
    Bien d'accord avec vous. Personnellement, si cette histoire m'a touchée, c'est autant en songeant à la souffrance de la famille victime que de celles des agresseurs. Il s'agit d'un drame humain. Notre humanité n'évitera de tels accès de violence que dans une culture d'Amour et de pardon. Ce qui n'exclut pas que justice soit faite. Je pense même que toute faute demande réparation, même les "petits délits", mais par des sanctions qui aident à grandir. Il s'agit d'une responsabilité collective, dans laquelle nous devons réapprendre à espérer l'homme dans un devenir possible, à l'image de ce qu'il a été créé. En unité avec vous, je demande au Seigneur qu'il nous éclaire et nous apporte sa Paix. Les petits rus forment les grandes rivières. Plus nombreux serons-nous à vouloir changer le monde, en commençant par là où nous sommes, meilleur il deviendra...
    http://malicieusekiki.skynetblogs.be

    Pour compléter, voici la copie d'un commentaire mis dans le blog de "coeur d'enfant":
    18-04-2006, 17:27:50
    d'une manière ou l'autre, je participerai!
    Joe, ce fils d'autres, aurait pu être le mien et celui de quantité de gens. L'assassin, le fils d'autres, aurait pu être le mien et celui de quantité de gens...Ce drame est horrible pour tous. C'est un échec collectif qui devrait nous faire changer des choses dans notre quotidien, notamment dans le respect de nos rapports à autrui. Chacun peut s'associer de cette manière pour construire une humanité nouvelle, basée sur l'Amour et l'unité!
    Croyons-y, et ça viendra...
    http://malicieusekiki.skynetblogs.be

    "Seigneur, fais qu'entre gens de bonne volonté, qui croient en toi ou non, le monde vive sous le signe de l'Amour que ton Fils est venu enseigner. Nous avons soif et faim de paix, que nous recherchons trop souvent dans la facilité d'illusions trompeuses. Ne vois pas nos erreurs, mais plutôt nos efforts. Ne te décourage pas, je t'en prie, car tu es notre seul salut! Emplis-nous de ton Esprit et apprends-nous ta Paix, pour que nous vivions vraiment. Merci..."

  • FIDES

    Beaucoup de chrétiens croient que Dieu est un peu plus qu’un concept, qu'il est un idéal. Des quantités de croyants parlent comme s’Il était réel mais agissent comme s’Il ne l’était pas.
    Pourtant chacun de nous verra le jour où Dieu restera sa seule force. La santé, les richesses, les amis, seront secondaires, parce qu’il faudra affonter le « grand passage ».
    Rien qu’à cette pensée, la personne qui se complaît dans une pseudo-croyance est effrayée, tandis que « le vrai croyant » s’en réjouit.

    Mais qu'est-ce que croire?

    Selon une définition de dictionnaire (extrait du dict. français-latin de L. Quicherat ) la foi est : "Fidélité à tenir sa parole ; assurance donnée de garder sa promesse. Fides. Garder sa foi ; Fidem servare"...
    En grec le mot "foi" signifie autant confiance que fidélité. Il n'est pas seulement l'acquiescement intellectuel à un credo mais l'engagement à suivre Jésus-Christ en observant son enseignement, ( Jn.8:32) «Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples"

    Il y a quotidiennement des occasions où je suis devant des choix d'obéir ou non à la Parole de Dieu, celui de prier et faire confiance à Dieu au lieu de m'inquiéter et de stresser, ou aussi de me satisfaire de ce que j'ai au lieu de me lamenter, et encore de laisser à Dieu le soin de me défendre au lieu de me venger... Des choix qui révèlent ce que je crois dans mon coeur au-delà de ce que j' affirme croire dans ma tête.

    La volonté de Dieu a beau être bonne, agréable et parfaite, ( Ro.12:2), il n'en reste pas moins qu'elle mène parfois sur le chemin du désert où je suis tentée dans la privation de ce que j’ estime important, sinon essentiel, à mon bien-être. Je réalise que parfois, plus ou moins inconsciemment, j'ai refusé la souffrance, je n'ai pas toujours su dire dans les larmes et la douleur: "Que ta volonté soit faite et non la mienne".
    Mais quand je refuse la souffrance, je refuse de grandir.

    Lorsque je doute, ça se limite aux choses de l’intellect, pas aux Révélations de Dieu.

    Dans sa bonté, le Seigneur me donne, (ainsi qu'à tous) des occasions de me reprendre. En bon pédagogue il s'arrange pour que je repasse les mêmes tests jusqu'à ce que je les réussisse et devienne à la mesure de Jésus, mon maître et modèle. Par la grâce de l'Esprit-Saint, il rend sa Parole efficace dans mon coeur...

  •  LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ...

    Le bonheur c’est un peu un mystère. Tout le monde le recherche avec insistance et persévérance et quand il arrive on ne le reconnaît pas toujours. Pire : ceux qui n’y croient pas de trop se sentent menacés par lui ! Faut-il avoir peur du bonheur? Tout dépend dans quelle catégorie on le place.

    Le bonheur c’est simple… comme un coup de fil… à la banque, pour un crédit qui permettra de réaliser de suite un rêve marchand?
    Certains le promettent au rayon des "foods", en proposant des régimes qui apaiseront toutes les rondeurs. À commencer par celle du portefeuille !

    Le bonheur est-il à consommer, à acheter, à programmer ?

    Et s’il était simplement dans le pré, comme dans la poésie de Pol Fort?:

    « Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.
    Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer. (…) »

    Pourquoi chercher le bonheur dans les situations compliquées ? Le bonheur est simple.
    Il apparaît d’un seul coup quand une souffrance disparaît ou s’apaise seulement, quand le repas préparé est apprécié par tous, quand le chant des petits oiseaux sert de réveil matinal…

    Pardon ? Si j’ai trouvé le bonheur ? Dix mille fois. Mais le bonheur est comme une brise légère. On ne le sent passer que si on s’expose à la vie sans trop se protéger, et surtout sans trop exiger. Quand on a la capacité de percevoir les petites nuances qui colorent l’existence et en détrompent la monotonie.

    Hier, il s’est montré particulièrement généreux pour moi !
    C’était une belle journée ensoleillée. Matinée détente pour tous ! Mon mari était vraiment en congé, sûr de ne pas être rappelé pour le travail. Tandis qu’il part au marché, L. travaille sur son ordi, mais à la vitesse croisière, et G. répète son violoncelle (pour la ballade gourmande du lendemain midi, avec le thème de Julos Beaucarne) et pour le concert le même jour en fin de journée.
    Je prépare du potage et un dessert pour le soir. Nous recevrons la famille de mon petit filleul . Beaux moments en perpective.
    Le téléphone entre en piste ! Un petit coup de fil à une amie journaliste, de service ce W.E. Je sais que çe genre de petite visite lui fait plaisir. Un appel d’un de mes frères. Court, mais plein d’humour et de complicité. Puis, c’est au tour d’une de mes sœurs. Elle nous invite prochainement pour fêter les 18 ans de son fils…

    Repas à quatre à midi. Dans la bonne humeur et la détente. Nous échangeons sur divers sujets de société , et la conversation est très intéressante.
    Après-midi, première tonte de l’année de la pelouse. C’est mon mari qui s’en charge, tandis que nous allons (le trio restant) dire bonjour chez mes parents.
    Petit crochet par la ville avant de rentrer à la maison. Il fait agréable de s’y promener. Les gens semblent oublier la morosité d’un long hiver et ont l’air détendus et heureux.
    Retour au bercail, où nous attend une soirée animée par deux petits bouts d’chou adorables et leurs parents. Le souper terminé, les enfants sont confiés au marchand de sable et nous jouons au rummikub.

    Ainsi se termine une journée toute simple, et pourtant empreinte de tant de bonheur que j’en suis encore emplie de ce qu’elle m’a offert. Il ne me faut rien d’autre pour être heureuse…

    Le bonheur c’est comme tout. Il faut qu’il soit distillé avec parcimonie.Si à chaque jour suffit sa peine, à chaque jour aussi, suffit son bonheur. J'aime ces moments d'activité paisible , qui nous permettent de vivre dans le prolongement de l'Eucharistie...

  • DIEU ET CÉSAR

    "Rendez à César ce qui est à César et Dieu ce qui est à Dieu".

    À quoi ma vie est-elle attachée ?

    Comment avoir un juste rapport au monde ?

    "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »

    César, c’est l’histoire qui se construit à travers les événements qui marquent le temps au gré des initiatives humaines. C’est la prise en charge des joies et des peines, des misères et des espoirs qui habitent les cœurs.

    César, c’est la réalisation de la justice et le respect de la dignité de la personne. C'est la recherche constante de la paix entre les nations et entre les individus.

    L'homme mérite un respect absolu parce que sa destinée est divine.

    "(…) Mais Jésus connaissant(…) leur dit : faites moi voir l'argent de l'impôt."
    Ils lui présentent un denier.

    Le denier c’est moi, et je mets ma vie active dans la main de Jésus. Ce petit stage dans la main du Christ pour faire la vérité de mon être et la vérité de mon attachement est absolument nécessaire.
    Après, sans réserve, j’ agis en pouvant me tromper, en risquant de perdre, mais me donnant. J’ agis sans être assurée du succès, simplement parce que le Christ me l'a demandé.

    St Paul aux Galates, chapitre 2, 20 : "Je vis dans la foi au fils de Dieu, il m'a aimé et s'est livré pour moi, ce n'est plus moi qui vis c'est le Christ qui vit en moi."

    Le Christ c'est le oui à Dieu dans le monde.

    À l’être humain est léguée l’immense tâche de construire un univers à son image et à sa ressemblance, c’est-à-dire à l’ effigie de Dieu. Par conséquent, ce qu’il faut rendre à César peut faire partie de ce qu’il faut rendre à Dieu.

    "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu", ce n'est pas faire la part des choses.

    J'ai reçu ma vie de Dieu il m'a tout donné. Je l'entends me dire à la Messe, « Ceci est mon corps livré pour vous », je ne peux pas lui répondre moins. Je réponds : « Puisque tu m'as donné toute ta personne, je te donne toute ma personne »

    Mon engagement familial, social, professionnel, mon regard sur le monde, ma relation aux autres, font partie de mes prières. Je les mets à l'intérieur de ce oui à Dieu dans le monde, qui est Jésus. En confiant ma vie à Dieu de la sorte, je participe un peu à la réalisation du royaume annoncé par Jésus.

    (2 Cor 19): "Dans le Christ il n'y a pas eu oui et non il n'y a eu que oui en lui."

    Au fond, mon existence est parsemée de quantités de "oui". Ils sont insignifiants au regard de grandes oeuvres humanitaires, mais ils sont importants pour moi, car c'est toute ma vie.

    C'est mon attachement au Christ qui détermine mon rapport au monde. Je rends à Dieu selon ma manière de rendre à César! Il ne devrait pas exister de mur entre César et Dieu...

  • "IL FAUT SAVOIR SOUFFRIR POUR ÊTRE BEAU"

    Dans les contes ou dans les films d’Hollywood, tout est bien qui finit bien. Le héros parvient à arrêter les méchants, et ce faisant, il gagne le cœur de la jeune et belle dont il était follement épris. Le jour du mariage, il fait radieux et ils auront beaucoup d’enfants….
    Dans la réalité, l’histoire est toute autre. Du moins la mienne !

    Quand j'étais petite fille, j'avais de tout longs cheveux bouclés qui faisaient l'admiration de beaucoup. C'était au prix de douloureuses séances de démêlage dont je me serais volontiers passée.
    À mes "Aïe!" et mes "Ouïe!", la traditionnelle réplique était: "Il faut savoir souffrir, pour être beau!". Vous surprendrai-je en avouant que dans ces cas-là ma préférence penchait à devenir laide? Puis, plus tard, la vie s'est chargée de me tirer les cheveux autrement...
    Comme tout être, je n'apprends véritablement et n'assimile que ce que l'expérience me révèle. Sans la douleur attachée à l'erreur et à l'imperfection, comment discernerais-je le vrai et le Parfait? Aussi la souffrance est-elle pour moi non seulement la découverte de mes limites, mais surtout la cause de mes progrès.

    Dieu a un plan et un appel pour notre vie, une destinée divine.

    En tant que chrétienne, mon expérience ne s'arrête surtout pas à emmagasiner de nouvelles connaissances. Je suis appelée à croître en suivant le Christ. Les problèmes existentiels peuvent me secouer, mais ne me bloquent pas, parce qu’ils m’aident dans ma progression spirituelle.
    Cependant, je ne reçois de secours visible que lorsque je lâche prise. C’est l’étape qui m’est la plus difficile à franchir, et c’est d’elle que l’agir de Dieu dépend. Il n'occupe que l'espace que je lui accorde. Dans un profond respect de ma liberté, Il se soumet à ma volonté, jusque quand je lui dis clairement : « Que ta volonté soit faite ! ».

    En redécouvrant les racines de mes souffrances et de mes besoins, la présence guérissante de Dieu au travers de Jésus se révèle à moi. Je me laisse devenir ce que le Père a prévu pour moi.

    Dans ma vie, il y a des hauts et des bas, mais Dieu le sait bien. Si je doute ou que je suis dans la tristesse, Il reste fidèle et vient me rassurer. C’est comme cela que ma foi grandit.

    Alors, forte de l’expérience qu’il me permet de vivre, je peux dire bien haut à ceux qui se désolent : « Courage! Le Ciel est au bout...».

  • IL PEUT FAIRE BEAU DEMAIN!

    L'univers des jeunes est un mystère pour ceux et celles qui n'ont pas le bonheur de les fréquenter.

    Pourtant, les commentaires vont bon train à leur sujet, et pas toujours à leur avantage. « De mon temps », disent les aînés… Comme nous l’avons entendu dire par la génération de nos parents, qui l’ont subi de …

    Que la jeunesse éprouve des difficultés à passer de la vie adolescente à la vie adulte, rien de plus normal.
    Que quelques jeunes qui souffrent de perturbation affective, de trouble psychique, ou d'un contexte familial emmêlé perdent le nord, là encore, rien de plus normal.
    Mais lorsque ceux-ci deviennent nombreux, c'est un signe que le problème se situe au niveau de la société, de ce que les adultes en ont fait.

    « Crise de société sous-entend crise spirituelle. »

    Les (trop!!!) rares personnes qui osent faire cette déclaration sont illico déclarées réactionnaires, cathos bornés, nostalgiques des temps révolus. Force est de constater que nos jeunes sont en souffrance au niveau des valeurs et des croyances spirituelles.
    Nous touchons là le noeud de la déroute existentielle et morale qui les caractérise.

    Il faut toutefois reconnaître, à la défense des parents, que leur rôle, surtout en ces temps troublés, n'a jamais été facile. Les parents actuels, du moins ceux de la jeune génération, ne peuvent évidemment pas transmettre ce qu'ils n'ont pas reçu.

    Ce qui aurait été considéré comme une tragédie, il y a une génération ou deux, un divorce, des enfants laissés pour compte, est devenu aujourd'hui un fait banal, à peine digne de mention.
    Le désir de tout posséder et de tout faire des années « golden sixties » a fait place peu à peu à une morosité sans précédent, à une absence totale d'idéal. Beaucoup de jeunes sont devenus repus, blasés, démoralisés, apathiques.

    Tout n'est pas noir. Il y a des jeunes heureux, constructifs, comblés par leurs parents et leurs éducateurs, et qui se préparent à donner plus tard le meilleur d'eux-mêmes à la société qui les a vus naître. Il faut s'en réjouir.

    Mais sont-ils nombreux, ces jeunes épanouis et en contrôle de leur destin? Quelles valeurs les font vivre? Ne sont-ils que des survivants du mal de l'âme actuel, condamnés bientôt à l'errance? Leur exemple est-il motivant pour d’autres?
    De quoi ont-ils besoin? Du support d’ adultes qui les rassurent et les encouragent à tenir bon le gouvernail, dans le sens des valeurs qu’ils ont choisi de vivre.

    Peut-être suis-je dans une frange privilégiée? Peu importe: je peux affirmer haut et fort que je côtoie pas mal de jeunes formidables, avec qui le contact passe admirablement bien.

    Un rapport de confiance réciproque est installé entre nous. Auprès d’eux, je me sens à l’aise et ne songe même pas à la différence d’âge. Seule mon expérience marque les années.

    Nous nous transmettons mutuellement le meilleur de ce que nous possédons.

    Leur dynamisme et leur soif de participer à la vie du monde me stimule.

    Espoir et Espérance s'unissent, laissant miroiter des jours heureux. Ne fût-ce que pour eux, ma vie a une raison d’être...

  •  RESTE AVEC NOUS!

    Les pèlerins d’Emmaüs disent: " Reste avec nous, car le soir vient et déjà le jour baisse. " Et il entra pour rester avec eux. Or, comme il était à table avec eux, ayant pris le pain, il dit la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur remettait. »( Luc 24, 15-33)

    Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent...

    Le coeur des deux Apôtres est tout brûlant: « Reste avec nous », lui disent-ils.
    À la fraction du pain, ils reconnaissent Jésus. Leurs yeux s'ouvrent ! C'est bien vrai : le Seigneur est ressuscité"

    Reste avec moi, Seigneur!

    Il y a de ces matins de tendresse où les gens, la nature, les choses me disent :
    « Je t'aime... »

    Il y a ces moments de pleine lumière où tout chante autour de moi:
    "C'est bon la vie... »

    Il y a de ces soirées au ciel scintillant de milliers d’étoiles qui me chuchotent : « Tu ne te lasseras jamais de t'émerveiller... »

    Tout l’espace m’appartient, dans ces cas-là, et je me sens capable de remuer ciel et terre

    C'est merveilleux !

    Mais il y a aussi de ces moments d’obscurité inquiétante, où je me répète sans cesse : « Quand cela va-t-il finir? »

    Il y a des hivers qui n’en finissent pas, qui me glacent et refroidissent mes ardeurs.

    Il y a de ces nuits de douleur où je suffoque et voudrais crier jusqu’ à m'époumonner :« Je n'en peux plus ! »

    Il y a les noeuds dans l'estomac, les questions lancinantes, les arrêts sur images affligeantes.

    Il y a les chutes bien bas et les déceptions, qui me rendent lasse à mourir.

    Pourtant, que les jours soient doux ou tristes, je ne cesse de répéter à Dieu : « Reste avec nous ! ». Je le demande pour moi, mais aussi pour tous mes frères.

    Pour ta lumière, comme pour les ténèbres, je te dis merci, Seigneur! Ce qui importe, c'est que tu viens toujours me rejoindre là d'où je t'appelle.

    Tout ce que je ne comprends pas, tu le permets parce que tu sais que ce sera bon pour moi.

    "Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne" (1 Co. 11, 26)

    Mon Dieu, chaque fois que je mange et bois à ta table, j’accepte les rencontres conviviales avec toi dans ma vie, mais aussi les petites morts qui me font participer au sacrifice rédempteur de ton Fils.

    "Après avoir reconnu le Seigneur, les deux disciples d'Emmaüs se levèrent à l'instant même' (Lc 24,33) pour communiquer ce qu'ils avaient vu et entendu. Lorsqu'on a fait une véritable expérience du Ressuscité, se nourrissant de son Corps et de son Sang, on ne peut garder pour soi seul la joie éprouvée". ("Reste avec nous Seigneur" n° 24).

    Sur ma route d'Emmaüs, mon but est de rompre le pain avec tout qui je croise. Mon désir est de donner ma vie en gardant le regard fixé sur le visage de Jésus tout en agissant en faveur de l’homme...

  • QUELLE EST MA PART?

    "Punir, parler, comprendre... Les politiques s'interrogent. Laurette Onkelinx veut réfléchir sur le système éducatif.

    Les funérailles de Joe, tué mercredi à coups de couteau dans la gare Centrale pour son lecteur MP3, auront lieu dans l'intimité. Sa famille souhaite se recueillir seule. Ses amis, qui rentrent à l'école aujourd'hui, et ses proches lancent, eux, haut et fort, via internet et une pétition, un discours d'espoir : Joe était un militant antiraciste; que sa mort serve donc cette cause..."(Le soir", lundi 17 avril 2006, 02:00)

    Chez nous, comme dans la majorité des familles, la conversation s'est arrêtée sur ce sujet brûlant au cours du WE pascal. Alors que se célébrait la fête de la Résurrection de Jésus-Christ, victime innocente d'une faute collective... Lui qui est venu nous faire découvrir la Vie. La mission de Jésus est universelle. Il est le Verbe de Dieu « qui, en venant dans le monde, illumine tout homme » (Jean 1,9)

    Les commentaires vont bon train. Chacun y va de sa justice, de sa sensibilité. Peu de clémence envers le bourreau! Dans ce cas, les femmes sont parfois les plus radicales:"Si on touchait à mon enfant, j'exigerais la peine de mort pour son assassin!"

    Sans reprendre tout un débat sur le pardon, j'ai tenté d'expliquer mon point de vue:
    "La vengeance ne va pas faire revenir la victime. De plus, la condamnation à mort est un crime, volontaire de surcroît, fusse-t-il au nom d'une justice. La mort reste dans les coeurs meurtris de ceux qui souffrent et c'est là qu'il faut ramener la vie. Par un travail de réconciliation.
    Ce que je proclame à froid ne me permet pas d'affirmer quelle réaction j'aurais si j'étais projetée dans un tel drame. Cependant, toute situation peut être anticipée. En me préparant au pardon par rapport à des événements dont j'ignore encore la nature, j'inscris en moi une volonté d'aimer par- dessus tout. En cas d'urgence, le programme ainsi installé dans ma mémoire m' aide à agir en Amour, dans la logique de ce que je me suis prédisposée.

    Il est bien entendu que ça n'exclut pas la reconnaissance de la gravité de la faute et la sanction qui s'ensuit."

    La première chose que l’on remarque dans la violence, c’est qu’elle n’est pas sans lien avec notre monde. On y voit le douloureux miroir de ce qu’il y a de malade dans notre société.

    Ma question est donc celle-ci :
    «Suis-je si innocente que cela des drames causés par la violence? »

    Ma réponse est:
    Si je transmets des messages contre la vie, je deviens instrument de mort et suis co-auteur des violences collectives.
    Les petits rus forment les grandes rivières. Le mien transportera ce que j'y verserai. Il en va de même pour chacun...
    Ma loi respecte celle des hommes mais la dépasse, pour rejoindre la Loi de Dieu!

    " Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait."(Mt 5;43-48)

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...