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25-11 : SAINTE CATHERINE
"À la sainte Catherine, tout bois reprend racine..." Le proverbe est bien connu et le public y est fidèle en se rendant en masse dans les pépinières. A la Sainte Catherine, ce n'est pas seulement la fête des filles célibataires mais aussi l'occasion d'entreprendre la saison des plantations dans les jardins et les parcs. Bonne fête aux Catherine, mais aussi bon travail aux mains vertes! Crocki


ÉLOGE DE LA PARESSE (extrait)
"La paresse n'a pas toujours bonne réputation. Longtemps péché capital pour les uns, crime contre la société du travail pour les autres, elle demeure encore aujourd'hui une notion suspecte. On la réduit souvent à un état de molle indifférence, voué à la veulerie ou à l'accablement. On se trompe. La paresse peut être joyeuse , contemplative, contestataire. Elle bouscule la logique économique et le temps réglé des loisirs. Par l'inaction et le vide, elle favorise la reconquête de soi. Elle est à la fois un acte de résistance et la voie de la sagesse. D'Épicure à Gaston Lagaffe, petits tableaux de la vie paresseuse... (Magazine littéraire N° 433, juillet-août 2004)

UN PEU D'HISTOIRE...
Le 15 novembre, on l'oublie souvent, c'est en fait la fête patronymique de Léopold (dans le calendrier liturgique germanique) et d'Albert (dans le calendrier latin). Le roi Baudouin a décidé, en 1951, de ne pas changer cette date. Le roi Albert II en a fait de même.

SAINT NICOLAS À NANCY ...
Les festivités liées à St Nicolas sont grandioses, à Nancy et à St Nicolas de Port. Belle occasion pour passer du temps de manière intéressante, lors du WE des 03 et 04 décembre dans la cité des Ducs et ses environs. Je vous en fais l'éloge en connaissance de cause. Crocki

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DANS LES DICTIONNAIRES COURANTS, LA « VIVENCIA » (MOT ESPAGNOL) EST LA VIE EN TRAIN DE SE VIVRE. LA VIVANCE REPRÉSENTE PLUS QUE LA SIMPLE EXPÉRIENCE D’UN PHÉNOMÈNE ET S’EN DISTINGUE PAR CE QU’ELLE MODIFIE NOS EXPÉRIENCES EN CONTRIBUANT À FAIRE ÉVOLUER NOTRE PERSONNALITÉ. AUTREMENT DIT, CHAQUE MOMENT VÉCU , QU’ON EN SOIT OU NON CONSCIENT, INTERVIENT DANS NOTRE CHEMINEMENT. RIEN N’EST INUTILE. TOUT A UN SENS !
31-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...TEMPS PRÉSENTS

Nous ne pouvons pas garantir l’avenir à ceux qu’on aime

Mais on peut leur offrir notre présence attentive au présent.


metronome

 

Seul celui qui est capable d’accepter les présents de chaque moment

est vraiment capable de donner.


Le présent est la résidence des miracles…


Meilleurs voeux de bonne année 2010 à tous,

emplie de beaux présents au quotidien!

 

31-12-2009, 14:07:25 Crocki

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amour   cadeaux   don   fêtes   présence   temps  

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29-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Y'A PIS QU'ÇA

Le temps est le médecin de tous les maux inévitables. (Méandre)

après pluie beau temps

Depuis une quinzaine de jours, un hôte indésirable, une vilaine aphtose, fait des ravages dans ma bouche. Il m'est très difficile de manger, sauf absorber du liquide ou semi-liquide. Comme un bébé ou comme une petite vieille, mais le résultat est du pareil au même. Parler, une de mes activités préférées, je ne l'apprends pas à ceux qui me connaissent, m'est pénible à certains moments, parce que les plaies intérieures, présentes dans toutes les zones possibles, se réouvrent. Là où il n'y a pas lésion, il y a tuméfaction. Imaginez la jouissance du brossage des dents! Durant plusieurs nuits, j'ai dû me relever et refaire des bains de bouche, puis attendre que le sommeil revienne! Je le dis au passé en croisant les doigts, car cette nuit n'a pas été interrompue. Si j'étais une oie, ce n'est pas cette année que je serais élue meilleure productrice de foie gras. Au régime où je suis, la balance marque le poids à la baisse. Il me reste de quoi rivaliser avec un petit poussin de Pâques!

Par bonheur, je n'ai que ça, alors que tant d'autres personnes ont la même chose, consécutive à un traitement de chimio. De quoi me plaindrais-je donc, même si j'aspire, bien sûr, à rapidement récupérer "la normalité"? D'autant que tout ceci ne m'empêche heureusement pas de fonctionner socialement et d'apprêter tout ce qu'il faudra pour les fêtes. Au bilan final, tout ne va donc pas si mal que ça. Je sens même monter en moi une intense émotion de pouvoir dire : "Je suis bien en vie ! J'aime la vie!"...

29-12-2009, 12:24:06 Crocki

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27-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...DON ET ABANDON

Aujourd'hui, fête de la Sainte Famille

En un sens, l’expérience de la Sainte Famille est aussi celle de toutes les familles. Le bien le plus précieux de tous les parents, ce sont leurs enfants.

famille-cb

Voici ce que je retiens surtout des lectures de la messe...

De la 1ère lettre de Jn 3,1-2.21-24 =>" Voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes.(...). Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît. Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé."

Et de Lc, 2,41-52 =>"(...) Sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »"

Je comprends ce passage sans transition entre le récit de la naissance de Jésus et son adolescence comme un rappel... 

La vie ne nous appartient pas, nous ne pouvons pas la contrôler ni la posséder. quand bien même il s'agit de celle d'un bébé fragile à protéger. L’enfant n’est pas uniquement celui des parents, mais il est un don que Dieu leur confie. Ils ne peuvent que l’accueillir pour l’offrir à leur tour, comme Joseph et Marie.

Le rôle des parents est de permettre à leurs enfants de se construire dans un espace de liberté, mais aussi avec un accompagnement affectueux, attentif, plein de confiance et de compassion. C’est grâce à ses parents que Jésus peut grandir de la plus belle façon en taille, en grâce et en sagesse, devant la face de Dieu et dans la société des hommes.

Le rôle de Joseph, qui endosse la paternité de Jésus, est celui qui incombe à tout père: il est celui qui apprend à son fils les choses de la vie et du travail. Il est le protecteur juste et affectueux dont Jésus a besoin pour se structurer dans son humanité.

Marie est celle qui engendre, qui nourrit, accompagne les premiers pas, les premières rencontres, celle qui se soucie, voit, invite, jusqu'à encourager son fils à agir dans la profondeur de son âme, lors du premier miracle aux noces de Cana. Elle est celle qui compatit, qui est toujours là, discrètement, mais très présente, jusqu'à la Croix.

Les lectures proposent aussi un regard élargi sur l’esprit de famille, qui n’est pas exclusivement réservé à la famille biologique. Bien sûr, pour devenir autonome, il faut d’abord appartenir à sa famille, le temps de se faire une identité. Cependant, la conscience de soi réduite à l’esprit de famille ne peut à la longue que s’étioler, voire s’aliéner. Les parents doivent accepter l’ouverture de leurs enfants à d’autres sociétés, leur engagement dans d’autres groupes, des échanges avec d’autres mondes.

« Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » Pour Jésus, c’est la priorité absolue et il s’y tiendra fidèle tout au long de sa vie...

27-12-2009, 09:36:12 Crocki

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affection   amour   don   famille   fêtes   liberté   spiritualité  

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25-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...PLUS COMME AVANT

Après l’Avent, plus rien n’est comme avant. Il y a Noël!

Comme Marie qui s’est demandée: “Comment cela pourrait-il se faire?”, c’est dans une Foi qui nous fait oser nous abandoner complètement en Lui que Dieu vient (peut!) enfanter en nous...

cra-che-pour-blog

En ce jour de Noël, nous fêtons le Mystère de la naissance de l’Enfant-Dieu. Il se présente à nous, dans une crèche, et s’offre nu, abandonné à notre merci. Il a besoin que nous lui permettions de vivre, mais ne réclame rien, parce qu’il a confiance en nous. Comme tout bébé, celui que l’on nomme “le Verbe” ne parle pas.

“Il est”, simplement, immuablement, et son devenir dans l’humanité dépend de notre ré-action. Sa fragilité fait toutefois résonner les paroles du Christ sur la Croix: “J’ai soif!”. Plus question de faire la sourde oreille! Comme à la Samaritaine, nous savons que Jésus demande de notre eau de vie, telle quelle, sans faire d’analyse de potabilité.

Le miracle de l’Emmanuël venu habiter parmi nous peut se célébrer chaque jour, à chaque instant, par l’accueil de sa Présence vivante en chacun que nous croisons dans notre vie. Quoi que nous  vivions, de notre coeur ouvert peut toujours jaillir de l’eau vive où viendront puiser les assoiffés de la terre…

 

 

 

 

25-12-2009, 07:50:49 Crocki

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abandon   accueil   confiance   présence   spiritualité  

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24-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...LUMIÈRE, SOURIRES, MUSIQUE

Noël, c'est célébrer le plus beau cadeau que Dieu a fait au monde: l'Amour! Que votre Noël soit illuminé par les sourires, le vôtre, ceux des personnes qui vous entourent, et que les rires s'unissent en une seule âme pour résonner au coeur des festivités...

Nativite_marguerite

Pour que la fête soit plus belle, voici une superbe page musicale...

Goode Christemas Musicke by Stephane Potvin and the Con Brio Choir

 

24-12-2009, 07:32:32 Crocki

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fêtes   lumière   sourire  

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22-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...INOUÏE ET INOUBLIABLE

Jade est une petite fille de qui je vous ai déjà parlé sur ce blog...

Elle se passionne pour les choses spirituelles et s'émerveille devant les mystères de la vie. Elle met tout son cœur à chercher le lien entre sa petite graine de vie et le grand bouquet de l’infini.

Jade est inouïe et inoubliable!

jadeorange


 Jade et les sacrés mystères de la vie,

de François Garagnon


 Je trouve ce livre tellement beau que je voudrais le transmettre à tout le monde ! Toutefois, il s'adresse particulièrement à un public "jeunes ados".

Voici quelques extraits qui vous donneront peut-être le goût de le découvrir ou de le faire découvrir. Si vous êtes en panne d'idée pour les cadeaux de fin d'année, pensez-y!


Depuis que je connais Dieu, j'ai beaucoup changé. Oh! de l'extérieur je n'ai pris que quelques centimètres, mais j'ai peuplé mon royaume intérieur de plusieurs milliers de sujets d'intérêt, et je suis bien décidée à ne pas en rester là ! Avant, je n'étais qu'un petit bout de femme de rien du tout; maintenant, je suis une créature unique, parmi des milliers de milliers. C'est une sacrée métamorphose qui est à la portée de tout le monde, à une condition : aimer et se sentir aimé. Pour de vrai, et pour toujours.


Dieu ne force jamais ton cœur : tu peux lui faire la tête un jour, il ne t’en voudra pas le lendemain. C’est un sacré chic type, au fond. Il est là pas seulement quand il a envie d’être là, mais quand on a besoin de lui, même dans les pires moments. Et ça, c’est drôlement rare. Quand il dit je t’aime, ce n’est jamais du bout des lèvres, c’est à pleine tendresse, avec de l’amour du monde et puis aussi sa manière de fabriquer en un clin-Dieu des instants d’éternité.

 

Dieu, c'est difficile à expliquer, c'est quelqu'un qui ressemble à personne, on ne l'entend pas avec les oreilles et on le voit pas avec les yeux. On le sent, c'est tout.(...). Le Saint-Esprit, c'est un peu comme un allumeur de réverbères, il illumine tout ce qu'il approche. Donc, la présence de l'Esprit, c'est facile à reconnaître : on respire un parfum d'harmonie, d'équilibre et de transparence. C'est simple, c'est comme si l'homme ressentait une connivence. Une connivence entre sa petite graine de vie et le grand bouquet de l'infini, entre le visible et l’invisible. Comme si Monsieur Saint Esprit serrait la main de Monsieur Homme.

 

Ce qui est bien avec maman, c’est qu’elle apprend à contempler la beauté même quand il fait pas beau : j’ai compris comme ça qu’une personne, c’est un peu comme un paysage. Si vous l’aimez vraiment, vous n’avez pas besoin qu’elle soit tout le temps au beau fixe pour l’aimer.

 

Tu sais, ça m'est déjà arrivé d'être hier malheureuse. Eh bien, je me suis aperçue que la seule façon de chasser le brouillard qui plane à l’intérieur c'est de faire briller un moment des rayons de sourire. Tu me diras : c’est difficile de sourire quand on est malheureux. En fait, on apprend. Et on s'aperçoit vite qu'il est encore plus difficile d'être malheureux quand on sourit.

 

Moi, j'ai compris un grand secret...  approche-toi, je vais te le glisser dans le creux de l'oreille... là où il y a de l'abandon, il y a de l'amour, et là où il y a de l'amour, il y a Dieu. Voilà, voilà. Il faut savoir choisir, et puis tout donner, sans se retenir, s'abandonner au courant après s'être assuré de la pureté de sa source, se laisser porter par son propre élan, sentir le rythme, l'équilibre et l'harmonie, savourer le goût de la vie, et dans un grand soleil de tendresse, dire merci à Dieu, merci de nous guider vers des mondes inconnus et de nous porter sans se lasser, sans se fatiguer, sans ralentir sa course, loin, loin, loin... Laisser Dieu couler en nous comme une source. Tout simplement. Quand tu auras compris ça, tu verras : la vie, ça coule de source...

 

Dieu  créé l’homme libre. Il ne veut pas avoir l’air de s’occuper de ce qui ne le regarde pas... Alors peut être bien qu’il donne des rendez-vous à l’homme en cours de route, au cours de la vie, à travers ce qu’on appelle des hasards ou des coïncidences.

 

Dieu a laissé l’homme libre de conduire sa vie comme il l’entend. Dieu a mis en lui quelques graines, et il attend qu’il les cultive, qu’il en prenne soin. Libre à lui de faire mûrir ou de les laisser mourir ! Il y a comme ça de nombreuses graines étouffées dans leur germe. C’’est çà la liberté de l’homme : le pouvoir de dire oui ou non, d’entretenir ou de laisser périr, de faire fructifier ou de massacrer.

 

Lorsque tu t'éveilles le matin, songe que tu n'as aucune certitude d'être vivante au coucher du soleil... N'est-ce pas la meilleure des raisons pour dire chaque jour merci à Celui-quî-meut-l'univers et-ordonne-toute-chose, merci de faire que la Terre est parfois si jolie ? N'est-ce pas une raison pour t'émerveiller de la Vie, sous quelque forme qu'elle s'exprime — fût-ce l'imperceptible frémissement du brin d'herbe dans la brise du soir ? N'est-ce pas une raison pour rechercher les grandes occasions, les personnes de valeur et tout ce qui est digne d'espoir ? N'est-ce pas une raison pour vivre pleinement tes joies et supporter dignement tes peines ? N'oublie jamais de respirer le parfum de la vie, d'entretenir la flamme de l'allégresse intérieure, d'être sensible à la caresse de l'air lorsque  tu te déplaces, et d'emplir tous tes sens des images, des senteurs et des mélodies du monde. Oui, n'oublie pas de savourer le goût de la vie, son royal nectar butiné sur des fleurs à la splendeur intacte, ce miel à la tiédeur exquise, aux virtualités secrètes et magiques. »

 

On reconnaît l’amour véritable à ce que le silence de l’autre n’est plus un vide à remplir, mais une complicité à respecter.

Quand on aime quelqu’un, hé bien le quelqu’un qu’on aime : c’est un quelqu’un qui ressemble à personne, qui n’a pas besoin de parler pour être présent, qui est incapable de vous fabriquer de l’infini en un sourire et, quand vous pensez à lui très fort, de vous transporter dans un monde qui n’existe pas – ou qui existe seulement quelque part ailleurs.

 

Il t’arrive d’aider les gens et, en échange, tu ne reçois au bout de tes peines que de l’indifférence ou de l’ingratitude ; à l’inverse, parce ce que tu as écouté quelqu’un qui avait besoin de parler, tu entends dire merci, comme si tu venais d’accomplir un miracle, alors que tu n’as rien dit, tu n’as pas fait autre chose qu’écouter.

 

Je suis sûre que si Dieu faisait notre volonté ce serait catastrophique ! Il réaliserait tous nos caprices, et on s’apercevrait plus tard qu’on s’est trompé. Alors, on se tournerait vers Dieu, et on lui dirait : « Pourquoi tu m’as laissé faire ça ? » Donc il vaut mieux s’abandonner à la volonté de Dieu, rien désirer d’autre que ce qu’il veut lui.

 

Prier ce n’est pas uniquement avec de mots, c’est en répandant de l’amour tout autour, chaque jour, comme quand on met de la lumière qui diffuse dans une pièce noire. Donc il faut être illuminé de l’intérieur pour éclairer l’extérieur.

 

Aimer, ce n’est pas vouloir rendre l’autre heureux. C’est être heureux, et offrir son bonheur à l’autre.

 

 



22-12-2009, 07:00:07 Crocki

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19-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...DES RIENS QUI CHANGENT TOUT...

En bref, voici de petits instants choisis de mes journées au cours de cette semaine...

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Partie dimanche soir chez un ami, j'y suis restée jusque mardi en fin de journée, ce qui m'a permis de l'aider dans l'aménagement de son nouvel appartement.

Il était prévu que je rentre chez moi en train, mais mon mari, en déplacement mardi dans la région, m'a fait la belle surprise de faire le détour pour venir me chercher.

Mercredi, nous offrions un souper aux moules à un ami à la maison, à l'occasion de ses 70 ans. Drôle d'idée, à première vue, et menu assez ordinaire. Sauf quand on sait que l'épouse de notre jubilaire (à qui Guy avait préparé un filet américain -un tartare, pour ceux qui ne sont pas belges!- dont elle rafole) est allergique aux crustacés, qui ne figurent jamais au menu de chez eux. Le repas fut un festin pour nos deux amis...

Après cogitations, hésitations, je crois avoir trouvé les cadeaux qui conviendront à la personne que j'ai tirée au sort pour Noël. Jeudi, tout en faisant les démarches nécessaires, je m'amusais à imaginer l'effet que ça produirait, en espérant bien sûr que je ne me sois pas trompée!

Ce qui précède me fait dire comme Henry de Montherlant que "On peut éprouver une telle joie à faire plaisir à quelqu'un qu'on ait envie de le remercier."

Jeudi matin, deux techniciens sont venus installer un nouveau modem chez nous. Nous voici donc raccordés au système "VDSL2", par rapport auquel l'ADSL devient déjà un ancêtre. Profitant de la présence des spécialistes, je leur ai demandé s'ils pouvaient brancher aussi un nouveau décodeur pour la télé, que nous avions depuis la veille, et n'était pas encore déballé. Mais ils ont répondu que ceci n'entrait pas dans leur "mission", et qu'ils devraient dans ce cas me facturer le service, ce que j'ai admis sans discuter, tout en renonçant à cette solution de facilité! Puis, j'ai fonctionné comme d'habitude, m'intéressant à leur métier, leurs déplacements, leur statut par rapport à la "big société"pour laquelle ils étaient sous-traitants. Ensuite, j'ai proposé une tasse de café, qu'ils ont d'ailleurs refusée. Le travail se terminait, lorsque l'un a dit que finalement, plutôt que de rester à ne rien faire pendant que son collègue rangeait du matériel, il pourrait brancher notre modem, opération rapide, qui ne lui demandait pas d'effort. "Je peux bien vous faire ce plaisir-là", a-t-il ajouté! Et son collègue a approuvé. Mieux: ils ont ensuite réinitialisé la TV et nos deux ordinateurs...

Sur le temps de midi, dîner dans une brasserie proche de mon ancienne clinique. J'y rejoins d'anciennes collègues et quelques médecins. C'est chaque fois un plaisir de se retrouver, et le fait d'être encore associée à eux montre que nos liens n'étaient pas purement professionnels.

De là, je vais en ville, rejoindre une amie qui tient à me faire visiter les lieux de son nouvel emploi. En ce moment, le plateau de la balance penche du bon côté pour elle. Je partage d'autant plus son bonheur que je sais combien il était vital pour elle de voir ses compétences enfin reconnues, mais surtout de pouvoir les exercer dans un milieu qui correspond à ses valeurs morales!

Pendant la soirée, alors que je suis au Séminaire à l'occasion de la veillée de Noël (messe, repas, sérieux, humour, chants, public élargi et varié, de tous âges [y compris les tout- petits] et nationalités, la fête s'est déroulée dans ambiance de belle communauté qui m'a donné le sentiment que nous faisions Église), Guy m'appelle à trois reprises. Il est pris dans un embouteillage. Je freine ses réactions agressives. Il se rassure à chaque fois, je l'entends à sa voix. Merci la technique qui permet de joindre quelqu'un en voiture! Rentrée à la maison, j'attends mon mari, qui arrive épuisé vers 1h du matin. Il vient de battre son record de lenteur: 6H 30 pour parcourir une soixantaine de Kms. Mais il ne râle plus trop...

Vendredi, le temps intervient négativement sur mon humeur. J'aime la neige à travers la fenêtre, mais elle m'empêche d'aller à Leffe, où je me réjouissais de me rendre. Je démarre la journée sans beaucoup d'entrain. En fin de matinée, mon GSM signale l'arrivée d'un SMS. Il provient de Gi: "Super les cougnous. Tout le monde a apprécié. Une instit demande la recette. Encore un grand merci. Gros bisous". Tiens! Je les avais oubliés, ceux-là, et voici qu'ils me reviennent au bon moment, sous une autre forme. Comme quoi...Sourire

Peu de temps après, c'est La. qui envoie un mail. Inhabituel de sa part! Il demande à ce qu'on l'accompagne prochainement son papa et moi pour une démarche qui n'entre pas "dans ses cordes". Sans hésiter, c'est affirmatif de ma part, et la réponse de Guy est pareille, lorsque je lui en parle au soir. Si ça peut aider notre fils...

En début d'après-midi, moment stratégiquement propice pour faire les courses en évitant la cohue, je me décide à sortir de chez moi. Ma liste comprend déjà de quoi ravitailler les invités de Noël, mais aussi ceux que nous recevrons dimanche. Le chargement promet d'être lourd, mais j'ai le coeur léger.

En soirée, j'écris, non pas sur ce blog, mais des adresses sur enveloppes. Le courrier par la poste est bientôt prêt à l'envoi: Guy n'a plus qu'à signer. Les voeux par internet vont suivre, mais le projet est terminé. Il fait bon, quand revient Noël, de repenser à tous ceux qui colorent ma vie, et j'aime leur envoyer des voeux pour leur signifier qu'ils comptent pour moi, pour nous, en dépit de rares rencontres avec certains.

Ce soir, une amie passera la soirée chez nous. Comme chaque année, elle recevra l'assiette de St Nicolas préparée à son intention, ainsi qu'un petit cadeau symbolique en accompagnement. Un "pas grand chose" qui compte un peu.

Et en l'attendant, je fais quoi, à votre avis? Ben... je prépare une nouvelle fournée de cougnous, et termine de la décoration de Noël Clin d'oeil

Il est possible que vous trouviez ces détails insignifiants, et pourtant ce sont ceux qui sont surtout capables de changer ma vie...

 


 

19-12-2009, 12:39:02 Crocki

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16-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...L'ANGE EN CHOCOLAT


Saison du chocolat, saison de fêtes, saison des anges dans nos campagnes... Humeur à de petites histoires...


Il arriva qu’un jour, alors qu’ils faisaient les courses au supermarché, César demande à Jacques, à brûle-pourpoint:
- Dis donc, mon vieux, est-ce que tu crois aux anges ?
- Euh, bof... je ne sais pas trop, répondit le jeune homme, interloqué par une telle interrogation si déplacée dans un tel lieu.


2angeharp


Un paquet de lessive à la main, Jacques eut du mal à reprendre le cours de ses achats sans perdre des yeux la liste précise des choses à acheter, dressée par le vieil homme. Mais déjà, en posant un pot de moutarde « qui pique » dans le chariot, César ajoutait sans plus attendre :
- Je te dis ça. . . parce que même si tu n’y crois pas. . . pourtant tu en as un ! Tu as un ange gardien !
« Mais qu’est-ce qu’il raconte ? pensa Jacques. Où veut-il en venir, avec son histoire d’ange gardien ? Et pourquoi donc aurais-je un ange, même si je n’y crois pas ? »
Tout en cherchant le chocolat noir, il commença vraiment à se demander s’il croyait aux anges. Mais César ne lui laissa pas le temps de réfléchir plus longtemps, et tout en poussant le chariot derrière son jeune ami, il ajouta encore :
- Et en plus, tu vas rire, il se passe de ton accord pour veiller sur toi ! C’est un comble, tu ne trouves pas ?
Un truc qui nous échappe à ce point !
Mais où était donc ce maudit chocolat amer, « 1 00 % cacao » ? Était-ce à cause de la crise qui montait devant ce chocolat introuvable, ou bien de son énervement contre César, toujours est-il que soudain Jacques se retourna, quelque peu excédé :
- Je ne sais pas si j’ai un ange ou pas ! Mais je me demande bien à quoi ça sert, en tout cas !
César, accoudé au chariot, prit son air malicieux pour savourer la réponse qui tout d’un coup fusa :
- Tu sais, je crois qu’il y a deux sortes d’hommes : les hommes mal inspirés, ceux qui n’écoutent que les commentaires issus de leur passé en toute circonstance, et les hommes bien Inspirés, ceux qui entendent les intuitions de leur ange ! Qu’est-ce qui te répond quand sans réfléchir tu as soudain une idée géniale, sinon l’ange...
- D’accord, je veux bien ! Mais cela change quoi à ma vie que mes idées géniales soient en fait soufflées par un ange ?
- Ah, mais ça change tout ! Car tout le monde a des idées géniales, puisque tout le monde a un ange gardien.
Mais seulement ceux qui y croient peuvent les entendre ! C’est comme le chocolat 100 % cacao : il est toujours là, dans le magasin ! Mais seul celui qui le cherche vraiment, celui qui y croit, peut le trouver.

© Bernard Montaud
Bernard Montaud répond à ses lecteurs sur le site des éditions Editas : http://www.editas.fr

16-12-2009, 07:30:09 Crocki

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ange   foi   Petite hisoire   protection  

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13-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...ROUTINE

- Tu vas faire quoi aujourd’hui ?

À cette question, je réponds:

- Comme chaque année à pareille période, nous fêterons saint Nicolas à la maison. La routine, quoi...

Entendons-nous bien, je n'ai pas dit l'ennui, la démotivation, dûs à une habitude usée!

routine2

Toute ressemblance avec moi est ailleurs que sur cette image Innocent


Par ailleurs, je lis:

"Il meurt lentement, celui qui devient esclave de l'habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements, ou qui ne parle jamais à un inconnu" (Pablo Neruda).

D'accord, mais comment l’homme pourrait-t-il se construire et se développer sans un "minimum" de routine ? Qu’adviendrait-il de lui, s'il n’avait plus rien de fixe, plus rien qui garantisse une certaine stabilité ?

D'abord, de quoi parle-t-on quand on évoque routine? On entend "route", que j'interprète ici dans le sens d'un chemin très connu parce que souvent fréquenté et toujours pareil, que l’on emprunte par habitude, sans se poser de question. Solution de facilité et d’abandon pour certains, la routine est synonyme d’efficacité pour d’autres. Notamment, en permettant de fonctionner sans trop réfléchir, elle fait économiser beaucoup d’énergie et de temps.

Personnellement, je vois la routine comme une base solide sur laquelle m'appuyer pour faire face à l'imprévisible. En outre, en épargnant un tâtonnement inutile, elle me donne le courage de construire. Son automatisme m'autorise à me distraire dans la curiosité et dans l’étonnement. Ceci m'apporte des nuances incroyables à ce qui semble invariable, et génère l’allégresse de ressentir tellement la Vie en moi que j'ai envie de continuer à participer à la vie hors de moi.

C'est pourquoi il me paraît nécessaire, et je ne m'en prive pas!, de sauvegarder un certain rituel dans la vie, pas pour le décorum, mais parce qu'il sert de fondement et de racine à la famille, aux groupes, à la société. C'est ainsi que les fêtes (religieuses ou pas) permettent aux hommes de se repérer, de se situer, et de se sentir solidaires entre eux.

Pratiquement, une certaine routine m'octroie une faculté d'attention plus soutenue sur ce que la vie me présente là où je suis, et d'embellir mon regard sur le monde. Ce qui me fait dire que la vie est un miracle permanent, même dans une continuelle litanie de gestes répétitifs...

N.B. pour ceux qui ne me connaissent pas: J'évite la routine des bigoudis sur la tête, grâce à Dame Nature, et ne suis jamais comme un zombie en me levant Clin d'oeil



13-12-2009, 07:00:53 Crocki

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11-12-2009
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Pas étonnant, dit Dieu

 

Francine Carillo

 

Pas étonnant, dit Dieu, que votre histoire soit tissée de rendez-vous manqués ...

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Vous m'attendez dans la toute -puissance, et je vous espère dans la fragilité d'une naissance !

 

Vous me cherchez dans les étoiles du ciel, et je vous rencontre dans les visages qui peuplent la terre !

 

Vous me rangez au vestiaire des idées reçues et je viens à vous dans la fraîcheur de la grâce !

 

Vous me voulez comme une réponse, et je me tiens dans le bruissement de vos questions !

 

Vous m'espérez comme un pain, et je creuse en vous la faim !

 

Vous me façonnez à votre image, et je vous surprends dans le dénuement d'un regard d'enfant !

 

Mais, dit Dieu, sous le pavé de vos errances, un Avent de tendresse se prépare, où je vous attends comme la nuit attend le jour.

 

source : prier.be

 

11-12-2009, 06:45:08 Crocki

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08-12-2009
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Espérer ! Attendre ! Patienter ! Ne pas avoir et avoir, c’est-à-dire ne pas voir, ne pas connaître, ne pas saisir, mais savoir que quelque chose va venir et se préparer à l’accueillir, c’est ça le chemin de la relation...

C'est le chemin actuel de l'Avent, mais aussi de tout "avant naissance", de quelle nature que ce soit.

En ce jour de fête de l'Immaculée Conception, il est intéressant de se rappeler que Marie est comme une lumière, un signe de réconfort et d'espérance qui nous encourage à nous risquer avec Dieu et à nous oser dans la foi.


vierge de l'attente

 

L'amour n'est pas une dépendance, mais un don qui fait vivre. Personne n'est intrinsèquement stérile. Toute relation d’amour désintéressé et librement consenti est une ouverture à l’autre qui porte ses fruits...

Grâce à une maternité qui tardait à se manifester, au point de songer à devoir y renoncer, j'ai cherché d'autres moyens pour rendre ma vie féconde. Ça m'a permis de découvrir que toute femme possède le secret de l'hospitalité, et que son ministère dans le monde, dans la société et dans l'Église pour les chrétiens, est de créer des espaces habitables favorisant la communication, la communion, la communauté.

Plus encore: par extension, j'en suis arrivée à conclure que nous sommes tous « mère », hommes et femmes. Il ne s’agit bien sûr pas d’une maternité biologique, cependant, comme dans toute gestation, il est nécessaire de bien se préparer à accepter, à recevoir, à accueillir, ce qui viendra. Ceci demande un temps pour un travail intérieur à la fois automatique et volontaire, qui creuse et sculpte l’attente, puis rend capable, le jour venu, d’admettre l’échec de ce que l'on avait imaginé sans être trop démonté, ou d’être calmement heureux de la réussite.

L’attente dans le don est un espace en soi, une gestation, un Avent qui précède un Avènement...


08-12-2009, 06:45:09 Crocki

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05-12-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...SEMAINE DE LA FRITE


Tiens donc! Voici une première, que je découvre seulement maintenant, alors qu'elle arrive presque à son terme...

La semaine consacrée à la frite vient de faire son apparition pour la première fois, et se clôturera demain, annonce "actu24.be". Le temps maussade me pousse à l'humour, question de compenser. Aussi, et d'autant plus que c'est le WE de la St-Nicolas, c'est sur ce ton que je vous propose mon billet d'aujourd'hui Rigolant

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Voici le lien pour visiter le site réservé à notre reine-patate: http://www.semainedelafrite.be/chanson.html

Si vous voulez vous amuser, vous pouvez vous exercer aux vocalises avec : "La chanson des Frites",  à chanter sur l'air de : "Mangez-moi" de Billy Ze Kick,


Les paroles:

Un après-midi d’automne
On avait trouvé un moyen de locomotion
Alors on est parti à la Friterie
La Friterie de chez nous, là où les frites ont meilleur goût
C’était le bon moment pour apprécier un cornet de frites bien dorées

Mangez-nous, mangez-nous, mangez-nous
Mangez-nous, mangez-nous, mangez-nous
C’est le chant des frites bien de chez nous
D’un savoir-faire wallon qui s’apprécie de mille et une façons

05-12-2009, 14:49:26 Crocki

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actualité   humour  

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03-12-2009
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Ces jours-ci, je suis plutôt casanière, mais pas oisive. C'est la période de préparatifs pour les fêtes de fin d'année, et je suis tour à tour au four et au moulin...

Tu connais l’utilité mais connais-tu l’utilité de l’inutile ?
Lao Tseu

En ce moment, c'est le four qui turbine beaucoup: Gi m'a demandé 85 cougnous pour le goûter de Noël de son école. Étant donné que la plupart des élèves proviennent d'un milieu défavorisé, j'ai bien entendu accepté de rendre ce service à mon fils.

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Loin d'être une corvée, cette tâche me remplit de joie. Sans connaître ceux pour qui je travaille, qui ne me connaîtront pas davantage, je pense à eux. J'imagine déjà leur frimousse réjouie, sans oublier le bonheur des instituteurs, et je confie tout ce petit monde au Seigneur tout en travaillant la pâte. Au fur et à mesure que mes bonhommes de pâte sucrée prennent forme, leur silhouette s'épanouit, mais surtout, ils parviennent à une belle consistance d'Amour. Comme s'ils avaient une âme!

À chaque fois que je suis occupée à une routine manuelle, vide de pensées, vide de projets, mon esprit se tourne spontanément vers le Seigneur, et je prends conscience de sa présence à mes côtés. Les tâches "inutiles" que j'accomplis se chargent alors de légèreté et de contenu...

Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.( de Mt 7, 21. 24-27)

Comme pour le maçon, si Dieu ne construit pas avec moi ma maison, cela ne me sert à rien de me lever tôt le matin et de m'affairer...



 

03-12-2009, 15:36:48 Crocki

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Amour   bonheur   joie   spiritualité  

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LE MÉTIER D'HOMME, Alexandre JOLIEN -(Extrait.)
« Le tragique de l’existence, dit-il, rappelle qu’il faut célébrer les occasions de jubiler et de faire jubiler. Offrir la joie là où s’imposent d’aventure la pitié et la tristesse. S’appuyer sur les mille petites joies de notre condition. Le métier d’homme, sujet grave, austère parfois, réclame donc un engagement constant, une légèreté qui veut jeter un regard neuf sur le monde. La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri. Le rire devient ici, avec la joie, l’arme que l’on oppose au découragement. A la différence de la moquerie, le rire rassemble, réunit, rend plus fort. Ultime audace, le rire brise la routine et met à distance l’épreuve. Rire et combattre sauvaient nos vies. Et si les deux allaient de pair, s’ils ne pouvaient se passer l’un de l’autre ? »

L'IMPATIENCE DE DIEU
Le désert met l’âme nue devant Dieu et manifeste la fragilité de ce qui est humain et la grandeur de Celui qui a fait le ciel et la terre. Il n’est plus question de parures et de têtes. L’homme s’y montre tel qu’il est, et les conventions tombent d’elles-mêmes. Les conformismes y sont impensables. Nul ne peut y jouer un personnage comme dans les grandes villes. Le vrai visage de l’homme apparaît durci par la lumière brutale, tanné par le vent. Il n’y a plus qu’à marcher d’étape en étape, sans regarder en arrière… et en direction de la Terre promise. C’est par amour pour l’homme que Dieu le conduit dans le désert – lieu de l’épreuve – afin de le " décaper " de ses encombrements et de ses mesquineries. (L. de St Joseph)

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