• PARTOUT ON APPRÊTE...

    ...Paniers et cabats, car c'est bientôt la fête de St Nicolas...Bien que nous ne vivions pas cette fête exactement comme dans mon enfance, elle reste un événement incontournable chez nous. Dans des circonstances pareilles, sans mal et avec beaucoup de complicité, nous redevenons de petits enfants. Si par malheur rien ne se passait, je pense que ce serait un crime de lèse majestés inacceptable. Je serais mise à l'index!!! Voici donc venue la semaine des préparatifs. Je dois prévoir le remplissage des assiettes. Quatre normalement, à la maison. Mais par extension, il y en a dix, dont une destinée à une vingtaine de personnes. Il n'y a aucun mérite à m'attribuer, car j'en retire beaucoup de bonheur. Aujourd'hui, ce sera le jour des dernières courses, puis demain, je commencerai les parts, et recenserai la liste des petits cadeaux (symboliques) à répartir. Vendredi, ce sera jour d'écriture. Car le grand saint adresse un message particulier à chacun. Samedi servira pour les derniers préparatifs, la confection de certains plats pour le repas du lendemain, le rassemblement des accessoires de décoration. Dimanche (eh oui, ce sera avant terme!),une table de circonstance sera dressée, avec tout ce qui s'impose pour la rendre scintillante, pour qu'on "la mange des yeux"! Bref, tous ces plaisirs me tiennent à coeur autant qu'à ceux qui en profitent. Au sein de notre petite famille, cette tradition n'est pes prête à tomber dans l'oubli. Sa fantaisiel illumine les jours plus gris. Mais surout elle apporte le plaisir tout simple des retrouvaille chaleureuses entre soi. Elle dure le temps de se souvenir que cette chaleur rassurante ne se trouve pas partout, ni n'importe comment. Elle rappelle le droit (j'ose même dire le devoir) de ne pas se prendre trop au sérieux dans la vie, quels que soient les fonctions professionnelles et le statut social qui collent à la peau. En route! Paniers et cabats trépignent d'impatience pour être remplis. La suite pour plus tard, car des lecteurs curieux risqueraient d'en savoir trop! Du haut du ciel, je pense bien qu'on nous observe. Il me semble avoir aperçu un ange guetteur. Aussi, de mon côté, je vais m'appliquer à être bien sage comme une image... animée, pour les besoins du service! Pas dans l'attente de bonbons, mais pour la qualité du climat ambiant, car habituellement, et je le lui pardonne, le vieux Saint m'associe tellement à lui qu'il m'en oublie.

  • HEUREUX LES SIMPLES!

    Ce matin, c'est une phrase de l'Évangile du jour qui retient plus particulièrement mon attention. "Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits" (Lc, 10, 21-24). Je suis retournée à un texte datant d' il y a trois ans. À l'époque, je l'avais "pondu" en songeant à un de mes frères. Luc m'a donné de grandes leçons. Il était handicapé mental, et est décédé le lendemain de ce que j'aie écrit, de manière inattendue!... D'où le titre donné ensuite: "Prémonition". En voici un extrait.

    "Insouciant sur la balançoire,

    L'enfant ne se berce que d'espoir.

    Pour lui n'est beau qu'Amour pour toujours,

    Et cette paix éclaire ses jours.

    L'adulte qui voit poindre le soir

    Tente d'échapper au désespoir...

    Une à une, crache ses épaves

    Comme un volcan lâche sa lave.

    En moi "la grande", dort un enfant.

    J'y crois, m'attend l'Avènement,

    Miracle divin d'une fusion

    D'où naîtra une vraie conversion.

    Et toi, fuis-tu les catastrophes?

    Cherches-tu chez les philosophes?

    Écoute bien les Petits:

    Ils te diront tout du Paradis".

    "Un homme qui n'est plus capable de s'émerveiller a pratiquement cessé de vivre" (A. Einstein). "Maintenant je sais! Je sais que je ne sais rien! Et celà, je le sais! (J. Gabin).

  • ENDORPHINE ET RIRE!

    La semaine dernière, un ami m'a partagé quelques lignes d'un livre dont l'auteur, Alexandre Jolien âgé de 30 ans, est handicapé moteur cérébral. Alexandre transforme cette faiblesse dite par les autres en une force formulée par lui. Sans révolte, avec lucidité et humour, il réagit de manière telle que la malédiction d'une faiblesse infligée devient la chance d'une force créée... Sans m'avoir soumise à pareille épreuve, l'expérience m'a appris qu'une des clés de la sagesse est de saisir les difficultés incontournables tout en conservant de l'humour. Il est scientifiquement prouvé que les optimistes libèrent davantage d'endorphine, qui leur donne "la pêche". Cette hormone, opioïde naturel, est l'anti-douleur de notre corps. Puisque je possède en moi les capacités de développer un anti-stress efficace, que je préfère de loin au prozac, je ne lésine pas sur les occasions de rire et de m'amuser. Rire comme je l'entends, ce n'est pas nier les réalités, encore moins les fuir, mais c'est oser la vie. C'est mordre à l'existence tout en lui découvrant un goût d'espérance et de paix. Rien de ce que je reçois n'est inutile. Cette certitude rend joyeuses certaines de mes souffrances. Pas par masochisme, mais parce que je demeure confiante. Je sais que tout a un sens et que, en temps utile, il m'est toujours envoyé ce dont j'ai besoin. Le rire devrait n' être synonyme que de joie. Il peut être jaune, fou, contagieux, bruyant, spasmodique, cynique, franc, nerveux, joyeux... Parmi tous, mon préféré est celui qui exprime l'allégresse du coeur. Stable, tranquille et contrôlé, il permet de dégager le tonus qui aide à "aller de l'avant". Il est libérateur de vie et, en cette saison plus particulièrement encore, est pour moi semblable à la lumière du soleil...

  • LA LÉGENDE DES QUATRE BOUGIES DE L'AVENT

    En ce premier dimanche de l'Avent, la couronne a été mise en bonne place à la maison. Dans la rubrique "à lire", je vous dirige vers un conte à rebours. Mais surtout, je vous partage ici une petite légende, naïve sans doute, mais qui me plaît beaucoup. C'est pour bien me laisser imprégner par l'esprit de l'Avent que je suis retournée la lire. Je crois bien que c'est elle qui m'avait inspirée l'an dernier pour rédiger le conte. La voici:

    "Quatre bougies brûlaient dans leur bougeoir de l’Avent.

    Le silence régnait, et on pouvait entendre les bougies se parler.

    La première bougie soupirait en disant : «Mon nom est la Paix, je brille d’une lumière très claire, mais les humains ne souhaitent pas la paix, ils ne me veulent pas». La flamme se réduisit, et s’éteint.

    La deuxième bougie dit : «Mon nom est la Foi, mais je suis devenue superflue. Les humains ne souhaitent plus connaître Dieu. Ma flamme n’a plus de sens ». Elle s’éteint.

    Triste et avec une douce voix, la troisième bougie dit :" Mon nom est Amour, je n’ai plus la force de brûler, les humains m’ignorent, ils ne voient qu’eux mêmes et pas ceux qu’ils devraient aimer » et la troisième bougie s’éteint aussi.

    Un enfant arriva dans la pièce et eut les larmes aux yeux : « Votre rôle est de brûler et non pas de vous éteindre”.

    Soudain on entendit la voix de la quatrième bougie « ne crains rien ! Aussi longtemps que je brûle, nous pouvons rallumer les autres. Mon nom est Espoir ».

    L’enfant prit la flamme de l’Espoir et ralluma la Paix, la Foi et l’Amour".

    C'est dans cette dimension d'Espoir que je souhaite à chacun une bonne route vers Noël!

  • PREMIÈRE NEIGE!

    On ne sait jamais où ni quand, mais on en est sûr: elle reviendra. Elle, c'est la neige, qui n'a guère tardé cette année, en dépit d'une arrière-saison plutôt ensoleillée. Je la soupçonne d'avoir voulu imposer son droit de visite assez tôt, prise de panique à la vue des nombreuses feuilles restées solidaires de leurs branches. Pas en deuil, ainsi que l'inspire un roman de Henri Troyat, elle dépose une touche de lumière sur une nature endeuilée. À peine est-il sorti de son carton, que voici le beau chapeau de Ste Catherine tout raplapla! Brrr... Bonne chance tout de même aux plus zélés qui persévèreront dans leurs plantations. Pour le bonhomme de neige "qui tient bien", je crains que les plus petits ne doivent freiner leur ardeur, et attendre la prochaine livraison de poudreuse! Bien que je doive me motiver en entrant dans la morte saison, la vue de la neige me plaît pourtant (vue de l'intérieur!). Elle me retrempe dans une ambiance particulière. Comme par magie, elle me transporte dans une sphère intacte où il fait bon me retrouver, dans laquelle s'associent avec délice un imaginaire et des scènes de ma petite enfance... Bon début de WE, frileusement installés au coin du feu, ou vaillamment dehors et bien emmitouflés !

  • RIEN, C'EST TOUT...

    Avant-hier, j'ai assisté à une conférence sur le bénévolat en soins palliatifs qui se tenait au foyer St François. Bien qu'il me soit aisé de voir comment je pourrais y être efficace, je ne l'envisage pas dans l'immédiat. Ça ne se fera que si les événements "parlent" pour me décider. Peut-être suis-je destinée à un tout autre domaine?

    Parce que je désire fonctionner en réponse à ce qui m'est véritablement demandé, je choisis de ne plus être trop prompte dans mes engagements. Je me contente d'ouvrir des portes pour m'informer. Pour l'instant, le "vide" de mon existence se remplit par tous des petits riens qui se transforment en plus. Pauvre en activités officielles (il me reste seulement un mandat et un engagement), je ne reste en mouvement que dans la mesure où rien ne me ligote, afin de mieux recevoir ce qui m'est envoyé au fur et à mesure.

    Ceci me rappelle un de ces moments que je ne prévois pas, mais qui me marquent pour longtemps. Ils surviennent et se lisent comme une parabole. Ils m' expliquent certaines choses difficiles à intégrer. Lors de mon dernier séjour à Nancy, ainsi que j'en ai pris l'habitude, je me suis rendue chaque matin à la messe à St Èpvre. Je savoure particulièrement ces moments durant lesquels, alors que la trépidation de la vieille ville se fait entendre, mon coeur est uni avec le choeur où se déroule la célébration. Un jour, à la sortie de l’église, un handicapé d'une vingtaine d'années, celui que je vois chaque année quand je viens, attendait pour saluer toutes les personnes. C’était un geste nouveau de sa part. Auparavant il prêtait seulement attention à certains prêtres qu’il semblait bien connaître. C’est lui, le défavorisé, le pauvre, sans intellect ni spéculation, qui a trouvé le moyen de créer un mode de rencontre, une relation d’amour. Sa simple poignée de main m’ a communiqué une énergie incroyable. En un instant, j’ai été emplie de cette espérance qui permet un abandon joyeux, porté par la certitude de ne jamais manquer de rien. Aujourd'hui encore, je rends grâce pour le cadeau de ce “petit” qui est si grand! Je ne le connais pas. Je sais seulement que c’est Dieu qui, à travers lui, m’a visitée et m’a touchée pour me faire comprendre que ce n’est qu’en me faisant “rien”que je laisserai passer le “tout” de ce qu’Il est.

    Depuis lors, le seul appel que j'entende clairement est celui qui m'invite à me faire plus petite. Dans une attente confiante, je me dispose à mieux recevoir pour donner mieux. Je ne suis indispensable nulle part, mais je peux toujours être utile quelque part, même sous des apparences banales et insignifiantes...

  • DU ROUGE AU VERT ...

    Aujourd'hui, j'ai quitté mon domicile à 7H30. Horaire quasi infaillible, calculé pour arriver un peu trop tôt à la clinique, me permettant ainsi de me mettre à l'aise au travail. C'était sans compter avec les caprices d'un feu de signalisation entêté qui, refusant obstinément de se mettre au vert, est resté rouge durant plus d’un quart d’heure. Que faire, sinon subir...et voir passer l'heure ? Impassibles et intraitables, les aiguilles de ma montre ne se souciaient guère de mes scrupules à propos de ma ponctualité. Impitoyables, elles poursuivaient leur course jusqu'à m'ôter toute illusion: j'étais en retard! Mon premier réflexe a été de "râler". Mais contre qui, et pourquoi? Pour être honnête, c'était surtout parce que ma sacro-sainte exactitude allait être défaillante. Je suis en effet allergique à l’idée de faire patienter (impatienter ?) les autres, alors que l’inverse ne me gêne pas. La seule question intéresante était :" Pour qui dois-je être à l'heure ?" " Pour les malades ayant un rendez-vous, et qui risquent d'attendre". À l'évidence, c'était mal embarqué! Partant alors du principe que "À l'impossible, nul n'est tenu", il ne me restait plus qu'à me mettre en condition pour accueillir joyeusement les premiers patients et être de suite une présence efficace et rassurante pour eux. C'est dans cet état d'esprit que la première personne a été reçue. Puis les suivantes. Le bouquet, c'est que nul ne s’est aperçu de mon retard… parce que tous les premiers inscrits ont eu des bouchons sur leur route! C’est en parfaite synchronisation que se sont passés les contacts, dans la bonne humeur et la détente auxquelles sont acoutumés les « familiers ». Ce matin, au service des prélèvements, c’est avec un débit complice et généreux que les veines, même les plus récalcitrantes ont déversé de leur rouge sang dans des tubes en verre. Ce qui confirme que la qualité du travail est en relation directe avec l'ambiance créée. Mais surtout, un certain petit interrupteur intérieur a encore merveilleusement fonctionné! Il a perçu mon feu clignotant, entre le rouge et le vert, et m'a suggéré de passer à la couleur de l'Espérance. Je laisse la touche finale à l'évocation romanesque de Jules Verne dans son ouvrage Le Rayon-Vert:``Avez-vous quelquefois observé le soleil qui se couche sur un horizon de mer? (…) Non! peut-être. Eh bien, la première fois que vous trouverez l'occasion - elle se présente très rarement - de faire cette observation, ce ne sera pas, comme on pourrait le croire, un rayon rouge qui viendra frapper la rétine de votre oeil, ce sera un rayon vert, mais d'un vert merveilleux, d'un vert qu'aucun peintre ne peut obtenir sur sa palette, d'un vert dont la nature, ni dans la teinte si variée des végétaux, ni dans la couleur des mers les plus limpides, n'a jamais reproduit la nuance! S'il y a du vert dans le paradis, ce ne peut être que ce vert-là, qui est, sans doute, le vrai vert de l'espérance.''

  • BONNE FÊTE AUX MUSICIENS!

    C'est aujourd'hui la fête de sainte Cécile, patronne des musiciens. Belle occasion pour rendre hommage à ces derniers, professionnels ou amateurs, grands ou en herbe! Dans sa liberté, l'homme vulgarise, abêtit, enlaidit, ou au contraire, embellit et divinise les talents qu'il a reçus. Pour autant qu'il soit passionné par son oeuvre et cherche à transmettre le plus beau possible au monde, chaque être humain est un artiste. L'art, c'est la vie. Avec des instruments ou avec des voix, par des notes les plus graves aux plus légères, la musique touche l'émotion des plus farouches, rejoignant leur sensibilité profonde. Sa résonnance règle les vibrations de l'individu, rythme son corps et les élans de son humeur, ainsi que le cours de sa pensée. Complices pour offrir une belle interprétation, instruments et chants communiquent leur âme au public. Il y a des sortes de lieux sacrés où les hommes, se sentant portés au-dessus d'eux-mêmes, tentent de transcender leur petitesse. Chaque ensemble, orchestre, chorale qui, à l'unisson, cherchent à offrir des moments de joie, deviennent des oasis, des havres de paix, et sont des notes d'Espérance dans le monde. Lorsqu'elle transmet une belle harmonie, la musique prédispose à une volonté de partage et d'action dans ce même état d'esprit. Elle conduit à une communion d'âmes. Je la classe dans les arts humanitaires. En effet, elle accompagne toutes les petites et grandes manifestations, s'adapte au rythme des saisons de l'âge et de la nature. Merci à tous ceux qui, sans compter, nous offrent des moments de paix...

  •  AGAPES

    "Venant du grec : "agapein", agapè signifie aimer. Agapes. Le mot est intéressant, dans la mesure où il s’utilise au pluriel, ce qui suggère une idée d’association. Il ne s’agit pas vraiment d’un repas, terme qui définit le fait de manger, mais comprend l’ensemble du plaisir convivial entourant le partage de la table.

    Il arrive que des événements deviennent des moments de grâce, simplement parce qu’ils se déroulent dans une ambiance bienveillante, dans la joie toute simple d’un partage en amitié, sans concurrence ni autre motivation qu’un but à atteindre ensemble. C’est l’éclairage qui illumine et transforme l’ordinaire en extraordinaire. C’est l’aventure de petits moyens qui, sans spéculation personnelle, ni calcul mesquin, s’associent juste pour créer le plus beau possible. D’un point de vue strictement sociologique, on admet aussi que, à travers le repas, un groupe communique quelque chose à propos de lui-même, de sa philosophie, de sa vision des choses. Comme le langage, l’attitude de chacun envers les autres y est un moyen d’expression. À chaque fois que, en fraternité chrétienne, nous témoignons dans le concret l’Amour au prochain, nos gestes expriment ceux que le Christ faisait en prolongement de sa prédication(...)." Pour lire cet article au complet, que j'ai écrit en juin de cette année, je vous invite à l'adresse suivante: http://www.gsenamur.com/article.php3?id_article=270.

    Voici que je rentre d'un repas de la chorale dans laquelle chante mon mari. Chacun s'y est investi selon sa disponibilité. Certains plus et d'autres moins. Peu importe. Le poste qui m'a été proposé était la décoration. Parce que je suis sensible à ce qui est beau et que je mange d'abord avec les yeux, je prends beaucoup de plaisir à soigner l'esthétique de la table. En créant une ambiance conviviale, je me fais accueil. C'est une de mes manières d'aimer. Le repas a été une réussite, grâce au concours de certains experts qui, certainement stimulés aussi par la volonté d'aimer, n'ont pas ménagé leurs efforts et ont excellé dans l'art culinaire. De l'apéritif jusqu'au goûter qui a suivi le dîner, les différentes préparations ont agémenté les papilles des plus fines bouches d'entre nous. Dans un esprit proche de celui des agapes, l' atmosphère a conquis tout le monde, même les plus tièdes.

    À l'avenir, grâce aux liens qui se sont resserrés, la chorale redoublera sans nul doute ses efforts pour offrir le meilleur d'elle-même. Et ses "supporters" pardonneront de bonne grâce les fausses notes occasionnelles!

    L'amitié est un plat qui se déguste à force d'Amour et qui continue à réchauffer longtemps ...

  • LUMIÈRE!

    Ce matin, c’est dans le confort offert par la vie moderne que j’écris ce petit texte. Rien d’extraordinaire, à première vue. Sauf que…Hier, suite à une panne électrique générale qui a touché une bonne partie de la population namuroise, la mise en route de la journée s’est déroulée à la lueur de bougies. Du coup, pas de réveil pour annoncer l’heure du lever (merci à l'horloge biologique pour sa fidélité!), ni la tasse de café chaud pour se mettre en forme, ni de lumière à la salle de bains pour le petit brin de beauté... Les journaux relateront en long et en large les conséquences fâcheuses de cette situation. Je leur cède la parole pour les details plus précis, que je ne connais d’ailleurs pas. Mais je reviens à mes moutons. Ou plutôt à la fouine. Parce que la responsable de cette panne exceptionnelle n’est autre qu’ une petite bête de cette espèce !!! Je disais donc que ce vendredi 18 Novembre s’esquissait sous un profil peu amical. L’éteignoir principal n’est cependant pas où on le penserait au premier abord. Ce qui me touche le plus, ce sont les rouspétances, les déductions trop hâtives à propos de faits dont on ne dispose pas des tenants et des aboutissants. Mom véritable court-circuit se situait dans les raccoucis d’une histoire que certains voulaient régler à leur convenance. Mécanisme rencontré maintes fois, par lequel des personnes déstabilisées par des événement m’entraînent vers un goufre auquel je veux échapper. Si je comprends le réflexe de chercher hors de soi la cause de son mal-être pour y déverser le produit d’une anxiété, je ne peux cependant pas toujours approuver le choix du"coupable". Hier, les réflexions que j’entendais à la maison étaient du style: “Ils auraient pu faire en sorte que tout fonctionne”; “On est en 2005, tout de même”;” Ça ne devrait pas arriver”. C’en était déjà trop pour mes oreilles, plus agressées par les propos contestataires que ne l’étaient mes yeux par le manque de clarté! Ces commentaires me semblent inutiles et stériles. Ils n'ouvrent pas à l'échange, puisque la réponse au problème devient une critique vindicative. Après avoir tenté, avec une pointe d’humour, de dédramatiser les avis tranchés (ça a effectivement décrispé), et proposé le mien, je me suis retirée pour allumer un interrupteur intérieur. Il s’agit de celui qui, sans jamais défaillir, me transmet une énergie d’Amour capable d’aborder la vie avec ses joies et ses aléas. Sans chercher à persuader de ce que je sais, j’essaye de porter la Lumière qui m’habite à mon entourage. Sous cet éclairage, ma présence est plus éloquente qu’un savant discours. C'est dans cet état d’esprit que s’est déroulée ma journée, bien chargée de tâches multiples, ponctuée de rencontres avec des personnes souffrantes et en quête de réconfort. L’allumage intérieur a assuré les réponses utiles. Et la Lumière fut!…

La "Vivencia" est la vie en train de se vivre. La vivance représente plus que la simple expérience d'un phénomène...